E3A
CONCOURS ENSAM-ESTP-ARCHIMEDE
Epreuve de Math´´ ematiques A MP Corrig´e
Questions de cours 1. SoientN etN0 deux normes surE.
On dit queN etN0 sont ´equivalentes ssi :∃(k1, k2)∈(R+∗)2,∀X ∈E, k1N(X)6N0(X)6k2N(X).
2. SoitX ∈E. Alors :∃i0∈ {1, . . . , n}, N∞(X) =|xi0|.
Donc (N∞(X))p=|xi0|p6
n
X
k=1
|xk|p. D’o`u : N∞(X)6Np(X).
D’autre part, par d´efinition deN∞(X), on a : ∀k∈ {1, . . . , n},|xk|6N∞(X) donc
∀k∈ {1, . . . , n},|xk|p6(N∞(X))p et
n
X
k=1
|xk|p 6n(N∞(X))p.
Comme toutes les quantit´es sont positives, on en d´eduit que :Np(X)6n1/p N∞(X).
Donc les normesNp etN∞ sont ´equivalentes.
3. DansRn, toutes les normes sont ´equivalentes .
4. On note :B= (e1, . . . , en) la base canonique deRn. SoitX ∈E; alorsX =
n
X
k=1
xkek. Doncu(X) =
n
X
k=1
xku(ek) par lin´earit´e.
D’o`u, grˆace `a l’in´egalit´e triangulaire :N∞(u(X))6
n
X
k=1
|xk|N∞(u(ek))6N∞(X)×
n
X
k=1
N∞(u(ek)).
En posant K=
n
X
k=1
N∞(u(ek)) , on en d´eduit donc que : ∀X∈E, N∞(u(X))6KN∞(X).
5. Un endomorphismeud’un espace vectoriel norm´eE est continu ssi uest lipschitzien ssi
∃k∈R+,∀X∈E, N(u(X))6kN(X) ssiuest continu au point 0E.
6. Comme toutes les normes sont ´equivalentes dansRn, en utilisant la question4.et l’une des caract´erisations de la continuit´e d’une application lin´eaire vues `a la question5., on en d´eduit que :
tout endomorphisme deRn est continu .
Partie 1.
1. On calculetAA et l’on obtient :tAA=I3. Donc A est orthogonale . 2. On a, par la m´ethode de Sarrus : det(A) = 1
27(4 + 4 + 4−1 + 8 + 8) = 1.
Donc l’endomorphismeuest une rotation.
3. On calcule le polynˆome caract´eristique deA; on obtient : χA(x) = (x−1)(x−1
3−i2√ 2 3 )(x−1
3+i2√ 2 3 ).
χA est scind´e `a racines simples dansC; par th´eor`eme, Aest diagonalisable dansM3(C) . 4. 4.1 D’apr`es les questions de cours,u´etant lin´eaire etE de dimension finie,
uest un endomorphisme continu de E .
De plus, commeuest une isom´etrie vectorielle, on a :∀X ∈E,ku(X)k=kX k. D’apr`es la d´efinition de la norme subordonn´ee qui nous est rappel´ee, on a donc : k|uk|= 1 .
4.2 Soit w ∈ LC(E). Par composition, l’application X 7−→k w(X) k est continue sur E donc sur la sph`ere-unit´eS(0E,1) ={X ∈E,kX k= 1}. Or, commeE est de dimension finie et queS(0E,1) est ferm´ee (image r´eciproque du ferm´e{1} par l’application continueX 7−→kX k) et born´ee, S(0E,1) est un compact deE. Comme toute application continue sur un compact y est born´ee et atteint ses bornes, il existeX0∈S(0E,1) tel quek|wk|=kw(X0)k .
5. On sait que la norme subordonn´ee est une norme d’alg`ebre deLC(E).
Donc∀k∈N,k|uk k|6k|uk|k, soit∀k∈N,k|ukk|61.
Donc la suite (uk) est une suite born´ee de LC(E).
6. Dans ce qui suit, on confond tout vecteur deEavec la matrice-colonne qui lui est canoniquement associ´ee.
6.1 ker(v) est l’axe de la rotationu. On a : X∈ker(v)⇐⇒AX=X ⇐⇒
2
3x+23y+13z = x
−23x+13y+23z = y
1
3x−23y+23z = z
⇐⇒
x = z y = 0 . Donc ker(v) = Vect((1,0,1)) .
