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Sur l'écoulement des liquides

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237042

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237042

Submitted on 1 Jan 1875

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Isarn

To cite this version:

Isarn. Sur l’écoulement des liquides. J. Phys. Theor. Appl., 1875, 4 (1), pp.167-170.

�10.1051/jphystap:018750040016700�. �jpa-00237042�

(2)

167

SUR L’ÉCOULEMENT DES LIQUIDES;

PAR M.

ISARN,

Professeur au lycée de Clermont-Ferrand.

Le

phénomènes

de la contraction de la veine

liquide

est peu

connu dans ses causes; il est

probable du’il

doit en av oir

plusieurs

mais il en est une dont le

rôle,

même

depuis

les travaux de Du-

pré,

est

plutôt soupçonné

que démontré :

je veux parler

de la ten-

sion

superficielle agissant

comme un anneau

élastique

entourant

le

jet

au

point

où il abandonne lc vase. Si cette tension

agit

récDe-

ment de la sortie, ses variations devront influencer la

dépense, laquelle,

toutes choses

égales d’ailleurs, dépendra,

par co»sé-

quent,

de la nature du

liquide. Or,

il y a

déjà longtemps,

Girard

~ ~’~Ténaoines

de

l’.l~crc~émie,

t.

Il I $16}

a constaté que l’alcoc~l.

coule

plus rapidement

que l’eau a travers les orifices en mince

paroi,

et 31.

Duclaux,

dans un travail sur la tension

superficielle

des

liquides (Annales

de Chiiiiie et oe

P7ysi~ue,

décenlbre

187°).,

a vérifié le fait en

passant.

Jc mc suis tout d’abord

appliqué moi-même,

par de nombreuses

expériences

faites dans des conditions

variées,

à mettre la chose

hors de doute. Je lne suis servi

simplement

pour ccla d’un vase de

zinc,

muni latéralement d’un tube de verre indicateur du niveau

et

percé

intérieurement d’un

large

trou sur

lequel te mastiquas

des

plaques

de

laiton, percées

d’orifices en mince

paroi.

J’ai me-

suré le

temps,

faute de

mieux,

par les tic-tac d’une bonne montre

qui

en faisait 1 ~o à la

minute,

et que

le

tenais collée à mon

oreille, pendant

que

je

suivais de l’oeil l’abaissement du niveau dans le tube d’un trait

supérieur

à un trait inférieur. On arrive

ainsi,

assez

facilement,

à retrouver à un tic-tac

près

le même

temps

pour l’écoulement du même

liquide

recommencé

plusieurs

fois dans les mêmes

conditions,

et par

conséquent

à Ile pas se

tromper

d’une demi-seconde. Je me contenterai

d’indiducr

ici un seul des résul-

tats obtenus. Avec un orifice de

omm,8

de diamétre et un niveau v ariant de

Il c,8 à

g

centimètres,

l’eau pure s’est écoulée dans un

temps égal

à... 2()0 secondes.

Et l’alcool à

87 degrés alcoométridues ...

27o 0

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018750040016700

(3)

qu’avec général,

~ .

~A2013~~

...

l, .

%,~ h 2 IF )

-’ . 1. d .

par

l’expression 20132013201320132013 J

et, en

particulier,

dans ce

cas-ci,

par

1

OC ~3,

on obtiendrait la mème

dépense théorique qu’avec

un niveau

variant entre les limites

indiquées.

Cette

dépense théorique,

dans

le cas

actuel,

est de

olil,2 07

pour le

temps

2~0 secondes et

olit,1 193

pour le

temps

2 ~ o

secondes;

la

quantité

de

liquide

sortie réelle-

ment dans les deux cas est de

oHt, 141 .

Ainsi,

en 2go

secondes,

il aurait dû

couler, d’après

la loi de Tor- ricelli ...

olit,

2o7 d’eau.

Il a coulé en

réalité ... Olit 14

I » En 270

secondes,

il aurait dù couler de même.

oHt, 193

d’alcool.

Il a

coulé ... Olit 14

i » Ce

qui

donne pour le coefficients de contraction relatif à l’cau...

o,69

Et à l’alcool... »

o,73

J’ai pu déterminer de la sorte les coefficients de contraction relatifs à des

mélanges alcooliques

de concentration

graduellement

croissante et à d’autres

liquides ayant

une faible tension.

Pour démontrer maintenant que la cause du

phénomène

est

(en partie

du

moins) superficielle, je

nie suis scrvi d un moyen ana-

logue

à celui que ’fI. Duclaux a

employé

pour faire voir que la tension

superficielle agit

sur la formation des

gouttes,

moyen

qui

consiste à faire écouler lentement de

l’eau,

en

présence

de vapeurs d’une substance à tension faible

qui,

en se dissolvant dans la couche extérieure de la

goutte qui

se

forme,

en diminue la tension et, par

suite,

le

poids

de la

goutte

elle-même. J’ai seulement installé

mon

appareil

de manière à

pouvoir

chauller la substance active et

à lui donner ainsi une tension de vapeur

plus

considérable. Voici l’un des résultats obtenus :

Eau pure coulant librement.... c ... 288 secondes.

Eau pure coulant cn

présence

d’alcool à

87

de-

grés,

clxauffé à 5o

degrés...

2$3 «

Or cette eau,

qui

s’est ainsi alcoolisée par som passage dans la vapeur

d’alcool,

retnise dans

l’appareil

et coulant à l’air

libre, emploie

pour couler le même

temps

que l’eau pure, à un tic-tac

près,

et elle ne renferme d’ailleurs que

olit,14

pour i oo d’alcool.

