Math Sup PTSI - ICAM Toulouse Sophie Touzet
D.M. n°4 ETUDE DE LA FONCTION th
CORRECTIONOn considère la fonction th (appelée tangente hyperbolique) définie par :
( )
e ee e
x x
x x
th x
−
−
= −
+ . 1. Justifier que th est définie et dérivable sur ℝ, et que :
( ) ( ( ) )
2, ' 1
x th x th x
∀ ∈ℝ = −
La fonction exponentielle est dérivable sur ℝ, strictement positive.
Ainsi, ∀ ∈x ℝ,ex+e−x>0, la fonction th est donc définie sur ℝ, et dérivable sur ℝ comme somme et quotient de fonctions dérivables.
( ) ( ) ( )
( ) ( ( ) )
2 2
2 2
e e e e
, ' 1
e e
x x x x
x x
x th x th x
− −
−
+ − −
∀ ∈ = = −
ℝ +
2. Montrer que l’on peut réduire l’étude de la fonction th sur ℝ+, puis faire l’étude des variations de th et le calcul de sa limite en +∞.
( )
e e( )
, e e
x x
x x
x th x th x
−
−
∀ ∈ − = − = −
ℝ + , la fonction th est donc impaire.
On peut l’étudier sur ℝ+.
( ) ( ) ( )
( ) ( )
2 2
2 2
e e e e 4
, 0
e e e e
x x x x
x x x x
x th' x
− −
− −
+ − −
∀ ∈ = = >
+ +
ℝ , la fonction th est donc
strictement croissante sur ℝ.
( ) ( )
( ) ( )
2 2
2 2
e 1 e 1 e
, donc lim 1
1 e
e 1 e
x x x
x x x x
x th x th x
− −
− − →+∞
− −
∀ ∈ = = =
+ + ℝ
3. a) Justifier que la fonction th réalise une bijection de ℝ sur un intervalle I à déterminer.
La bijection réciproque de th se note Argth.
La fonction th est continue, strictement croissante de ℝ sur I = ]-1 ; 1[, d’après le théorème de bijection , elle réalise donc une bijection de ℝ sur I.
b) Déterminer Argth(0). th(0) = 0, donc Argth(0) = 0
4. Expliquer pourquoi Argth est dérivable sur I, et montrer que :
( )
1 2, '
x I Argth x 1
∀ ∈ = x
− .
On a vu que : ∀ ∈ −x
]
1;1 ,[
th' Argth x( ( ) )
= −1(
th Argth x( ( ) ) )
2= −1 x2>0Math Sup PTSI - ICAM Toulouse Sophie Touzet
Argth est donc dérivable sur I, et ∀ ∈x I th' Argth x,
( ( ) )
×Argth ' x( )
=1, d’où :(
1−x2)
×Argth '( )
x =1, ce qui donne : , '( )
1 2∀ ∈ =1
x I Argth x −
x 5. a) Déterminer les réels a et b tels que :
( ) ( )
2
, 1
1 1
1 1
1 2 1 2 1
∀ ∈ = +
− − + = +
− +
a b
t I t
t t t t .
b) En déduire la forme explicite de Argth(x).
( )
2( ) ( )
1 1 1
, '
1 2 1 2 1
∀ ∈ = = +
− − +
x I Argth x
x x x ;
On en déduit qu’il existe une constante C, telle que :
( )
1 1 1 1 12 2 1
x I , Argth x ln x ln x C ln x C
x
∀ ∈ = − − + + + = + +
− . Comme Argth(0) = 0, on déduit que C = 0, et
( )
11 x I , Argth x ln x
x
∀ ∈ = +
−
6. Retrouver le résultat précédent en résolvant pour y∈I l’équation th(x) = y, d’inconnue x.
( ) ( )
( ) ( ) ( )
2
2 2 2
2
e e 1
e e
e 1 e 1 e 1 1
e e e e 1
x x
x x
x x x
x x x x
x , th x y y y y y y
− −
− −
− −
∀ ∈ = ⇔ = ⇔ = ⇔ − = + ⇔ − = +
+ +
ℝ
Ainsi, 2 1 1 1
e d'où :
1 2 1
x y y
y I , x ln
y y
+ +
∀ ∈ = − = − .