6.2 SoientX ∈ker(v) etY ∈Im(v).
AlorsAX=X et il existeZ ∈E tel queY =Z−u(Z) =Z−AZ.
D’o`u :< X, Y >=tXY =tXZ−tXAZ.
Mais commeAest orthogonale,tA=A−1 donc
AX=X⇐⇒X =A−1X⇐⇒X =tAX⇐⇒tX =tXA.
D’o`u :< X, Y >=tXZ−tXZ= 0. Comme ceci est vrai pour tout ´el´ementX ∈ker(v) etY ∈Im(v), ker(v) et Im(v) sont orthogonaux .
6.3 D’apr`es la question pr´ec´edente, on sait que ker(v)∩Im(v) = {0E}. Par le th´eor`eme du rang : dim(ker(v)) + dim(Im(v)) = dim(E), donc, par caract´erisation : E= ker(v)⊕Im(v) .
6.4 Donc, pour toutX ∈E, il existe un uniqueX1∈ker(v) et un uniqueY ∈Im(v) tels que :X=X1+Y. MaisY ∈Im(v)⇐⇒ ∃Z∈E, Y =Z−u(Z) ; d’o`u
∀X ∈E,∃!X1∈ker(v),∃Z∈E, X=X1+Z−u(Z) .
6.5 Soient X ∈E et m ∈N∗. D’apr`es la question pr´ec´edente :X =X1+Z−u(Z) o`u X1 ∈ker(v) et Z∈E. Alorsv(X1) = 0E, soit u(X1) =X1 et donc∀k∈N, uk(X1) =X1. Donc :
pm(X) = 1 m
m−1
X
k=0
uk(X) = 1 m
m−1
X
k=0
uk(X1) + 1 m
m−1
X
k=0
uk(Z)− 1 m
m−1
X
k=0
uk+1(Z).
Or, 1 m
m−1
X
k=0
uk(X1) =X1 et, par t´elescopage : 1 m
m−1
X
k=0
uk(Z)− 1 m
m−1
X
k=0
uk+1(Z) = 1
m(Z−um(Z)).
D’o`u :pm(X) =X1+ 1
m(Z−um(Z)).
On a :kZ−um(Z)k6(kZ k+kum(Z)k).
De la question 5., on d´eduit que : k Z−um(Z) k6 (k Z k + k|um k|k Z k) 6 2 k Z k puisque k|umk|61 pour toutm∈N.
La suite (Z−um(Z))m∈Nest donc born´ee. D’o`u lim
m→+∞
1
m(Z−um(Z)) = 0E. Donc la suite (pm(X)) converge versX1 c’est-`a-dire vers la projection deX
sur ker(v) parall`element `a Im(v) .
Partie 2.
1. SoitA∈ Mn(C). On suppose quek| Ak|= 0.
Alors : ∀X ∈E,k X k= 1 =⇒k AX k= 0 =⇒AX = 0E. Mais, quitte `a diviserX par sa norme, on en d´eduit, puisqueA0E= 0E que, pour toutX ∈E,AX= 0E. DoncA=On.
Pour toutλ∈R, on a :k| λAk|= sup
kXk=1
kλAX k=|λ| sup
kXk=1
kAXk=|λ| k| Ak|.
Pour toutes matricesAet B, on a : pour toutX ∈E,
k(A+B)X k=kAX+BX k6kAXk+kBX k6k| Ak|+k| Bk|.
D’o`u : k| A+Bk|6k| Ak|+k| Bk|. Donc k| k| est une norme surMn(R) . 2. 2.1 B est produit de matrices `a coefficients r´eels, donc est `a coefficients r´eels.
De plus :tB=t(tAA) =tAttA=tAA=B. DoncB est sym´etrique . D’autre part :∀X ∈E,tXBX=tXtAAX=t(AX)AX=< AX, AX >>0.
DoncB∈ Sn+(R).
Par th´eor`eme,B est diagonalisable et ses valeurs propres sont positives ou nulles .
SiA∈GLn(R),tA∈GLn(R) donc, par produit,B ∈GLn(R). Donc 0 n’est pas valeur propre deB.
SiA∈GLn(R),B ∈ Sn++(R) et ses valeurs propres sont strictement positives .
