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TD – Intégrales curvilignes et multiples - corrigé

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Academic year: 2022

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(1)

Polytech’Montpellier Méthodes Mathématiques pour l’Ingénieur STE4

1

TD – Intégrales curvilignes et multiples - corrigé

1- L’aire de la surface S est évidemment donnée par

∫∫

S

dS . L’élément de surface dS doit donc

être relié aux variations dx et dy des coordonn.ées x et y du point courant M de la surface S.

Lorsque x est fixé, la variation dz de ce point courant s’exprime simplement par y dy

dz z

= ∂ . Lorsque x est fixé, le point courant se déplace donc le long d’un vecteur de

composantes

y dy z dy Vx

= ∂ r 0

De même, lorsque y est fixé, la variation de z est simplement

x dx dz z

= ∂ et le point courant se déplace alors le long du vecteur de composantes

xdx z dx Vy

= ∂0 r

. Lorsque les coordonnées x et y du point courant changent simultanément, le point

courant se déplace donc dans le parallélépipède porté par les deux vecteurs précédents. L’aire de ce secteur est égal à l’élément de surface à prendre en compte dans l’intégrale de surface sur S et, par propriété du produit vectoriel on a la relation dS Vx Vy

r r ∧

= . Le résultat

recherché est alors obtenu directement en exprimant la norme du vecteur

1 y z x z

dxdy V

Vx y

−∂

−∂

=

∧ r r

.

Remarque : Dans le cas plus général d’une surface dont l’équation paramétrique est





=

=

=

) , (

) , (

) , (

v u z z

v u y y

v u x x

, le calcul de la surface se fait par l’intégrale suivante :

∫∫

u v

uv v

uG G dudv

G ,

avec

2 2

2



 

∂ + ∂



 

∂ + ∂



 

= ∂

u z u

y u

Gu x ,

2 2

2



 

∂ + ∂



 

∂ + ∂



 

= ∂

v z v

y v

Gv x et



 

∂ + ∂



 

∂ + ∂



 

= ∂

v z u z v

y u y v

x u Guv x

2- La surface S délimitée par les points A,B,C admet pour équation x+y+z=1, ou bien encore z=z(x,y)=1-x-y. Par application du résultat démontré au 1-, on trouve que l’aire

(2)

Polytech’Montpellier Méthodes Mathématiques pour l’Ingénieur STE4

2

recherchée vaut

∫ ∫

== == 



∂ + ∂



 

∂ + ∂

= 1

0 1 0

2 2 y 1

y

y x

x dxdy

y z x

Aire z , avec

( ) ( )

1 1 3

1

1 2 2

2 2

=

− +

− +

 =

 

∂ + ∂



 

∂ + ∂

y z x

z . On trouve alors immédiatement que l’aire

vaut

∫ ∫

=

=

=

1

0 1

0 2

3 3

x x

y

dydx . On remarque par ailleurs que ce résultat est bien cohérent avec le fait que le triangle A,B,C est équilatéral de côté a= 2. Sa hauteur est en effet donnée par

32 22

2

2 2

 =

 

−

=

h et son aire par

32 32

2 2 1

2 = =

ah .

3- I1 s’obtient en exprimant à partir du paramètre t : . On obtient

alors . En utilisant le fait que t = x/2, on

obtient ensuite

∫ ∫

=

=

+ +

=



 

 + +

=

=

4

2

2 x 16 2 16ln2 4 6

x C

k j i dx

x j x i

dx V I

r r r r

r r

. En utilisant le

fait que t = 2/y, on obtient aussi

. Finalement, avec, lorsque M

se déplace sur le contour C, dt j

i t dt k dz j dy i dx dOM

r r r

r r

2

2 − 2

= + +

= , on obtient

.

4- Pour tout contour fermé sur lequel le théorème de Green dans un plan s’applique, on

sait que

∫∫

 =

+



−∂

C S

Qdy Pdx y dxdy

P x

Q . Le choix particulier Q=x et P=0 donne

. En utilisant la représentation paramétrique pour l’ellipse considérée, on obtient alors . Il faut noter que plusieurs choix de P et Q conduisent à des expressions utilisables pour estimer l’aire d’une surface plane à partir d’une intégrale sur son contour. Par exemple Q=0 et P=-y conduit à , le choix P=-y et Q=x donne quant à lui . On pourra vérifier que ces intégrales curvilignes conduisent bien à la même estimation de l’aire de l’ellipse considérée.

V r

k t j t i V

r r r r

2 8 2

+ +

=

=

=

+ +

=

=

= 2

1

1 8ln2 2 3

t

t C

k j i dt

V dt V I

r r r r

r

=

=

 =



 + +

=

=

1

2

3 4 6 2 4ln2

2 4

y

y C

k j

i y dy

j i y dy

V I

r r r r

r r

2 2 ln 4 16

2 16

1

4 2 = −

 

 −

=

=

∫ ∫

=

= t

t C

t dt dOM t

V I

r

∫∫

= =

C S

xdy Aire

dxdy

[

π

[

θ θ

θ, sin , 0,2

cos = ∈

=a y b

x

( ) ∫ ( )

