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Cours d’alg`ebre 3 Fili`ere : SMIA Semaine du 27-04-2020 Hanine Abdelouahab

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Texte intégral

(1)

Cours d’alg` ebre 3

Fili`ere : SMIA Semaine du 27-04-2020

Hanine Abdelouahab

Universit´e Mohammed 5.

Facult´e des sciences

epartement de Math´ematiques-Rabat.

4 mai 2020

(2)

Famille libre-li´ ee-g´ en´ eratrice

Definition

1) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est libre si

λ1v12v2+· · ·+λpvp= 0 =⇒ λi = 0, ∀ 1≤i ≤p

2) On dit que la famille estli´eedans le cas contraire. 3) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est g´en´eratrice si

∀v ∈E ∃λ1, . . . , λp∈K v =λ1v1+· · ·+λpvp. Autrement dit :Vect(v1,v2, . . . ,vp) =E

4) Une familleB= (v1,v2, . . . ,vn) deE est unebase deE si B est une famille libre et g´en´eratrice.

Exemple : Soientv1 =

2

−1 0 3

,v2=

1

25

−1

etv3 = 7

−1 5 8

. Alors {v1,v2,v3} forme une famille li´ee, car 3v1+v2−v3= 0.

(3)

Famille libre-li´ ee-g´ en´ eratrice

Definition

1) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est libre si

λ1v12v2+· · ·+λpvp= 0 =⇒ λi = 0, ∀ 1≤i ≤p 2) On dit que la famille estli´eedans le cas contraire.

3) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est g´en´eratrice si

∀v ∈E ∃λ1, . . . , λp∈K v =λ1v1+· · ·+λpvp. Autrement dit :Vect(v1,v2, . . . ,vp) =E

4) Une familleB= (v1,v2, . . . ,vn) deE est unebase deE si B est une famille libre et g´en´eratrice.

Exemple : Soientv1 =

2

−1 0 3

,v2=

1

25

−1

etv3 = 7

−1 5 8

. Alors {v1,v2,v3} forme une famille li´ee, car 3v1+v2−v3= 0.

(4)

Famille libre-li´ ee-g´ en´ eratrice

Definition

1) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est libre si

λ1v12v2+· · ·+λpvp= 0 =⇒ λi = 0, ∀ 1≤i ≤p 2) On dit que la famille estli´eedans le cas contraire.

3) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est g´en´eratrice si

∀v∈E ∃λ1, . . . , λp∈K v =λ1v1+· · ·+λpvp.

Autrement dit :Vect(v1,v2, . . . ,vp) =E

4) Une familleB= (v1,v2, . . . ,vn) deE est unebase deE si B est une famille libre et g´en´eratrice.

Exemple : Soientv1 =

2

−1 0 3

,v2=

1

25

−1

etv3 = 7

−1 5 8

. Alors {v1,v2,v3} forme une famille li´ee, car 3v1+v2−v3= 0.

(5)

Famille libre-li´ ee-g´ en´ eratrice

Definition

1) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est libre si

λ1v12v2+· · ·+λpvp= 0 =⇒ λi = 0, ∀ 1≤i ≤p 2) On dit que la famille estli´eedans le cas contraire.

3) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est g´en´eratrice si

∀v∈E ∃λ1, . . . , λp∈K v =λ1v1+· · ·+λpvp. Autrement dit :Vect(v1,v2, . . . ,vp) =E

4) Une familleB= (v1,v2, . . . ,vn) deE est unebase deE si B est une famille libre et g´en´eratrice.

Exemple : Soientv1 =

2

−1 0 3

,v2=

1

25

−1

etv3 = 7

−1 5 8

. Alors {v1,v2,v3} forme une famille li´ee, car 3v1+v2−v3= 0.

(6)

Famille libre-li´ ee-g´ en´ eratrice

Definition

1) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est libre si

λ1v12v2+· · ·+λpvp= 0 =⇒ λi = 0, ∀ 1≤i ≤p 2) On dit que la famille estli´eedans le cas contraire.

3) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est g´en´eratrice si

∀v∈E ∃λ1, . . . , λp∈K v =λ1v1+· · ·+λpvp. Autrement dit :Vect(v1,v2, . . . ,vp) =E

4) Une familleB= (v1,v2, . . . ,vn)de E est unebase deE si B est une famille libre et g´en´eratrice.

Exemple : Soientv1 =

2

−1 0 3

,v2=

1

25

−1

etv3 = 7

−1 5 8

. Alors {v1,v2,v3} forme une famille li´ee, car 3v1+v2−v3= 0.

