YANN BRENIER
1. Chapitre introductif
2. R´esolution des EDP de transport lin´eaires 3. M´ethodes d’optimisation pour les EDP elliptiques
4. Du parabolique `a l’hyperbolique
4.1. Le semi-groupe de la chaleur. On introduit le ”semi-groupe de la chaleur” sur l’espace euclidien Rd
(S(t)v)(x) = Z
Rd
exp(−π|y|2)v(x+√
2πt y)dy, t≥0, x∈Rd. Rappelons que
Z
Rd
exp(−π|y|2)dy= 1
etS(t) s’interprˆete donc, pour chaquet≥0 et >0, ( comme un op´erateur de ”moyenne locale” autour de chaque point x. Il est facile de voir que cet op´erateur lin´eaire est bien d´efini sur tous les espaces Lp(Rd), pour p ∈ [1,+∞] et, avec un peu de calcul, qu’il est contractant au sens large
||S(t)v||Lp ≤ ||v||Lp , ∀t, s ≥0.
(On pourra utiliser l’in´egalit´e de Jensen pour le v´erifier. Noter les casp= 1 etp= +∞qui sont particuli`erement simples.) On parle de semi-groupe car on peut v´erifier, en utilisant le fait que les fonctions gaussiennes sont stables par convolution, que :
S(0) =Id, S(t+s) =S(t)◦S(s), ∀t, s≥0.
(Il ne s’agit en revanche pas d’un groupe et S(t) n’est pas d´efini pour t < 0). Enfin, on parle de ”chaleur”, car on peut calculer que u(t, x) = (S(t)v)(x), qui est de classe C∞ en (t, x) ∈]0,+∞[×Rd, est solution, au sens classique, de l’´equation de la chaleur
∂tu=∆u/2, avec, pour ”donn´ee initiale” u(0,·) = v, puisqueS(0) =Id.
[Notons qu’on obtient une formule analogue pour l’´equation de Schr¨odinger
∂tu=− 2i∆u
(qui a des propri´et´es tr`es diff´erentes de celle de la chaleur) en posant (S(t)v)(x) =
Z
Rd
exp(iπ|y|2)v(x+√
2πt y)dy, t∈R, x∈Rd,
1
ce qui repr´esente une int´egrale oscillante `a valeurs complexes et d´efinit alorst ∈R→S(t) comme un groupe d’isom´etries de L2(Rd).]
4.2. Lien (rapide !) avec le mouvement brownien. Fixons T >0. Par la propri´et´e de semi-groupe, on a pour tout N ≥1
S(T) =S(T /N)N ce qui permet d’´ecrire
(S(T)v)(x) = Z
(Rd)N
exp(−π
N
X
k=1
|yk|2)v x+
N
X
k=1
yk
r2πT N
!
dy1· · ·dyN,
ce qu’on peut interpr´eter comme l’esp´erance de la valeur de v au point atteint apr`es une marche al´eatoire, partie de x, faite de N pas ind´ependants yk dans Rd, k = 1,· · ·, N, de loi gaussienne centr´ee, mesurant le niveau du bruit.
[On peut d’ailleurs ´etudier le passage `a la limiteN → ∞ce qui est une fa¸con de d´efinir le mouvement brownien et la mesure de Wiener, puis finalement d’´ecrire la solution u(T, x) de l’´equation de la chaleur comme esp´erance dev´evalu´ee au bout d’une trajectoire brown- ienne issue dex au temps 0 et parvenue au temps T.]
4.3. Transformation de Hopf, lemme de Laplace et ´equation d’Hamilton-Jacobi.
Le semi-groupe S conserve manifestement la positivit´e, et, de fa¸con un tout petit peu moins ´evidente, v´erifieu(t, x) = (S(t)v)(x)>0, d`es quet >0 et `a condition quev ≥0 ne soit pas presque partout nulle. Il est alors pertinent d’´ecrireu sous la forme exponentielle suivante
u(t, x) = exp(−φ(t, x)
).
De
∂tu =∆u/2, on tire assez facilement que
∂tφ+ 1
2|∇φ|2 =∆φ/2.
