M190-Z6570
!m^J!W*,lWtm&wm,^™r?*T
"
^ lïV
t- j r
'X
LE
TRIOMPHE DE TRAJAN.
..r^'
/
/
l %
j ;)> {- VlCVlùi
,t., <? 4 v. \. , .
-.4
kl
•;—'%
o\- 3 1az
LE
TRIOMPHE DE TR AJAN
,
TRAGÉDIE-LYRIQUE
E3ST
TROIS ACTES,
Représentée pour la première fois sur le théâtre de
l'Académie impériale de Musique
, le23 octobre 1807.
NOUVELLE ÉDITION,
AVEC DES CHANGEMENS ET DES CORRECTIONS.
PRIX : I fr.
5o
C.A PARIS,
De l'Imprimerie de Ballard, imprimeur de l'Académie ImpérialedeMusique,rueJ.-J.Rousseau, no. 8.
AN
l8lO.;rt
r
&
"•-
\
£f - ?><
/ 9
Le Poème
estdeM. Esmenàrd*
La Musique
estdeM.
PêrsuiS.Les Ballets sont
4e M* Garmx.
A SON ALTESSE IMPÉRIALE
MADAME,
MÈRE DE L'EMPEREUR.
oACSt aiue,
Une Romaine
illustre disaitque
sesen/ans étaient sa parure.
L'histoirea
recueilli
ces paroles mémorables de Cor-
néliey
en regrettant
qu'ellesn'eussent pas
été prononcées parla mère de Trajan.
Le nom de
cetEmpereur célèbre
estdevenu depuis long-tems un
titred'honneur
que
lareconnaissance publique accorde
rarement aux maîtres du monde. Le plus magnifique éloge de V Espagne
estren-
fermé dans un seul vers de Claudien
:Les
siècles lui
doivent ïrajan. Les Français viennent d'ajouter encore à
la gloirede ce
grand Prince
: ilsont cru reconnaître en
luile
héros qui règne sur eux.
C'est
à ce noble rapprochement
, c'esta l'admiration générale pour un acte sublime qui convenait au caractère de Trajan
,
mais qui n'appartient qu'à
l'histoirede Napoléon
yque nous devons
lesuccès de notre ouvrage
, et c'estaussi sans doute ce qui nous a fait obtenir
lafaveur de
ledéposer aux pieds de Votre Altesse Impé-
riale.
Daignez
yMadame, agréer
,avec ce faible hommage
> celuidu profond respect
avec lequel nous sommes
,De Votre Altesse Impériale
,
Lestrès-humbles, ettrès-dbéissans serviteurs ,
^i^/A'^^r^EsMÉKABD, PeRSUIS.
LS
époque
de la pièce est le retour de Trajajt àRome
, après la seconde guerre desDâcêS.
Trajan
triompha, pour la seconde fois, de cette nation et reçut lesurnom
de Dacîque ( il avait déjà celui rf'Optimus et de Père de la patrie.)ha Daciefut
réduite en province romains. C'estdans
la dernièreannée
de cetteguerre queTrajan
fit construire surle
Danube
ce fdfhêuoc pont dontlesdébris subsistentencore. C'estàlu
même époque
que s'élevait àRome
la colonneTrajane
>au
milieu de la magnifique place de cenom. Une
grande route était ouverte à travers les
marais
Pontins.Une
autre partait dés rivages de lamer Noire,
etcoduinsaitdans
les Gaules.Les ambas-
sadeursdesRois deVInde
venaientàRome
rendrehommage
àTrajan
; lui-mêmese préparaitalors àmarcher
surles tracesd'Alexandre
^ et à porter ses aigles victorieuses jusque sur les bords del'Océan indien.
-^
Cette époque estpeut-être la plus
mémorable
de l'Empireromain
: jamais il ne jouit de plus de puissanceetdeplus debonheur.On
sait géné- ralement queTrajan
soumit ensuite tout l'ocbi- dent de l'Asie jusqitauoc frontières deVInde;
que ses plus illustresprédécesseurs n'avaient
pas
même
tenté ces conquêtes lointaines; qu ellesJurent
abandonnées par
ses successeurs; enfin quaucun
souverain ne régna surun
plus vasteEmpire
>etna
laisséun nom
plus cherau
genre humain.ACTEURS ET ACTRICES
CHANTANS DANS LES CHŒURS.