=

=

=

=

= +

=

= θ π

θ π

θ θ

π θ θ θ

θ 2

0 2

0

2 1 cos2

cos ab2 d ab

d ab

Aire

=

C

ydx Aire

+

=

C

xdy ydx Aire 2

1

(3)

Polytech’Montpellier Méthodes Mathématiques pour l’Ingénieur STE4

3 5- Le vecteur normal à S s’exprime simplement dans la base naturelle associée aux coordonnées sphériques par et sur la sphère de centre O de rayon R l’élément de surface s’exprime en coordonnées sphériques

(

r,ϕ,θ

)

par

θ ϕ ϕd d R

dS = 2sin . Le flux de V r

à travers S ne fait donc intervenir que la

composante de portée par err

, soit ϕ

θ ϕ θ

ϕcos sin sin ( )cos sin

)

(y x x2z x2 z

Vr = − + + + . On a utilisé pour établir ce

résultat les relations suivantes qui lient les coordonnées (vecteurs de base) cartésiennes et sphériques : x =rsinϕcosθ

θ ϕsin sin r y =

ϕ cos r z =

θ

ϕ θ

θ ϕ θ

ϕ e e e

ir rr r r

sin cos

cos cos

sin + −

=

ϕ ϕ

ϕe e

kr rr r

sin

cos +

=

En utilisant les coordonnées sphériques uniquement on a alors ϕ ϕ θ

ϕ θ

θ ϕ ϕ θ

θ θ

ϕ(sin cos )cos sin cos cos sin ( sin cos cos )cos

sin2 − + 3 3 2 + 2 2 +

= R R R R

Vr

Le flux de V r

à travers S est alors donné par l’intégrale . Les plus courageux pourront vérifier que cette intégrale donne bien le résultat obtenu de manière plus élégante dans la question suivante.

6- On choisit de fermer S en ajoutant S’, le disque de rayon R, de centre 0 et contenu dans le plan z=0, soit S’ définie par x2+ y2R, z =0. On note Σ la surface fermée Σ=S+S’ et on se propose d’appliquer le théorème de la divergence au champ vectoriel

et à la surface Σ : . Un simple calcul

permet de montrer que le champ V r

est à divergence nulle, si bien que le flux recherché s’exprime simplement par

∫∫

=

∫∫

' S S

dS n V dS

n

Vr r r r

. Sur S’, le vecteur normal unitaire extérieur est simplement et la coordonnée z est nulle si bien que

∫∫

∫∫

=

' 2 S S

dxdy x dS

n Vr r

. En introduisant alors les coordonnées polaires

( )

ρ,β dans le plan (xOy) telles que xcosβ, y= ρsinβ, on obtient facilement

cos 4

2 4

0 2 3 0

d R d dS

n V

R

S

β π ρ β

πρ

β ρ

=

=

∫ ∫

∫∫

=

=

r r

7- En introduisant les coordonnées polaires

( )

r,θ telles que x =rcosθ, y =rsinθ on trouve que I s’écrit =

∫∫

2 2

R

r rdrd e

I θ. On a utilisé ici le fait que l’élément de surface s’écrit en polaire sous la forme dS =rdrdθ (voir la remarque ci-dessous). En explicitant les domaines de variations des coordonnées polaires on obtient

r

r e

e nr r r

=

=~

V r

θ

ϕ θ

θ ϕ θ

ϕ e e e

j rr r r

r

cos sin

cos sin

sin + +

=

∫∫ ∫ ∫

=

=

=

S

r d d

V R

dS n V

π θ π ϕ

θ ϕ

2 ϕ

0 2 /

0

2 sin

r r

V

r

∫∫∫

=

∫∫

=

∫∫

+

∫∫

Σ S S'

V

dS n V dS n V dS n V dv V

divr r r r r r r

k

− r

(4)

Polytech’Montpellier Méthodes Mathématiques pour l’Ingénieur STE4

4

=

=

= π

θ 2 θ

0 0

2rdrd e

I r

r

soit π  =π



=

0

2

2 2 1e r

I . Par ailleurs on remarque que I

s’écrit également 4 4 .

2

0 0

0

2 2

2 2

2





= 

=

=

∫ ∫ ∫ ∫ ∫

=

=

=

−∞

=

−∞

=

x x y

y x

x y

y x

x dx e dy e dx e dy e dx

e

I On en

déduit le résultat attendu

0 2

2 = π

+∞

dx

e x .

Remarque : L’expression de dS en polaire s’obtient géométriquement en disant que dS est égal à l’aire du « rectangle » porté par les vecteurs

(

e~rrdr,e~rθdθ

)

ce qui conduit bien à

θ rdrdθ

dS(r, ) = . De même en cartésien, l’aire portée par les vecteurs

(

e~rxdx,e~rydy

)

=

(

irdx,rjdy

)

donne directement dS(x,y) =dxdy. La relation de passage entre les deux expressions fait intervenir le déterminant suivant (aussi appelé le Jacobien) :

r r r y

r y

x r x

J − =

=

∂ ∂

= θ θ

θ θ

θ θ

cos sin

sin

cos . On a la relation dxdy= J drdθ. Notez que cette

relation généralise au cas de plusieurs variables la formule de changement de variable utilisée pour les intégrales simples, à savoir du

u dx x

= ∂ .

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