[En effet
du/u =d(logu) =−dφ d’o`u
∂tu =−u∂tφ ,
∇u =−u∇φ,
∆u =−1u|∇φ|2−u∆φ , et finalement
0 = −∂tu+2∆u/2 = u|∇φ|2/2−u∆φ/2 +u∂tφ, comme pr´evu, en divisant par u.]
Cela nous donne espoir de r´esoudre l’´equation compl`etement non-lin´eaire, dite d’Hamilton- Jacobi
∂tφ+1
2|∇φ|2 = 0,
en passant `a la limite→0 !
C’est ce qu’on appelle parfois la limite de ”viscosit´e ´evanescente” qui nous permet de r´esoudre une ´equation ”du premier ordre” comme limite d’une ´equation parabolique ”du deuxi`eme ordre” (en espace). Cette id´ee a ´et´e poursuivie par E. Hopf en 1950, dans le cas d’une variable d’espace. Notons que, pour >0, le gradient de φ,B =∇φ est solution du syst`eme du deuxi`eme ordre ”quasi-lin´eaire”:
∂tB+∇(|B|2
2 ) = ∆B/2,
qui s’appelle habituellement ´equation de Burgers en dimension 1 (d= 1)
∂tB+∂x(B2/2) =(∂x)2B/2, x∈R.
(Il semblerait qu’il faudrait plutˆot l’appeler ´equation de...Bateman !) Essayons maintenant de passer `a la limite dans la formule donnant explicitement
u(t, x) = exp(−φ(t, x)
)
comme solution de l’´equation de la chaleur, `a savoir, comme on l’a vu plus haut, u(t, x) =
Z
Rd
exp(−π|y|2)v(x+√
2πt y)dy, t ≥0, x∈Rd. On fait d´ependre la donn´ee initiale de et on l’´ecrit sous la forme :
v(x) = v(x) = exp(−ψ(x) )
de sorte que ψ(x), qui elle ne d´epend pas de , s’interprˆete comme la donn´ee initiale de φ(t, x) et on suppose ψ uniform´ement continue. On suppose aussi ψ ind´ependante de et de plus que
lim
|x|→∞
|ψ(x)|
1 +|x|2 = 0.
On a donc
u(t, x) = (2πt)−d/2 Z
Rd
exp(−|ξ−x|2
2t )v(ξ)dξ (en effectuant le changement de variable y→ξ=x+√
2πt y)
= (2πt)−d/2 Z
Rd
exp
−1
|ξ−x|2
2t +ψ(ξ)
dξ.
Comme
u(t, x) = exp(−φ(t, x)
),
on a
φ(t, x) = −logu(t, x) = log(2πt)d/2−log Z
Rd
exp 1
F(ξ;t, x)
dξ, o`u
F(ξ;t, x) =−|ξ−x|2
2t −ψ(ξ).
C’est alors qu’on utilise le fameux ”lemme de Laplace” (qui est au d´epart de la th´eorie des ”grandes d´eviations” en th´eorie des probabilit´es):
Lemme 4.1. Soit A un ensemble Lebesgue mesurable non n´egligeable dans Rd et une fonction F Lebesgue mesurable, telle que
0<
Z
A
exp(F(ξ))dξ <+∞
alors, lorsque ↓0,
log Z
A
exp(F(ξ) )dξ
→sup essA F.
Preuve. On prend d’abord sous la forme = 1
1 +R de sorte que
I = Z
A
exp(F(ξ) )dξ =
Z
A
exp(F(ξ)) exp(RF(ξ))dξ.
On note L le sup essentiel de F surA et J =
Z
A
exp(F(ξ))dξ.
On a J >0 et J <+∞par hypoth`ese. Le log deJ est donc fini.
On commence par la majoration ´evidente I ≤exp(RL)
Z
A
exp(F(ξ))dξ et donc
logI = 1
R+ 1logI ≤ 1
R+ 1(RL+ logJ)→L, ↓0.