2.2 SiU est une matrice semblable `a B,U etB ont le mˆeme polynˆome caract´eristique, donc les mˆemes valeurs propres, donc ρ(U) =ρ(B) .
Notons que, puisque les valeurs propres deB sont positives ou nulles, ρ(B) = sup{λ, λ∈sp(B)}= max{λ, λ∈sp(B)}.
2.3 Par le th´eor`eme spectral, on sait queB est diagonalisable dans une base orthonormaleB.
Donc il existeP ∈ On(R) et une matriceD= diag(λ1, . . . , λn) diagonale telles que : B=P DtP (λ1, . . . , λn sont les valeurs propres deB distinctes ou non).
Or, on a, pour X ∈ E : k AX k2=< AX, AX >= tXBX = tXP DtP X. On pose : Y = tP X; alorstY =tXP et k AX k2=tY DY =
n
X
i=1
λiyi2. Comme P est une matrice orthogonale, k Y k2=
tY Y =tXPtP X = tXX =k X k2. Si on prend X ∈E tel que k X k= 1, on a alors : k AX k26 ρ(B)
n
X
i=1
yi2=ρ(B).
On en d´eduit donc que : k|Ak|26ρ(B) .
2.4 Notonsi0un entier entre 1 et ntel queρ(B) =λi0 et X0 un vecteur propre deB, unitaire, associ´e
`
a la valeur propreρ(B).
On a :kAX0k2=tX0BX0=ρ(B)tX0X0=ρ(B). D’o`u : k|Ak|2 =ρ(B) .
3. 3.1 Siuest une homoth´etie de rapportγ6= 0, pour toutX ∈E, on a :AX=γXdonckAXk=|γ| kX k.
Donc k|Ak|=|γ| .
3.2 Pour toutk∈N,uk est une homoth´etie de rapportγk donck|Akk|=|γ|k et (Ak)k∈Nest born´ee ssi|γ|61 .
3.3 On a :∀k∈N, Ak =γkIn doncPm= 1 m
m−1
X
k=0
γk
!
In, soit Pm= 1−γm
m(1−γ)In carγ6= 1. Comme
|γ|<1, il est clair que lim
m→+∞Pm=On .
4. ERREUR d’ ´ENONC ´E : il faut supposer queuest un endomorphisme deE autoadjoint.
4.1 Par le th´eor`eme spectral,uest diagonalisable dans une base orthonormale etA∈ Sn(R). D’apr`es la question 2.,k|Ak|2=ρ(B) o`u B=tAA=A2. Or, comme A est diagonalisable, les valeurs propres deA2 sont :λ21, λ22, . . . , λ2n. Doncρ(B) =ρ(A2) = (ρ(A))2.
D’o`u : k|Ak|=ρ(A) .
4.2 Pour tout k ∈ N, les valeurs propres deAk sont : λk1, λk2, . . . , λkn et Ak ∈ Sn(R). Donc, d’apr`es ce que l’on a d´emontr´e `a la question pr´ec´edente, on a :k|Ak k|=ρ(Ak). Mais ρ(Ak) = sup{|λk |, λ∈ Sp(A)}= (ρ(A))k.
Donck|Akk|= (ρ(A))k et la suite (Ak) est born´ee ssiρ(A)61 .
4.3 On sait qu’il existeP ∈ On(R) telle que : A=P DtP o`u D= diag(λ1, . . . , λn).
Alors :∀k∈N, Ak =P Dk tP avecDk= diag(λk1, . . . , λkn).
D’o`u :Pm=P diag
1−λm1
m(1−λ1), . . . , 1−λmn m(1−λn)
tP. Comme, pour touti∈ {1, . . . , n},|λi|<1, alors lim
m→+∞Pm=O . Partie 3.
1. On a, par d´efinition dev:X ∈ker(v)⇐⇒u(X) =X. Donc ∀m∈N∗,∀X ∈ker(v), pm(X) = 1
m
m−1
X
k=0
X=X.
2. pmetv sont des polynˆomes enudonc commutent d’apr`es le cours. Donc ∀m∈N∗, pm◦v=v◦pm. D’o`u : pm◦v=v◦pm=pm−u◦pm. Oru◦pm= 1
m
m−1
X
k=0
uk+1= 1 m
m
X
k=1
uk. Par t´el´escopage, on obtient : pm◦v= 1
m(idE−um).
