ECE2 Analyse 3 - Intégration - Révisions - Un corrigé Septembre 2021 - EXERCICE1 -
Calculer les intégrales suivantes.
Tous les intégrandes sont continus sur l’intervalle fermé d’intégration donc les intégrales sont bien définies.
1. De la forme 1 2
u′
u ce qui donne : Z1
0
x 1+x2dx=
·1
2ln(x2+1)
¸1 0
=ln 2 2 2. De la forme −1
2u′eu ce qui donne : Z1
0
xe−x2dx=
·
−1 2e−x2
¸1 0
=1−e−1 2 3. Une primitive dex7→ln(x) estx7→xln(x)−x(à connaitre), ce qui donne :
Z2 1
ln(x) dx=[xln(x)−x]21=2 ln(2)−1 4. De la forme u′un avecu=ln(t) ce qui donne :
Z3 2
ln(t)n t dt=
·ln(t)n+1 n+1
¸3
2
=ln(3)n+1−ln(2)n+1 n+1 5. Rappel : une primitive deu′uαestuα+1
α+1. Presque de la forme u′
u3=u′u−3 avecu=tn+1 ce qui donne : Z1
0
tn−1 (tn+1)3dt=
Z1 0
ntn−1(tn+1)−3
n dt=
·(tn+1)−2
−2n
¸1 0
=2−2−1−2
−2n = 3 8n 6. Pourx∈[−1; 0],x2−x⩾0 donc|x2−x| =x2−x.
Pourx∈[0; 1],x2−x⩽0 donc |x2−x| = −(x2−x)=x−x2. Ce qui donne :
Z1
−1|x2−x|d x= Z0
−1
(x2−x)d x+ Z1
0
(x−x2)d x=
·x3 3 −x2
2
¸0
−1
+
·x2 2 −x3
3
¸1
0
= · · · =1
7. De la forme 1
2u′u1/2 avecu=x2+1 ce qui donne : Z1
−1
xp
x2+1 dx=[]10=
·1 2
(x2+1)3/2 3/2
¸1
0
=(2)3/2−(1)3/2
3 =2p
2−1 3 8. On trouve après mise sous même dénominateur et identification : 1
t2−1= −1 2(t+1)+ 1
2(t−1). Ce qui donne :
Z3 2
1
t2−1d t= −1 2
Z3 2
1 t+1d t+1
2 Z3
2
1
t−1d t= −1
2[ln(t+1)]32+1
2[ln(t−1)]32=ln 3−ln 4 2 +ln 2
2 =ln 3−ln 2 2 soit
Z3 2
1
t2−1d t=ln 3−ln 2
2 .
9. On écrit : t
t+1=t+1−1 t+1 =1− 1
t+1 ce qui donne : Z3
2
t t+1dt=
Z3 2
1− 1
t+1dt=[t−ln(t+1)]32=3−ln(4)−2+ln(3)=1−2 ln(2)+ln(3) –1/16–
10. On écrit : 1 θx1+1θ=1
θx−¡1+1θ
¢
. De la forme 1
θxα avecα= − µ
1+1 θ
¶
qui s’intègre en1 θ
xα+1 α+1=1
θ x−1θ
−θ1 = −x−1θ ce qui donne : Z2
1
1 θx1+1θdx=
h
−x−1θ
i2 1=
·−1 xθ1
¸2 1
=1− 1 21θ
11. On réalise une IPP (dans le but d’éliminer le ln) :
u(x)=lnx u′(x)=1 x v′(x)=x3 v(x)=x4 4
. Les fonctionsuetvsont de classeC1sur [1; 3] ce qui donne :
Z3 1
x3lnx d x=
·x4lnx 4
¸3 1
− Z3
1
x3
4 d x=81 ln 3
4 −
·x4 16
¸3 1
=. . . 12. On effectue le changement de variable : u=ln(t) du=1
tdt.
Enfin, lorsquetvarie entre 2 et 3,uvarie entre ln(2) et ln(3) ce qui donne(il ne faut plus que la variablet apparaisse dans la nouvelle intégrale) :
Z3 2
1 tln(t)dt=
Z3 2
1 ln(t)
1 tdt=
Zln(3) ln(2)
1
udu=[ln(u)]32=ln (ln(3))−ln (ln(2)) - EXERCICE2 -
On considère la suite(un)n∈Ndéfinie par :u0=1, et pour toutndeN∗:un= Z1
0
(ln(1+t))ndt.
