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et Botulisme

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Diarrh

Diarrh é é es, Typho es, Typho ï ï de, de,

Toxi Toxi - - infection alimentaire infection alimentaire et Botulisme

et Botulisme

Dr Buisson

(2)

Diarrh

Diarrh é é e : d e : d é é finition ? finition ?

Élimination d’une quantité anormale

de selles

et notamment d’eau (> 350 ml/24h)

Élimination trop rapide de selles trop liquides

Selle liquide ≠ diarrhée

(3)

Une diarrh

Une diarrh é é e, des diarrh e, des diarrh é é es es

Fonctionnelles

Médicamenteuses Toxiques

Inflammatoires Malabsorption Tumorales

Endocriniennes

Infectieuses…

(4)

ETIOLOGIES

Virales:

rotavirus, norovirus, enterovirus,VIH…

Bacteriennes

Cholera, yersinia, staphylocoque, E.Coli ,salmonelle…

Parasitaires:

Amibiase, giardiase, cryptosporidium…

(5)

EPIDEMIOLOGIE

Pays développés : 4.4/1000/h/an

enfants de 1 à 10 ans bénigne

Pays en voie de développement fréquente

mortalité infantile élevée

1,5 M enfants morts de diarrhée en 1999 80% au cours des 2 premières années

Pic entre 1ere semaines et 18 mois de vie

3 à 9 épisodes diarrhéiques par an, avant l ’âge de 5 ans

(6)

PHYSIOPATHOLOGIE

2 types:

Par augmentation de sécrétion d’ion et d’eau par l’

action entérotoxine = syndrome cholériforme risque : déshydratation

Par trouble de l’absorption : destruction de

l’épithélium = syndrome dysentérique

(7)

Toxine : syndrome chol

Toxine : syndrome chol é é rique rique

Fixation à la surface de l’épithélium

Production d’une toxine Sécrétion active d’eau et d’ions par les cellules de l’intestin grêle

Pas de destruction cellulaire

(8)

Invasion : syndrome dysent

Invasion : syndrome dysent é é rique rique

Invasion des cellules épithéliales

Multiplication

Destruction de la cellule

Inflammation, dissémination

(9)

Premi

Premi è è res questions res questions

Affirmer la diarrhée Situations urgentes

Déshydratation : TA, pli cutané, poids… Choc ! Formes bactériémiques, sepsis !

Retour de pays d’endémie palustre Facteurs de risque ou d’orientation

Voyage en pays tropical Infection collective

Aliment contaminant Antibiothérapie récente

Immunodépression, drépanocytose,…

(10)

Signes cliniques de déshydratation

Déshydratation extracellulaire+++:

Pli cutané

Cernes oculaires

Dépression fontanelle (nourrisson) Extrêmités froides

Marbrures cutanées Collapsus

oligurie

Déshydratation intracellulaire:

Soif

Sécheresse muqueuses buccale et conjonctivale

Trouble conscience

(11)

Pr Pr é é ciser le type de diarrh ciser le type de diarrh é é e e

Syndrome dysentérique : diarrhée invasive

Selles glaireuses ou glairo-sanglantes, pus Douleurs abdominales

Vomissements Fièvre

Syndrome cholériforme : diarrhée sécrétoire

Apyrexie

Selles liquides « eau de riz », profuses…

Gastro-entérite

Selles liquides

Douleurs abdominales Vomissements

Fièvre

(12)

Bilan compl

Bilan compl é é mentaire mentaire

Retentissement

Ionogramme sanguin : déshydratation Hémogramme, hémocultures…

Etiologique Coproculture

Leucocytes

Examen direct + culture

Parasitologie des selles

2 situations principales

Retour de pays tropical VIH

Recherche de virus : rotavirus chez l’enfant

(13)

Syndrome chol

Syndrome chol é é riforme : Chol riforme : Chol é é ra ra

Epidémiologie

Inde et région intertropicale Vibrio cholerae

Eaux contaminées (Gange) Mains sales

Clinique

Incubation : quelques heures à 6 jours Diarrhée profuse, afécale, contagieuse ++

Formes mineures

Traitement

Réhydratation +++

Antibiothérapie

Prévention

Isolement, décontamination des selles Hygiène

NB : peu immunogène

(14)

Syndrome chol

Syndrome chol é é riforme : autres riforme : autres

Escherichia coli entérotoxinogène (ETEC) : « Turista »

Entérotoxines

Diarrhée cholériforme peu sévère, régression en 2 à 4 jours Traitement symptomatique

Diarrhées virales

Nausées, vomissements, douleurs abdominales, fièvre modérée Evolution bénigne

Haute contagiosité : lavage des mains ! Rotavirus chez le petit enfant :

Tableau plus sévère, déshydratation Recherche dans les selles

Vaccination prochainement disponible ?

