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Séance 7/11/06

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

S´ EANCE DU 7 NOVEMBRE

2. Alg`ebres de Lie semi-simples compactes

2.1. G- et g-modules. — Soient G un groupe de Lie etg= Lie(G). Com- men¸cons par rappeler les d´efinitions et r´esultats suivants (cf. 1.15–1.19, s´eances des 9-10 octobre).

Soient V et W des G-modules de dimension finie. Alors VW, HomR(V,W), V, sont des G-modules, pour les actions d´efinies par

g(v⊗w) =gv⊗gw, (gθ)(v) =gθ(g−1v), (gφ)(v) =φ(g−1v).

Bien sˆur, le module dual V est un cas particulier de module d’homomor- phismes, puisque

V = HomR(V,R),

o`u Rest consid´er´e comme G-module trivial, et l’isomorphisme d’espaces vec- toriels

VW−→ HomR(V,W) est un isomorphisme de G-modules. De plus, on a l’´egalit´e

HomR(V,W)G = HomG(V,W),

c.-`a-d., une applicationR-lin´eaire G-invariante (pour la structure de G-module sur HomR(V,W)) n’est autre qu’un G-morphisme VW.

D’autre part, l’action d´eriv´ee de gsur

VW, HomR(V,W), V,

(0)version du 14/11/06

(2)

est donn´ee par



X(v⊗w) = Xv⊗w+v⊗Xw, (Xθ)(v) = Xθ(v)−θ(Xv),

(Xφ)(v) = −φ(Xv),

et l’on a

HomR(V,W)g = Homg(V,W),

c.-`a-d., une applicationR-lin´eaireg-invariante (pour la structure deg-module sur HomR(V,W)) n’est autre qu’un g-morphisme VW.

2.2. Automorphismes et d´erivations. — Soit L une R-alg`ebre de Lie.

Définition 2.1. — On dit qu’un R-endomorphisme D : LL est une d´eriva- tion de L s’il v´erifie :

(∗) X,Y L, D([X,Y]) = [D(X),Y] + [X,D(Y)].

On note D´er(L) l’ensemble des d´erivations de L ; on v´erifie sans peine que c’est une sous-alg`ebre de Lie de End(L).

Définition 2.2. — Soit Aut(L) le groupe des automorphismes de L, c.-`a-d., Aut(L) ={g∈GL(L)| ∀X,Y L, [g(X), g(Y)] =g([X,Y])}.

C’est un sous-groupe ferm´e de GL(L), donc un sous-groupe de Lie ferm´e de GL(L). On note Aut0(L) sa composante connexe.

Afin de d´eterminer l’alg`ebre de Lie de Aut(L), notons θ le crochet de Lie de L, consid´er´e comme application lin´eaire LL L. Alors, on obtient que Aut(L) est le groupe d’isotropie de θdans GL(L), c.-`a-d.,

Aut(L) = Gθ, o`u G = GL(L).

L’action d´eriv´ee de g= End(L) sur E := HomR(LL,L) est donn´ee, d’apr`es le paragraphe 2.1, par

u·θ=u◦θ−θ◦u, ∀u∈g, θE, c.-`a-d.,

(u·θ)(X⊗Y) =u([X,Y])−θ(u(X)⊗Y + X⊗u(Y))

=u([X,Y])[u(X),Y][X, u(Y)].

Donc, le stabilisateur deθ dansgest : gθ = D´er(L).

Par cons´equent, d’apr`es le th´eor`eme 1.33 (s´eance du 6/11), on obtient le th´eo- r`eme suivant (dans lequel L est not´ee g).

(3)

Théorème 2.3. — SoitguneR-alg`ebre de Lie de dimension finie. AlorsAut(g) est un sous-groupe ferm´e (non n´ecessairement connexe) deGL(g), et l’on a

Lie Aut(g) = D´er(g).

2.3. R-alg`ebres de Lie semi-simples. — On rappelle qu’une alg`ebre de Lie est dite simple si elle est6= 0, non ab´elienne et ne poss`ede pas d’id´eaux propres non nuls.