1. Calculer la dérivée de la fonctiongdéfinie surR+par : g:t7→(1+t) ln(1+t)−t.
En déduire la valeur deu1.
La fonctiongest dérivable surR+et on a :
g′(t)=ln(t+1)+(t+1) 1
t+1−1=ln(t+1) On a : u1=
Z1
0 ln(1+t) dtet le calcul précédent montre quegest une primitive de la fonctiont7→ln(1+t) . Ainsi :
u1= Z1
0
ln(1+t) dt=[(t+1) ln(t+1)−t]10=2 ln 2−1 2. (a)Montrer que la suite(un)n∈Nest décroissante.
On a pour toutn∈N: un+1−un=
Z1 0
(ln(1+t))n+1−(ln(1+t))ndt par linéarité de l’intégrale
= Z1
0
(ln(1+t))n(ln(1+t)−1) dt
Or, pour toutt∈[0, 1], on a par croissance des fonctions ln et puissance, on : (ln(1+t))n⩾0.
D’autre part,t⩽1⇐⇒ln(1+t)⩽ln(2)⇐⇒ln(1+t)−1⩽ln(2)−1<0, ce qui donne : (ln(1+t))n(ln(1+t)−1)⩽0
=⇒
Z1 0
(ln(1+t))n(ln(1+t)−1) dt⩽0 par croissance de l’intégrale avec bornes 0<1 soit : un+1−un⩽0 donc la suite (un)n∈Nest décroissante.
(b) En déduire que la suite(un)n∈Nest convergente.
On a, pour toutt∈[0, 1], par croissance des fonctions ln et puissance, on : (ln(1+t))n⩾0 ce qui donne par croissance de l’intégrale avec les bornes dans le bon sens : un=
Z1 0
(ln(1+t))ndt⩾0.
Ainsi, la suite (un)n∈Nest décroissante et minorée par 0 donc elle converge.
–2/16–
(c) Montrer que pour toutndeN∗, on a :0⩽un⩽(ln 2)n. 0⩽t⩽1
=⇒ ln(1)⩽ln(1+t)⩽ln(2) par croissance de la fonction ln
=⇒ 0⩽(ln(1+t))n⩽ln(2)n par croissance de la fonctiont7→tn
=⇒ 0⩽ Z1
0
(ln(1+t))ndt⩽ Z1
0
ln(2)ndt par croissance de l’intégrale
=⇒ 0⩽un⩽ln(2)n (d) En déduire la limite la suite(un)n∈N.
Comme 0<ln(2)<1, on a : lim
n→+∞ln(2)n=0 donc d’après le théorème des gendarmes, on a :
n→+∞lim un=0.
3. (a) À l’aide d’une intégration par parties, établir pour tout entier natureln, la relation suivante : un+1=2 (ln 2)n+1−(n+1)un (⋆)
(On pourra remarquer qu’une primitive de la fonctiont7→1estt7→1+t.) On a par IPP avecu:t7→(ln(1+t))n+1etv:t7→1+tde classeC1sur [0, 1] :
un+1= Z1
0
1·(ln(1+t))n+1dt
=£
(1+t) (ln(1+t))n+1¤1 0−
Z1 0
(n+1) (ln(1+t))ndt
=2 (ln 2)n+1−(n+1)un
(b) En déduire que pour tout entier natureln, on a : (n+1)un⩽2 (ln 2)n+1. D’après la relation (⋆) , on a pour tout entier natureln:
un+1=2 (ln 2)n+1−(n+1)un donc
(n+1)un=2 (ln 2)n+1−un+1⩽2 (ln 2)n+1 carun+1>0
(c) En utilisant la relation(⋆)et la monotonie de la suite(un)n∈N, montrer que pour toutndeN, on a : (n+2)un⩾2 (ln 2)n+1
D’après la relation (⋆) , on a pour tout entier natureln: (n+1)un=2 (ln 2)n+1−un+1
=⇒ (n+1)un+un=2 (ln 2)n+1−un+1+un
=⇒ (n+2)un=2 (ln 2)n+1+(un−un+1)
=⇒ (n+2)un⩾2 (ln 2)n+1 carun−un+1⩾0 par décroissance de (un) (d) En déduire que :nun ∼
+∞2 (ln 2)n+1 puis un équivalent deunen+∞.