(7)

Famille libre-li´ ee-g´ en´ eratrice

Definition

1) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est libre si

λ1v12v2+· · ·+λpvp= 0 =⇒ λi = 0, ∀ 1≤i ≤p 2) On dit que la famille estli´eedans le cas contraire.

3) Une famille{v1,v2, . . . ,vp}de E est g´en´eratrice si

∀v∈E ∃λ1, . . . , λp∈K v =λ1v1+· · ·+λpvp. Autrement dit :Vect(v1,v2, . . . ,vp) =E

4) Une familleB= (v1,v2, . . . ,vn)de E est unebase deE si B est une famille libre et g´en´eratrice.

Exemple : Soientv1 =

2

−1 0 3

,v2=

1

25

−1

etv3 = 7

−1 5 8

. Alors{v1,v2,v3} forme une famille li´ee, car 3v1+v2−v3= 0.

(8)

Dimension

Lemme

SoitE un espace vectoriel. SoitL une famille libre et soit G une famille g´en´eratrice finie deE. Alors CardL ≤CardG.

Ce lemme implique le r´esultat important :

Proposition

SoitE un K-espace vectoriel admettant une base ayant n

´el´ements. Alors :

1 Toute famille libre de E a au plus n ´el´ements.

2 Toute famille g´en´eratrice deE a au moinsn ´el´ements. Cette proposition impliquera bien le th´eor`eme de la dimension :

Corollaire

SiE est un espace vectoriel admettant une base ayantn ´el´ements, alors toute base deE poss`eden ´el´ements.

(9)

Dimension

Lemme

SoitE un espace vectoriel. SoitL une famille libre et soit G une famille g´en´eratrice finie deE. Alors CardL ≤CardG.

Ce lemme implique le r´esultat important :

Proposition

SoitE un K-espace vectoriel admettant une base ayant n

´el´ements. Alors :

1 Toute famille libre de E a au plus n´el´ements.

2 Toute famille g´en´eratrice deE a au moinsn ´el´ements.

Cette proposition impliquera bien le th´eor`eme de la dimension :

Corollaire

SiE est un espace vectoriel admettant une base ayantn ´el´ements, alors toute base deE poss`eden ´el´ements.

(10)

Dimension

Lemme

SoitE un espace vectoriel. SoitL une famille libre et soit G une famille g´en´eratrice finie deE. Alors CardL ≤CardG.

Ce lemme implique le r´esultat important :

Proposition

SoitE un K-espace vectoriel admettant une base ayant n

´el´ements. Alors :

1 Toute famille libre de E a au plus n´el´ements.

2 Toute famille g´en´eratrice deE a au moinsn ´el´ements.

Cette proposition impliquera bien le th´eor`eme de la dimension : Corollaire

SiE est un espace vectoriel admettant une base ayantn ´el´ements,

(11)

Existence d’une base

Une version importante et plus g´en´erale de ce qui pr´ec`ede est le th´eor`eme suivant :

Th´eor`eme (Th´eor`eme de la base incompl`ete)

SoitE un K-espace vectoriel admettant une famille g´en´eratrice finie.

1 Toute famille libre Lpeut ˆetre compl´et´ee en une base.

C’est-`a-dire qu’il existe une familleF telle que L ∪ F soit une famille libre et g´en´eratrice de E.

2 De toute famille g´en´eratriceG on peut extraire une base deE. C’est-`a-dire qu’il existe une famille B ⊂ G telle queB soit une famille libre et g´en´eratrice de E.

Pour la preuve voir le cours

(12)

Existence d’une base

Une version importante et plus g´en´erale de ce qui pr´ec`ede est le th´eor`eme suivant :

Th´eor`eme (Th´eor`eme de la base incompl`ete)

SoitE un K-espace vectoriel admettant une famille g´en´eratrice finie.

1 Toute famille libre Lpeut ˆetre compl´et´ee en une base.

C’est-`a-dire qu’il existe une familleF telle que L ∪ F soit une famille libre et g´en´eratrice de E.

2 De toute famille g´en´eratriceG on peut extraire une base deE. C’est-`a-dire qu’il existe une familleB ⊂ G telle queB soit une famille libre et g´en´eratrice de E.