3. 3.1 On a :X ∈Im(v) donc il existeY ∈E tel queX =v(Y).
Alorspm(X) = (pm◦v)(Y) = 1
m(Y −um(Y)).
D’o`u :kpm(X)k6 1
m(kY k+kum(Y)k)6 1
m(kY k+kY kk|umk|).
On obtient donc :kpm(X)k6 kY k
m (1+k|umk|).
On se donneGun suppl´ementaire de ker(v) dansE; on sait quev induit une bijection not´eev1 de G sur Im(v). Dans le calcul pr´ec´edent, on peut alors prendreY =v1−1(X). De plus, comme Gest de dimension finie et que v1 est lin´eaire,v1 est continue. D’o`u : kY k6k X k k|v1−1 k|. En posant K=kX k k|v1−1k|, on a bien : ∀m∈N∗,kpm(X)k6K
m(1+k|umk|).
3.2 Par hypoth`ese, la suite (um) est born´ee. Donc lim
m→+∞
K
m(1+k|umk|) = 0.
Par le th´eor`eme d’encadrement, on en d´eduit que : la suite (pm(X))m∈N∗ converge vers 0E . 4. Soit X ∈ ker(v)∩Im(v) ; d’apr`es la question 1. : ∀m ∈ N∗, pm(X) = X. Mais, par passage `a la limite
quand m tend vers l’infini, comme X ∈Im(v), d’apr`es la question 3.2, lim
m→+∞pm(X) = 0E =X. Donc ker(v)∩Im(v) ={0E} et la somme est directe .
5. Mais, d’apr`es le th´eor`eme du rang, on a : dimE= dim(ker(v)) + dim(Im(v)) = dimH. Donc H =E . 6. On a, d’apr`es ce qui pr´ec`ede,E= ker(v)⊕Im(v) donc :
∀X ∈E,∃!(X1, X2)∈ker(v)×Im(v), X=X1+X2.
On a alors :pm(X) =X1+pm(X2). D’apr`es la question3.2, lim
m→+∞pm(X2) = 0E donc
m→+∞lim pm(X) =X1=p(X). La suite (pm)m∈N∗ converge donc simplement surE versp . Partie 4.
1. On a :k|idE k|= 1 et, pour toutm∈N∗ :k|umk|6k|uk|m61.
Donc la suite des it´er´es deuest born´ee . 2. Commeuest continu,pmest continu.
On a :∀m∈N∗,k|pmk|6 1 m
m−1
X
k=0
k|uk k|6 1 m
m−1
X
k=0
1 = m
m = 1. Donc : ∀m∈N∗,k|pmk|61 .
3. 3.1 ERREUR d’ ´ENONC ´E : il faut prouver que pour tout entier naturelmnon nul, pour toutT ∈Im(v) on a :kpm(X)k6k|pmk|.kX−T k+kpm(T)k.
Par lin´earit´e depm, pour toutT ∈Im(v),pm(X) =pm(X−T) +pm(T), puiskpm(X)k6kpm(X−T)k+kpm(T)k, d’o`u :
kpm(X)k6k|pmk| kX−T k+kpm(T)k . 3.2 Des questions pr´ec´edentes, on d´eduit que :
∀m∈N∗,∀T ∈Im(v),kpm(X)k6kX−T k+kpm(T)k.
Soitε >0 ; comme X ∈Imv, il existeT ∈Im(v) tel quekX−T k6 ε
2. On choisit alors Y ∈E tel quev(Y) =T. Un calcul du mˆeme genre que celui fait `a la question3.1de la partie 3 donne :
kpm(T)k6kY k
m (1+k|umk|)62kY k m . Par le th´eor`eme d’encadrement, on obtient : lim
m→+∞k pm(T)k= 0. Donc, il existe N ∈N∗ tel que, pour toutm>N, on ait : kpm(T)k6 ε
2.
D’o`u :∀ε >0,∃N ∈N∗,∀m∈N, m>N ⇒kpm(X)k6ε. Donc la suite (pm(X)) converge vers 0E . 4. La d´emonstration est identique `a celle faite `a la question4de la partie 3.
Donc la sommeH = ker(v) + Imv est directe . 5. Soitm∈N∗.
5.1 v etpmcommutent donc, par th´eor`eme : ∀m∈N∗,Im(v) est stable parpm .