Définition 2.4. — Soit g une R-alg`ebre de Lie. Nous dirons que g est semi- simplesi sa forme de Killing K = Kg est non d´eg´en´er´ee. D’apr`es le th´eor`eme 1.39 (s´eance des 9-10 octobre) ceci entraˆıne :

(i) gest somme directe d’alg`ebres de Lie simples : g=g1L

· · ·L gn, chaque gi ´etant alors un id´eal simple non ab´elien deg;

(ii)g ne contient pas d’id´eal r´esoluble6= 0.

Remarque 2.5. — On peut montrer que la condition (ii) entraˆıne que Kg est non d´eg´en´er´ee ; voir [Jac,§III.4] ou [BL1,§6, Th. 1]. (On l’a montr´e pour les C-alg`ebres de Lie : th´eor`eme 2.30 des 9-10 octobre).

Proposition 2.6. — Soit g uneR-alg`ebre de Lie semi-simple. Alors g= ad(g) = D´er(g).

D´emonstration. — Commegne contient pas d’id´eal ab´elien6= 0, alorsz(g) = 0 et donc

g= ad(g)D´er(g);

l’inclusion r´esultant du fait que, pour toutx g, ad(x) est une d´erivation de g, d’apr`es l’identit´e de Jacobi. Il s’agit donc de montrer l’inclusion r´eciproque.

Soit DD´er(g). Consid´erons la forme lin´eaire surg donn´ee par Y7→Trg(Dad(Y)).

Comme K = Kg est non d´eg´en´er´ee, il existe un unique Xgtel que K(X,Y) = Trg(Dad(Y)), Yg.

Montrons que D = ad(X). Pour tout Zg, on a

D([Y,Z]) = [D(Y),Z] + [Y,D(Z)],

d’o`u ad D(Y) = Dad(Y)ad(Y)D. Donc, K(D(Y),Z) ´egale : Tr(ad D(Y) ad(Z)) = Tr(Dad(Y)ad(Z))Tr(ad(Y)Dad(Z))

= Tr(Dad(Y)ad(Z))Tr(Dad(Z)ad(Y))

= Tr(Dad([Y,Z])) = K(X,[Y,Z]) = K([X,Y],Z).

(4)

Comme K est non d´eg´en´er´ee, ceci entraˆıne D(Y) = [X,Y], pour tout Y, d’o`u D = ad(X). La proposition est d´emontr´ee.

Corollaire 2.7. — Soit G = Aut0(g). C’est un sous-groupe de Lie ferm´e connexe de GL(g) et l’on aLie(G)=g.

D´emonstration. — Ceci d´ecoule du th´eor`eme 2.3 et de la proposition pr´ec´e- dente.

Définition 2.8. — Pourgsemi-simple, on dira que Aut0(g) est le groupe de Lie adjoint de g; on le notera Ad(g).

Remarque 2.9. — Pour g arbitraire, il r´esulte du th´eor`eme 7.79 (s´eance du 3/10) qu’il existe un unique sous-groupe de Lie connexe H de GL(g) (non n´ecessairement ferm´e), tel que Lie(H) = ad(g). L’avantage de la proposition 2.6 et de son corollaire 2.7 est qu’ils montrent directement, pourgsemi-simple, que g = Lie(G), o`u G est le sous-groupe ferm´e Aut0(g) de GL(g), sans faire appel au th´eor`eme 7.79 (que nous n’avons pas d´emontr´e).

Lemme 2.10. — SoientGun groupe topologique connexeetDun sous-groupe discret normal. AlorsD est central.

D´emonstration. — Soitd∈D. Il existe un voisinage ouvert V deddans G tel que VD ={d}. L’applicationφ: GG, g7→gdg−1 est continue, `a valeurs dans D (car D est normal), et v´erifie φ(e) = d. Donc, il existe un voisinage ouvert U de edans G tel que

∀g∈U, gdg−1VD ={d}.