La

proportion

d’alcool dissous est donc véritablement

insignifiante,

(4)

169

et

cependant

Feuet

produit

sur la vitesse d écoulement est consi- dérable et sensiblement le mème que celui

qu’on

observerait en

faisant

couler,

au lieu d’eau pure, de l’eau alcoolisée à 3 pour I oo ; la cause du

phénomène

est donc

superficielle.

J’ai

répété

des

expé-

riences

analogues

avec d’autres substances volatiles à tension su-

perficielle très-faible,

telles que

l’éther,

le

camphre,

etc., et

j’ai

obtenu des résultats

pareils,

bien

plus marqués

même dans le cas

de l’étlier.

On

peut

donner de ce fait une autre

démonstration ,

en

produi-

sant la variation de tension

superficielle

par l’action de l’électro-

lyse : si,

comme dans les

expériences

de

~I. Lippmanm (~Iozcmzr~l

de

P7t~~si ycce,

t.

III,

p.

4 i ~,

on fait couler une veine de mercure par un tube étroit

qui plonge

dans de l’eau acidulée

communiquant

elle-même avec un des

pôles

d’une

pile,

tandis que le mercure renfermé dans le tube est mis en communication avec l’autre

pôle,

on

peut,

pour une

pression conv enable,

l’écoulement étant nul dans les conditions

normales,

arriver à l’obtenir soit par

gouttes,

soit av ec

portion limpide, lorsque

le courant passe de nla-

nière que la veine soit

positive ;

en

rompant

alors le

circuit,

l’é-

coulement cesse comme si l’on fermait un robinet. Il est en outre

facile de constater que, si le

liquide

coulait

déjà

avec

portion

liln-

pide,

cette

portion s’allonge brusquement

au moment où la vcine devient

positive; enfin, si,

au moyen d’un commutateur, on rend la veine

négative,

les

phénomènes

se

produisent

d’une

façon inverse, c’est-à-dire

que la

portion limpide

se raccourcit successivement dans le passage de -t- à zéro et de zéro à ; et l’on

peut

avoir de la sorte écoulement

continu,

si la veine est

positive,

écoulement par gouttes

lorsqu’elle

est à l’état neutre, et cessation

complète

de l’écoulement

lorsqu’elle

devient

négative.

Or les variations de la

dépression

dans

les tubes

capillaires,

dans des circonstances

pareilles, prouvent

que le mercure

positif,

C’est-a-d1I’c

oxydé superficielleu1cnt, possède

une tension

superficielle plus faible,

et que cette tension revient à

sa valeur normale

quand

le métal est

désoxydé.

Je l’ai démontré

encore,

d’ailleurs,

en constatant l’enfoncement et le relèvement d’un aréomètre

plongé

dans le mercure,

lorsque

la surface de celui-

ci,

recouverte d’une couche d’eau

acidulée,

est rendue successive-

ment

positive

et

négative

par le passage d’un courant.

Pour étudier l’influence sur la

dépense, j’ai répété

ces

expé-

(5)

percés

en mince

paroi

dans des lames de

platine ; ~je

n’ai fait encore

que

très-peu

de déterminations

numériques,

et,

quoiqu’il

ne m’ai t

. pas encore été

permis

de 11-~e

placer

dans des conditions de

précision suffisantes,

l’influence dont

je parle

est

parfaitement

certaine. Dans

une de mes

opérations,

les

tenlps

d’écoulement se sont trouvés dans le

rapport de 3 s s .

L’iniluence de la tension

superficielle

sur la contraction de la veine ne saurait donc être

l’objet

du moindre

doute;

mais les faits

que

j’ai

cités en dernier lieu

paraissent indiquer,

en outre, que la tension

superncielle

(~11

liquide

a aussi une influence

marquée

sur

la

longueur

de la

partie

continue de la veine. La chose n’est pas

saiis

intérêt ;

i car, si la nature de la

partie

trouble est bien éta-

blie

depuis

les belles

expériences

de

Savart, ,je

crois

pouvoir

dire

qu il

n’en est

point

de même de la

partie limpide

avec le ventre

qui

la suit : un

grand

nombre

d’expérimentateurs

habiles l’ont

étudiée par les

procédés

les

plus

minutieux et les

plus variés,

et

l a

question, cependant,

me

parait

loin d’ètre encore résolue

aujour-

d’hui.

DE

L’ÉLECTRO-AIMANT

HUGHES ET DE QUELQUES-UNES DE SES APPLICATIONS ;

PAR M. LARTIGUE,

Ingénieur civil charge du service électrique du chemin de fer du Nord.

La solution

pratique

de certains

problèmes illlpliduc

la

possibi-

lité de

produire

a distance des cil~us

mécaniques déterminés,

pour

lesquels l’emploi

de l’électricité est tout naturellement

indiqué.

Mais les élcctro-aimants ordinaires sont

parfois

insuffisants. A moins d’être dans des circuits très-courts et actionnés par des

piles énergiques, ils

n’ont

qu’une

force relativement

minime ;

en outre, ils

agissent

dans les conditions les

plus défavorables, puisque,

au

moment oit ils ont à

produire

le

plus grand

cflort pour donner à leur

j>iil>i t >

h mouB émeut

initial,

celle-ci est au

point

le

plus

éloi-

gné.

Or om sait que l’action

magnétique

diminue avec la

distance,

suivant une

progression très-rapide.

Comme

conséquence,

on doit

donner a cette

palette

unie course très-limitée. Pour

multiplier

les

effets de ces

électro-aimants,

on est amené a se servir de relais

avec

piles locales,

ou de mécanismes

plus

ou moins

compliqués.

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