COTÉ DROIT. COTÉ GAUCHE.
Messieurs. Mesdames. Messieurs. Mesdames, Moreau. Duchamp. Lhoste. Gambais.
Devilliers. Proche. LeCocq. Mulot aînée.
Leroy ier. Himpi nière. Aube. Mulotcadette, Putheau, Lefèvre. Gonthier. Aubry.
Adrien FJ. Bertrand. Nisi. Royer.
Picard. Florigny. Houëbert. Delboy aînée, Martin, Chévrier. Chapelot. Mante, Iiefèvref Valin. Duchamp. Lorenzetti.
cfcB*- Beaumont. Chévrier. Percillier.
Briele. Mazières. Leroux. Peltier.
I*e
Roy
ac. Lacombe. Nocart. Dubois.Gobert. Reine. Beaugrand.
Fasquel. Lesbre. LeRoy3e.
Gousse. Carbonnier.
PERSONNAGES DANSANS.
ACTE PREMIER.
JEUNES GRECS.
MM.
Beaumbtj, Branchu.FILLES DE SPARTE.
Mademoiselle Chïvigny.
Mlles.Milliers, Delisle, Maresliécad., Rivière.
Boilay
,
Dupuis, Lamarre
,
Adhère,
Delphine, Launer, Eugénie, Adélaïde.
INDIENS,
M. Beaupré; Mesdemoiselles Delisle aînée, Hulin.
NOBLES ROMAINS.
M.Baptiste\ Mesdemoiselles Saulnier et Vre. Saulnier.
MM.
Lhuiliier, Seuriot, Justin, Honoré, Lenfant.Mlles.Dejazet, Tellier, St.-Léger, Coulonc, Proche.
MM.
Petit, Godefroy, Rivière, Bance, Montjoie.Mlles. Jacotot, Bourgeois, Coulonaîn.,Lily, Laurence.
BERGERS ROMAINS.
Madame
Gardel.Mesdemoiselles Félicité, Eanny, Mareslié aînée.
MM.
Desjazet, Saron, Maze, Anatole, Toussaintaîn.Mlles.Eulalie, Podevin, Bodesson, Guichard,Narcisse.
MM.
Auguste, Eve,
Gogot, Beautin,Toussaint cad.
Mlles,Marinette,Lavancourt,Aimée, Mélanie, Naderkoi\
ACTE SECOND.
LesvingtBergers dupremier Acte.
LesvingtnoblesRomainsidem.
LeshuitFillesdeSparte, figurantes, qui sont ;
Mlles. Boilay, Dupuis, Lamare, Adhère,
Delphine, Launer, Eugénie, Adélaïde.
GÉNÉRAUX ROMAINS.
MM.
Goyôn, BRANCfltr.PEUPLE ROMAIN.
MM.
Boudet, Lemière,Toussaintcad.,Beauglin, Rosier.Mlles.Aimée, Fliger, Gosselin aînée,Virginie,Gosselinc.
MM.
Lahougue,Bretei, Chape, Fauchet.Mlles.Blanche, Blondin, Betzi
,
Pivert.
INDIENS.
MM.
Péqueux, Josse, Lalande, Simonaîné, Dupuis.Mlles.Rosière, Nanine, Pieret, Lebreton , Blondin.
BAILLADERES
sans schalls.Mademoiselle Chèvigny.
Mlles. Fanny, RivièHe,Félicité, Mareslié cadette.
INDIENS.
MM.
Verneuil, Elie, Guillet, L.Petit, Michel, Leblond.TouslespremiersArtistes.
TouslesComparses, LaGavaierie.
ACTE TROISIÈME.
INDIENS.
M. V
EST RI S.Mademoiselle Clotide;
Madame
Gardel.JEUNES GRECS.
M.Saint-Amand ; Mademoiselle Bigottibi.
BAILLADBRES.
Mademoiselle Chevigny.
Mlles.Félicité, Fanny, Rivière,
#Maresliécadette, Dupuis, Delphine, Cécile, Boilay,
Eugénie, Narcisse, ISaderkor, Lamarre
,
Adélaïde, Albedel; Adhère, Launer.
