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Introduction R´esum´e: • Forumn 1 ForumPhysique 38

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Forum scientifique et p´edagogique BV 224/Octobre 2008

2. Il r´esulte de cette propri´et´e que, si un point M est distribu´e uniform´ement sur la sph`ere, alors sa coordonn´ee z est uniform´ement distribu´ee dans l’intervalle [−R, R].

En effet, la probabilit´e que z appartiennent `a un intervalle [a, b] est la probabilit´e que M appartiennent `a la bande sph´erique comprise entre les hauteurs a et b. Cette probabilit´e est proportionnelle `a l’aire de la bande, elle-mˆeme ´egale `a l’aire de la bande correspondante du sus-dit cylindre, donc proportionnelle `a la hauteurb−a.

3. Il se trouve qu’on applique une propri´et´e analogue au spin J d’une particule. On suppose que la composante Jz/¯hest uniform´ement distribu´ee dans [−j, j], o`u j = 0 ou 1/2 modulo un entier. Sous cette supposition, la valeur moyenne deJz2 vaut alors j(j+ 1)¯h2/3, et la valeur moyenne deJ2, somme des valeurs moyennes deJx2,Jy2et Jz2, vautj(j+ 1)¯h2.

Le rapprochement entre2et3est physiquement classique (voir par exempleFeymann, M´ecanique quantique, InterEditions, 1979, p. 485). Le rapprochement entre1et2est math´ematiquement classique. Il suffit alors d’utiliser la propri´et´e de transitivit´e de la relation de rapprochement. . .

Forum Physique

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O`u situer la limite de l’irr´eversibilit´e ? Contribution de Jean-Michel LAFAILLE.

R´ esum´ e :

Commentaires `a propos d’un type d’exercices de thermodynamique, sens´e mettre en ´evidence l’irr´eversibilit´e, mais dont il serait pr´ef´erable de voir disparaˆıtre l’interpr´etation pour le moins douteuse.

Introduction

La d´etente irr´eversible de Joule/Gay-Lussac a inspir´e des variantes dans quelques exercices. H´elas, si l’irr´eversibilit´e de l’exp´erience d’origine est claire, celle des autres cas envisag´es n’est pas du tout ´evidente, ce qui conduit `a des interpr´etations pour le moins douteuses.

L’exemple type de variante [1] correspond au cas d’un gaz contenu dans un r´ecipient cylindrique, ferm´e dans sa partie sup´erieure par un piston sans frottement, le tout ´etant initialement en ´equilibre sous l’effet du poids du piston. Dans une premi`ere partie, on ajoute sur le piston une importante surcharge et on consid`ere que le r´e´equilibrage correspond `a une compression irr´eversible ; dans une seconde partie, on ajoute une succession de petites surcharges ayant le mˆeme total et on consid`ere que le r´e´equilibrage est quasi r´eversible.

Le point embarrassant est que l’effet de la grande surcharge, mˆeme s’il peut sembler brutal, est en g´en´eral quasi r´eversible (en l’absence de frottement).

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39 1. Quasi r´ eversibilit´ e

Sous l’effet de la gravitation et de la r´eaction du piston, la surcharge ne peut pas descendre avec une acc´el´eration d´epassant celle de la pesanteur (`a cause de son inertie).

Sa descente ne d´epasse pas l’ordre de grandeur du m`etre, donc sa vitesse ne d´epasse pas quelques m`etres par seconde : c’est tout `a fait n´egligeable en comparaison des vitesses d’agitation thermique. La compression!!brutale""est donc quasi r´eversible.

Plus pr´ecis´ement, il faudrait comparer la dur´ee de la descente et la dur´ee de

!!r´e´equilibrage"" de la r´epartition statistique des vitesses (selon le facteur de Boltz- mann). Seules les plus faibles vitesses sont perturb´ees de fa¸con non n´egligeables ; or, dans les conditions usuelles, les temps moyens de collision sont tels que la r´epartition des vitesses est r´e´equilibr´ee quasi instantan´ement en comparaison de la dur´ee de descente il en serait peut-ˆetre autrement pour un fluide fortement visqueux, mais ce n’est pas le cas envisag´e.

Remarque 1. Les exercices d´ecrits supposent souvent la masse du piston !!n´egligeable"". Ceci est plausible en comparaison de la masse de la surcharge ajout´ee, mais plutˆot improbable en comparaison de la masse du gaz.