D’après les deux questions précédentes, on a :
(n+1)un⩽2 (ln 2)n+1 et (n+2)un⩾2 (ln 2)n+1 soit
2 (ln 2)n+1−2un⩽nun⩽2 (ln 2)n+1−un
=⇒ 1− 2un
2 (ln 2)n+1⩽ nun
2 (ln 2)n+1⩽1− un 2 (ln 2)n+1 Or, lim
n→+∞
2un
2 (ln 2)n+1= lim
n→+∞
2un
2 (ln 2)n+1=0 par quotient car lim
n→+∞un=0 et lim
n→+∞(ln 2)n+1= +∞.
donc lim
n→+∞1− 2un
2 (ln 2)n+1= lim
n→+∞1− un 2 (ln 2)n+1=1.
–3/16–
D’après le théorème des gendarmes, on a : lim
n→+∞
nun
2 (ln 2)n+1=1 ce qui prouve quenun ∼
+∞2 (ln 2)n+1. Par quotient, on obtient alors : un ∼
+∞
2 (ln 2)n+1
n .
- EXERCICE3 -
Pour tout entier natureln, on poseIn= Z1
0 (1−x)nenxdx.
1. CalculerI0etI1. On a :
I0= Z1
0
1 dx=1 et par IPP avecu:x7→1−xetv:x7→exfonctions de classeC1:
I1= Z1
0
(1−x) exdx=£
(1−x) ex¤1 0+
Z1 0
exdx= −1+(e−1)=e−2 2. (a)Étudier surRla fonctionh:x7→(1−x)ex−1puis donner son signe.
La fonctionhest dérivable surRet pour toutxréel, on a :h′(x)= −ex+(1−x)ex= −xexqui est du signe de−x. On a alors :
x h′(x) h(x)
−∞ 0 +∞
+ 0 −
0 0
ce qui montre quehest négative surR, son maximum valant 0 d’après le tableau précédent.
(b) En déduire que la suite(In)n⩾0est décroissante puis qu’elle est convergente.
Pour tout entiern, on a : In+1−In=
Z1 0
(1−x)n+1e(n+1)xdx− Z1
0
(1−x)nenxdx
= Z1
0
(1−x)n+1e(n+1)x−(1−x)nenxdx par linéarité de l’intégrale
= Z1
0
(1−x)nenx¡
(1−x)ex−1¢ dx
= Z1
0
(1−x)nenxh(x) dx
Or, pour toutxde [0, 1], on a : (1−x)n⩾0, enx>0 et h(x)⩽0 donc : (1−x)nenxh(x)⩽0.
Par croissance de l’intégrale (bornes dans le bon sens), on obtient : In+1−In=
Z1 0
(1−x)nenxh(x) dx⩽0 donc la suite (In)n⩾0est décroissante.
De plus, pour toutxde [0, 1], on a : (1−x)nenx⩾0 donc par positivité de l’intégrale (bornes dans le bon sens), on a : In⩾0.
Ainsi, la suite (In)n⩾0est décroissante et minorée par 0 donc elle converge.
3. (a)Montrer que :∀x∈[0, 1[, x+ln(1−x)⩽−1 2x2. Soitg:x7→x+ln(1−x)+1
2x2, fonction dérivable sur [0, 1[. On a pour toutxde [0, 1[ : g′(x)=1+ −1
1−x+x=1−x−1+x(1−x) 1−x = −x2
1−x⩽0 sur [0, 1[
Ainsi, la fonctiongest décroissante sur [0, 1[ et commeg(0)=0, on en déduit queg(x)⩽0 sur [0, 1[
et donc que : x+ln(1−x)⩽−1
2x2sur [0, 1[.
–4/16–
(b) En déduire que pour tout entiern: In⩽ Z1
0
e−(nx2)/2dx.
