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Les premières années d’Amades

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Texte intégral

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Bulletin Amades

Anthropologie Médicale Appliquée au Développement Et à la Santé  

73 | 2008 73

Les premières années d’Amades

Jean Benoist

Édition électronique

URL : http://journals.openedition.org/amades/448 DOI : 10.4000/amades.448

ISSN : 2102-5975 Éditeur

Association Amades Édition imprimée

Date de publication : 1 mars 2008 ISSN : 1257-0222

Référence électronique

Jean Benoist, « Les premières années d’Amades », Bulletin Amades [En ligne], 73 | 2008, mis en ligne le 01 mars 2009, consulté le 08 septembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/amades/448 ; DOI : https://doi.org/10.4000/amades.448

Ce document a été généré automatiquement le 8 septembre 2020.

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Les premières années d’Amades

Jean Benoist

1 Vingt ans après l’initiative qu’ils ont su prendre, il convient de rendre hommage aux fondateurs d’Amades. Ils sont deux : Alice Desclaux et Bernard Faliu. Venus l’un et l’autre de Toulouse à Aix pour préparer le DEA « Biologie humaine et société », ils en ont été parmi les premiers titulaires. Ils y cherchaient ce que leur formation de médecins ne leur avait pas apporté, et dont ils avaient pris conscience lors d’expériences de vie très fortes, pour l’une en Inde, pour l’autre en Nouvelle-Guinée.

2 Depuis, leurs chemins ont divergé. Bernard Faliu, après quelques travaux anthropologiques et de nombreuses missions humanitaires, est devenu médecin inspecteur de la santé. Alice Desclaux a poursuivi son itinéraire dans le champ médico- anthropologique qui était l’une des composantes du DEA.

3 C‘est peu avant de retourner à Toulouse qu’Alice Desclaux et Bernard Faliu ont décidé de créer une association qui éveillerait des travaux futurs et qui maintiendrait les liens avec le laboratoire d’Aix et avec ceux qui y avaient étudié ; il s’agissait de s’appuyer sur ces forces pour promouvoir une approche anthropologique des problèmes de développement en matière de santé. Lorsque le projet a été prêt, ils m’ont offert la présidence du bureau provisoire de l’association, ce que j’ai accepté sans hésiter, tout en gardant un doute intérieur sur l’avenir de cette entreprise. D’ailleurs, je dois confesser que, durant les premières années, cette présidence a été assez passive et mon engagement assez épisodique, tandis qu’A.D. s’employait avec l’appui de B.F à rédiger seule et à diffuser un bulletin, et à faire connaître les thèmes de l’association,.

4 Le nom choisi pour l’association (Anthropologie médicale appliquée au développement et à la santé) avait une signification forte. Dans le contexte français, de curieuses pratiques qui n’avaient guère à voir avec la science, s’opposaient à l’expression

« anthropologie médicale » et préféraient celle d’« ethnomédecine » ou , plus tard, d’« anthropologie de la santé (ou de la maladie) ». Sous un discours d’apparence théorique, certains ethnologues refusaient l’entrée dans ce champ de recherche de quiconque était marqué du sceau de la médecine. Paradoxe certes, mais qui caractérise un milieu, alors fort peu conscient de sa coupure des courants internationaux. Et puis il

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y avait la notion d’application. Chose horrible aux mêmes yeux, jusqu’à ce que l’argent du Sida les fasse changer de position…

5 Quoiqu’il en soit, AMADES se développa. Les collaborations se multiplièrent, bien au- delà des anciens étudiants.

6 Grâce à l’un d’eux, Pascal Cathébras, devenu depuis professeur de médecine à St Etienne, Amades organisa le 11 mars 1989 une « Journée scientifique d’anthropologie médicale », qui fut son véritable démarrage. Le public était bien plus nombreux qu’on ne l’avait espéré. Les intervenants dépassaient le noyau fondateur d’Amades, qui s’était d’ailleurs élargi. Dans l’ordre alphabétique on notait : Jean Benoist, Bernard Blethon, Pascal Cathébras, Alice Desclaux, François Laplantine, Anne Marcovitch, Hugues Rousset, Odina Sturzenegger, Bernard Taverne. L’ouvrage « La dimension culturelle de la maladie, premières approches », paru peu après, fut la première publication d’Amades.

7 Le rythme ne se ralentit pas ; un second colloque fut organisé à Marseille le 28 avril 1990 par Marc Egrot et Bernard Taverne, avec le concours de l’Institut de Médecine tropicale du service de santé des armées et sous la présidence du Pr Minkowski.

L’ouvrage qui en rend compte « Interventions sanitaires et contexte culturel » fut le second de la série des publications d’Amades.

8 L’impulsion donnée par ces colloques entraîna de nombreuses adhésions. Et c’est alors que s’achevèrent l’enfance et l’adolescence d’Amades.

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Mots-clés : anniversaire

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