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sin2t t2+x &lt

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

1

LM 315 Corrigé du partiel du 29 Mars 2008

Exercice no1

1) Pour tout n < t < (n + 1); sin2t

(n + 1)2+x < sin2t

t2+x < sin2t

(n)2+x. Donc Z (n+1)

n

sin2t

(n + 1)2+x dt <

Z (n+1)

n

sin2t t2+x dt <

Z (n+1)

n

sin2t (n)2+x dt.

La fonction t ! sin2t est périodique. Son intégrale sur une période quelconque est donc Z

0 sin2t dt soit =2. On en déduit

=2

(n + 1)2+x <

Z (n+1)

n

sin2t

t2+x dt < =2 (n)2+x. 2) En sommant la double inégalité précédente pour 1 n N, on obtient

XN 1

=2

(n + 1)2+x <

Z (N+1)

sin2t t2+x dt <

XN 1

=2 (n)2+x.

En faisant tendre N vers +1, on voit que Z +1

sin2t

t2+x dt converge si et seulement si X+1

1

=2 (n)2+x converge. Par le critère de Riemenn, on conclut que F2(x) converge si et seulement si 2 + x > 1 soit x > 1.

3) L'intégrale Z +1

0

sin t

t2+x dt est généralisée et présente deux singularités, en 0 et en +1. D'après 2), F (x) converge en +1 si et seulement si x > 1.

En 0+; sin2t t2+x 1

tx. Par le critère de Riemann, F (x) converge en 0 ssi x < 1.

Finalement F (x) converge absolument ssi 1 < x < 1, soit = 1 et = 1.

4) Notons que, pour tout t > 0; x ! sin2t

t2+x est continue, et même indéniment dérivable. Pour démontrer que F est continue sur ] 1; 1[, il sut de trouver une ou des fonctions majorantes.

Comme F (x) ne converge pas pour x = 1 ou x = 1, il faut localiser en x. Soit 1 < c < d < 1 et c x d. Pour t 1; sin2t

t2+x 1

td et pour t > 1; sin2t t2+x 1

t2+c. On a donc une fonction majorante gc;d dénie par gc;d(t) = t dpour 0 < t < 1 et gc;d= t 2 c pour t 1. Cette fonction gc;d est intégrable par le critère de Riemann, ce qui entraîne la continuité de F sur ]c; d[. On en déduit la continuité de F sur ] 1; 1[ car c et d sont quelconques dans ] 1; 1[.

5) Pour montrer que F est dérivable on procède comme au 4).

On a @

@x sin t

t2+x = ln tsin t

t2+x, d'où pour 1 < c < x < d < 1 et t > 0;

@

@x sin t t2+x

jlntjgc;d(t).

Soit hc;d : t ! j ln tj gc;d(t). C'est une fonction majorante pour la dérivée partielle. De plus

(2)

2 le critère de Riemann entraîne à nouveau qu'elle est intégrable. Le Théorème de dérivation s'applique donc, ce qui prouve que F est dérivable sur ] 1; 1[.

6) Lorsque t > 1, ln t > 0 d'où, X+1

0

j ln tjnjxjn

n! =

X+1 0

(ln t)njxjn

n! = ejxj ln t = tjxj. Lorsque 0 < t 1; ln t 0 et j ln tj = ln t. D'où

X+1 0

j ln tjnjxjn

n! =

X+1 0

ln tn jxjn

n! = e jxj ln t= 1 tjxj.

7) On a F (x) = Z +1

0

sin2t t2 1

tx dt = Z +1

0

sin2t t2

X+1 0

( ln t)nxn n!

!

dt. Le Théorème de Fubini permet d'échanger

Z +1

0 et X+1

0

si et seulement si X+1

0

Z +1

0

sin2t

t2 j ln tjnjxjn

n! dt

< +1 ou Z

R+

sin2t t2

X+1

0

j ln tjnjxjn n!

d(t) < +1, les deux conditions étant équivalentes d'après le théorème de Fubini positif. D'après 6), le terme entre crochets vaut tjxj si t > 1 et t jxj si t 1. Le Théorème de Fubini s'applique donc si

Z

]0;1[

sin2t

t2+jxj d(t) + Z

]1;+1)

sin2t tjxj

t2 d(t) < +1.

D'après 3), cette condition équivaut à jxj < 1. L'échange de Z +1

0 et X+1

0

donne alors

F (x) = X+1

0

xn

Z +1

0

sin2t

t2 ( ln t)n n! dt

.

8) La fonction t ! sin2t

t2 est continue sur [0; 1] et ne s'y annule pas. Soit m > 0 son minimum.

Pour x < 1 F1(x) Z 1

0

m

tx dt = m t1 x 1 x

1

0

= m

1 x. Donc lim

x !1 F1(x) = +1, d'où lim

x !1 F (x) = +1:

9) Soit R rayon de convergence de la série X+1

0

xn

Z +1

0

sin2t

t2 ( ln t)n n! dt

. D'après le 7), R 1 et d'après le 8) R 1. Donc R = 1.

(3)

3 Exercice no2

1) Pour u <p

n=3, i.e. n > 9u2, gn(u) =

1 u2 n + u3

n3=2 n

et ln gn(u)

= n ln

1 u2 n + u3

n3=2

. Comme lim

n!+1

u2 n + u3

n3=2

= 0, on a ln gn(u)

n u2

n + u3 n3=2

= u2+pu3 n. Finalement lim

n!+1ln gn(u)

= u2 et lim

n!+1gn(u) = e u2.

2) Notons que 1 t2 > 0 pour t 2 ]0; 1=3[ et donc f(t) > 0 sur cet intervalle. Pour montrer f(t) e t2=2, on va prouver que l'application h : t ! e t2=2 1+t2 t3 est positive sur ]0; 1=3[.

Calculons h0(t) = t e t2=2+ 2 t 3 t2 = t

e t2=2+ 2 3 t

: Si t < 1=3; 2 3 t > 1 et h0(t) t 1 e t2=2

. Donc h est croissante ]0; 1=3[, et comme h(0) = 0, h est positive sur ce même intervalle.

3) En posant u = tp

n dans In, on obtientp

nIn=

Z pn=3

0

f u=p nn

du = Z

R+

gn(u) d(u).

Pour appliquer le T.C.D. à la suite gn

n 2 N, d'après le résultat du 1), il sut de trouver une fonction majorante g intégrable sur R+. Or d'après le 2), f u=p

n

e u2=2n, pour u=p

n < 1=3.

En élevant à la puissance n, on obtient gn(u) e u2=2, le cas u pn=3 étant trivial. La fonc- tion g : u ! e u2=2, majore donc tous les gn sur R+, et elle est intégrable sur R+. Le T.C.D.

s'applique et on obtient

n!+1lim

pn In= lim

n!+1

Z

R+

gn(u) d(u) = Z

R+

n!+1lim gn(u)

d(u) = Z

R+

e u2 d(u) = p

2 .

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