On a :
x+ln(1−x)⩽−x2 2
=⇒nx+nln(1−x)⩽−nx2
2 carn>0
=⇒enx+nln(1−x)⩽e−nx
2
2 car exp est croisssante
=⇒enxeln((1−x)n)⩽e−nx
2 2
=⇒enx(1−x)n⩽e−nx
2 2
=⇒
Z1 0
enx(1−x)ndx⩽ Z1
0
e−nx
2
2 dx car croisssance de l’intégrale
Ainsi, ona bien : ∀n∈N, In⩽ Z1
0
e−(nx2)/2dx.
(c) Montrer alors à l’aide d’un changement de variable que : In⩽p1 n
Zpn
0
e−u2/2du.
On poseu=p
nx, changement de variable de classeC1. On a alors : du=p
ndx donc dx= 1
pndu et x∈[0, 1]=⇒u∈£ 0,p
n¤
, ce qui donne : Z1
0
e−(nx2)/2dx= Zpn
0
e−u2/2 1 pndu= 1
pn Zpn
0
e−u2/2du d’où le résultat avec la question précédente.
(d) En utilisant la densité de la loi normale centrée réduite, montrer que l’intégrale Z+∞
0
e−u2/2du converge.On noteKsa valeur.
D’après la définition de la densité de la loi normale centrée réduite, on a : Z+∞
−∞
p1 2πe−x
2 2 dx=1.
Par parité de la fonctionx7→e−x
2
2, on a : J= Z+∞
0
e−x
2 2 dx=1
2 Z+∞
−∞
e−x
2 2 dx=
p2π
2 =
rπ 2. Ainsi, l’intégrale
Z+∞
0
e−u2/2duconverge et vautK= rπ
2. (e) Montrer alors que 0⩽In⩽pK
n puis en déduire la limite de la suite(In)n⩾0. Comme e−u2/2>0 surR, on a :
Zpn
0
e−u2/2du⩽ Z+∞
0
e−u2/2du=K, ce qui donne dans l’inégalité de la question précédente :
0⩽In⩽pK n Comme lim
n→+∞
pK
n=0, on a d’après le théorème des gendarmes : lim
n→+∞In=0.
- EXERCICE4 -
Soitfla fonction définie surR∗+à valeurs réelles telle que :f(x)= Zx
1
et t dt.
1. Montrer quefest de classeC1surR∗+et pour tout réelx>0, calculerf′(x).
Rédaction à connaitre (valable seulement si la borne du bas est constante et celle du haut estx).
Notonsh:t7→et
t l’intégrande.
La fonction f :x7→
Zx
1
et
t dtest la primitive det7→et
t qui s’annule en 1. Ainsi,Fest de classeC1car –5/16–
dérivable et de dérivéef′=hcontinue.
On a donc pour toutx∈R∗+: f′(x)=h(x)=ex x.
2. Établir pour tout réelx⩾1, l’inégalitéf(x)⩾elnxpuis en déduire lim
x→+∞f(x).
Pour obtenir la minoration par lnx, il faut garder1
t dans l’intégrale. On va donc encadrer et. On a pourx⩾1 (bornes dans le bon sens).
1⩽t⩽x
=⇒ e1⩽et⩽ex par croissance de la fonction exp
=⇒ e t⩽e
t
t ⩽e
x
t cart>0
=⇒
Zx 1
e tdt⩽
Zx 1
et t dt⩽
Zx 1
ex
t dt par croissance de l’intégrale carx>1
=⇒ e [ln(t)]x1⩽ Zx
1
et
t dt⩽ex[ln(t)]x1
=⇒ e ln(x)⩽f(x)⩽exln(x)
Remarque : L’inégalité de droite est inutile. On peut s’en passer.
Ainsi, on a pour toutx⩾1 : f(x)⩾e ln(x) et comme lim
x→+∞e ln(x)= +∞, on a par minoration :
x→+∞lim f(x)= +∞.
3. Établir pour tout réelxde l’intervalle]0, 1], l’inégalitéf(x)⩽exlnxpuis en déduire lim
x→0+f(x).