Pour la minoration deI, on consid`ere λ < L, quelconque. Par d´efinition de Lcomme sup essentiel de F surA, on peut trouver un sous ensemble mesurable B de A de mesure de Lebesgue positive tel que F(ξ)≥λ pour toutξ ∈B. On a forc´ement
K = Z
B
exp(F(ξ))dξ∈]0,+∞[.
[En effet K est plus petit que I et donc fini. Par ailleurs, K ≥ exp(λ)R
Bdξ > 0.] On a donc
I ≥ Z
B
exp(F(ξ)) exp(RF(ξ))dξ ≥exp(Rλ) Z
B
exp(F(ξ))dξ = exp(Rλ)K et donc
logI = 1
R+ 1logI ≥ 1
R+ 1 (Rλ+ logK)→λ, ↓0.
Commeλ peut ˆetre choisi arbitrairement proche de L, le lemme est d´emontr´e.
Fin de la preuve. Appliquons maintenant le lemme de Laplace, pour toutt >0 et tout x fix´es, `a la solution φ(t, x) de l’´equation de Hamilton-Jacobi ”parabolis´ee”
∂tφ+1
2|∇φ|2 =∆φ/2
avec donn´ee initiale φ(0,·) = ψ, qui ne d´epend pas de . On rappelle que φ(t, x) = log(2πt)d/2−log
Z
Rd
exp 1
F(ξ;t, x)
dξ, o`u
F(ξ;t, x) =−|ξ−x|2
2t −ψ(ξ).
Comme on a suppos´e
lim
|ξ|→∞
|ψ(ξ)|
1 +|ξ|2 = 0,
les hypoth`eses du lemme sont satisfaites en posantA=Rd etF(ξ) = F(ξ;t, x) (avec abus de notation, (t, x) ´etant fix´e). On obtient donc, `a la limite,
φ(t, x) = inf
ξ∈Rd
|ξ−x|2
2t +ψ(ξ)
ce qui fournit une formule naturelle, dite de Hopf (ou Hopf-Cole), pour la solution de l’´equation d’Hamilton-Jacobi
∂tφ+1
2|∇φ|2 = 0.
[On aurait pu deviner cette formule par le raisonnement fallacieux, quoiqu’instructif, suivant: on ´ecrit l’´equation sous la forme
sup
w∈Rd
∂tφ+w· ∇φ− |w|2 2
= 0 (jusqu’ici rien d’incorrect) et on fait le pari (a priori injustifi´e) que
φ(t, x) = inf
w∈Rd
Φ(t, x;w)
o`u la fonction ”g´en´eratrice” Φ est solution de l’´equation lin´eaire sous-jacente, `a coefficient constant en (t, x), w∈Rd´etant vu comme un param`etre,
∂tΦ +w· ∇Φ− |w|2 2 = 0,
avec comme donn´ee initiale Φ(0, x;w) = ψ(x). On trouve (quasi) imm´ediatement Φ(t, x;w) = Φ(0, x−tw, w) +t|w|2
2 =ψ(x−tw) +t|w|2 2 , ce qui nous donnerait
φ(t, x) = inf
w∈Rd
ψ(x−tw) +t|w|2
2 = inf
ξ∈Rd
|ξ−x|2
2t +ψ(ξ),
ce qui est bien la formule de Hopf. Bien qu’injustifi´e, ce raisonnement permet pourtant de deviner ou de retrouver rapidement le r´esultat !]
On parle naturellement de ”solution de viscosit´e” (sous-entendu : ”´evanescente”). Notons que la solution fournie par la formule de Hopf est de r´egularit´e limit´ee quand tgrandit, `a moins que ψ soit convexe et lisse. En effet, dans le cas contraire, d`es quet devient assez grand, pour x fix´e, l’inf peut ˆetre atteint en plusieurs points ξ distincts, ce qui ruine la r´egularit´e de φ en (t, x), quelle que soit la r´egularit´e de ψ. On a l`a une propri´et´e tr`es caract´eristique des ´equations d’´evolution du premier ordre, la perte de r´egularit´e en temps fini de leurs solutions, ce qui rend leur ´etude particuli`erement ardue.
