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Corrélation angulaire des deux photons émis en cascade par le nuclide 24 12 Mg

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Corrélation angulaire des deux photons émis en cascade

par le nuclide 24 12 Mg

Georges Charpak, Francis Suzor

To cite this version:

(2)

CORRÉLATION

ANGULAIRE DES DEUX PHOTONS

ÉMIS

EN CASCADE PAR LE NUCLIDE

2412 Mg

Par GEORGES CHARPAK et FRANCIS SUZOR. Laboratoire de Chimie nucléaire.

Collège

de France. Paris.

Sommaire.- Un dispositif de deux groupes de compteurs Geiger-Müller en coïncidence permet d’étudier

la corrélation angulaire de deux photons émis en cascade. Les difficultés rencontrées et les précautions

à prendre dans une telle expérience sont discutées en détail. On donne la courbe de corrélation

angu-laire entre 70° et 180° pour le nuclide

24 12 Mg.

JOURNAL

TOME 1 J,

1950,

Introduction. - 1. Il

peut

arriver dans certains

cas,

qu’un

noyau

radioactif,

après

l’émission d’un électron

positif

ou

négatif

aboutisse à un état

excité,

et que

l’énergie

d’excitation soit aussitôt libérée sous forme de deux

photons

émis en cascade. En

prenant

comme axe de référence la direction

d’émission du

premier photon,

le deuxième sera

émis dans une direction faisant un

angle

0;

le

problème

de la corrélation

angulaire

consiste à

étudier la loi de distribution W

(0)

de la direc-tion d’émission du deuxième

photon

par

rapport

à la direction d’émission du

premier.

Ce

problème

a été

suggéré

en

I94o

par J. V. Dunworth

[1],

et étudié

théoriquement

par D. R. Hamilton

[2],

G. Goertzel

[3]

et C. N.

Yang [4]. Jusqu’en

1947

les études

expérimentales

faites par S.

Kikuchi,

Y.

Watase,

J. Itoh

[5],

R.

Beringer

[6]

et

W. M. Good

[7]

sur

cinq

nuclides différents

indi-quèrent toujours

une distribution

isotropique

des deux

photons

émis en cascade. Pour la

première

fois

en

1947

L.

Brady

et M. Deutsch

[8]

montrèrent

que pour les deux

nuclides

giNi

et ; 6Ti

la

proba-bilité d’émission des deux

photons

dans des direc-tions

opposées

est d’environ 20 pour 10o

plus grande

que la

probabilité

d’émission dans des directions

perpendiculaires.

En

1948,

les mêmes auteurs

[9]

utilisèrent deux

compteurs

à scintillations en

coïnci-dence à la

place

des deux

compteurs

Geiger

en

coïncidence

qui

avaient

toujours

été

employés

dans les recherches

expérimentales

que nous venons

p’indiquer;

le

gain

considérable d’efficacité ainsi

obtenu,

permit

à E. L.

Brady

et M. Deutsch

[9]

d’obtenir

expérimentalement

la fonction

W (6)

entre

goo

et I800 pour les six nuclides

"Mg, 46Ti,

z8 6 0 Ni

il’Ba, "Sr

et

"’Pd.

28 5 6 3 8 4 6

2. Dans leurs Mémoires

théoriques

D. R. Hamilton

[2]

et G. Goertzel

[3]

montrèrent que la fonction

W (6)

est un

polynome

en cos2 6. Dans

le cas

particulier

où les deux

photons correspondent

à des

rayonnements

dipolaires

ou

quadrupolaires :

W(0 )

= z + P cos2 ÎJ +

Q

cos4 0.

D. R. Hamilton donna

[2]

les

expressions

de P

et

Q

en fonction de la

multipolarité

des deux

photons

et des

spins

JA J B Jc

des états initial

A,

intermé-diaire B et final C du noyau, le passage de A à B se

faisant

par-émission

du

premier photon

et le passage

de B à C par émission du deuxième

photon.

Il en

résulte que la

comparaison

des résultats

théoriques

et

expérimentaux

permet

d’obtenir des

renseigne-ments sur la valeur des

spins

des différents états du noyau et sur la

multipolarité

des

rayonnements

émis. Les résultats

expérimentaux

de E. L.