On a pourx∈]0, 1] (bornes dans le mauvais sens).
x⩽t⩽1
=⇒ ex t ⩽e
t
t ⩽e
1
t
=⇒
Z1 x
ex t dt⩽
Z1 x
et t dt⩽
Z1 x
e
tdt par croissance de l’intégrale carx<1
=⇒
Zx 1
ex t dt⩾
Zx 1
et t dt⩾
Zx 1
e
tdt en multipliant par −1
=⇒ ex[ln(t)]1x⩾ Zx
1
et
t dt⩾e [ln(t)]x1
=⇒ exln(x)⩾f(x)⩾e ln(x)
Ainsi, on a pour toutx∈]0, 1] : f(x)⩽exln(x) et comme lim
x→0+exln(x)= −∞, on a par majoration :
x→0lim+f(x)= −∞.
4. Dresser le tableau de variation def. On a pour toutx∈R∗+: f′(x)=h(x)=ex
x doncf est strictement croissante surR∗+, ce qui donne : x
f(x)
0 +∞
−∞
−∞
+∞
+∞
- EXERCICE5 -
Pour tout entier naturelkon considère la fonctionfkdéfinie surR+par la relation : fk(x)= Z1
0
tke−t xdt.
1. Soitx∈R∗+. Établir, à l’aide d’une IPP, que pour toutk⩾0: fk+1(x)=k+1
x fk(x)−e−x x . On a par IPP avecu:t7→tk+1(u′(t)=(k+1)tk) etv:t7→−e−t x
x (v′(t)=e−t xcar la variable estt) fonctions –6/16–
de classeC1sur [0, 1] :
fk+1(x)= Z1
0
tk+1e−t xdt
=
·
tk+1−e−t x x
¸1 0
+ Z1
0
(k+1)tke−t x x dt
= −e−x x +k+1
x Z1
0
tke−t xdt
=k+1
x fk(x)−e−x x
2. A l’aide d’un changement de variable, montrer que pour toutx∈R∗+: fk(x)= 1 xk+1
Zx 0
uke−udu.
On poseu=t xdonct=u
xet dt=1
xdu, changement de variable bijectif de classeC1. Sitvarie entre 0 et 1, alorsuvarie entre 0 etx, ce qui donne :
fk(x)= Z1
0
tke−t xdt= Zx
0
³u x
´k
e−u µ1
xdu
¶
= 1 xk+1
Zx
0
uke−udu
3. En déduire quefkest dérivable sur]0,+∞[, puis montrer que : fk′(x)=e−x x −k+1
x fk(x)= −fk+1(x).
Notonsfk(x)= 1 xk+1
Zx
0
uke−udu=h(x)G(x) avech:x7→ 1
xk+1etG:x7→
Zx
0
uke−udu.
Gest la primitive de la fonctionu7→uke−uqui s’annule en 0 doncGest de classeC1et on a :G′(x)=xke−x. Ainsi,fkest dérivable sur ]0,+∞[ comme produit de fonction dérivables et on a pour toutx∈]0,+∞[ (avec h′(x)=(x−(k+1))′= −(k+1)x−k−2) :
fk′(x)= −(k+1)x−k−2 Zx
0
uke−udu+ 1 xk+1xke−x
=−(k+1) xk+2
Zx
0
uke−udu+ 1 xk+1xke−x
=−(k+1) x
1 xk+1
Zx
0
uke−udu+e−x x
=e−x x −k+1
x fk(x)= −fk+1(x) car 1
xk+1 Zx
0
uke−udu=fk(x) d’après la question précédente.
- EXERCICE6 -
On considère les fonctionsFetGdéfinies surR∗+par : F(x)= Zx
1
ln(t)
1+t2dt et G(x)= Zx
1/x
ln(t) 1+t2dt. 1. Montrer que les fonctionsFetGsont bien définies surR∗+.
Pour toutx∈R∗+, la fonctiont7→ln(t)
1+t2est continue sur [1,x] fermé (ou [x, 1]). Ainsi, les intégrales et donc les fonctionsFetGsont bien définies.
2. Montrer queFest une fonction de classeC1surR∗+puis étudier les variations deF.
Rédaction à connaitre (valable seulement si la borne du bas est constante et celle du haut estx).
Notonsh:t7→ln(t)
1+t2l’intégrande.
La fonctionF:x7→
Zx 1
h(t) dtest la primitive dehqui s’annule en 1. Ainsi,Fest de classeC1car dérivable et de dérivéeF′=hcontinue.