Donc d commute `a U, qui engendre G puisque G est connexe. Donc d est central. Le lemme est d´emontr´e.

Définition 2.11. — Soit G un groupe de Lie connexe. On dit que G est 1)semi-simplesi Lie(G) est semi-simple ;

2)quasi-simplesi Lie(G) est simple.

2.4. Revˆetements universels. — Dans la suite, on ´ecrira parfois «1- connexe» pour dire :«connexe et simplement connexe».

Théorème 2.12(Existence d’un revêtement universel). — Soit G un groupe de Lie connexe. Il existe un groupe de Lie connexe et simpelment connexe Ge et un morphisme de groupes de Lie

π :Ge −→G

qui est un revˆetement ; alorsdπ est un isomorphisme Lie(G)e −→ Lie(G)

(5)

etKerπest un sous-groupe normal discret, donc central. De plus,Ge est unique

`a isomorphisme unique pr`es ; on l’appelle le revˆetement universel de G.

D´emonstration. — Pour la d´emonstration, on renvoie `a [Go, §2] ou [Wa, 3.22–26].

D’autre part, rappelons le th´eor`eme suivant (7.86, s´eance du 3/10).

Théorème 2.13. — Soient G1,G2 deux groupes de Lie connexes, g1,g2 leurs alg`ebres de Lie, etφ:g1 g2 un morphisme d’alg`ebres de Lie.

1) Il existe au plus un morphisme de groupes de Lie σ : G1 G2 tel que =φ. Dans ce cas, Lie(Kerσ) = Kerφ.

2)Si G1 est 1-connexe, un tel morphismeσ existe.

Corollaire 2.14. — SoientG, G0 deux groupes de Lie1-connexes. SiLie(G)= Lie(G0), alors G= G0.

D´emonstration. — Soit φ un isomorphisme Lie(G) −→ Lie(G0). D’apr`es le th´eor`eme, il existe un (unique) morphisme de groupes de Lie

σ: G−→G0, resp. τ : G0−→G

tel que=φ, resp.dτ =φ−1. Alorsτ σ est un morphisme GG tel que d(τ σ) = idg=d(idG).

Donc, d’apr`es l’assertion d’unicit´e dans le th´eor`eme pr´ec´edent, on aτ σ = idG, et de mˆemeστ = idG0. Ceci montre que G= G0.

2.5. Groupes de Lie semi-simples 1-connexes. — Soit gune R-alg`ebre de Lie semi-simple. Alors (cf. 9-10 octobre, 1.37-38), g est somme directe d’id´eaux simples non ab´eliens

g=g1L

· · ·L gn,

et tout id´eal degest la somme desgi qu’il contient. En particulier, lesgi sont uniquement d´etermin´es.

Notons G le revˆetement universel de Aut0(g) ; alors on a Lie(G) = Lie Aut0(g) =g,

la seconde ´egalit´e r´esultant du corollaire 2.7 plus haut. De plus, d’apr`es le corollaire 2.14, G est l’unique groupe de Lie 1-connexe (`a isomorphisme pr`es) tel que Lie(G) =g.

On obtient de mˆeme, pour chaquegi, un unique groupe de Lie quasi-simple 1-connexe Gi tel que Lie(Gi) =gi. Alors,

G1× · · · ×Gn

(6)

est un groupe de Lie 1-connexe dont l’alg`ebre de Lie est g1L

· · ·L

gn=g,

d’o`u, par unicit´e, G1× · · · ×Gn= G. On a donc obtenu le th´eor`eme suivant.

Théorème 2.15. — L’applicationG7→Lie(G)´etablit une bijection :

½groupes de Lie semi-simples1-connexes,

`a isomorphisme pr`es

¾

½R-alg`ebres de Lie semi-simples,

`a isomorphisme pr`es

¾ , dont la bijection r´eciproque associe `agle revˆetement universel de Aut0(g). De plus, cette bijection induit une bijection entre groupes quasi-simples et alg`ebres de Lie simples, et pr´eserve les produits.