Brady

et M. Deutsch

[9]

pour les

quatre nuelides ",,Mg,

1 Ti,

giNi

et

15 GBa

sont en accord avec la fonction calculée par D. R. Hamilton

[2]

pour les valeurs des

spins

J.B == 4, JB =

2,

Je

= o, les deux

rayon-nements émis étant

quadrupolaires;

pour les deux nuclides

)[Sr

et

"’Pd

aucune fonction

théorique

ne coïncide avec les courbes

expérimentales;

ceci

a donné lieu pour ces deux nuclides à des tentatives

d’explication

par D.

Ling

et D. Falkoff

[10,

11,

12].

3. En novembre

I948,

nous avons voulu continuer

les

expériences

de E. L.

Brady

et M. Deutsch sur

la corrélation

angulaire i/-«j,

et étendre cette

étude à de nouveaux nuclides. Ne

disposant

pas

encore de

compteurs

à scintillations fonctionnant en

coïncidence,

nous avons

employé,

pour obtenir une efficacité

suffisant,

deux groupes de

compteurs

Geiger

en

parallèle

et en coïncidence l’un par

rapport

à l’autre. Nous avons obtenu "ainsi la fonction W

(0)

entre

70°

et i8oo pour le nuclide

)bmg

en

parfait

accord avec le résultat

expérimental

de E. L.

Brady

et M. Deutsch

[9]

pour ce même nuclide. Des travaux

touchant la sécurité du

personnel

effectués sur le

cyclotron

du

Collège

de France ne nous ont pas

(3)

634

permis

jusqu’à présent

d’étendre notre étude à de

nouveaux nuclides.

Dispositif expérimental. -

1. Le

principe

de

l’expérience

est le suivant : soit S la source

radio-active ;

nous

disposons

sur la verticale au-dessus

de

S,

un

compteur

1 ;

le

compteur

2 est

disposé

de

façon

que les directions

SI

et

S2

fassent un

angle

0.

Pratiquement,

pour

augmenter

l’efficacité du

sys-tème,

ce que nous continuerons

d’appeler

le comp-teur 2 est effectivement formé de huit

compteurs

régulièrement

disposés

sur un cercle horizontal d’axe

Si

et fonctionnant en

parallèle;

les huit

droites

S2

sont alors des

génératrices

d’un cône à

axe vertical faisant toutes avec

SI

un même

angle

6.

De même le

compteur

1 est effectivement formé de

quatre

compteurs

en

parallèle;

pour obtenir la

meilleure définition

angulaire possible,

nous avons

disposé

deux de ces

compteurs

sur un même

plan

horizontal avec leurs axes

parallèles

et les deux

autres

parallèlement

au-dessus,

les

quatre compteurs

se touchant.

Toujours

afin d’obtenir une bonne

définition

angulaire,

nous avons

disposé

les huit

compteurs

du groupe 2 de

façon

que les

prolonge-ments de leurs axes

passent

par la source S. Comme le montre la

photographie (fig. 2)

le

dispositif

est

formé d’une

espèce

de

parapluie

à axe vertical

dont le sommet est fixé sur une

planche

horizontale;

au bout des baleines de ce

parapluie

sont

disposés

les huit

compteurs

du groupe 2

qui peuvent

être orientés chacun dans un

plan

passant

par l’axe du

parapluie

(l’appareil

a été

prévu

pour

pouvoir

porter 16

compteurs).

La source S est fixée au groupe 1 des

quatre compteurs

et cet ensemble

peut

se

déplacer

verticalement sur l’axe du

para-pluie.

On

peut

réaliser différents

angles

6 en ouvrant

plus

ou moins le

parapluie

par un

système

à vis

placé

sous la

planche

et en montant

plus

ou moins

l’ensemble du groupe 1 et de la source S. Il faut

bien remarquer que pour le groupe 1 le

rayon-nement arrive latéralement et

perpendiculairement

à l’axe des

compteurs

tandis que pour le groupe

2,

le

rayonnement

arrive en bout

parallèlement

à

l’axe des

compteurs

(cette

façon

d’opérer

est

possible

grâce

à la

grande énergie

des deux y émis par le nuclide

"’,Mg).

Pour chacun des deux groupes de

compteurs

tous les fils des divers

compteurs

sont

réunis pour être

portés

au même

potentiel;

il est donc nécessaire

d’employer

des

compteurs

ayant

sinon le même

palier

du moins une zone commune

qui représentera

le

palier

du groupe, considéré

comme un

compteur

unique.