4.4. La th´eorie de Crandall-Evans-Lions des solutions de viscosit´e. Il est tentant d’aller au del`a de la formule assez miraculeuse de Hopf pour traiter des ´equations non- lin´eaires plus g´en´erales, typiquement,
∂tφ+H(t, x,∇φ) = 0.
voire
∂tφ+H(t, x,∇φ, D2φ) = 0, en supposant que la fonction (t, x, w, M)→H(t, x, w, M)∈R
i) soit suffisamment lisse par rapport `a toutes les variables (respectivementt∈R+,x∈Rd, w∈Rd et M dans l’ensemble des matrices sym´etriques d×d);
ii) admette des bornes du type
|H(t, x, w, M)| ≤C(1 +|w|α+|M|β) pour des constantesC, α, β convenables,
iii) soit monotone d´ecroissante par rapport `a la derni`ere variable
(au sens que H(t, x, w, M) ≤ H(t, x, w,M) d`˜ es que ˜M −M est une matrice sym´etrique positive au sens large).
C’est tout l’objet de la th´eorie initi´ee par Crandall, Evans et Lions (P.-L.) au d´ebut des ann´ees 1980, sous le nom de th´eorie des ”solutions de viscosit´e”, d’abord dans le cas des
´
equations du premier ordre de type Hamilton-Jacobi
∂tφ+H(t, x,∇φ) = 0.
Une solution de viscosit´eφ, suppos´ee a priori seulement continue (voire Lipschitz mais en tous cas pas C1), y est d´efinie d’une fa¸con particuli`erement originale et ing´enieuse. On se donne une fonction test ζ(t, x) et on consid`ere n’importe quel point (t0, x0) o`u φ−ζ atteint son minimum (ou, plus g´en´eralement, un minimum local). Si φ ´etait aussi lisse que ζ, on d´eduirait donc que
∂tφ(t0, x0) =∂tζ(t0, x0), ∇φ(t0, x0) = ∇ζ(t0, x0),
ce qui nous sugg`ere de remplacer, au point (t0, x0), les d´eriv´ees deφ(qui sont typiquement mal ou pas d´efinies) par celles de ζ. Ainsi on demandera que
∂tζ(t0, x0) +H(t0, x0,∇ζ(t0, x0))≥0.
Pour les points de maximum, on demandera l’in´egalit´e dans l’autre sens :
∂tζ(t0, x0) +H(t0, x0,∇ζ(t0, x0))≤0.
[Avec un peu d’imagination, on verra l`a une sorte de version (max,+) des formulations faibles au sens des distributions !]
Il est tr`es remarquable que cette th´eorie, contrairement `a celle des distributions, ne fait pas appel `a la th´eorie de l’int´egration de Lebesgue et aux espaces Lp, mais seulement `a celle des fonctions continues. Elle aurait pu donc ˆetre d´ecouverte bien avant Lebesgue, mais il a fallu attendre les ann´ees 1980 pour qu’elle apparaisse (ce qui fournit un th`eme de r´eflexion sur la chronologie d’´eventuelles math´ematiques extra-terrestres:-).
4.5. La formule de Feynman-Kac, le principe de moindre action et la pro- grammation dynamique. On sait (probablement depuis Euler!) que, pour des matrices carr´ees m×m A et B on a
exp(t(A+B)) = lim
N↑∞(exp(tA/N) exp(tB/N))N, ∀t≥0.
On va ´etendre (formellement) cette formule (dite de Lie-Trotter) aux deux op´erateur lin´eaires en dimension infinie:
i) le semi groupe de la chaleur (qu’on a introduit au d´ebut du chapitre) S(t) = exp(t∆/2)
(avec une notation symbolique tr`es parlante)
ii) l’op´erateur de multiplication (plus trivial)T(t) = exp(tΦ/) d´efini par : (T(t)v)(x) =v(x) exp(tΦ(x)/),
o`u la fonction Φ : x ∈ Rd → Φ(x) ∈ R (appel´ee ”potentiel”) est donn´ee (avec des hypoth`eses convenables de r´egularit´e et de comportement `a l’infini qu’on ne pr´ecisera pas ici). En appliquant, formellement, la formule de Lie-Trotter, on trouve
exp (t(∆/2 + Φ/)) = lim
N↑∞(S(t/N)T(t/N)))N, ce qui s’interpr`ete en disant que l’´equation parabolique
∂tu= (∆/2 + Φ/)u=∆u/2 +uΦ/
admet comme solution u=u(t, x), de donn´ee initiale u0, u(t, x) = lim
N↑∞ (S(t/N)T(t/N))Nu0 (x).