2.6. Groupes et alg`ebres de Lie semi-simples compacts. — Soit main- tenant G un groupe de Lie compact connexe et soit g = Lie(G). Comme G- module,g est compl`etement r´eductible (Prop. 4.1, s´eance 19/9), donc

g=z(g)L g1L

· · ·L gn, o`u chaquegi est une alg`ebre de Lie simple. Posons

g0 =g1L

· · ·L gn,

alors g0 = D(g0) = D(g), o`u D(g) d´esigne l’alg`ebre de Lie d´eriv´ee (s´eances 9-10 octobre, 1.4).

Pour toutg∈G, notons Ad0(g) la restriction `ag0 de Ad(g). Alors, relative- ment `a la d´ecomposition g=z(g)g0, la matrice de Ad(g) est :

µ1 0 0 Ad0(g)

.

Donc la projection sur le bloc inf´erieur droit induit un isomorphisme Ad(G)−→ Ad0(G),

et Ker Ad0= Ker Ad = Z(G), et Lie(Ker Ad0) =z(g).

D’autre part, comme G est compact connexe, son image Ad0(G) est un sous-groupe ferm´e connexe de Aut0(g0) et donc Ad0 et sa diff´erentielle ad0 se factorisent comme suit :

G Ad0(G) ,→Aut0(g0) g Lie(Ad0(G)),→D´er(g0)=g0.

Comme Ker(ad0) =z(g), il en r´esulte, pour une raison de dimension, que ad0(g) = Lie(Ad0(G)) = D´er(g0)=g0.

Donc Ad(G) = Ad0(G) est un groupe de Lie compact connexe semi-simple (i.e. , son alg`ebre de Lieg0 est semi-simple).

(7)

Notons, de plus, que Ad0(G) = Aut0(g0), d’apr`es le corollaire 1.18 (s´eance 6/11).

Théorème 2.16. — Soit G un groupe de Lie compact connexe semi-simple.

Alors son revˆetement universel Ge est compact (et semi-simple, puisque Lie(G) = Lie(G)).e

La d´emonstration utilise les deux lemmes suivants, pour lesquels on renvoie

`a [BI7-8,§VII.3, Prop. 4 & Lemme 3].

Lemme 2.17. — Soient G un groupe de Lie connexe, Dun sous-groupe ferm´e central tel que G/D soit compact. Alors tout morphisme de groupes de Lie φ: DR s’´etend en un morphisme de groupes de Lie φe: GR.

Lemme 2.18. — SoientGun groupe de Lie connexe etDun sous-groupe discret central tel que G/Dsoit compact. Alors D est un groupe ab´elien de type fini.

D´emonstration du th´eor`eme. — Soit D = Ker(Ge G). C’est un sous-groupe discret normal, donc central. Par hypoth`ese, G/De = G est compact. Donc, d’apr`es le lemme 2.18, D est un groupe ab´elien de type fini, donc de la forme

D =ZrL

D1, o`u D1 est un groupe fini.

Montrons que r= 0. Supposons r >1. Alors, on a un morphisme de groupes (de Lie)

φ: D−−→pr1 Z,→R

tel que φ(D) = Z. D’apr`es le lemme 2.17, φ s’´etend en un morphisme de groupes de Lie

φe:Ge −→R.

Alorse:gRest nulle car g= [g,g]. Comme

∀g∈G,e dgφe◦d1`g =d1`φ(g)e ◦d1φ,e

alors dgφe= 0 pour tout g∈ G. Donce φeest le morphisme constant Ge → {0}, d’apr`es la proposition plus bas. Mais ceci est une contradiction, puisque φ(G)e contient φ(D) = Z. Cette contradiction montre que r = 0, et donc D = D1 est un groupe (ab´elien) fini. Il en r´esulte que G est compact. Ceci prouve lee th´eor`eme, modulo la proposition ci-dessous.

Proposition 2.19. — Soit f : M N un morphisme de vari´et´es C, avec M connexe. On suppose que dmf = 0, pour tout m∈M. Alorsf est constante.