De cette

façon

les coïncidences

enregistrées

ont lieu entre un des

quatre compteurs

du groupe 1 et un des huit

compteurs

du groupe

2;

nous

simplifierons

en

parlant

des coïncidences entre les

compteurs

1

et 2. Pour ne pas détruire par diffusion la

corré-lation

angulaire,

la source n’excède pas

quelques

dizaines de

milligrammes

et est

portée

dans une

nacelle en

plexiglas

de 8 mm de diamètre dont

l’épaisseur

des

parois

est inférieure à un demi-millimètre. Entre la source et les

compteurs,

et au contact de

ceux-ci,

sont

placés

des écrans de laiton suffisants pour arrêter le

rayonnement

p-

émis par le sodium. Latéralement les

compteurs

sont

protégés

(4)

2. Les

compteurs

employés

sont à

paroi

de verre

de 7

cm de

long

et de 2 cm de diamètre et ont été

fabriqués

au Commissariat à

l’Énergie

atomique

ainsi que les

appareils

électroniques.

Ceux-ci sont

constitués d’un sélecteur de coïncidences du

type

Rossi à

deux

canaux et de deux échelles de i oo.

Une de ces échelles

permet

de

compter

les

coïnci-dences C et l’autre le taux de

comptage

Nr

dans le

compteur

1 ou bien le taux de

comptage

N2

dans le

compteur

2;

le

temps

de résolution du sélecteur de coïncidences a été fixé à

4,5.10-7

s; nous avons

renoncé à des

temps

plus

courts pour éviter les

pertes

de coïncidences dues au

temps

de latence des

compteurs

et obtenir une bonne stabilité des

mesures

[13].

3.

Chaque expérience

a été faite avec une source

de

quelques

dizaines de

milligrammes

de carbonate de sodium d’une intensité d’environ

4p.

C. Ces

sources ont été obtenues par irradiation à la

pile

de Châtillon et ont été fournies par le Commissariat

à

l’Énergie

atomique.

Mesures. 1. Le radioélément

"Na

de

période 14,g h

émet un

rayonnement p-

et deux

photons

y de 1,38 et

2,75 MeV;

ces deux y venant

après

le

rayonnement p"

sont ’émis en réalité par

le nuclide

",Mg.

Soient s1 le nombre de

désinté-grations

par minute de la source

radioactive,

Q1

et

Q2

les

angles

solides sous

lesquels

on voit de S les

compteurs

du groupe 1 et les

compteurs

du groupe

2,

s’u

al’, G’.>,

s"

2 les efficacités des

compteurs

dans les conditions

d’emploi.

Le taux de

comptage

dans les

compteurs

1 et 2 est de la forme

(les

indices

supérieurs

sont relatifs aux deux

photons

et les indices inférieurs aux deux

compteurs).

Le taux de

comptage

en coïncidence est de la forme

C v

et

C f

désignant

les coïncidences vraies et les coïncidences fortuites.

Notons au passage que

d’où l’on déduit pour 91 la valeur

approxima-tive

Cf

4-;;’

C’est ainsi que nous avons estimé pour

Cv 4r

l’intensité de la source la valeur

4[J. C

indiquée

plus

haut.

Pour

la

détermination

de

W (8)

nous avons

considéré la

quantité

définie de la

façon

suivante :

La nacelle de

plexiglass

étant fixée une fois

pour toutes au groupe 1 formé de

quatre compteurs,

reste

le même

pendant

toute la durée des

expé-riences,

et même si l’on

change

de source ou si l’on

modifie

Q2 en changeant

de

place

les huit

compteurs

du groupe

2, p

varie

proportionnellement

à W

(0).

2’*Afin

d’obtenir

une bonne

précision

dans les mesures, on a intérêt à avoir une source

intense;

cependant

Cv

étant

proportionnel

à 9t et

Cf

à

si nous

employons

une source

trop

intense les

coïncidenées fortuites

masqueront

les coïncidences vraies. Voici par

exemple.

des valeurs

numériques

tirées d’une de nos

expériences :

les mouvements propres étant

respectivement

i,g; 180 et 200, on a

d’oit

C ==

16,6

a été obtenu par

l’enregistrement

de

impulsions

en 25 mn. En

prenant

comme erreur

statistique

sur la mesure de n

impulsions

la valeur nous avons C = 16,6 I, I,

c’est-à-dire en ne tenant pas

compte

pour l’instant des erreurs

statistiques

sur la mesure du mouvement

propre et du

temps

de résolution.

ce

qui représente

pour la

quantités

(0)

une

précision

de 1 o pour 100.