Pour la preuve voir le cours

(13)

Dimension d’un espace vectoriel

Th´eor`eme

SoitB= (v1,v2, . . . ,vn) une base deE. Tout vecteur v ∈E s’exprime de facon unique comme combinaison lin´eaire d’´el´ements deB. Autrement dit

∀v∈E,∃!λ1, . . . , λn∈K v =λ1v1+· · ·+λpvn.

Definition

SiB est une base finie de E, le nombre de vecteurs deB est appel ladimension deE (finie) not´eedimE.

l’existence d’une base, c’est ´equivalent `a l’existence d’une famille finie g´en´eratrice.

Th´eor`eme (Th´eor`eme de la dimension)

Toutes les bases d’un espace vectorielE de dimension finie ont le mme nombre d’´el´ements.

(14)

Dimension d’un espace vectoriel

Th´eor`eme

SoitB= (v1,v2, . . . ,vn) une base deE. Tout vecteur v ∈E s’exprime de facon unique comme combinaison lin´eaire d’´el´ements deB. Autrement dit

∀v∈E,∃!λ1, . . . , λn∈K v =λ1v1+· · ·+λpvn.

Definition

SiB est une base finie de E, le nombre de vecteurs deB est appel ladimension deE (finie) not´eedimE.

l’existence d’une base, c’est ´equivalent `a l’existence d’une famille finie g´en´eratrice.

Th´eor`eme (Th´eor`eme de la dimension)

Toutes les bases d’un espace vectorielE de dimension finie ont le mme nombre d’´el´ements.

(15)

Dimension d’un espace vectoriel

Th´eor`eme

SoitB= (v1,v2, . . . ,vn) une base deE. Tout vecteur v ∈E s’exprime de facon unique comme combinaison lin´eaire d’´el´ements deB. Autrement dit

∀v∈E,∃!λ1, . . . , λn∈K v =λ1v1+· · ·+λpvn.

Definition

SiB est une base finie de E, le nombre de vecteurs deB est appel ladimension deE (finie) not´eedimE.

l’existence d’une base, c’est ´equivalent `a l’existence d’une famille finie g´en´eratrice.

Th´eor`eme (Th´eor`eme de la dimension)

Toutes les bases d’un espace vectorielE de dimension finie ont le mme nombre d’´el´ements.

(16)

Exemples

1 La base canonique de R2 est ((10),(01)). La dimension de R2 est donc 2.

2 Les vecteurs ((21),(11))forment aussi une base de R2, et illustrent qu’une autre base contient le mme nombre d’´el´ements.

3 Plus g´en´eralement,Kn est de dimensionn, car par exemple sa base canonique(e1,e2, . . . ,en) contientn ´el´ements.

4 dimRn[X] =n+ 1car une base deRn[X]est (1,X,X2, . . . ,Xn), qui contientn+ 1´el´ements.

(17)

Exemple

Soientu=1

11

etv =1

23

deux vecteurs de R3. D´eterminons P =Vect(u,v).

x

yz

∈Vect(u,v) ⇐⇒ x

yz

=λu+µv pour certainsλ, µ∈R

⇐⇒ x

yz

1

11

1

23

⇐⇒

x = λ+µ y = λ+ 2µ z = λ+ 3µ

Donc nous obtenons :P ={(x,y,z) :x−2y+z = 0}. On a aussi x

yz

= x y 2y−x

=x 1

−10

+y0

12

=⇒ Vect( 1

−10

,0

12

)et dimP = 2

(18)

Dimension d’un espace vectoriel

Il reste `a ´enoncer un r´esultat important et tr`es utile :

Th´eor`eme

SoientE unK-espace vectoriel de dimensionn, etF = (v1, . . . ,vn) une famille den vecteurs deE. Il y a ´equivalence entre :

(i) F est une base deE, (ii) F est une famille libre deE, (iii) F est une famille g´en´eratrice deE.

Autrement dit, lorsque le nombre de vecteurs consid´er´e est exactement ´egal `a la dimension de l’espace vectoriel, l’une des deux conditions – ˆetre libre ou bien g´en´eratrice – suffit pour que ces vecteurs d´eterminent une base de E.

Pour la preuve voir le cours

(19)

Dimension d’un sous-espace vectoriel

SoitF un sous espace vectoriel de E Nous allons voir que : lorsque E est de dimension finie alorsF aussi.

Th´eor`eme

SoitE un K-espace vectoriel de dimension finie.

1 Alors tout sous-espace vectoriel F deE est de dimension finie ;

2 dimF ≤dimE;

3 F =E ⇐⇒ dimF =dimE.

Th´eor`eme (Th´eor`eme des quatre dimensions)

SoientE un espace vectoriel de dimension finie etF,G des sous-espaces vectoriels deE. Alors :

dim(F +G) =dimF +dimG −dim(F ∩G) SiE =F ⊕G, alors dimE =dimF +dimG.

