mathématiques - S2
TD 5 : Développements limités - corrigé
département Mesures Physiques - IUT1 - Grenobleexercices théoriques 1. Déterminer les limites suivantes :
(a) lim
x→0cos(x) − 1
x (b) lim
x→01 sin x − 1
x (c) lim
x→0cos(2x) − 1 arctan(x
2) (d) lim
x→0√ 1 + x − 1 − sin(x/2)
x
2(e) lim
x→01
sin
2x − 1 x
2corrigé succinct : (a) Au voisinage de 0,cos(x) = 1−x2/2 +.., donc cos(x)−1
x =−x/2 +..: la limite est 0.
(b) On peut commencer par exprimer la différence en réduisant les fractions au même dé- nominateur pour se ramener à une forme indéterminée du type "0/0" : 1
sinx − 1 x = x−sinx
xsinx . On peut alors écrire un développement limité du dénominateur et du numéra- teur avec un terme non nul :x−sinx=x3/6 +x3ǫ(x)etxsinx=x2+x2ǫ(x), donc
x−sinx
xsinx =x/6 +xǫ(x), et ainsi la limite est nulle.
(c) Pour lever l’indétermination du type "0/0", il faut effectuer des développements limi- tés du numérateur et du dénominateur ayant chacun un terme principal non nul (au moins). On peut ainsi, pour le dénominateur, écrirecos 2x−1 = −4x2/2 +x2ǫ(x) etarctan(x2) = x2 +... Le quotient est donc de la forme −4x2/2 +x2ǫ(x)
x2+.. =
−2 +ǫ(x)
1 +ǫ(x) , et la limite en 0 est−2.
(d) Un développement limité d’ordre 2 du dénominateur suffira. Or√
1 +x−1 =x/2− x2/8 +x2ǫ(x)et−sin(x/2) =−x/2 +x2ǫ(x), donc la limite cherchée est−1/8.
(e) On peut additionner les fractions et faire un développement limité des numérateurs et dénominateurs. On peut aussi procéder ainsi :sin2(x) = (x− 1
6x3+x4ǫ(x))2 = x2−1
3x4+x4ǫ(x), donc 1 sin2x− 1
x2 = 1
x2(1 1
− 1
3x2+x2ǫ(x) −1) = 1
x2(1 +13x2+ x2ǫ(x)−1) =1
3+ǫ(x), la limite cherchée est donc1/3.
2. Donner, en précisant leur position relative, les asymptotes aux courbes :
C
1: y = x
3cos 1
x − x
3C
2: y = 1 − 3x
23 − 2x C
3: y = √
2x
2− x + 1
corrigé succinct : C1: de même on constate qu’en l’infini, en utilisant un développement limité d’ordre 4 en 0 decosupuis en remplaçantupar 1xon obtient x3cos1x−x3=−x2 +24x1 +x1ǫ(1x), donc y=−x2 est asymptote , située au dessous deC1en+∞et en dessus en−∞. C2: pour pouvoir utiliser les calculs usuels de développements limités, on commence par faire apparaître des1/xen factorisantx2au dénominateur etxau numérateur :
1−3x2
3−2x = −3x−2x2×1−1/(3x1−3/(2x)2)
= 3x2(1 +2x3 +12x232 +x12ǫ(1/x)) (division selon les puissances croissantes)
1−3x2
3−2x = 3x2 +94 +8x23+x1ǫ(1/x)
donc la droite d’équationy= 3x2 +94 est asymptote en−∞et en+∞, située au dessous de C2en+∞, au dessus en−∞. De plus on a évidemment une asymptote verticale pourx= 3/2.
C3: on factorise2x2pour se ramener au développement limité de√ 1 +u= 1 + 12u−18u2+u2ǫ(u):
√2x2−x+ 1 = √ 2x2q
1−2x1 +2x12
= √
2x2(1 +12(−2x1 +2x12)−18(−2x1 +2x12)2+ (−2x1 +2x12)2ǫ(−2x1 +2x12)
= √
2x2(1−4x1 +4x12)−184x12+x12ǫ(1/x)
√2x2−x+ 1 = √
2x2(1−4x1 +32x72 +x12ǫ(1/x)) Donc sixtend vers+∞,y=√
2(x−14+32x7 +1xǫ(1/x)).
La droite d’équationy=√
2(x−14)est donc asymptote en+∞ , et C3est située au dessus de son asymptote (car le coefficient de1/x,7/32, est positif).
De même sixtend vers−∞,y=−√
2(x−14+32x7 +x1ǫ(1/x)). La droite d’équation y=−√
2(x−14)est asymptote, etC3est située au dessus de son asymptote (car le coefficient de1/xest négatif et1/xest aussi négatif).
3. Donner les développements limités des expressions suivantes : (a) √
1 − 2x en 0 à l’ordre 3 (b) 1
2 − x en 0 à l’ordre 4 (c) 3 sin 2x − 2 sin 3x en 0 à l’ordre 3 (d) 1
3 + 2x
2en 0 à l’ordre 6 (e) x
3+ 2x
2− 3x + 1
1 − x
2+ x
4en 0 à l’ordre 3 (f) 1
2 − x en 1 à l’ordre 4 (g) sin(x) à l’ordre 3 en π/4
corrigé succinct : (a)√
1−2x= (1−2x)1/2donc en utilisant le développement limité de (1 +t)αavect=−2xetα= 1/2, on trouve
√1−2x= 1−x−12x2−12x3+x3ǫ(x).