Une source huit fois

plus

intense,

nous aurait

permis

en

éloignant

les

compteurs

de la source

afin de maintenir les mêmes valeurs pour

Ni

et

d’avoir une définition

angulaire

bien

supérieure;

mais alors que dans le cas

précédent,

nous

C/-

. C/-

avions

cf =

4’

nous aurions

Cf=

2, et pour une

Cv

=

4 Cv

mesure de même durée

Cv

=

1,5

£ o,7 ;

la

précision

sur

Cv,

c’est-à-dire sur 8, serait de 5o pour i oo au

(5)

636

C’est ainsi que pour obtt’nir une

précision

maximum sur

p,

à

temps

de mesure

égaux,

nous n’avons

jamais employé

que des sources dont l’activité

fùt telle que Cf était

compris

entre 1

et I environ.

3. 1,’activité de la source étant ainsi

fixée,

il

faut éviter de faire travailler les

compteurs

à un

taux de

comptage trop

élevé

auquel

il

pourrait

y avoir des

pertes.

Dans une

expérience

prélimi-naire nous sommes

partis

des taux de

comptage

N1 = 28

600,

N2 =

3 r 3 oo et nous avons suivi la dé,croissance de

,Ni,

N2

et

C,,

jusqu’aux

valeurs

Ni

== 2 600,

N2=8

300.

En dessous des courbes de décroissance nous avons reporté les valeurs

de % = £/

correspondantes. La courbe en trait

N2

plein représente la valeur moyenne de fi et les deux courbes parallèles en pointillé

’représentent

la valeur moyenne plus ou

moins les fluctuations statistiques; rappelons que nous avons pris pour

celles-ci 2n.

n étant le nombre compté; théori-quement 85 pour I00 des points doivent se trouver entre les deux courbes pointillées, ce qui est effectivement vérifié d’une façon très satisfaisante. Sur la partie inférieure droite de la figure nous avons représenté la statistique des différentes

mesures de p en ne tenant pas compte de la zone des pertes.

On voit sur la

figure

3 que pour

Ni, N2

et

C,,

décroissent linéairement avec la

période

connue

14,9

h. Pour

NI

> 16 ooo coups : mn, les

valeurs

de p

sont

trop

faibles

indiquant

que les

pertes

sur Ca sont relativement

plus grandes

que celles sur

N2.

Cette

expérience

définit pour le taux

de

comptage

des

compteurs

un

plafond

que nous

n’avons

jamais

dépassé

dans le cours de nos

(6)

4. Si les

compteurs

ne sont pas

protégés

laté-ralement par des écrans de

plomb

d’une

épaisseur

sufflsante,

un

photon

y pourra être diffusé par un

des

compteurs

et traversant ensuite l’autre

compteur

pourra donner des coïncidences

parasites.

Celles-ci seront d’autant

plus

nombreuses que les

compteurs

1

et 2 seront

plus proches.

La courbe de la

figure

4

Expérience faite sans protection latérale des compteurs par

écran de plomb. Par différence avec l’expérience faite

avec protection latérale la courbe pointillée donne l’effet

parasite dû aux réflexions et diffusions des photons.

représente

les valeurs

de p

obtenues pour différents

angles

0 sans

protection

latérale des

compteurs.

En

comparant

cette courbe avec celle de la

figure

5

représentant

la fonction W

(0)

obtenue dans une

expérience

identique

mais avec

protection

latérale

des

compteurs,

on voit la

grande importance

des coïncidences

parasites

données par diffusion ou

réflexion des

photons.

Les deux

expériences

étant semblables nous pouvons soustraire les

ordonnées

des deux courbes

correspondant

aux mêmes abscisses

0,

et nous obtenons ainsi

représentée

en

pointillé

sur la

figure 4

la courbe due à l’effet

para-site des

photons

diffusés ou réfléchis.

Étant

donné

l’éloignement

des

compteurs

pour 0 =

i8oo,

il est

normal de trouver dans ce cas un effet nul.

5. Pour obtenir le

temps

de résolution :

figurant

dans la formule donnant les coïncidences

for-tuites,

C j = 2 N1N2r,

nous avons

éloigné

de 2 m

environ les

compteurs

1 et

2;

nous avons

employé

pour chacun des deux

compteurs

une source

dis-tincte ;

chacun de ces deux ensembles étant isolé l’un de l’autre par des

briques

de

plomb,

les

coïnci-dences obtenues sont

uniquement

fortuites;

les

mesures de

Cf,lVI

et

N2

donnent immédiatement le

temps

de résolution z; nous avons

pris

pour

NI

et

N2

des taux de

comptage analogues

à ceux de nos

expériences;

nous avons ainsi obtenu z avec une

précision

de 2 pour I00 et nous avons vérifié

sa /

constance

pendant

toute la durée de nos

expé-riences.