SCYTHES. DACES. SCYTHES. DACES. SCYTHES.
MM.
Baptiste, Léon, Beaulieu, Attmer, Branchu**Petit, Justin Dejazet, Deschamps,Biquier, Rivière, Seuriotcad., Elie
,
Lhuillier, Saron, Maze, Godefroy, Guillet, Bance* Michel, Verneuil,Montjoie, L. Petit, Lenfant, Leblond.
PEUPLE.
PREMIER CORPS.
MM.
Honoré, Pouillet, Fallet, Anatole, Falcoz.Mlles. Desjazet, Lily, Eugénie, Podevin, Bodesson.
DEUXIEME CORPS.
MM.
Toussainaîn.,Auguste, Gogot, Beautin Eve.Mlles.Pansard, Mélanie,Angéiine,Lavaneourt, Marïnette\
TROISIÈME CORPS.
VIM. Boudet, Lemîère,Toussaint cad.,Beauglin, Rosier.
Mlles.Aimée, Fliger, Gosselin aînée,Virginie,Gosselincad.
ACTEURS.
Tr
ajan,EmpereurdesRomainsyMM.
Licinius-Sura, Consul,
SigismAr,pèted'Elfride, frèredudernierroi desDaces„
—
(On
suppose qu'il avait étéamené à
Rome
après la première guerre Dacique.)Décébale,filsdudernierroidesDaces
,
LeGrand-Prêtre deJupiter ,
Claudius-Livianus, Chefdes Prétoriens,
Deux Ambassadeurs indiens, personnages muets.
Un
Officier dace, Plotine, épouse de Trajan,
MescL Elfridê,Princesse dace,promiseàDécébale
,
Généraux romains,
MM.
| Prisonniers daces,
MM.
|
Prêtres-Acolytes,
MM*
\Vestales, ^Mesdames { DamesRomaines,Mesdames
Laineu Lays.
Huby.
Duparc.
Picard.
Picard*
Gonthier.
Proche.
Cantagrelle.
Perrière.
Granier.
Hymm.
SuivantesdePlotine,Mesdam. / Bertrand
\
Dérivisé Nourrit*
Bertin.
LaforêU
Alexandre*
Armand.
Branchu.
Martin.
Lavigne.
BoneL Henrard.
Martin.
Mesnard.
Valainé
Reine.
Benoît.
Armand]euue*
Beaumont.
Lesbre.
LaScène est àl'entréedeRome,devantle Temple de Mars Vengeur9 au Palais des Césars, dans la voie triomphale, et
au
C
apitoie.LE
TRIOMPHE DE TRAJAN,
TRAGÉDIE-LYRIQUE
EN TROIS ACTES,
• - - • - ... ..
111 -iii... i i i iii ai. . .. . i i ,„ ,,„ ,m,.,t
a
ACTE PREMIER.
Le
théâtre représente, d'un côté, le temple deMars vengeur
; ( la statuedu Dieu
est sous lepérjstille) de Vautre
un
palais, à Ventréede
Rome
;dans
lefond
la porteCapène
>ou commençait
la voie triomphale.SCÈNE PREMIÈRE.
Au
leverdu
rideaule théâtre estencoredanslanuit :SIG1SMAR
, (sous l'habit d'un soldat romain )DECEBALE
et les prisonniersDaces
sortentdu
temple et viennent occuper F avant-scène ,du
côtéde la statue de Mars.
On
aperçoit par inter- valles, dans le fonddu
théâtre , les soldats qui doivent veillersur lesprisonniers.SI6ISMAR.
Amis
, séparons-nous : bientôtl'éclat du jour Trahirait à la fois nos desseins etmon
zè!e;a
LE TRIOMPHE
Sous l'habit d'un soldat, par
un
heureux détour, J'aitrompédesRomains
laprudencecruelle:La
fortune et la nuit protègentmon
retour,Adieu
: songez qu'en cet affreux séjourA
tous vossentimens Sigismar est fidèle.DECEBALE.
Je t'ai revu,jesuis moins malheureux;
Tes mains'd'un fer vengeuront
armé mon
courage,Guide
mes
pas dans cesfunesteslieux.SIGISMAR.