D´emonstration. — Comme M est suppos´ee connexe, il suffit de montrer quef est localement constante. En prenant des cartes locales, on se ram`ene ainsi `a montrer qu’une applicationf :RnRtelle quedxf = 0 pour toutx∈Rn, est constante. Ceci ne pr´esente pas de difficult´e, voir par exemple [Wa, 1.24].

(8)

Lemme 2.20. — Soit L une alg`ebre de Lie de dimension finie. Sa forme de KillingK est invariante par tout automorphisme de L.

D´emonstration. — Soit φun automorphisme de L. Alors, pour tout X,ZL on a [φ(X), φ(Z)] =φ([X,Z]), d’o`u

adφ(X)◦φ=φ◦ad(X), XL.

Donc

K(φ(X), φ(Y)) = TrL(adφ(X) adφ(Y)) = TrLad(X)ad(Y)◦φ−1)

= TrL(ad(X) ad(Y)) = K(X,Y).

Ceci prouve le lemme.

Proposition 2.21. — Soit G un groupe de Lie semi-simple compact et soitg= Lie(G). Alors, la forme de Killing K = Kg est d´efinie n´egative.

D´emonstration. — Comme G est compact, il existe sur g un produit scalaire d´efini positif G-invariant (−,−). Alors, pour toutx, y, z∈g, on a

(ad(x)(y), z) =−(y,ad(x)(z)).

Munissons gC = gRC du produit scalaire hermitien φ prolongeant (−,−).

Alors, pour tout x, y, z∈gon a :

φ(iad(x)(y), z) =i(ad(x)(y), z) =−i(y,ad(x)(z)) =φ(y, iad(x)(z)).

Par cons´equent, chaque iad(x) est un endomorphisme auto-adjoint de gC (relativement `a φ), donc est diagonalisable, avec des valeurs propres r´eelles.

Donc, ad(x)2 est diagonalisable dansgC, avec des valeurs propres r´eelles 60.

Il en r´esulte que

Kg(x, x) = Trg(ad(x)2) = TrgC(ad(x)2)

est 60. Comme Kg est non-d´eg´en´er´ee, puisque g est semi-simple, on obtient donc que Kg est d´efinie n´egative.

Définition 2.22. — Soit g une R-alg`ebre de Lie semi-simple. On dit que g est compacte si Kg est d´efinie n´egative.

Théorème 2.23. — SoitguneR-alg`ebre de Lie semi-simple compacte. ´Ecrivons g=g1L

· · ·L gn,

o`u chaquegi est simple. Alors, il existe un unique groupe de Lie compact semi- simple 1-connexe G (resp.Gi) tel queLie(G) =g (resp.Lie(Gi) =gi), et l’on a

G= G1× · · · ×Gn.

(9)

D´emonstration. — Chaque Kgi est la restriction `a gi de Kg donc est d´efinie n´egative. Donc chaquegi est simple compacte.

Commegest semi-simple, G0 = Aut0(g) est un sous-groupe ferm´e de GL(g), tel que Lie(G0) =g. De plus, G0pr´eserve la forme de Killing Kg, qui est d´efinie n´egative, donc G0 est un sous-groupe ferm´e du groupe orthogonal O(g), qui est compact. Donc G0 est compact et semi-simple. D’apr`es le th´eor`eme 2.16, son revˆetement universel G est encore compact semi-simple, et v´erifie Lie(G) =g.

Il est unique pour cette propri´et´e, d’apr`es le corollaire 2.14.

De mˆeme, pour k= 1, . . . , n, il existe un unique groupe de Lie semi-simple compact 1-connexe Gk tel que Lie(Gk) =gk. Alors, le groupe de Lie

G1× · · · ×Gk

est semi-simple compact et 1-connexe, d’alg`ebre de Lieg, donc il est isomorphe, par unicit´e, `a G. Le th´eor`eme est d´emontr´e.

On a donc obtenu le th´eor`eme suivant.