Résultat des mesures. - 1.

Après

avoir

indiqué qu’on

ne

pouvait

employer

une source

trop

intense

qui

donnerait relativement

trop

de coïncidences

fortuites,

qu’on

ne

peut

dépasser

un

certain taux de

comptage

au delà

duquel

il y a

des

pertes

dans les

compteurs

et enfin

qu’il

est

nécessaire de

protéger chaque

compteur

latérale-ment par un écran de cm de

plomb,

nous allons

donner les résultats de nos mesures et discuter leur

précision.

Nous avons

reproduit

sur la

figure

3 la

statis-tique

de l’ensemble des mesures donnant pour

P.

I05

la valeur moyenne

76,7

pour

l’angle

0 =

goO.

Cette

statistique

est

composée

de

43

points;

comme nous l’avons vu chacun de ces

points

étant obtenu

avec une

précision

de 1 o pour ioo, l’erreur

statistique

sur la moyenne est alors 7 ’l- == 1,2 ; de

plus

le

mou-J£3

vement propre en coïncidence est i,g ± o,1, cela

fait

sur p. I05

une erreur de 0,7; la mesure de T

à 2 pour i oo donne

sur g. Io5

une erreur de

o,4.

Si nous composons les trois erreurs I,2, 0,7 et

0,4

nous obtenons comme erreur totale

1,5

et la valeur

de

p

pour

goO

est

La même

expérience répétée

pour différentes

angles

nous a do%né :

Comme nous l’avons

montré, P

est

propor-tionnel à

W (0) ;

ces résultats sont en très bon

accord avec ceux de E. L.

Brady

et M. Deutsch

[9]

et avec la fonction calculée par D. R. Hamilton

[2] :

fonction

correspondant

au cas

J.,

=

Li, J,;

= 2,

Jc

= u, les deux

rayonnements

émis étant

quadru-polaires.

En dehors de cette fonction les résultats

(7)

638

2. Nous avons

reporté

en

pointillé

sur la

iigure 5

la fonction W

(0)

que nous venons de citer et

qui

découle des calculs

théoriques

de D. R. Hamilton. Nous allons maintenant tenir

compte

de la défi-nition

angulaire

de notre

dispositif expérimental.

Les

quatre

compteurs

formant le

compteur

1 situés

sur la verticale de la source que nous pouvons considérer comme

ponctuelle,

sont vus de celle-ci

sous un

angle

solide assimilable à un cône de révo-lution dont

l’angle

au sommet est de

17°

environ. Chacun des huit

compteurs

formant ce que nous avons

appelé

le

compteur

2 est vu sous un

angle

solide assimilable à un cône de révolution dont

l’angle

au sommet est de

70.

Dans le cas

particulier

où 0 = 1800 les huit

compteurs

n’étaient

plus

situés

à l’extrémité des

tiges

dont nous avons

parlé

mais étaient réunis en

faisceau,

protégés

latéralement par un

cylindre

de

plomb

et

placés

en dessous de

la source;

l’angle

au sommet du cône

représentant

l’angle

solide d’où on les

voyait

de la source était alors de I30.

Ayant

W(900) =

1,000 la fonction de D. R.

Hamilton nous donne W

(I8oo)

=

1,167

mais

compte

tenu de la définition

angulaire précédemment

donnée

et en

supposant

une efficacité uniforme des

compteurs

dans les

angles

solides

précédemment

définis,

les valeurs

théoriques

deviennent

W’(900) -

1,oo6

et W’

(i 8oo)

== 1,150. Notre valeur

expérimentale

pour 180° est en tenant

compte

de la correction due à la définition

angulaire

un calcul

analogue

nous donne

Nous avons reporté les valeurs expérimentales compte tenu de la définition angulaire des compteurs. La courbe en

pointillé correspond à la fonction

Nous tenons à

exprimer

notre

gratitude

à M. le Professeur F. Joliot

qui

a bien voulu suivre cette

expérience

et nous faire bénéficier de ses conseils.

Manuscrit reçu le 26 juin 1950.

BIBLIOGRAPHIE.

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