5.2 SoitX ∈Imv; il existe alors une suite (Xk)k∈Nde vecteurs de Im(v) qui converge versX. Par conti- nuit´e depm, la suite (pm(Xk))k∈Nest convergente de limitepm(X). D’apr`es la question pr´ec´edente, pour toutk∈N,pm(Xk)∈Im(v), doncpm(X)∈Imv. Donc Imv est stable parpm .
5.3 Comme v et pm commutent, ker(v) est stable par pm. H est la somme de sous-espaces vectoriels stables parpm, donc H est stable parpm .
5.1 La d´emonstration est identique `a celle faite `a la question 6de la partie 3, en rempla¸cantpmparπm
etpparπ. Donc la suite (pm)m∈Nconverge simplement sur H versπ .
5.2 On a, par continuit´e depm: ∀X ∈H,k pm(X)k6k|pmk| kX k6kX k d’apr`es la question2. En passant `a la limite quandmtend vers +∞, on obtient : ∀X ∈H,kπ(X)k6kX k .
5.3 Commeπest lin´eaire, d’apr`es les caract´erisations des applications lin´eaires continues rappel´ees dans les questions de cours, π∈ LC(H) (nouvelle coquille :πn’est d´efinie que surH).
Partie 5.
1. Si X ∈E, Y =u(X) est une sous-suite deX donc reste born´ee. DoncY ∈E. La lin´earit´e est ´evidente.
Donc uest bien un endomorphisme de E .
2. SoientX ∈E etY =u(X). On a : kY k= supn∈N|xn+1|= supn∈N∗|xn|6supn∈N|xn |=kX k.
D’o`u :∀X∈E,ku(X)k6kX k. Doncuest continu etk|uk|61. Mais, si l’on consid`ere la suite constante X ´egale `a 1, on a :u(X) =X. Donc k|uk|= 1 .
3. On a :X∈ker(v) ssi∀n∈N, xn=xn+1 ssi X est constante.
Donc ker(v) est l’ensemble des suites constantes .
4. SoitX ∈Im(v) ; il existeY ∈E tel queX =v(Y) c’est-`a-dire :∀n∈N, xn =yn−yn+1. On a alors :∀n∈N∗, sn =
n−1
X
k=0
xk =
n−1
X
k=0
(yk−yk+1) =y0−yn.
D’o`u : ∀n∈N∗,|sn|6|y0|+|yn|62kY kcar Y est born´ee. Donc S est born´ee.
R´eciproquement, soitX= (xk)k∈N telle que la suiteS d´efinie par le texte soit born´ee.
Alors il existeM >0 tel que :∀n∈N,|sn |6M.
D’o`u : ∀n∈N,|xn |=|sn+1−sn |6|sn+1|+|sn |62M. DoncX est born´ee.
En posant :∀n∈N, yn=−sn, on a :∀n∈N, yn−yn+1=−sn+sn+1=xn. Doncv(Y) =X etX ∈Im(v).
D’o`u l’´equivalence : X∈Im(v) ssiS d´efinie pars0= 0 et∀n∈N∗, sn=
n−1
X
k=0
xk est born´ee . 5. On construit la suiteX = (xn)n∈Nde la fa¸con suivante :∀n∈N,∀k∈
m(m+ 1),(m+ 1)2−1
, xk= 1 et ∀k ∈
(m+ 1)2,(m+ 1)(m+ 2)−1
, xk = 0. Donc X = (1,0,1,1,0,0,1,1,1,0,0,0, . . .). Pour tout m ∈ N∗, on pose : pm(X) = (yn(m))n∈N∗. La suite (pm(X))m∈N∗ est divergente car elle ne v´erifie pas le crit`ere de Cauchy. En effet, on a :∀m∈N∗,∀n∈N, yn(m)= 1
m
n+m−1
X
k=n
xk. Par construction de la suiteX, on a :∀m∈N∗, ym(m−1)(m) = 1 etym(m−1)(2m) = 1
2. D’o`u : ∀m∈N∗,kpm(X)−p2m(X)k>|ym(m−1)(m) −y(2m)m(m−1)|= 1
2. Il existe donc une suiteX ∈E telle que la suite (pm(X))m∈N∗ diverge .
FIN DE L’ ´EPREUVE.