O
!du
frèrechérique m'ontravi les dieux Malheureuseet vivanteimage!Décébale, ô
mon
fils!detesfersodieuxAvant
la findu
journous vengeronsl'outrage,
Ou
nouspérirons à tesyeux.DÉCÉBALE.
J'embrasse en frémissantcetespoirgénéreux :
Mais
l'ombre couvre encorcesmurs
quejedéteste;
Ce
jour,le seul jour quinousreste,
Ne
paraît pointencor : Sigismar, réponds-moi, Celle quime donna
safoi,
Ta
fille!mon
Elfride!...SIGISMAR.
On
lacache à sonpère,
Et peut-être bientôtàdesdieuxinhumains. . . .
Amis
> j'aitout perdu; vengeons notremisère,
Etrendons àlafoistousnos
maux aux
Romains.de Trajajst. 3
chœur
desprisonniers
dacés.Entraînons aujourd'huilévainqueur dansla
tombe
;Qu'ilexpireau milieu de son peuple éperdu:
La
mortn^estrienpournous;maissiTrajansuccombe,Rome,
dans son triomphe, a seuletout perdu*sigismar,
s*éloignant.Je cours presserl'instantdela vengeanceé
SCENE IL
DECEBALE
,prisonniers
dàces.DÉCÉBALE
, suivant desy eux
Sigismar.Uieux
ennemis deRome, accompagnez
ses pas Enfin d'un glorieux trépasj'embrasse
du
moinsl'espérance.Mon
père, accablépar César,
Vaincu
deuxfois, sans états,sanspatrie,
Se vitréduit às'arracherla vie
;
Etmoi, traîné captifàlasuite d'un char
,
J'ai perdudansles fers
ma
jeunesse flétrie!AIR
:Elfriderestaità
mon
cœur;Chaque
jour plus tendre etplus chère*Comme
elle eût ornémon
bonheur,
Elle consolait
ma
misère.4
3LETRIOMPHÏ O
regrets! ô funeste sort!Rome
, inflexible dans ses haines,
Nous
réuniradanslamort
,
Et nous séparedans noschaînes.
Ah!
je lui vendrai cherma
honteetma
douleur!De
la faiblesseetdu
malheur Elle triomphe sans alarmes ; Mais que j'approchedu
vainqueur,Rome
entière àmon
sang pourra mêler seslarmes.CHŒUR DES DACES.
Nous
avons tous lesmêmes
sentimens;Les Daces à tes
vœux
unissentleurssermens;Que Rome
ànotresang puisse mêlerseslarmes!DÉCÉBALE.
Le
Consulmarche
vers ceslieux: (i)A
jouirde nosmaux un
vil peuple s'apprête:Détournonsnos regardsde cettehorriblefête
,
Rentrons :
(à
party encachant
son poignard.}Etsi lesort trahitnotre dessein ,
Du
moinsqu'àmon
heuresuprême,Ce
fer libérateursoit caché dansmon
sein,Pourle vainqueur ou pour
moi-même.
4
(
Décébale
et lesprisonniersDaces
rentrentdans
le temple de
Mars
).(i) Les licteursparaissent aufoadduthéâtre.
DE T R A
JA
ST.SCENE
III.LICINIUS, SÉNATEURS, SOLDATS, FEMMES, LICTEURS,
etc.licinius , après avoir observé
pendant
quelques instans les prisonniers qui se retirentdans
le temple.Jlomains
,le sortpromis àla ville éternelle S'accomplitchaque jour pardes succèsnouveaux
:De
Trajan les nobles travauxOnt
confirmedesDieux
laparole immortelle; Et la victoire, àses ordres fidelle,A
soumis vos derniers rivaux.LesDacesont perdu leur fièreindépendance, Leursprinces sonttombésdanslafouledesrois;
Rome
asur euxétendusapuissance, EtTlstertout entiercoule enfin sous nos lois.CHŒUR DE FEMMES.
.Dieux protecteursde cet empire,
Un
hérosl'a rendupaisibleet triomphant: Trajanveille surnous, et lemonde
respire;O Dieux
! veillezau bonheur de Trajan
,
6 LE TBIOMPHE
LICINIUS.