On a donc pour toutx∈R∗+: F′(x)=h(x)= ln(x) 1+x2.
3. Montrer queGest une fonction de classeC1surR∗+puis montrer queG′(x)=0pour toutx>0.
Rédaction à connaitre (à utiliser dans tous les autres cas que le cas précédent).
–7/16–
Notonsh:t7→ln(t)
1+t2l’intégrande.
La fonctionhest continue surR∗+donc elle admet une primitiveHde classeC1(puisqueH′=hest conti- nue). On a alors :
G(x)= Zx
1/x
h(t) dt=[H(t)]x1/x=H(x)−H(1/x)
Ainsi,Gest de classeC1surR∗+comme composée et somme de fonctions de classeC1surR∗+. De plus, on a par définition deH: H′(x)=h(x)= ln(x)
1+x2 ce qui donne : G′(x)=[H(x)−H(1/x)]′
=H′(x)−−1 x2H′(1/x)
=h(x)+ 1 x2h(1/x)
= ln(x) 1+x2+ 1
x2 ln(1/x) 1+1/x2
= ln(x)
1+x2+−ln(x) x2+1 =0 4. En déduire queGest nulle puis que pour toutx>0, on a :F(x)=F
µ1 x
¶ .
• D’après la question précédente,G′(x)=0 surR∗+. Ainsi,Gest constante.
Pour déterminer la valeur de cette constante, on calculeGen un point simple.
On a : G(1)= Z1
1
ln(t)
1+t2dt=0. Ainsi,Gest constante égale à 0 doncG(x)=0 pour toutx∈R∗+.
• On remarque que : G(x)=
Zx
1/x
ln(t) 1+t2dt=
Z1 1/x
ln(t) 1+t2dt+
Zx
1
ln(t) 1+t2dt= −
Z1/x
1
ln(t) 1+t2dt+
Zx
1
ln(t)
1+t2dt=F(x)−F(1/x) Comme on vient de voir queG(x)=0 pour toutx∈R∗+, on en déduit que pour toutx>0, on a :
G(x)=F(x)−F(1/x)=0 soitF(x)=F(1/x) 5. A l’aide du changement de variablet= 1
udans l’intégrale définissantF, retrouver le fait que pour tout x∈R∗+: F
µ1 x
¶
=F(x).
On a : ;F µ1
x
¶
= Z1/x
1
ln(t) 1+t2dt.
On pose : t=1
u, ce qui donne : dt=−1 u2du.
Enfin, sitest compris entre 1 et 1/x, on aucompris entre 1 etx. Ainsi, on obtient : F
µ1 x
¶
= Z1/x
1
ln(t) 1+t2dt=
Zx
1
ln(1/u) 1+1/u2
−1 u2du
= Zx
1
ln(1/u) 1+1/u2 µ
−1 u2du
¶
= − Zx
1
−ln(u) u2+1 du
= Zx
1
ln(u)
u2+1du=F(x) Ainsi, pour toutx∈R∗+: F
µ1 x
¶
=F(x).
–8/16–
- EXERCICE7 -
1. Montrer que l’intégrale Z2x
x
p 1
t2+1d test définie pour tout réelx.
La fonctiont7→ 1
pt2+1est continue surRcomme composée (t2+1>0) et inverse d’une fonction continue dont le dénominateur ne s’annule pas.
Ainsi, pour toutx∈R, la fonctiont7→ 1 pt2+1
est continue sur [x, 2x] donc Z2x
x
p 1 t2+1
d test bien définie.
On considère désormais la fonctionfdéfinie par :
∀x∈R,f(x)= Z2x
x
p 1 t2+1
d t
2. Établir quefest impaire.
Soitx∈R. On a : f(−x)=
Z−2x
−x
p 1 t2+1d t
= Z2x
x
1
p(−u)2+1(−d u) changement de variablet= −u, d t= −d u
= − Z2x
x
p 1 u2+1d u
= −f(x) ce qui prouve quefest impaire.
3. Déterminer le signe def(x)selon le signe dex.
Commefest impaire, il suffit d’étudier son signe surR+. Soit doncx∈R+. On a par croissance de l’inté- grale, les bornes étant dans le bons sens (2x⩾xcarx⩾0 :
p 1
t2+1⩾0=⇒
Z2x
x
p 1
t2+1d t⩾0 Ainsi,∀x∈R+,f(x)⩾0 puis par imparité,∀x∈R−,f(x)⩽0.
