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Correction de l'astigmatisme des prismes biréfringents

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00241299

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241299

Submitted on 1 Jan 1908

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Correction de l’astigmatisme des prismes biréfringents

C. Tissot, Félix Pellin

To cite this version:

C. Tissot, Félix Pellin. Correction de l’astigmatisme des prismes biréfringents. J. Phys. Theor. Appl.,

1908, 7 (1), pp.296-298. �10.1051/jphystap:019080070029601�. �jpa-00241299�

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plasmolytiques, dont sixl’) ont donné des résultats conformes et quatre (2) des résultats contraires à la théorie, constituent la contri- bution expérimentale personnelle qu’ils apportent à l’appui de

leurs idées. Ajoutons à cela que MM. Battelli et Stefanini ne pa- raissent pas tout à fait fixés sur le sens même de la variation que la mannite et le saccharose impriment à la constante capillaire de

l’eau : diminution dans leur premier mémoire(3), augmentation dans

le seconde). Cette incertitude, assez commune dans un domaine expérimental très délicat, rend quelque peu précaire la mesure des pressions osmotiques par ce procédé.

Aussi bien, l’osmose est-elle un phénomène complexe, à la connais-

sance duquel j’ai apporté ma modeste contribution et dont je ne me

flatte point, pour ma part, d’avoir pénétré tous les mystères. Mais j’ai la ferme conviction, que c’est par un labeur expérimental acharné qu’on atteindra la vérité, et non point par des déductions théoriques,

établies sur des bases frag iles, et dont les conséquences sont en

désaccord irréductible avec les faits acquis.

CORRECTION DE L’ASTIGMATISME DES PRISMES BIRÉFRINGENTS;

Par MM. C. TISSOT et FÉLIX PELLIN.

Les prismes biréfringents présentent tous à divers degrés le

fâcheux inconvénient de déformer les images.

Dans un nicol notamment, les rayons qui pénètrent sous les diffé-

rentes incidences subissent des déviations latérales différentes. Ces déviations latérales ne demeurent pas d’ailleurs les mêmes pour des rayons également inclinés dans les divers azimuts, puisque les seuls

rayons qui concourent à la formation des images sont les rayons

extraordinaires, c’est-à-dire des rayons réfractés qui ne restent pas

en général dans le plan d’incidence.

Il en résulte une dissymétrie dont le calcul permet de se rendre compte, et qui se traduit par un astigmatisme facile à mettre en évi-

dence.

(1) J. de l’h,ys., p. 149, tableau; 1908.

(2) Ibid., p. 150, tableau 2; 1908.

(3) Rend. Acc. dei Lincei, p. 11, 1. 28, et p. 12, dernière ligne; 1900.

(4) J. de Phys., p. 147, dernière ligne, et p. ~.~8, I. 8; 1908.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019080070029601

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297 . Il suffit par exemple de recevoir, sur un nicol muni d’une lentille convergente, un faisceau homocentrique limité par un diaphragme

circulaire étroit, pour faire apparaître deux focales réelles parfaite-

ment distinctes, susceptibles d’être reçues sur un écran. L’astigma-

tisme apparaît encore plus nettement avec un microscope polarisant.

En visant avec un système de microscopes, constitué par un objectif

et un oculaire convergents, entre lesquels se trouve interposé un nicol, un micromètre divisé sur verre, on constate que la misé au

point reste floue, quel que soit le tirage.

Microscope : b, obj ectif ; 00’, oculaire.

a, image observée ; dans le cas des fg. 1, 2, 3, l’image sera vue en plan pour

montrer nettement les deux lignes focales.

Les fig. 1 et 2 représentent les deux positions du nicol N ; dans l’une ou l’autre,

on a les lignes focales x’, ?~’ au point, pour l’une ou l’autre des positions du nicol, mais elles ne sont jamais au point en même temps.

La fig. 3 représente le nicol tournant sur lui-même ; en avant de l’oculaire, la

lentille cylindrique 1 d’une dioptrie convenablement choisie. Les deux fo- cales x’, y’ sont toujours au point, quelle que soit la position du nicol.

Cette mise au point défectueuse ne demeure d’ailleurs pas la même selon l’orientation du nicol, de sorte que, même en se conten- tant d’une mise au point imparfaite, on est obligé de faire varier le

tirage quand on fait tourner le prisme de 90°.

Mais il est toujours possible d’obtenir une image aussi nette que

lorsqu’il n’y a pas interposition de nicol, en superposant à l’oculaire

une lentille cylindrique de puissance convenable, orientée de ma-

nière que la section axiale coïncide avec le plan de symétrie du prisme.

C’est ainsi qu’une croix cru examinée à l’aide d’un objectif b, d’un

J. de Phys., ~xe série, t. VII. (Avril 1908.) 20

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nicol N et d’un oculaire 0,

,

prend l’aspect cc’ des fig. 1 et 2 selon

l’orientation du prisme ; la mise au point ne pouvant être effectuée que sur une seule des branches, on obtient soit l’image x’, soit l’image ~’.

La superposition de la lentille 1 à l’oculaire permet d’obtenir l’aspect de la 3, les branches sont vues nettement toutes deux, quelle que soit l’orientation du nicol.

Avec les divers nicols que nous avons utilisés, la correction

était parfaité en employant une lentille cylindrique convergente de 1,25 dioptrie. Cette correction très simple ne paraît pas avoir été

signalée, et nous avons pensé utile de la faire connaître, car elle apporte une amélioration notable aux conditions de vision dans tous les appareils l’on fait usage d’un nicol associé à un oculaire.

LA PORTÉE DE CERTAINES VOIX ET LE TRAVAIL DÉVELOPPÉ PENDANT LA PHONATION ;

Par M. MARAGE.

TRAVAIL DÉVELOPPÉ PENDANT LA PHONATION.

Souvent un orateur est embarrassé, quand il parle dans une salle

dont il ne connaît pas les qualités acoustiques, pour savoir quelle énergie il doit donner à sa voix de manière à se faire entendre de tous ses auditeurs.

Le problème est assez complexe : nous avons en effet trois fac- teurs qui peuvent intervenir : la salle elle-même, les auditeurs et l’orateur.

J’ai étudié dans une note précédente (1) l’influence de la salle : on

se rappelle qu’une salle est bonne s’il n’y a pas d’écho et si le son

de résonance a une durée suffisante pour renforcer le son qui la produit sans empiéter sur le son suivant.

De plus, les oreilles des auditeurs ne sont pas également sensibles.

à tous les sons : à l’état physiologique et en plein air, les sons graves sont entendus beaucoup moins facilement que les sons aigus (J~.

Reste l’influence de l’orateur.

(1) Comptes Renctzcs, 9 avril 1906.

(3) Comptes Rendus, 9 janvier 1905.

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