De
prodigesnouveaux
remplissant votre histoire,
Ilrendaux lois leurantique pouvoir:
Le
Sénata fait son devoir;Peuple, offrez
comme
lui letriomphe àla gloire.Une
palme,un surnom
(i), leshonneurs de cejour,Des
succèsdeTrajansontTunique salaire;Les titres de prince etdepère
Luifurent dèslong-temsdonnésparnotreamour.
chœur.
Les titresde princeetde père
Lui furentdèslong-temsdonnésparnotreamour.
LICINIUS,
Ilsoumet à vosloisla terre obéissante : Ici
même
aujourd'huides maîtresdeTlndusVous
allez voirla fiertésuppliante Vous'apporter desvœux
inattendus :L'Orient fléchirasous l'Aigle triomphante :
Les Daces enchaînésfrémissent à vos
yeux
:Hélas! de notre deuil leurdéfaiteestsuivie , Lucius, deTrajan
compagnon
généreux, . Lucius encejourtombeet meurtavec eux(2)Des
coupsque lui porta leurbarbare furie.(1) Dacicus.
(2) LuciusQuietus,l'undesplushabilesgénéraux Je Trajan
,
«était surtout distinguédanslapremièreguerre des Daces.
On
croit que Trajan avait eu l'intention de le désigner pour sou successeuràl'Empire.Ilmourutàune autreépoque.
DE TrAJA!N\
CHŒUR DE ROMAINS.
Puisse l'autel dela patrie
Etre bientôt rougi deleur sang odieux (i)!
SCENE IV.
LESPRÉCÉDENS,
CL AUDTUS
,SOLDATS
PRETORIENS.clajudiuSj au
Consul.Seigneur
,decegrandjourconsacrantlesprémices, Plotineaux
immortelsvientoffrirses présens.LICINIUS.
Romains,
devantles Dieux propices Qu'elle reçoive aussi nosvœux
et nossermens!AIR
:Compagne
d'unhérosquelagloire environne , Parles soinsles plusdoux
, par ses noblesattraits f Elle rend à César lebonheurqu'il nous donne,Elle embellitpourlui la victoire et la paix.
Nos
cœursqui le suivaientau milieu des alarmes,Des
destinsirrités ne craignent plusles coups ;Enchaînant Favenir par
un nœud
plein decharmes,Des
bords lesplus lointainsCésarveillait sur nous.(r) «Quandlesprisonniers de guerre étaient arrivésdevant
» leCapitole, à la suite du triomphateur, on les menait à la
» prison, oùaussitôton faisaitmourirleurs chefset leurs capï-
» taines ». Des mœurs et des usages des Romainsê Liv. III,
«hap. 8, pag. 490.
8
LE TRIOMPHE
CLAUDIUS.
Le
palais s'ouvre, unefoule empressée S'avancevers l'autelde Mars.LICINIUS,
à Claudius.Je vous quitte, Seigneur: ausein de nos remparts,
Un
peuple decaptifs,dans sa haineinsensée,
S'irritedenotrebonheur:
Jevais, en observantleurfureur imprudente
,
Préparerlestribuset la
pompe
éclatanteQue Rome
décerne au vainqueur(i). (Ilsort. )SCÈNE V.
CLAUDIUS, PEUPLE, SÉNATEURS, FEMMES
,soldats
,PLOTINE
et sa suite.CLAUDIUS.
JL lo tin E elle-même s'avance :
A
son aspect, sicher ànotrecœur
,Que
nos chants de reconnaissance Célèbrentle Héros vainqueur,
Et saplusdouce récompense.
(i) Le Cortège de Plotine commence à paraître.
DE TràJÀÏT»
CHŒUR.
A
sonaspect,etc.(
On
danse. )CLAUDITTS.
Aimable
ornement de la paix,
Prix glorieux de la vaillance
,
Plotine vient,et sa présence Est le plus
doux
deses bienfaits.CHŒUR.
Aimable
ornement de la paix,
Prixglorieux, etc.
(
On
danse. )PLOTINE.
