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￿￿￿ SUITES VECTORIELLES ET RÉELLES DÉFINIES PAR UNE RELATION DE RÉCURRENCE un

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Academic year: 2022

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��� SUITES VECTORIELLES ET RÉELLES DÉFINIES PAR UNE RELATION DE RÉCURRENCE u

n+1

= f (u

n

).

EXEMPLES. APPLICATIONS À LA RÉSOLUTION APPROCHÉE D’ÉQUATIONS.

I. Généralités sur les suites récurrentes

I. A. Suites récurrentes réelles

[Gou��, Ch�, p���]

Définition à tout ordre, on se place dans le cadre ordre1(en fait en utilisant un cadre matriciel on pourra toujours se ramener à ce cas-là)

Exemples des suites arithmétiques, géométriques, homographiques

Propriétés de monotonie lorsquefest croissante/décroissante sur des intervalles stables Lemme de la grenouille [FGN��, §�.��, p��]

I. B. Suites récurrentes vectorielles

Permet notamment de se ramener à un ordre1 Équation caractéristique

Application à la résolution d’une suite récurrente linéaire d’ordrep.

Exemple de la suite deF��������

II. Points fixes et suites récurrentes

II. A. Théorèmes de points fixes

[Dem��, ChIV, p��] [Rou��] [Gou��, §�.�, p��–��]

Définition d’un point fixe, toute suite récurrence convergente converge vers un point fixe def Exemples d’existence de points fixes (théorème des valeurs intermédiaires) :f : [0,1]≠æ[0,1]

continue,f :R+≠æR+telle quelim supxæ+Œf(x)/x <1.

Théorème du point fixe deP�����, corollaire avec une itérée Exemple/contre-exemple

Vitesses de convergence en fonction de la dérivée, point fixe attractif, répulsif (schémas), exemple du sinus itéré

II. B. Applications en probabilités

[BL��, ChVIII, p���]

Noyau de transition, chaînes deM�����, mesure invariante, existence, cas de non unicité ...

Existence dans le casEfini, convergence sous conditions vers la mesure invariante P�����������. [��������� �� ����������� ��G�����-W�����]

Soient(Xij)i,jØ1des v.a. i.i.d. à valeurs dansN. On noteµleur loi,mleur espérance et on définit le processus(Zn)nœNparZ0 = 1etZn+1 = qZn

i=1Xin+1pourn œ N. et enfin =P(÷nØ0|Zn= 0). Alors siµ”=1, on a :

• simÆ1,= 1et on a extinction du processus presque surement,

• sim >1,fl<1et il y a une probabilité strictement positive de survie.

III. Application à la résolution d’équations par des méthodes itératives

III. A. Méthode de N�����

[Dem��, ChIV, p��] [Rou��]

T��������.

Soitf : [c, d]≠æRune fonctionC2, oùc < d, et telle quef(c)<0< f(d)etfÕ >0sur [c, d]. On considère la suite récurrente définie parx0œ[c, d]etxn+1 =xnff(xÕ(xnn))pour nœN.

Alors en notantal’unique0def, on a :

(i) il existe > 0tel que pour toutx0 œ [a≠–, a+–],(xn)nœNconverge versade manière quadratique : il existeC >0telle que’nœN,|xn+1aC|xna|2. (ii) si de plusfÕÕ > 0sur[a, d], alors pour toutx0 œ]a, d],(xn)nœNest strictement dé-

croissante etxn+1anæ+Œ fÕÕ(a)

2fÕ(a)(xna)2.

Et en dimension quelconque

III. B. Méthodes de descente de gradient

[FGN��, §, p��]

Méthodes de descente de gradient Gradient à pas optimal

III. C. Résolution de systèmes linéaires

[AK��, PIV, p���]

Idée : décomposition régulièreA=MNavecMfacile à inverser

On définitx0œKnetxn+1=M≠1(N xn+b). Si cette suite converge, la limite est la solution deAx=b

Théorème : la méthode itérative converge pour toutx0si et seulement sifl(M≠1N)<1. Dans ce cas, vitesse de convergence est géométrique

Exemple : méthode deR���������

Pour une matriceAhermitienne définie positive, siM, Nest une décomposition satisfaisante, on aMú+Nest hermitienne et si elle est définie positive, alorsfl(M≠1N)<1

Méthode deJ�����: on prend pourDla diagonale deA. On aM≠1N =InD≠1A(on peut supposerDinversible quitte à permuter les colonnes deA)