Théorème 2.24. — L’applicationG7→Lie(G)´etablit une bijection :



groupes de Lie 1-connexes semi-simples compacts,

`a isomorphisme pr`es





R-alg`ebres de Lie semi-simples compactes,

`a isomorphisme pr`es



,

dont la bijection r´eciproque associe `agle revˆetement universel de Aut0(g). De plus, cette bijection induit une bijection entre groupes quasi-simples et alg`ebres de Lie simples, et pr´eserve les produits.

Remarque 2.25. — On verra dans la s´eance suivante qu’il y a aussi une bijec- tion :½

R-alg`ebres de Lie semi-simples compactes, `a isomorphisme pr`es

¾

½ C-alg`ebres de Lie semi-simples complexes, `a isomorphisme pr`es

¾ .

(10)
(11)

S´eance du 18/9 . . . 1

1. Groupes topologiques . . . 1

2. Interlude sur les repr´esentations de groupes finis . . . 3

3. Mesure de Haar sur un groupe compact . . . 5

3.1. Repr´esentations r´eguli`eres gauche et droite . . . 5

3.2. Int´egration invariante . . . 6

3.3. Th´eor`eme du point fixe de Kakutani . . . 6

S´eance du 19/9 . . . 9

3. Mesure de Haar sur un groupe compact (suite) . . . 9

3.4. Mesures de Radon . . . 11

3.5. Mesure de Haar sur un groupe compact . . . 12

4. Repr´esentations unitaires et th´eor`eme de Peter-Weyl . . . 16

4.1. Repr´esentations continues . . . 16

4.2. Repr´esentations unitaires . . . 17

4.3. Op´erateurs compacts . . . 18

4.4. Op´erateurs `a noyaux . . . 19

S´eance du 25/9 . . . 21

5. L’alg`ebre des «fonctions repr´esentatives» . . . 21

5.1. Coefficients matriciels . . . 21

5.2. Fonctions repr´esentatives . . . 23

5.3. Cas des groupes compacts . . . 24

5.4. Schur, Burnside et produits tensoriels . . . 25

5.5. R´esultats sur les modules semi-simples . . . 26

5.6. Appendice : preuve du th´eor`eme de Burnside . . . 28

4. Th´eor`eme de Peter-Weyl (suite) . . . 29

4.4. Op´erateurs `a noyaux . . . 29

(12)