(20)

Dimension d’un sous-espace vectoriel

SoitF un sous espace vectoriel de E Nous allons voir que : lorsque E est de dimension finie alorsF aussi.

Th´eor`eme

SoitE un K-espace vectoriel de dimension finie.

1 Alors tout sous-espace vectoriel F deE est de dimension finie ;

2 dimF ≤dimE;

3 F =E ⇐⇒ dimF =dimE.

Th´eor`eme (Th´eor`eme des quatre dimensions)

SoientE un espace vectoriel de dimension finie etF,G des sous-espaces vectoriels deE. Alors :

dim(F +G) =dimF +dimG −dim(F ∩G)

SiE =F ⊕G, alors dimE =dimF +dimG.

(21)

Dimension d’un sous-espace vectoriel

SoitF un sous espace vectoriel de E Nous allons voir que : lorsque E est de dimension finie alorsF aussi.

Th´eor`eme

SoitE un K-espace vectoriel de dimension finie.

1 Alors tout sous-espace vectoriel F deE est de dimension finie ;

2 dimF ≤dimE;

3 F =E ⇐⇒ dimF =dimE.

Th´eor`eme (Th´eor`eme des quatre dimensions)

SoientE un espace vectoriel de dimension finie etF,G des sous-espaces vectoriels deE. Alors :

dim(F +G) =dimF +dimG −dim(F ∩G) SiE =F ⊕G, alors dimE =dimF +dimG.

(22)

Exemples

Soient les sous-espaces vectoriels deR3 suivants : F =x

yz

∈R3 |2x−3y+z = 0 et G =Vect(u,v)o`u u=1

11

et v = 2

−11

.Est-ce queF =G?

1 On remarque queu et v ne sont pas colin´eaires, donc dimG = 2, de plus u∈F etv ∈F c-`a-d G ⊂F et dimF ≥dimG.

2 On a dimF <dimR3 = 3 car le vecteur1

00

∈/F donc mais puisque F contient G alors dimF ≥dimG = 2, donc la dimension de F ne peut tre que2.

3 On a donc d´emontr´e queG ⊂F et quedimG =dimF, ce qui entrane G =F.

(23)

Exemples

Soient les sous-espaces vectoriels deR3 suivants : F =x

yz

∈R3 |2x−3y+z = 0 et G =Vect(u,v)o`u u=1

11

et v = 2

−11

.Est-ce queF =G?

1 On remarque queu et v ne sont pas colin´eaires, donc dimG = 2, de plus u∈F etv ∈F c-`a-d G ⊂F et dimF ≥dimG.

2 On a dimF <dimR3 = 3 car le vecteur1

00

∈/F donc mais puisque F contient G alors dimF ≥dimG = 2, donc la dimension de F ne peut tre que2.

3 On a donc d´emontr´e queG ⊂F et quedimG =dimF, ce qui entrane G =F.

(24)

Exemples

Soient les sous-espaces vectoriels deR3 suivants : F =x

yz

∈R3 |2x−3y+z = 0 et G =Vect(u,v)o`u u=1

11

et v = 2

−11

.Est-ce queF =G?

1 On remarque queu et v ne sont pas colin´eaires, donc dimG = 2, de plus u∈F etv ∈F c-`a-d G ⊂F et dimF ≥dimG.

2 On a dimF <dimR3 = 3 car le vecteur1

00

∈/F donc mais puisque F contient G alors dimF ≥dimG = 2, donc la dimension de F ne peut tre que2.

3 On a donc d´emontr´e queG ⊂F et quedimG =dimF, ce qui entrane G =F.

(25)

Exemples

Soient les sous-espaces vectoriels deR3 suivants : F =x

yz

∈R3 |2x−3y+z = 0 et G =Vect(u,v)o`u u=1

11

et v = 2

−11

.Est-ce queF =G?

1 On remarque queu et v ne sont pas colin´eaires, donc dimG = 2, de plus u∈F etv ∈F c-`a-d G ⊂F et dimF ≥dimG.

2 On a dimF <dimR3 = 3 car le vecteur1

00

∈/F donc mais puisque F contient G alors dimF ≥dimG = 2, donc la dimension de F ne peut tre que2.