(b) 1 2−x =1
2. 1
1−x/2, donc en utilisant le développement limité de 1
1 +t(avec t=-x/2), on trouve 1
2−x= 12(1 +x 2+ (x
2)2+ (x 2)3+ (x
2)4+x4ǫ(x)). Après simplification, 1
2−x= 1 2+1
4x+1 8x2+ 1
16x3+ 1
32x4+x4ǫ(x).
(c) Il suffit d’utiliser deux fois le développement desinpour trouver 3 sin 2x−2 sin 3x= 5x3+x3ǫ(x).
(d) On utilise le développement d’ordre 3 en 0 de 1
1 +t: en remplaçanttpar2x2on obtient un développement limité d’ordre 6 enx, donc l’expression est après simplification
1 3 + 2x2 = 1
3−2 9x2+ 4
27x4− 8
81x6+x6ǫ(x).
(e) On effectue la division selon les puissances croissantes à l’ordre 3, en supprimant tous les termes d’ordre supérieur ou égal à 4, qui ne nous intéressent pas dans le cadre d’un DL d’ordre 3. Donc : 1−3x+ 2x2+x3= (1−x2)(1−3x+ 3x2−2x3) +x3ǫ(x), et le développement limité
cherché est ainsi x3+ 2x2−3x+ 1
1−x2+x4 = 1−3x+ 3x2−2x3+x3ǫ(x).
(f) Attention ici, on cherche un développement limité en 1, autrement dit on cherche à approcher 1
2−xau voisinage de 1 par un polynôme de degré 4 en(1−x): pour cela on écrit 1
2−x= 1
1 + (1−x), et on utilise le développement limité de 1
1 +ten remplaçantt par1−x(c’est possible car sixtend vers 1,ttend vers 0) : ainsi, 1
2−x= 1−(1−x) + (1−x)2−(1−x)3+ (1−x)4+ (1−x)4ǫ(1−x).
4. Donner un équivalent en + ∞ des fonctions suivantes : a(x) = ln(1 +
1x) − sin
1x, b(x) = √
5x
3− 2x, c(x) = √
x
2− x − x.
corrigé succinct :a(x)∼ − 1
2x2; c(x) =∼ −1
2; b(x)≃√
5x3/2.
exercices pratiques
1. * Validité de l’approximation des petits angles :
On souhaite estimer la validité de l’approximation sin θ ≃ θ.
(a) Montrer que pour tout angle θ, | sin θ − θ | ≤ | θ |
3/6.
(b) Pour quels angles l’approximation est-elle valable à 10
−2près ?
corrigé succinct : (a) On utilise la formule de Taylor-Mac Laurin à l’ordre 3 :sinθ= 0+cos 0θ−sin 0θ2/2− cosu θ3/6, avecu∈[0;θ], donc|sinθ−θ| ≤ |cosu||θ|3/6d’où le résultat carcosest à valeurs dans[−1; 1].
(b) il suffit de choisirθtel queθ3= 6.10−2, soitθ= 0,391rad, soit en degrés :θ= 22,43˚
(ATTENTION : pour pouvoir écriresinx=xl’anglexdoit être exprimé en radians ! ! !)
2. dipôle électrique
On place en A( − a, 0) une charge − q, et en B(a, 0) une charge q. Dé- terminer le potentiel électrique V (M ) en un point M situé loin du dipôle, en fonction de ses coordonnées polaires r et θ.
corrigé succinct : on détermineAM=rp
1 + 2a/rcosθ+a2/r2, BM=rp
1−2a/rcosθ+a2/r2, donc V(M) = −q
4πǫ0r
1
p1 + 2a/rcosθ+a2/r2 + q 4πǫ0r
1
p1−2a/rcosθ+a2/r2. Sir >> a,2r/acosθ−a2/r2≃2r/acosθet−2r/acosθ−a2/r2 ≃ −2r/acosθsont
petits, donc avec l’approximation 1
√1−x= 1 +x/2on en déduitV(M) = qacosθ 2πǫ0r2
3. * Circuit RLC parallèle : tracer en fonction de ω la courbe représen- tant le module de l’impédance complexe d’un circuit R, L, C paral- lèle.
Préciser ses asymptotes et leur position par rapport à la courbe.
corrigé succinct : On a1/Z= 1/R+jCω+ 1/(jLω)et donc 1/|Z|=p
(1/R)2+ (Cω−1/(Lω))2.
|1/Z|est minimal quandCω= 1/(Lω), i.e quandω= 1/√
LC=ω0. Quandωtend vers 0, on a|1/Z| ∼1/(Lω)donc on a une asymptote verticale à la courbe en 0, et on peut même voir que l’hyperbole1/(Lω)est une asymptote (donnant un équivalent de meilleure précision).
Quandωtend vers+∞, un développement limité montre queCωest asymptote à1/|Z|...
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