Énoncé
Dans ce problème, la partie V est indépendante des autres.
Un plan est rapporté à un repère R = (A, − → i , − →
j ) . On note
−
→ e θ = cos θ − →
i + sin θ − → j
Soit a et c deux réels strictement positifs. On introduit, pour θ ∈] − π, π] , les éléments suivants :
le point B de coordonnées (2c, 0) le point C θ déni par :
−−→ AC θ = 2a − → e θ la médiatrice D θ de [B, C θ ] .
le milieu H θ de [B, C θ ] .
le point d'intersection M θ (lorsqu'il existe) des droites D θ et (AC θ ) . l'ensemble C des points M θ .
le nombre θ
0= arccos a c lorsque a < c . Ces notations sont valables dans tout le problème.
Partie I. Situation géométrique. Calculs complexes.
Lorsque M est un point quelconque du plan, on note z(M ) l'axe de M relative au repère R .
1. Faire une gure dans chacun des trois cas :
0 < c < a, 0 < c = a, 0 < a < c
2. Quel est l'ensemble C lorsque c = a ? Dans toute la suite du problème, on supposera c 6= a .
3. Calculer les axes de A , B , C θ , H θ . Quel est l'ensemble des H θ lorsqe θ décrit ]−π, π] ? 4. a. Justier l'existence d'un λ ∈ R tel que z(M θ ) = λe iθ .
b. Montrer que
(λ − a − ce
−iθ)(a − ce iθ ) ∈ i R c. Préciser les θ pour lesquels M θ existe et calculer z(M θ ) . 5. Dans les cas c < a puis a < c , former le tableau des signes de
a
2− c
2a − c cos θ pour θ ∈] − π, π]
Partie II. Dénition bifocale.
1. Montrer que
−−−→ M θ C θ
=
−−−→ M θ B
2. En discutant de la position relative des trois points alignés A , M θ et C θ , montrer que C est une conique de foyers A et B . On fera une gure dans chaque cas.
Partie III. Enveloppes.
Dans cette partie, I est un intervalle de R et U , V , W sont trois fonctions dérivables dénies dans I (à valeurs dans R) telles que, pour tous les t de I :
U (t)V
0(t) − U
0(t)V (t) 6= 0, (U
0(t), V
0(t)) 6= (0, 0) On dénit les droites ∆ t et ∆
0t par leurs équations :
∆ t : U (t)x + V (t)y + W (t) = 0
∆
0t : U
0(t)x + V
0(t)y + W
0(t) = 0
1. Montrer que les droites ∆ t et ∆
0t se coupent. On note f (t) leur point d'intersection.
La courbe paramétrée f est appelée enveloppe de la famille de droites. Le support de la courbe paramétrée f est noté F .
2. Montrer que ∆ t est tangente en f (t) à F .
3. Exemple. Soit C
1un cercle de centre O (coordonnées (0, 0) ) et de rayon R et S un point de coordonnées (s, 0) . On supposera 0 < s < R .
a. Soit M un point de coordonnées (R cos t, R sin t) , former l'équation cartésienne de la droite (notée ∆ t ) perpendiculaire à (SM) et passant par M .
b. Former la courbe paramétrée f enveloppe de ces droites comme en 1.
Partie IV. Médiatrices.
1. Former l'équation de D θ .
2. On note D θ
0l'équation obtenue à partie de D θ en dérivant chaque coecient (comme en III). Montrer que D θ et D
0θ se coupent en M θ . En déduire que D θ est tangente en M θ à C .
3. Calculer le produit des distances
d(A, D θ )d(B, D θ )
des points A et B à la droite D θ .
4. Quelle est la courbe formée par la projection d'un foyer sur les tangentes à une hyper- bole ou une ellipse ? (Une telle courbe est appelée podaire)
Partie V. Podaire d'un foyer sur une parabole.
Soit P une parabole de foyer F et de directrice D . On choisit un repère dans lequel : l'équation de D est
x + p 2 = 0 les coordonnées de F sont ( p
2, 0)
1. a. Former l'équation cartésienne de P .
b. Montrer que P est le support de la courbe paramétrée u → M u dénie dans R où M u est le point de coordonnées (2pu
2, 2pu) .
2. Écrire une équation cartésienne de la tangente T u en M u à P . On note dans toute la suite K u le projeté orthogonal de M u sur D .
3. Calculer la distance de F à T u , calculer la distance de K u à T u . Que peut-on en déduire ? 4. Quel est l'ensemble des projetés orthogonaux de F sur les tangentes à la parabole ?
A B
C
θM
θH
θ DθFig. 1: I.1. Cas 0 < c < a .
Corrigé
Partie I.
1. Voir Fig. 1, Fig. 2, Fig.3 .
2. Lorsque c = a , comme B et C θ sont sur le même cercle (Fig. 2.) de centre A , l'inter- section de la médiatrice de [BC θ ] avec la droite (AC θ ) est toujours A .
C = {A}
3. Les calculs sont évidents :
z(A) = 0, z(B) = 2c, z(C θ ) = 2ce iθ , z(H θ ) = c + ae iθ Lorsque θ varie, le point H θ décrit le cercle de centre de point de coordonnées (c, 0) et de rayon a .
4. a. Comme M θ est sur la droite (AC θ ) , il existe un réel λ tel que z(M θ ) = λe iθ
b. Écrivons l'orthogonalité de − −−− →
H θ M θ et −−→
BC θ avec les axes complexes : λe iθ − c − ae iθ
2ae iθ − 2c ∈ i R
A B C
θM
θH
θDθ
Fig. 2: I.1.Cas 0 < c = a .
A B
Cθ
Mθ
Hθ
Dθ