Romains
,c'est à Césarqu'il fauten rendre grâce,
Trop
heur&useencejour delui prêterma
voix!A Rome
,àl'univers,que son génie embrasse,
J'apportedes bienfaits
quand
j'annonce ses lois.De
nouvelles faveurs ,dans saville chérie, Signalentaujourd'hui son retour glorieux :Soussesdrapeaux victorieux
Tous
ceuxdequi lesang coula pourla patrieEn
recevrontle prix jusque dans leursneveux.IO
IE TRIOMPHE
Richesde leurnoble
mémoire
,
Leursfilspourrontmarchersurleurspastriomphaux
Ilssontadoptés par la gloire, César les
nomme
sesenfans(i).CHŒUR.
Ilssont adoptés, etc.
SCÈNE VI.
LES PRÉCÉDENS, ELFRIDE.
Elle sort
du
palais.CLAUDIUS.
Q uo
i! jusque dans ceslieux, ElfrideconsternéeVient
du
sortqui l'accableaccuser lecourroux !PLOTINE.
Fillede Sigismar, princesse infortunée !
Approchez
sans effroi. ,(i) « Vousavezvoulu,ditPline àTrajan, que dès les pre-
» mièresannéesdeleurenfance,lescitoyens trouvassenten vous
» unpèrecommun,à quiilsfussentredevablesdeleur éducation;
» qu'ilscrûssent et sefortifiassentpar vous,puisqu'ils croissaient
» pour vous; quelesalimens que vousleurauriez accordésdans
» unâgetendre, lesconduisissentà être unjourpayés
comme
» vossoldats, etque tous vous dussent autant à vous seul que
» chacundoitàceux dequiil tientlavie».
(Plin. pane'g. Traj.)
15E
T^ÀJÀ».
ttELFRIDE.
Je
tombe
àvos genoux,
Ayez
pitiédemon malheur
extrême! Hélas!vousle savez,j'ai supporté sescoups; fiome m'atout ravi, patrie etdiadème;
Faut-ilencor trembler pour lesjours d'un époux?
O
vous,qui triomphez de lavictoiremême
,
Sauvezlefilsdes rois !
P
LOTI NE.
Elfride,levez-vous-, Césarpermet que
ma
voixvous console:Votre épouxpeut
du
sort adoucirla rigueur; Soumisà sesdestins,qu'ilmarche
auCapitole,
Et sous l'appui des Dieux qu'il placele malheur.
ELFRIDE,
Vous
rendez l'espoir àmon
cœut.CLAUDIUS.
César
du monde
entier veut devenir l'idole.C HÏE
UR DE SOLDATS.
César écoute tropsa funeste douceur.
Ballet*
trio pendant
la danse.FillesdeSparte, et vous
nymphes
del'Ionie,
A
vos pascadencés dontlecharme
est sidoux
,
Souffrezquela belleAusonie
,
De
cesaccordsqu'elle reçutde vous,
Mêle
latouchante harmonie.Enfansde Terpsichore !enfans de Polymnie !
Vos
talens sont rivauxetnesont pointjaloux.la
LE TRIOMPHE
SCÈNE Vî.
LES
PRÉCÊDENS
,LIGINIUS.
LICINIUS.
Il
est teinsdequitterceslieux,
Au
piedde sesautelsJupiter^nousappelle :Du
hautdu mont
sacré, leschantsreligieuxAnnoncent
de ce jourlapompe
solennelle;
Rome
, plusquejamais,doitdemander aux Dieux Que
leurfaveurveille surelle.PLOTXN
E.A-t-elleà craindre encorde
nouveaux
ennemis?licinius, montrant
letemple de Mars.Vous
connaissez cepeupleorgueilleuxet sauvage, Toujours vaincu,jamais soumis,Qui mord
avec fureurlefrein del'esclavage :Dans
ses fers il s'estagité;
Des
captifsontcriévengeance; EtCésar, dontla gloireaugmente
la bonté,
Lesenhardit parsaclémence.
DE TB.ÀJÀ3SY là
MORCEAU
J>ENSEMBLE.
CHŒUR DU PEUPLE ET DES SOLDATS ROMAINS.
Césarécoute trop sa funestedouceur
;
C'est ànous de punirce criminel outrage;
Que
la victoireachève son ouvrage,Et qu'elleassure enfinle repos
du
vainqueur,PLOTINE,
LICINIUS ,FEMMES ROMAINES.
Dieux
justes!Dieux
puissans!veillezsurson bonheur.C'estvous quitriomphez ,César est votre
image
; Daignez achevervotre ouvrage,Etqu'enfinle repossoit leprix
du
vainqueur.ELFRIDE.