(15)

Syndrome dysent

Syndrome dysent é é rique rique

Pays en voie de développement Bactéries : Shigella

Eau ou aliments souillés, mains sales Syndrome dysentérique fébrile

Parasites : amibiase colique

Syndrome dysentérique sans fièvre

Sous nos climats…

E. coli entéro-invasif (EIEC) et E. coli entéro-hémorragique (ETEC)

toxine proche de Shigella

(16)

Autres diarrh

Autres diarrh é é es aigu es aigu ë ë s f s f é é briles briles

Salmonelloses « non typhiques » (reservoir animal) Aliments contaminés (volailles, œufs…)

Premières causes de TIAC

Diarrhée aiguë fébrile avec céphalées

Complications possibles chez l’immunodéprimé (dissémination) Résolution spontanée en quelques jours

Antibiothérapie

Campylobacter, Yersinia, E. coli entéropathogène (EPEC) …

(17)

Principes du traitement

Évaluer la sévérité Mesurer

Peser !!!!

Deshydration légère à modérée

RVO

Na 60-75 mEq/l, glucose 75-90 mmom/l ] osmolarité 215-260 mOsm/l 75 ml/kg les 4 premières heures (sans dépasser 4l)

Puis adapatation

Deshydration sévère : perte >8% ou vomissemnt ou inconscient

IV Ringer lactate

30ml/kg en 30 min 70ml/kg en 3 heures

Seul ou associé à sérum phy ou glucosé

(18)
(19)

Cas particulier : EColi enterohemorragique et syndrome haemolytique et uremique

Du à un E Coli producteur de shigatoxine

(O157-H7)

Clinique :

Diarrhée banale ou sanglante

Risque : 5 à 8 % : SHU (jeunes enfants)

Diarrhée sanglante, douleur abdominale puis insuffisance rénale aigue, convulsion

Réservoir :

Tube digestif humain

Aliments à risque :

Viande mal cuite , lait cru et végétaux crus

Traitement

Transfusion et/ou dialyse

(20)

exemples

Allemagne : début mai à mi juin 2011

2988 cas de STEC, 759 cas de SHU, 30 décès E Coli O104-H4

Graines germées

France nord debut juin

5 cas de SHU pédiatriques E Coli O157-H7

Steak haché

France /gironde juin 2011

15 cas épidémiques, 9 avec SHU E Coli O104-H4

Graines germées

(21)

Surveillance

DO des TIAC

Centre national de référence de E COLi

Surveillance du SHU chez moins de 15 ans

(+ de 2 cas groupés = enquête)

Résultats :

70 à 100 cas /an , + en été; chez moins de 3 ans 1% de décès

Viande hachée et contact avec personne ayant eu

une gastroentérite

(22)

Diarrh

Diarrh é é e post e post - - antibiotique antibiotique

Toute antibiothérapie peut donner de la diarrhée

Simple déséquilibre de la flore…

…jusqu’à pullulation de Clostridium difficile, producteur de toxines

Clinique (C. difficile)

Diarrhée le plus souvent banale

Colite pseudo-membraneuse (fièvre, diarrhée glairo-sanglante, …)

Diagnostic (C. difficile)

Mise en évidence de la toxine dans les selles

Rectosigmoïdoscopie : présence de fausses membranes

Traitement (C. difficile)

Symptomatique

Antibiotique spécifique

Prévention (C. difficile)

Isolement +++

(23)

Fi Fi è è vres typho vres typho ï ï des des

= septicémie à point de départ intestinal

Salmonella typhi, S. paratyphi (A, B ou C) Epidémiologie

100 à 150 cas/an en France, dont les 2/3 importés 17 millions cas/an dans le monde, 600 000 morts

Réservoir ⇒ l’homme : malades et porteurs asymptomatiques

Transmission : directe (mains sales), indirecte (aliments souillés, fruits de mer contaminés,…)

Facteurs de risque : SIDA et drépanocytose

Physiopathologie

Franchissement de la muqueuse digestive sans effraction Dissémination lymphatique puis sanguine (phase d’invasion)

Immunité : lyse des germes, libération d’endotoxine (phase d’état)

(24)

Fi Fi è è vres typho vres typho ï ï des : clinique des : clinique

Incubation : 1 à 2 semaines Phase d’invasion

Fièvre progressive jusqu’à 40°C

Céphalées, asthénie, insomnie, anorexie Douleurs abdominales, constipation

Pouls dissocié

Phase d’état

Fièvre en plateau à 40°C

Somnolence, obnubilation (tuphos), insomnie

Diarrhée (« jus de melon »), douleurs abdominales Splénomégalie

Éruption parfois

(25)

