CHAP 4 : LA NATURE ET LA MESURE DES ECHANGES INTERNATIONAUX
1-La mondialisation
C’est l’intensification des échanges aussi bien économiques, financiers, commerciaux, que culturels entre différentes régions géographiques de la planète. Les frontières ne sont plus des murailles, les biens, les services et les informations circulent d’une nation à l’autre sans entrave. On le voit chaque jour un peu plus avec le phénomène internet. Conséquence, les Etats voient leur prédominance battue en brèche par le pouvoir toujours plus grand des acteurs économiques dont les fameux marchés financiers et les entreprises multinationales.
Aujourd’hui, les États ne doivent plus se couper du monde et n’ont plus de nationalité (exemple : Mac Donald’s). On constate une perte d’identité culturelle.
Le transport maritime constitue un des axes de la mondialisation avec le transport des marchandises dans le monde.
2-Pourquoi échanger avec les autres pays ?
Il est évident que l’échange international permet à un pays de se procurer des biens qu’il ne peut produire lui-même (exemple : le pétrole pour la France), ou des technologies qu’il ne maîtrise pas. Mais cela ne suffit pas à expliquer complètement l’essor du commerce international : l’économiste David Ricardo a démontré dès le début du 19ème siècle que les pays avaient intérêt à échanger des produits dès lors qu’ils pouvaient en retirer des avantages relatifs. C’est-à-dire que même si un pays est moins efficace dans sa production de biens et de services, il gagne à se spécialiser dans la production pour laquelle il est le moins désavantagé par rapport aux autres. Ce raisonnement développé dans la période actuelle, conduit à l’idée que les pays doivent se spécialiser dans la production de biens pour lesquels ils ont un avantage comparatif relatif, et importer les autres biens.
3-Comment mesurer les échanges entre les pays ?
On parle d’échange international lorsqu’une transaction économique ou financière est réalisée entre un agent d’un pays donné (appelé résident) et un autre agent situé dans un autre pays (appelé non-résident).
En ce qui concerne la France, par exemple, sont considérés comme résidents : les ménages résidants en France, les fonctionnaires français en poste à l’étranger et les personnes morales françaises ou étrangères ayant un établissement en France. Les achats des résidents auprès des non-résidents sont qualifiés d’importations et les ventes des résidents aux non-résidents sont qualifiées d’exportations.
Les échanges internationaux entre résidents et non-résidents concernent plusieurs types de flux : les échanges de biens (importations et exportations de marchandises), les échanges de services et de capitaux
Les exportations de capitaux sont appelées investissements directs à l’étranger dès qu’une entreprises résidente détient au moins 10 % d’une entreprise étrangère.