3 On a donc d´emontr´e queG ⊂F et quedimG =dimF, ce qui entrane G =F.

(26)

Rang d’une famille de vecteurs :

E un K-espace vectoriel {v1, . . . ,vp}des vecteurs de E

Vect(v1, . . . ,vp) est de dimension finie

D´efinition

Le rang de la famille{v1, . . . ,vp} est la dimension du sous-espace vectoriel engendr´e par les vecteurs v1, . . . ,vp

rg(v1, . . . ,vp) =dimVect(v1, . . . ,vp)

Proposition

1 0≤rg(v1, . . . ,vp)≤p

2 rg(v1, . . . ,vp)≤dimE

(27)

Rang d’une famille de vecteurs :

E un K-espace vectoriel {v1, . . . ,vp}des vecteurs de E

Vect(v1, . . . ,vp) est de dimension finie

D´efinition

Le rang de la famille{v1, . . . ,vp} est la dimension du sous-espace vectoriel engendr´e par les vecteurs v1, . . . ,vp

rg(v1, . . . ,vp) =dimVect(v1, . . . ,vp)

Proposition

1 0≤rg(v1, . . . ,vp)≤p

2 rg(v1, . . . ,vp)≤dimE

(28)

Rang d’une famille de vecteurs :

E un K-espace vectoriel {v1, . . . ,vp}des vecteurs de E

Vect(v1, . . . ,vp) est de dimension finie

D´efinition

Le rang de la famille{v1, . . . ,vp} est la dimension du sous-espace vectoriel engendr´e par les vecteurs v1, . . . ,vp

rg(v1, . . . ,vp) =dimVect(v1, . . . ,vp)

Proposition

1 0≤rg(v1, . . . ,vp)≤p

2 rg(v1, . . . ,vp)≤dimE

(29)

Exemples

Quel est le rang de{v1,v2,v3}dans l’espace vectoriel R4?

v1= 1

01 0

, v2=

0

11 1

, v3 =

−1

10 1

Dans R4 doncrg(v1,v2,v3)≤4 3 vecteurs donc rg(v1,v2,v3)≤3 v16= 0 donc rg(v1,v2,v3)≥1

rg(v1,v2,v3)≥rg(v1,v2) = 2 car v1 et v2 pas colin´eaires La famille {v1,v2,v3} est libre ou li´ee ?

R´esoudre λ1v12v23v3= 0

On trouve v1−v2+v3 = 0, la famille est donc li´ee Ainsi Vect(v1,v2,v3) =Vect(v1,v2)

rg(v1,v2,v3) =dimVect(v1,v2,v3) = 2

(30)

Exemples

Quel est le rang de{v1,v2,v3}dans l’espace vectoriel R4?

v1= 1

01 0

, v2=

0

11 1

, v3 =

−1

10 1

Dans R4 donc rg(v1,v2,v3)≤4 3 vecteurs donc rg(v1,v2,v3)≤3 v16= 0 donc rg(v1,v2,v3)≥1

rg(v1,v2,v3)≥rg(v1,v2) = 2 car v1 et v2 pas colin´eaires La famille {v1,v2,v3} est libre ou li´ee ?

R´esoudre λ1v12v23v3= 0

On trouve v1−v2+v3 = 0, la famille est donc li´ee Ainsi Vect(v1,v2,v3) =Vect(v1,v2)

rg(v ,v ,v ) =dimVect(v ,v ,v ) = 2

(31)

Soitf :E →F une application lin´eaire Noyau def :Ker(f) =

x ∈E |f(x) = 0F est un SEV de E Image def :Imf =f(E) =

f(x) |x ∈E est un SEV de F f : R3 → R2

(x,y,z) 7→ (−2x,y+ 3z)

(x,y,z)∈Ker(f) ⇐⇒ f(x,y,z) = (0,0)

(x,y,z)∈Ker(f) ⇐⇒ (x,y,z) = (0,−3z,z),z ∈R DoncKer(f) =Vect

(0,−3,1)

Calculons l’image de f. Fixons(x0,y0)∈R2.

(x0,y0) =f(x,y,z) ⇐⇒

−2x = x0 y+ 3z = y0

On peut prendre par exemplex =−x20,y0 =y,z = 0. On a f(−x20,y0,0) = (x0,y0). DoncIm(f) =R2.

