L.E.G.T.A. Le Chesnoy TB2 − 2011-2012
D. Blotti`ere Math´ematiques
Devoir surveill´ e n˚4
Dur´ee : 3 heures
L’usage de la calculatrice est interdit.
Le bar`eme prendra significativement en compte : la pr´esentation, la clart´e des explications, le soin port´e `a l’argumentation des r´eponses (en particulier dans l’exercice de probabilit´es), la justesse du vocabulaire et des symboles employ´es.
Probl` eme d’alg` ebre
Dans tout l’exercice, a d´esigne un nombre r´eel fix´e. On note M ∈ M2(R) d´efinie par : M =
a 1 1 a
.
1. ´Etude spectrale de M
Pour tout λ∈R, on introduit le syst`eme (Sλ) : (M −λI2)
x y
= 0
0
d’inconnue x
y
∈R2, et on noteEλ son ensemble solution.
1.1. Justifier que Eλ est un sous-espace vectoriel deR2.
1.2. D´eterminer le spectre Spec(M) de M, i.e. l’ensemble d´efini par :
Spec(M) ={λ∈R : le syst`eme (Sλ) n’est pas de Cramer}. 1.3. Soit λ∈R\Spec(M). D´eterminer Eλ, sans effectuer aucun calcul.
1.4. D´eterminer une base de Ea+1 et pr´eciser sa dimension.
1.5. D´eterminer une base de Ea−1 et pr´eciser sa dimension.
1.6. D´emontrer que : Ea+1⊕Ea−1 =R2.
1
2. Calcul des puissances de M
On note P ∈ M2(R) d´efinie par :
P =
1 1 1 −1
. 2.1. Montrer que P est inversible et calculer son inverse.
2.2. Calculer D=P−1M P.
2.3. ExprimerM en fonction de P, D et P−1. 2.4. En d´eduire que pour tout k∈N∗ :
Mk= 1 2
(a+ 1)k+ (a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k−(a−1)k (a+ 1)k+ (a−1)k
.
3. Sous-espace vectoriel de M2(R) engendr´e par les puissances de M
Soit n un entier naturel sup´erieur ou ´egal `a 2. On note Fn le sous-espace vectoriel de M2(R) engendr´e par (I2, M, M2, . . . , Mn), i.e. :
Fn = Vect(I2, M, M2, . . . , Mn).
3.1. Soit k∈J2, nK. Montrer que Mk ∈Vect(I2, M).
3.2. En d´eduire une base deFn, puis sa dimension.
Probl` eme de probabilit´ es
On dispose de trois urnes num´erot´ees 1,2,3, qui contiennent chacune deux boules.
• L’urne n˚1 contient deux boules blanches.
• L’urne n˚2 contient une boule blanche et une boule rouge.
• L’urne n˚3 contient deux boules rouges.
L’exp´erience consiste `a choisir une fois pour toute une urne au hasard, puis `a effectuer une succession de tirages avec remise, jusqu’`a l’apparition ´eventuelle d’une boule blanche.
On note U la variable al´eatoire ´egale au num´ero de l’urne choisie.
On consid`ere la variable al´eatoireX ´egale
– `a 0 si l’on n’obtient jamais de boule blanche ;
– au rang du tirage o`u apparaˆıt pour la premi`ere fois une boule blanche sinon.
1. ´Etude de la variable al´eatoire U 1.1. Reconnaˆıtre la loi de U.
1.2. Donner l’esp´erance et la variance de U. 2. ´Etude de la variable al´eatoire X
2.1. D´eterminer l’ensemble des valeurs prises par X.
2.2. On cherche ici `a calculer P([X = 1]).
2
2.2.1. Calculer les probabilit´es suivantes :
P([X = 1]/[U = 1]) ; P([X = 1]/[U = 2]) ; P([X = 1]/[U = 3]).
2.2.2. En d´eduire que P([X= 1]) = 1 2.
2.3. Soit j un entier sup´erieur ou ´egal `a 2. On souhaite d´eterminer P([X =j]).
2.3.1. Justifier que :
P([X =j]/[U = 1]) = 0 et P([X =j]/[U = 3]) = 0.
2.3.2. Calculer, pour tout entier j sup´erieur ou ´egal `a 2, P([X =j]/[U = 2]).
2.3.3. En d´eduire que :
P([X =j]) = 1 3
1 2
j
.
2.4. D´eduire de ce qui pr´ec`ede la valeur de P([X = 0]).
3. Probabilit´e de gagner
On dit que l’on gagne, si la premi`ere boule blanche tir´ee apparaˆıt avant le 100`eme tirage.
Calculer la probabilit´e de gagner.
4. ´Etude de l’esp´erance math´ematique de X
4.1. Justifier l’existence de l’esp´erance math´ematique E(X) de X.
4.2. Calculer E(X).
Probl` eme d’analyse (concours A-TB 2010)
On consid`ere la famille de fonctions (fn)n∈N∗ d´efinies sur ]−1,+∞[ par :
∀x∈]−1,+∞[, fn(x) = xnln(1 +x).
1. ´Etude des fonctions fn
Soit n∈N∗.
1.1. On note hn la fonction d´efinie sur ]−1,+∞[ par :
∀x∈]−1,+∞[, hn(x) = nln(1 +x) + x 1 +x. 1.1.1. Etudier le sens de variation de´ hn sur ]−1,+∞[.
1.1.2. Calculer hn(0) puis en d´eduire le signe dehn sur ]−1,+∞[.
1.2. Dans cette question, on s’int´eresse `a la fonction f1.
1.2.1. Montrer que f1 est d´erivable sur ]−1,+∞[ et calculer f10. 3
1.2.2. Construire alors le tableau de variations de f1 en pr´ecisant la valeur au point remarquable, les limites aux bornes du domaine de d´efinition, la nature des branches infinies ´eventuelles.
1.3. Dans cette question,n est suppos´e sup´erieur ou ´egal `a 2.
1.3.1. Montrer que fn est d´erivable et calculer fn0.
1.3.2. En d´eduire les variations de fn sur ]−1,+∞[ (on sera amen´e `a discuter sur la parit´e de n).
1.3.3. Construire le tableau de variations de fn en pr´ecisant la valeur au point remar- quable, les limites aux bornes du domaine de d´efinition, la nature des branches infinies ´eventuelles.
2. ´Etude de la suite Z 1
0
fn(x)dx
n∈N∗
On consid`ere la suite (In)n∈N∗ d´efinie par : ∀n∈N∗, In = Z 1
0
fn(x)dx.
2.1. On se propose ici de calculer I1.
2.1.1. Prouver l’existence de trois nombres r´eels a, b, c tels que :
∀x∈[0,1] x2
x+ 1 =ax+b+ c x+ 1. 2.1.2. En d´eduire la valeur de l’int´egrale
Z 1
0
x2
x+ 1 dx, puis la valeur de I1. 2.2. On ´etudie enfin la convergence de la suite (In)n∈N∗.
2.2.1. Montrer que la suite (In)n∈N∗ est monotone.
2.2.2. Justifier la convergence de la suite (In)n∈N∗ (on ne demande pas sa limite ici).
2.2.3 D´emontrer que :
∀n ∈N∗, 0≤In ≤ ln(2) n+ 1 en en d´eduire la limite de la suite (In)n∈N∗.
4