Fi Fi è è vres typho vres typho ï ï des : complications des : complications

Digestives

Hémorragies occultes, rarement importantes Perforation digestive ⇒ péritonite

Cardiaques

Troubles électriques Choc cardiogénique

Neurologiques

Encéphalite : rare et grave

Dissémination bactérienne

Cholécystite, ostéite, arthrite, abcès splénique…

Sur drépanocytose++

(26)

Fi Fi è è vres typho vres typho ï ï des : diagnostic des : diagnostic

Hémocultures

positives surtout pendant la première semaine (avant antibiothérapie)

Coproculture Inconstant Tardif

Sérologie

À partir de la 2

e

semaine Faux-positifs

en voie d’abandon

(27)

Fi Fi è è vres typho vres typho ï ï des des

Traitement

Antibiothérapie

5 à 14 jours selon l’antibiotique et la sensibilité

Transfusions, chirurgie,…

Prévention

Isolement, désinfection des selles, du linge et de la chambre Déclaration obligatoire

En pays d’endémie : hygiène, eau et aliments non souillés, Vaccination (typhim Vi)

1 à 5% d’évolution vers portage chronique > 6 mois

(28)

Toxi Toxi - - infections alimentaires collectives : TIAC infections alimentaires collectives : TIAC

« Apparition d’au moins 2 cas d’une symptomatologie en général digestive, dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire »

Consommation d’aliments contaminés par certaines bactéries ou leur toxines

Viandes (volailles) et œufs

Non-respect de la chaîne du froid, erreurs dans la préparation, délai, contamination par un porteur,…

Mécanisme invasif et / ou mécanisme toxinique

Epidémiologie

France 2001 : 559 foyers de TIAC déclarés

61% en restauration collective (dont 39% en milieu scolaire) 35% en milieu familial

(29)

TIAC : principales causes TIAC : principales causes

Incubation Agents possibles Nausées, vomissements 6 h Toxines préformées :

S. aureus, B. cereus

Diarrhée cholériforme 6 – 72 h C. perfringens, B. cereus, ETEC

Diarrhée, dysentérie, fièvre

10 – 72 h Salmonella, Shigella,

Yersinia, Campylobacter, Vibrio, EIEC

Troubles neurologiques : botulisme

C. botulinum

(30)

TIAC : diagnostic TIAC : diagnostic

Reconnaissance

Survenue brutale

Regroupement de cas (temps et espace), repas commun

Etiologie

Interrogatoire : syndrome toxinique ou invasif +/- Prélèvements

Déclaration obligatoire

⇒ Investigations

Épidémiologiques Microbiologiques Sanitaires

(31)

Botulisme Botulisme

Neuro-intoxication par la toxine de Clostridium botulinum

France : 278 cas (142 foyers) de 1991 à 2000, mortalité 1,8%

Contamination

Exogène indirecte : botulisme alimentaire (conserves artisanales ++) Exogène directe : botulisme d’inoculation (toxicomanes ++)

Endogène : production de toxine dans le tube digestif (nourrissons ++)

Physiopathologie

Neurotoxines ⇒ blocage de la transmission neurologique et neuromusculaire

Respecte le système nerveux central

(32)

Botulisme Botulisme

Incubation 12 à 72 heures (2 heures à 10 jours) Phase d’invasion

Aiguë : troubles digestifs

Progressive : troubles de la vision (accommodation)

Phase d’état

Signes oculaires (accommodation, diplopie)

Signes neurologiques (paires crâniennes, membres, muscles respiratoires) Risque de défaillance respiratoire

Autres : dysurie, occlusion, hypotension, troubles du rythme, syndrome sec…

Pas de fièvre, pas d’atteinte du SNC

Traitement

Symptomatique : ventilation, alimentation parentérale ou sur SNG, … Étiologique ?

Déclaration obligatoire

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AMOEBOSE

Agent :

entamoeba histolytica (homme seul reservoir) Protozoaire

Forme pathogène : Eh.histolytica

Forme de dissémination et de résistance : Eh.minuta

« péril fécal »

Transmission : voie digestive (eaux souillées, mains sales) Pathogénie :

Amibiase infestation (AI) : pas de symptôme (Ehm) Amibiase maladie : (Ehh): invasif

Amibiase colique, abcès amibien

Passage infestation → maladie

(34)

Clinique:

Amibiase colique : dysenterie amibienne Risque de perforation

Parasito des selles

Rectosigmoidoscopie: ulcérations muqueuses Amibiase hépatique : abcès

Hépatomégalie douloureuse + fièvre

Traitement

Amoebicide de contact : intetrix

métronidazole (Flagyl)

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