(En fait, cette formule se justifie compl`etement avec un peu d’analyse fonctionnelle).
Plus explicitement, on voit que
(S(t/N)T(t/N))v)(x) = (2πt/N)−d/2 Z
Rd
exp(tΦ(x0)
N −N|x−x0|2
2t )v(x0)dx0
= (2πt/N)−d/2 Z
Rd
exp(−1t/N
Φ(x0)− 1
2|x−x0 t/N |2
)v(x0)dx0 et donc, it´erativement,
∀t≥0, ∀xN ∈Rd, (S(t/N)T(t/N))Nv)(xN)
= (2πt/N)−N d/2 Z
(Rd)N
exp(−1 t N
N−1
X
k=0
Φ(xk)− 1
2|xk+1−xk t/N |2
)v(x0)dx0· · ·dxN−1.
On a envie de passer `a la limite N ↑ ∞ et de conjecturer que l’´equation
∂tu=∆u/2 +uΦ/, avec donn´ee initiale u0, admet pour solution :
u(t, x) = Z
Ωt,x
exp(−1 Z t
0
Φ(ξs)− 1 2|dξs
ds|2
ds)u0(ξ0)”dξ”
o`u Ωx,t ⊂ (Rd)[0,t] serait l’ensemble des chemins s ∈ [0, t] → ξs ∈ Rd tels que ξt = x et
”dξ” serait une sorte de mesure de Lebesgue sur cet ensemble ! C’est la fameuse formule de Feynman-Kac, qui, telle quelle, n’a pas de sens (vu l’impossibilit´e av´er´ee de construire la mesure de Lebesgue sur le produit infini (Rd)[0,t]), et il faut en fait introduire la mesure de Wiener, associ´ee au mouvement brownien, pour la rendre rigoureuse (ce qui d´epasse le cadre de ce cours).
[En fait l’id´ee de cette formule remonte `a la th`ese de Feymann o`u l’´equation de Schr¨odinger i∂tu= (−2∆/2 + Φ)u
est ”r´esolue” par la c´el`ebre formule ”de Feynman”
u(t, x) = Z
Ωt,x
exp(−i−1 Z t
0
Φ(ξs)− 1 2|dξs
ds|2
ds)u0(ξ0)”dξ”
qui ne peut en aucun cas ˆetre justifi´ee dans le cadre de la th´eorie de la mesure usuelle, contrairement `a celle de Feynman-Kac, pour laquelle la mesure de Wiener suffit. Elle est n´eanmoins le point de d´epart d’une part essentielle de la physique th´eorique moderne : QED, mod`ele standard, th´eorie des cordes, etc...]
Une application, tout `a fait formelle et injustifi´ee `a ce stade, du lemme de Laplace `a la formule de Feynman-Kac permet mˆeme de conjecturer que, dans la limite↓0, on trouve pour l’´equation d’Hamilton-Jacobi
∂tφ+|∇φ|2
2 + Φ = 0, la solution suivante, avec donn´ee initiale φ0,
φ(t, x) = inf
ξ∈Ωt,x
φ0(ξ0) + Z t
0
1 2|dξs
ds|2−Φ(ξs)
ds,
dite ”formule de programmation dynamique” qui peut compl`etement se justifier dans le cadre des solutions de viscosit´e `a la Crandall-Evans-Lions, mais, l`a encore, cela d´epasse les limites de ce cours. En fait la formule reste valable quand le potentiel Φ d´epend aussi de la variable t et on rapprochera ce r´esultat du principe de moindre action ´evoqu´e dans un pr´ec´edent chapitre.
FIMFA, DMA, Ecole Normale Sup´erieure, FR-75005 Paris, France E-mail address: [email protected],