• Aucun résultat trouvé

Sur le pouvoir dispersif des combinaisons de prismes. Application aux spectroscopes (fin)

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Sur le pouvoir dispersif des combinaisons de prismes. Application aux spectroscopes (fin)"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00241661

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241661

Submitted on 1 Jan 1911

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Sur le pouvoir dispersif des combinaisons de prismes.

Application aux spectroscopes (fin)

Georges Meslin

To cite this version:

Georges Meslin. Sur le pouvoir dispersif des combinaisons de prismes. Application aux spectroscopes

(fin). J. Phys. Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.208-213. �10.1051/jphystap:0191100103020801�. �jpa-

00241661�

(2)

208

recherches dans cette voie, qui permettront probablement de nou-

veaux contrôles théoriques.

Pour conclure, je résumerai ainsi mes résultats :

J’ai indiqué un cas simple dans lequel l’influence du champ ma- gnétique sur le potentiel explosif peut être prévu par la théorie

électronique moderne de la décharge disruptive. C’est le cas d’un champ électrique cylindrique et d’un champ magnétique parallèle à

l’axe du cylindre. Dans ce cas, les prévisions théoriques sont com- plètement vérifiées par l’expérience. Il y a, dans les champs magné- tiques moyens, abaissement du potentiel explosif, et au contraire

élévation de ce potentiel dans les champs plus intenses.

Dans les autres cas, le calcul est malheureusement souvent ina- bordable. Des règles pratiques comme la règle de l’action interca-

thodique de M. Gouy peuvent alors rendre des services, mais en n’oubliant pas qu’elles peuvent présenter des exceptions qui leur

ôtent une partie de leur intérêt théorique.

SUR LE POUVOIR DISPERSIF DES COMBINAISONS DE PRISMES.

APPLICATION AUX SPECTROSCOPES (fin) (1);

Par M. GEORGES MESLIN.

Il nous reste à envisager le cas un prisme composé, étant re-

tourné bout pour bout, est traversé en sens contraire par le rayon lu- mineux. Nous allons montrer que le nouveau pouvoir dispersif f1’ est

relié au pouvoir dispersif à et au pouvoir amplifiant A antérieurs par

une équation tout à fait semblable à celle qui intervient dans le cas

d’un prisme unique et qui est la suivante :

d’autre part (2)

(1) Voir ce volume, page 88.

(2) On a en effet :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0191100103020801

(3)

en réservant les lettres accentuées pour le cas du prisme retourné.

Ceci posé,considérons un prisme composé quelconque A~, A2 rece-

vant d’abord le rayon sur A~. La dispersion est donnée par

en omettant pour plus de simplicité les différentielles dn p dn2’ dn

ou d~, qui affectent les termes 0 ou il. En recevant ensuite la lumière

sur le prisme A~, la dispersion est

Mais

d’où

Or le pouvoir amplifiant A du prisme composé est donné par

La dernière équation fournit donc pour ~’ : :

Ces formules peuvent être généralisées pour un nombre quel-

conque de prismes.

On a en effet pour p systèmes réfringents :

puis, pour le passage en sens inverse :

d’où

(4)

210

NOTE COMPLÉMENTAIRE SUR LE POUVOIR AMPLIFIANT DES PRISMES COMPOSES.

Des considérations analogues aux précédentes peuvent être déve-

loppées à propos du pouvoir amplifiant des prismes composés.

Envisageons une série de p prismes invariablement fixés les uns

par rapport aux autres, le premier recevant un faisceau sous une

incidence variable i1 et le laissant sortir sous une émergence e, ; le dernier le recevant sous une incidence ip et le renvoyant finalement

sous une émergence ep; le pouvoir amplifiant d’un tel système sera

défini par le quotient :

D’autre part, la déviation totale à étant la somme des déviations

produites par chaque prisme et qui sont les suivantes :

si l’on tient compte des équations de condition qui relientl’émergence

et l’incidence successives sur deux prismes contigus dont les faces voisines font entre elles l’angle ~4~ 2, équations (~ ) analogues à :

on a finalement pour la déviation totale ~ :

C étant une constante pour unsystèn1e rigide de prismes. Cette équa-

tion permet de prévoir, d’une manière générale, l’existence d’un

(ou plusieurs) minimum de déviation donné par :

qui montre qu’au moment du minimum (car nous verrons plus loin

(1) Nous nous bornerons à envisager le cas où les prismes sont placés à la suite

les uns des autres dans la position où ils augmentent chaque fois 1~, déviation.

(5)

qu’il n’y en a qu’un seul) le pouvoir amplifiant est égal à l’unité dit

en valeur absolue.