4. Montrer quefest de classeC1surRpuis montrer quefest strictement croissante surR.
Soitg:t7→ 1
pt2+1. Comme la fonctiongest continue surR, elle admet une primitiveGde classeC1surR (carG′=gest continue). On a alors :
f(x)= Z2x
x
g(t)d t=[G(t)]2xx =G(2x)−G(x)
Ainsi,fest de classeC1surRcomme composée et somme de fonctions de classeC1surR. On a alors, pour toutx∈R:
f′(x)=2G′(2x)−G′(x)
=2g(2x)−g(x)
=2 1
p4x2+1− 1 px2+1
= 1 q
x2+14
− 1 px2+1<0
car, pour toutx∈R, on a, par croissance de la fonction racine et décroissante de la fonction inverse : 0<x2+1
4<x2+1 donc r
x2+1 4<p
x2+1 donc 1 q
x2+14
> 1 px2+1
Finalement,f′(x)>0 pour toutx∈Rdoncfest strictement croissante surR.
–9/16–
5. (a)Montrer que pour tout réelx, on a :x+p
x2+1>0.
Pour toutx∈R, on a :
x2+1>x2⩾0.
Commex7→p
xest strictement croissante surR+, on a : px2+1>p
x2= |x| donc
x+p
x2+1>x+ |x|⩾0 car x+ |x| =
(x+(−x)=0 six⩽0 x+x=2x six⩾0 Doncp
x2+1+x>0 pour toutx∈R.
(b) Déterminer la dérivée de la fonctionhqui, à tout réelxassocieln(x+p x2+1).
La fonctionhest dérivable comme composée de fonctions dérivables (x+p
x2+1>0) et pour tout x∈R, on a :
h′(x)= 1 x+p
1+x2· µ
1+ 2x 2p
1+x2
¶
= 1
x+p 1+x2·
Ãp1+x2+x p1+x2
!
= 1 p1+x2 (c)En déduire l’expression explicite def(x).
D’après la question précédente, la fonctionhest une primitive det7→ 1
p1+t2. On a donc :
f(x)= Z2x
x
p 1 t2+1d t
=h ln(t+p
t2+1)i2x x
=ln
³ 2x+p
4x2+1
´
−ln
³ x+p
x2+1
´
=ln Ã2x+p
4x2+1 x+p
x2+1
!
6. (a)Établir que, pour tout réelxstrictement positif, on a :x−f(x)= Z2x
x
t2 pt2+1
³ 1+p
t2+1
´d t
Soitx∈R∗+. On a, en remarquant quex= Z2x
x
1d t:
x−f(x)= Z2x
x
1d t− Z2x
x
p 1 t2+1
d t
= Z2x
x
1− 1 pt2+1d t
= Z2x
x
pt2+1−1 pt2+1
d t
= Z2x
x
³p
t2+1−1´ ³p
t2+1+1´ pt2+1³p
t2+1+1´ d t
= Z2x
x
t2+1−1 pt2+1³p
t2+1+1´d t soit
x−f(x)= Z2x
x
t2 pt2+1³
1+p t2+1´d t –10/16–
(b) En déduire que :∀x∈R∗+, 0⩽x−f(x)⩽7 6x3. Pour toutt∈R, on a : p
t2+1⩾1 donc pt2+1³ 1+p
t2+1´
⩾2. On a alors, par décroissance de la fonction inverse :
0⩽p 1
t2+1³ 1+p
t2+1´⩽1 2 et donc, commet2⩾0 :
0⩽ t
2
pt2+1³ 1+p
t2+1´⩽t
2
2
On a donc par croissance de l’intégrale (bornes dans le bon sens car 2x>xcarx>0) : 0⩽
Z2x
x
t2 pt2+1³
1+p
t2+1´d t⩽ Z2x
x
t2 2d t=
·t3 6
¸2x x
=8x3 6 −x3
6 =7x3 6 Finalement, on a bien : ∀x∈R∗+, 0⩽x−f(x)⩽76x3.