Remarque 2. Etrangement, l’hypoth`ese de quasi r´eversibilit´e est g´en´eralement admise pour´ les compressions et d´etentes intervenant dans les moteurs `a explosion ; comment se fait-il que l’hypoth`ese contraire soit utilis´ee pour cette compression ?

2. Travail des forces pressantes

L’exercice calcule g´en´eralement le travail re¸cu par le gaz en consid´erantδW =−pextdV, o`u pext prend en compte l’action de la surcharge et est donc sup´erieure `a la pression du gaz.

Remarque.Pour une pression ext´erieure p0, un piston de masse n´egligeable et une surcharge de masse M, la pression !!moyenne"" correspondante est pext = p0 + Mg/S ; comme beaucoup d’´el`eves confondent encore pression et force pressante, il s’agit d’un abus de notation un peu gˆenant.

Il me semble important de pr´eciser que, dans les cas o`u le gaz est hors d’´equilibre et n’a pas une pression uniforme (si le d´es´equilibre n’est pas trop violent, pour que la pression soit d´efinie en chaque point), la notation pext d´esigne en fait la pression `a la limite du syst`eme en contact avec l’ext´erieur (l`a o`u se produit la variation de volume correspondante).

Dans le cas ´etudi´e ici, puisque la compression est quasi r´eversible, la pression du gaz est quasi uniforme ; le travail re¸cu par le gaz est doncδW =−p dV ; la diff´erence est en fait re¸cue par le piston et la surcharge, dont l’´energie cin´etique et l’´energie potentielle varient.

Mais surtout, une fois arriv´e `a la nouvelle position d’´equilibre, l’ensemble du piston et de la surcharge continue `a cause de son ´energie cin´etique. . . En fait, en l’absence de frottement, il oscille ind´efiniment autour de l’´equilibre [2].

3. Rˆ ole des frottements

La n´ecessaire action d’un frottement, pour atteindre la nouvelle situation d’´equilibre du piston, ne peut pas raisonnablement ˆetre obtenue par interaction entre le piston et le gaz : le gaz parfait est plutˆot de viscosit´e n´egligeable, et il semble difficile d’imaginer un jeu de palettes mis en mouvement par le piston pour cr´eer des remous suffisants.

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Le principal frottement doit ˆetre envisag´e entre le piston et la paroi lat´erale du r´ecipient ; mˆeme pour un tube et un piston ajust´es par un fin polissage `a l’´emeri, l’´etanch´eit´e implique un in´evitable frottement. Ce sont donc ces solides qui!!r´ecup`erent""

l’essentiel de l’´energie m´ecanique correspondante sous forme d’´energie interne, associ´ee

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a une ´el´evation de temp´erature. Or la capacit´e thermique des parties solides est tr`es sup´erieure `a celle du gaz, donc l’infime variation de temp´erature correspondante est quasi inobservable.

Le gaz subit pour sa part, en assez bonne approximation, une compression quasi r´eversible adiabatique.

Remarque.Si le frottement est faible (le piston effectue dans ce cas de nombreuses oscillations avant de se stabiliser `a la nouvelle position d’´equilibre), le gaz subit plutˆot globalement l’´equivalent d’une compression quasi statique isotherme, puisqu’il se r´e´equilibre au fur et `a mesure (la position moyenne autour de laquelle s’effectuent les oscillations se d´ecale progressivement en cons´equence).

4. Conclusion

Ma conclusion est qu’il est utile de favoriser la communication pour contribuer

`a ´eliminer les exercices de ce genre pouvant encore !!traˆıner"" dans les manuels insuffisamment retravaill´es j’en ai encore tr`es r´ecemment rencontr´e, dans deux sp´ecimens offert par les ´editions. . . [1]. . ., d’o`u ma d´ecision de proposer cet article.

R´ ef´ erences

[1] Je choisis ici d´elib´er´ement de ne pas citer de r´ef´erence mon but n’est pas de pointer du doigt les coll`egues qui, probablement par faute de temps, se sont laiss´es entraˆıner `a reproduire dans leurs ouvrages des variantes de cet exercice trouv´ees ailleurs.

[2] Il me semble par contre int´eressant de citer des livres o`u le point d´elicat de l’exercice est au moins ´evoqu´e (en envisageant des oscillations du piston, des remous dans le gaz associ´es `a l’amortissement. . .) :

S.Olivier,Thermodynamique – premire ann´ee, ´Editions Tec & Doc.

P.Gr´ecias& J.-P.Migeon,Physique – premire ann´ee, ´Editions Tec & Doc.

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