Proposons-nous d’étudier la variation du pouvoir amplifiant en

dehors de ce cas. A la place 2013 nous

envisagerons l’expression équi- dil

valente :

et, en tenant compte des équations intermédiaires qui donnent, au signe près, les mêmes valeurs :

nous considérerons la quantité :

qui représente dans tous les cas le pouvoir amplifiant en valeur

absolue et dont il suffira de changer ou de conserver le signe, sui-

vant que l’on aura un nombre pair ou impair d’éléments.

Cette expression montre que le pouvoir amplifiant résultant est égal au produit des pouvoirs amplifiants individuels, de même que le pouvoir amplifiant d’un prisme est le quotient des pouvoirs amplifiants des faces de sortie et d’entrée : -.

Or le pouvoir amplifiant d’un des prismes, du premier par exemple,

est donné par :

que nous écrivons

(6)

212

On aura donc pour le pouvoir amplifiant A :

en groupant au numérateur tous les termes relatifs aux incidences et au dénominateur tous les termes qui se rapportent aux émer-

gences.

Cette expression permet de démontrer le théorème suivant : THÉORÈME. - Lorsqu’on fait varier l’incidence, le pouvoir am- plifiant varie toujours dans le même sens.

Prenons en effet le terme d’ordre q qui au numérateur est :

sa dérivée par rapport i, est égale à :

Or l’équation :

donne

La dérivée s’écrit donc :

et comme on a toujours i,, > rq, cette expression est constamment

négative; d’où il résulte d’abord que le terme d’ordre q qui figure au

numérateur varie toujours en sens inverse de iq.

Si on étudie de même le terme correspondant qui figure au déno-

minateur :

on reconnaît également qu’il varie en sens inverse de el,, Mais

.

d’autre part iq et e. varient en sens contraire, comme le montre l’étude

(7)

du pouvoir amplifiant d’un prisme unique ; enfin e~ et 1 varient

également en sens inverse.

En définitive, lorsque i, croît, il en est de même de i,, i3, £4’ et chacun

des termes du numérateur va constamment en diminuant, mais en

même temps e1 ,e2,e3 décroissent constamment et chacun des termes du dénominateur dont la variation est inverse va en augmentant.

Il en résulte que le pouvoir amplifiant varie toujours dans le

même sens. Or nous avons vu qu’il prenait une valeur égale à

l’unité au moment du minimum de déviation ; il ne la prend donc qu’une seule fois et il n’y a qu’un minimum de déviation. D’un côté de ce minimum, le pouvoir amplifiant est toujours inférieur à l’unité,

de l’autre côté, il lui est toujours supérieur.

Si le prisme composé peut être partagé en deux moitiés symétriques

l’une de l’autre, on peut pousser plus loin cette analyse. Considérons le rayon qui traverse symétriquement le système et pour lequel

on a :

tous les angles sont d’ailleurs égaux deux à deux, mais la seule con-

sidération de cette dernière équation montre que le pouvoir ampli-

fiant est égal à 1 et que l’on se trouve dans le cas du minimum de déviation.

De plus, il y aura une sorte de symétrie de part et d’autre de cette

position; en effet, si les équations sont satisfaites par un système de

valeurs telles que :

elles le seront aussi par le sy stème :

,

ces deux positions correspondent à la permutation dans la partie

médiane de rj et de ou à celle de eq et iq suivant que le nombre des

prismes est pair ou impair et la déviation sera alors la même, mais

la permutation du numérateur et du dénominateur, dans l’expres-

sion du pouvoir amplifiant, montre que les valeurs qu’il prend dans

les deux cas sont les inverses l’une de l’autre.

Références

Documents relatifs

La notice de copyright (avec nom de l’auteur, établissement scolaire et type de licence) doit figurer sur le document ou les portions du document que vous diffusez. Le lien sur le

Ci-dessous sont représentés des cubes et des prismes droits..

• deux bases triangulaires : ABC et DEF. • trois faces latérales rectangulaires : ABED, BCFE et ACFD.. b) Patron d’un prisme droit :. Les arêtes de la même couleur sont de la

[r]

10 Un prisme droit a pour base un triangle équila- téral et chacune de ses faces latérales est un carré.. La longueur totale des arêtes est de

10  Un prisme droit a pour base un triangle équila- téral et chacune de ses faces latérales est un carré.. La longueur totale des arêtes est de

Le cours avec les aides animées Donne les formules du volume d'un prisme droit et d'un cylindre de révolution.. Les exercices d'application Les

Le cours avec les aides animées Donne les formules du volume d'un prisme droit et d'un cylindre de révolution.. Les exercices d'application Les exercices d'application 1