(c) Conclure quef(x)∼
0+xpuis montrer que l’on a aussi :f(x)∼
0−x.
L’encadrement précédent donne alors : x−7
6x3⩽f(x)⩽x Commex>0, on obtient :
1−7
6x2⩽f(x) x ⩽1 Or, lim
x→0+1−7 6x2=1.
Donc, d’après le théorème des gendarmes, on a : lim
x→0+
f(x)
x =1, ce qui prouve quef(x)∼
0+x.
(d) En déduire que l’on a aussi :f(x)∼
0−x.
On a, en utilisant le changement de variablex= −tpuis l’imparité de la fonctionf:
t→0lim− f(t)
t = lim
x→0+
f(−x)
−x =lim
x→0+
−f(x)
−x = lim
x→0+
f(x) x =1 d’après la question précédente.
On vient de montrer que lim
t→0−
f(t)
t =1 ce qui prouve quef(t)∼
0−t.
- EXERCICE8 -
Pour tout entierndeN∗, on pose vn= Xn k=1
1 k.
1. En utilisant la décroissance de la fonction :t7→1/t, montrer que :∀k∈N∗, 1 k+1⩽
Zk+1
k
dt t ⩽1
k. La fonctiont→1
t étant décroissante sur l’intervalle [k;k+1], on a∀t∈[k;k+1] : 1
k+1⩽1 t⩽1
k
On a alors par croissance de l’intégrale avec les bornes dans le bon sens : Zk+1
k
1 k+1dt⩽
Zk+1
k
1 tdt⩽
Zk+1
k
1 kdt soit
1 k+1
Zk+1
k
1 dt⩽ Zk+1
k
d t t ⩽1
k Zk+1
k
1 dt Ainsi : ∀k∈N∗, 1
k+1⩽ Zk+1
k
d t t ⩽1
k
–11/16–
2. (a)Déduire de la question précédente que : ∀n∈N∗, ln(n)+1
n⩽vn⩽ln(n)+1.
On va sommer la relation précédente entre 1 etn−1 pour faire apparaitre au milieu l’intégrale Zn
1
d t t qui donnera le terme ln(n) cherché. On a :
n−1X
k=1
1 k+1⩽
n−1X
k=1
Zk+1
k
d t t ⩽
n−1X
k=1
1 k
soit n
X
k=2
1 k⩽
Z2 1
d t t +
Z3 2
d t t + · · · +
Zn
n−1
d t t ⩽
n−1
X
k=1
1 k
puis d’après la relation de Chasles et en ajoutant les termes manquants dans les sommes pour faire apparaitrevn:
Xn k=1
1 k−1⩽
Zn
1
d t t ⩽
Xn k=1
1 k−1
n et enfin :
vn−1⩽ln(n)⩽vn−1 n
L’inégalité de gauche donne : vn⩽ln(n)+1 et l’inégalité de droite donne : ln(n)+1
n ⩽vnd’où le résultat.
(b) Déterminer un équivalent devnen+∞.
On conjecture quevnest équivalent à ln(n). On va le montrer en étudiant la limite du quotient vn ln(n). On a :
ln(n)+1
n⩽vn⩽ln(n)+1 donc
1+ 1
nln(n)⩽ln(n)vn ⩽1+ 1 ln(n) Comme lim
n→+∞1+ 1
nln(n)= lim
n→+∞1+ 1
ln(n)=1, on a d’après le théorèmes des gendarmes :
n→+∞lim vn
ln(n)=1 donc un∼ln(n).
- EXERCICE9 - Soitxun réel de]0; 1[.
1. Soitn∈N∗. Calculer :
n−1X
k=0
xk.
Commex̸=1, on peut appliquer la formule de la somme desnpremiers termes d’une suite géométrique de raisonx:
n−1X
k=0
xk=1−xn 1−x
2. En intégrant la relation obtenue à la question précédente, montrer que :
n−1
X
k=0
xk+1 k+1=
Zx
0
1 1−tdt−
Zx
0
tn 1−tdt. Pour toutt∈[0,x], on a également :
n−1X
k=0
tk=1−tn 1−t égalité que l’on peut intégrer entre 0 etx>0.
Zx
0 n−1
X
k=0
tkd t= Zx
0
1−tn 1−t d t
–12/16–