SiAest hermitienne, on a convergence siAet2D≠Asont définies positives

Méthode deG����-S�����: on prend pourM la matrice triangulaire inférieure issue deA, et pourNl’opposé des coe�icients restants. SiAest hermitienne définie positive, on a la conveer- gence de la méthode carMú+Nl’est aussi

Remarque : les itérations correspondent à un calcul matriciel, on a doncn2opérations. Les

ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page���sur���

(2)

Agrégation – Leçons ���– Suites vectorielles et réelles définies par une relation de récurrenceun+1=f(un). Exemples. Applications à la résolution approchée d’équations.

inversions deMnécessitentnopérations pourJ�����,n2/2pourG����-S�����, donc pour un nombre d’itérationπn, ces méthodes sont plus rapides que les méthodes directes

III. D. Recherche de valeurs propres

[AK��, Ch��, p���]

Méthode de la puissance pour trouver la plus grande valeur propre en module, ainsi qu’un vec- tor propre, vitesse géométrique

Matrices deG�����, méthode deJ�����:Ak kæ+Œ≠æ diag(⁄‡(i))pour unœSn

������

Suites du sinus itéré

Méthode deN�����en dimension�

Points fixes attractifs/répulsifs, selon la valeur de|fÕ|et le signe defÕ

������������

Une leçon facile à remplir, il faut sélectionner ce sur quoi on est à l’aise.

���������

Q Étudier la suite définie par récurrence parxn+1= sin(xn). Donner un équivalent.

R xn œ [≠1,1]pourn Ø1et sif = sin, on a quefest croissante sur cet intervalle donc la suite est monotone et converge vers un point fixe defsur cet intervalle. Cela ne peut être que0. Doncxn næ+Œ≠æ 0.

En utilisant leDL3desin, on a quexn+1xn≥ ≠x63n.

On étudiexn+1xnqui converge vers la limite finie13pour=≠2.

On a donc par le théorème deC�����quex≠2nn/3et ainsixn≥Ò

3 n.

Q Si f est continue de [0,1]dans [0,1]et xn+1 = f(xn), montrer que (xn)n converge si et seulement si|xn+1xn| n≠ææ+Œ 0(lemme de la grenouille).

R Le sens direct est évident. Réciproquement, supposons que(xn)n possède deux valeurs d’adhérence distinctes¸,¸Õ, alors on a que[¸,¸Õ]est un ensemble de valeurs d’adhérences par hypothèse (faire un dessin). L’ensemble des valeurs d’adhérence est donc connexe. Vé- rifions qu’une valeur d’adhérence est un point fixe. SixÏ(n)≠æ¸, alorsf(xÏ(n))≠æf(¸) et par hypothèse on en déduit quef(¸) = ¸. Comme on a un segment de valeurs d’adhé- rences, donc de points fixes, on a que dès qu’un des termes est dans le segment, la suite est constante. Ce qui contredit le fait que l’on ait deux valeurs d’adhérence. Donc il y a une unique valeur d’adhérence et la suite converge.

Q ConsidéronsÏ : (a, b)‘≠æ (a+b2 ,Ô

ab). Montrer(an)net(bn)nont même limite. Montrer

que la convergence de(anbn)nvers0est géométrique.

R On a quean, bn œ [min(a0, b0),max(a0, b0)]pour toutn. On vérifie par récurrence que (an)nest décroissante et(bn)nest croissante et de plusan Øbn. Les deux suites sont donc convergentes. Si elles convergent vers¸12, alors on a(¸12) = (¸12 2,Ô

¸1¸2), ce qui n’est possible que si¸1=¸2.

Q Soitf :Rn ≠æRde classeC2telle queÎhÎ2 Ø Ò2f(x)(h, h)ØÎhÎ2. Montrer quef a un unique minimiseur et donner un algorithme convergeant vers ce minimiseur.

R Utiliser la formule de T����� avec reste intégral. Une méthode à descente de gradient convient.

�������������

[AK��] G.A������et S.-M.K����:Algèbre linéaire numérique. Ellipses,����.

[BL��] P.B����et M.L�����:Probabilité. EDP Sciences,����.

[Dem��] J.-P.D�������: Analyse numérique et équations di�érentielles. Collection Grenoble Sciences,����.

[FGN��] S.F��������, H.G�������et S.N������:Oraux X-ENS - Analyse�. Cassini,����.

[FGN��] S.F��������, H.G�������et S.N������:Oraux X-ENS - Analyse�. Cassini,����.

[Gou��] X.G������:Les maths en tête - Analyse. Ellipses,�èmeédition,����.

[Rou��] F.R�������:Petit guide de calcul di�érentiel. Cassini,����.

ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page���sur���

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