S´eance du 26/9 . . . 35

4.5. Une cons´equence du th´eor`eme de Peter-Weyl . . . 35

6. Sous-groupes ferm´es de GLn(R) . . . 36

6.1. Alg`ebres de Lie . . . 36

6.2. Propri´et´es de l’exponentielle . . . 36

6.3. L’alg`ebre de Lie d’un sous-groupe ferm´e de GLn(R) . . . 39

6.4. Composante connexe d’un groupe topologique . . . 40

7. Groupes de Lie . . . 42

7.1. Vari´et´es diff´erentiables . . . 42

S´eance du 2 octobre . . . 45

7. Groupes de Lie (suite) . . . 45

7.1. Vari´et´es diff´erentiables (suite) . . . 45

7.2. «Rappels»de calcul diff´erentiel . . . 47

7.3. Espace tangent en un point `a une sous-vari´et´e deRN . . . 50

7.4. Sous-vari´et´es d´efinies par des ´equations de rang constant . . . 52

S´eance du 3 octobre . . . 55

7. Groupes de Lie (suite) . . . 55

7.5. D´erivations et champs de vecteurs . . . 55

7.6. Alg`ebre de Lie d’un groupe de Lie . . . 63

7.7. Retour aux sous-groupes ferm´es de GLn(R) . . . 65

7.8. Morphismes de groupes et d’alg`ebres de Lie . . . 69

7.9. Repr´esentations . . . 73

Partie II : Alg`ebres de Lie S´eances du 9 et 10 octobre . . . 75

1. Alg`ebres de Lie : d´efinitions et premi`eres propri´et´es . . . 75

1.1. Alg`ebres de Lie, id´eaux, modules . . . 75

1.2. Alg`ebres de Lie r´esolubles ou nilpotentes . . . 80

1.3. Formes invariantes et forme de Killing . . . 82

1.4. Th´eor`eme d’Engel et applications . . . 85

2. Th´eor`eme de Lie et crit`ere de Cartan . . . 87

2.1. Th´eor`eme de Lie et cons´equences . . . 87

2.2. Poids des alg`ebres de Lie nilpotentes . . . 90

2.3. Sous-alg`ebres de Cartan . . . 93

2.4. Crit`ere de Cartan . . . 97

Partie II : Alg`ebres de Lie S´eances du 16 et 17 octobre . . . 99

3. Racines d’uneC-alg`ebre de Lie semi-simple . . . 99

3.1. Racines dehdansg . . . 99

3.2. Alg`ebre enveloppante d’unek-alg`ebre de Lie . . . 102

(13)

3.3. Repr´esentations de sl2(C) . . . 104

3.4. Retour `a la preuve du th´eor`eme d’int´egralit´e . . . 105

3.5. Passage `a unR-espace euclidien . . . 106

3.6. Le syst`eme de racines RhR . . . 107

Partie II : Alg`ebres de Lie S´eances du 17 et 23 octobre . . . 109

3. Racines d’uneC-alg`ebre de Lie semi-simple (suite) . . . 109

3.7. Le cas desl2(C) . . . 109

4. Syst`emes de racines . . . 109

4.1. D´efinitions . . . 109

4.2. Syst`emes de racines de rang 2 . . . 110

4.3. Bases d’un syst`eme de racines . . . 113

4.4. Matrices de Cartan, graphes de Coxeter, diagrammes de Dynkin 115 5. Classification des graphes admissibles . . . 116

5.1. Premi`eres r´eductions . . . 116

5.2. Fin de la classification des graphes admissibles . . . 118

5.3. Classification des diagrammes de Dynkin connexes . . . 121

6. Groupe de Weyl et classification des syst`emes de racines . . . 122

Partie II : Alg`ebres de Lie S´eance du 24 octobre . . . 125

6. Groupe de Weyl et classification des syst`emes de racines (suite) . . . 125

6.1. Groupe de Weyl et conjugaison des bases . . . 125

6.2. Isomorphismes de syst`emes de racines . . . 128

6.3. Fin de la classification des syst`emes de racines . . . 128

7. Classification des C-alg`ebres de Lie semi-simples . . . 129

7.1. Le syst`eme de racines deg . . . 129

7.2. Th´eor`eme d’existence et d’unicit´e . . . 130

7.3. Type An−1 =sln(C) . . . 131

7.4. Types B et D : groupes orthogonaux . . . 132

7.5. Type C : groupes symplectiques . . . 135

Partie FI : Groupes et alg`ebres de Lie S´eance du 6 novembre . . . 1

1. Exponentielle et action adjointe . . . 1

1.0. Un «rappel»sur espaces tangents et diff´erentielles . . . 1

1.1. Champs de vecteurs et flots . . . 2

1.2. Exponentielle d’un groupe de Lie . . . 4

1.3. Calcul diff´erentiel sur G . . . 8

1.4. G-vari´et´es et repr´esentations d’isotropie . . . 9

1.5. Action adjointe . . . 10

1.6. Le yoga des -zateurs . . . 12

(14)

Partie FI : Groupes et alg`ebres de Lie

S´eance du 7 novembre . . . 17

2. Alg`ebres de Lie semi-simples compactes . . . 17

2.1. G- et g-modules . . . 17

2.2. Automorphismes et d´erivations . . . 18

2.3. R-alg`ebres de Lie semi-simples . . . 19

2.4. Revˆetements universels . . . 20

2.5. Groupes de Lie semi-simples 1-connexes . . . 21

2.6. Groupes et alg`ebres de Lie semi-simples compacts . . . 22

Bibliographie . . . v

(15)

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