(32)

Rang d’une application lin´eaire :

Proposition

SiE est de dimension finie, alors

Imf =f(E) est un espace vectoriel de dimension finie Si (e1, . . . ,en)est une base deE, alors

Imf =Vect f(e1), . . . ,f(en) La dimension deImf est appel´ee rang de f rg(f) =dimImf =dimVect f(e1), . . . ,f(en)

Proposition

SiE et F sont de dimension finie alors

rg(f)≤min (dimE,dimF)

(33)

Exemples (Calcul du rang def)

f :R3→R2 f(x,y,z) = (3x−4y+ 2z,2x−3y−z) e1=

1

0 0

e2 = 0

1 0

e3 = 0

0 1

(e1,e2,e3) est la base canonique deR3 v1=f(e1) =f

1

00

= (32) v2=f(e2) =f

0

10

= −4−3 v3 =f(e3) =f

0

01

= −12 3vecteurs donc rgf 3

rgf dimR2= 2 f 6= 0doncrgf 1 rgf = 1ou2

v1 et v2 sont lin´eairement ind´ependants, donc rgf = 2

(34)

Th´ or` eme du rang :

f :E →F est une application lin´eaire E est de dimension finie

le noyau de f est Kerf =

x ∈E |f(x) = 0F l’image de f estImf =f(E) =

f(x)|x∈E

Th´eor`eme (du rang)

dimE =dimKerf +dimImf dimE =dimKerf +rgf

(35)

Exemples f :R4→R3

f(x1,x2,x3,x4) = (x1−x2+x3,2x1+2x2+6x3+4x4,−x1−2x3−x4) Premi`ere m´ethode : On calcule d’abord le noyau

(x1,x2,x3,x4)∈Kerf ⇐⇒ f(x1,x2,x3,x4) = (0,0,0)

⇐⇒

x1 − x2 + x3 = 0

2x1 + 2x2 + 6x3 + 4x4 = 0

−x1 − 2x3 − x4 = 0

⇐⇒

x1 − x2 + x3 = 0 x2 + x3 + x4 = 0 Kerf =

(−2x3−x4,−x3−x4,x3,x4)|x3,x4 ∈R

Kerf =

x3 −2

−1 10

+x4

−1

−1 01

=Vect −2

−1 10

,

−1

−1 01

dimKerf = 2

Th´eor`eme du rang : dimImf =dimR4−dimKerf = 4−2 = 2

(36)

Exemples

f :Rn[X] −→ Rn[X] P(X) 7−→ P00(X) Quel est le rang et la dimension du noyau def ?

Premi`ere m´ethode : on calcule d’abord le noyau

P(X)Kerf ⇐⇒ P00(X) = 0 ⇐⇒ P0(X) =aP(X) = aX+b

Kerf =Vect(1,X)doncdimKerf = 2 Par le th´eor`eme du rang,

rgf =dimImf =dimRn[X]dimKerf = (n+ 1)2 =n1 Deuxi`eme m´ethode : on calcule d’abord l’image

(1,X,X2, . . . ,Xn)est une base de l’espace de d´epartRn[X]

doncrgf =dimImf =dimVect f(1),f(X), . . . ,f(Xn) f(1) = 0etf(X) = 0, pourk2,f(Xk) =k(k1)Xk−2 f(X2),f(X3), . . . ,f(Xn) =

2,6X,12X2, . . . ,n(n1)Xn−2 Degr´es ´echelonn´es impliquergf =n1

(37)

Un isomorphisme est une application lin´eaire bijective

Proposition

Sif :E →F un isomorphisme entre espaces vectoriels de dimension finie alorsdimE =dimF

Th´eor`eme

Soitf :E →F app lin´eaire o`u E etF de dimension finie SidimE =dimF, alors

f est bijective ⇐⇒ f est injective ⇐⇒ f est surjective

D´emonstration.

f injective ⇐⇒ Kerf ={0} ⇐⇒ dimImf =dimE ⇐⇒

dimImf =dimF ⇐⇒ Imf =F ⇐⇒ f surjective

(38)

Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y)

f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

(39)

Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

(40)

Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension

(x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

(41)

Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf

⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

(42)

Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0

⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

(43)

Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

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Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0 x−y = 0

⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

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Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0)

Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

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Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

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Exemples

f :R2 →R2 d´efinie parf(x,y) = (x−y,x+y) f est-elle bijective ?

Espace de d´epart et espace d’arriv´ee de mme dimension (x,y)∈Kerf ⇐⇒ f(x,y) = 0 ⇐⇒ (x−y,x+y) = (0,0)

⇐⇒

x+y = 0

x−y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0) Kerf =

(0,0) donc f est injective

Par le th´eor`eme pr´ec´edent f est un isomorphisme

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