Dieuxjustes!Dieuxpuissansquilisezdans
mon
cœur, Détournez loin demoi
ce funeste présage ïCésar seulest-il votre
image
?Etn'êtes-vous enfinque les
Dieux du
vainqueur?\Plotine et lAcinius entrent
dans Rome
avec tout leur cortègepar
laporte triomphale. Elfride les suit, avec tous les signes de la douleur et deV
effroi. )tf/tf DV PREMIER ACTE.
14 ££ TRIOMPHE
ACTE IL
Le
théâtre représenteun
appartementdu
palais deTrajan
, danslavoie triomphale*SCENE PREMIERE.
DÉCÉBALE, CLAUDIUS, soldats romains,
CLAUDIUS.
x
rince, dans cepalaisdela grandeur suprêmeOù du
peupleromainveille la majesté, BientôtCésar viendra lui-mêmeVous
annoncer savolonté.(auoc Soldats.) Sortons.
DECEBALE,
seul.' Ainsi, pour
mieux
braverma
haine,
Korap de sa splendeurfatigue
mes
regards!Je
marche
environné desapompe
inhumaine; Je suis au palais desCésars;
Etjenesaisquel
charme
ouquel pouvoirm'enchaîne!..,be Trà/àw i5
Quel spectacleimprévus'estoffertdevantmoi!....Quel peuple!.... et quel génieà ses destinspréside!..,.
Les artsobéissansvieijnent prendre sa loi
;
Au
loin tonnela guerre Ici lapaix réside :J'admire et je frémisd'effroi.
Oui, tout
condamne
icima
fureur impuissante: Elfride!Sigismard! vousquej'appelle en vain!Ettoi,
mon
père,ombre
sanglante !Si tun'étaissanscesse à
ma
douleur présente,Ah
!jesens quelefer tomberait dema main
!Mais
j'entendssa voix quime
crie :Punis l'orgueil de nos tyrans ,
Frappe, délivre ta patrie ,
Et venge
mes mânes
errans.Ombre
terrible!ombre
chérie !Tu
voismon
trouble etmes
douleurs.Hélas! Elfride m'est ravie !
Mon
père, pardonneàmes
pleurs, . . .Mais
j'entends savoixquime
crie ,etc. etc.
C'en est fait, la fureur m'entraîne;
A
mille morts j'iraism'oflfrir :Nature!
Amour
!armez ma
haine! Jecours vous venger oupérir.On
vient:Césars'avance....0moment
redoutable!....t(5
IB TRIOMPHE
-• -
, . ,,
.. ,^
SCENE IL
DÉCÉBALE, SIGISMAR.
DÉCÉBALE.
\J ue
vois-je! Sigismar! ômon
père!6Romains, Vous
mêlezcettejoieau malheurqui m'accable!SIGISMAR.
Mon
fils,n'accuse pluslafortuneimplacable:Ce
jourterendta gloire etchange nosdestins.DÉCÉBALE.
Quoi! ce jour détesté qui m'enlèvetafille!
Et qui verra sansdoute,
aux
marchesde l'autel,
Couler
mon
sanget flétrir ta famille!SIGISMAR.
S'ilpunit
Rome
, il terend immortel.DÉCÉBALE.
Et
comment
échapperaux
coups qu'elle prépare ?Le temsfuit,l'heure approche Entends-tucesclameurs!
SIGISMAR.
Oui
,j'entendsles apprêts d'une fête barbare:On
veutquedanslecirque,auxpieds desDieuxvengeurs,
Lesvaincusdésarmés(digne effroi des vainqueurs) Soientlivréseuspectacleoutraînésenvictimes!
DE TRAJAK 17
DÉCÉ
B A L E.Jeconnais des
Romains
les plaisirs et lesmœurs
; Je saisqueleursjeuxsont des crimes.SIGISMAR,
Ilsn'accompliront pas leur projet
inhumain
;^
Rome
a cruvainement t'immolersans défense!Apprends
quejusque dans son seinUn
peuple decaptifss'arme pourtavengeance.decébale.
Que
dis-tu ?SIGISMAR.
Dès
long-temsj'ai fait naître l'espoir,Quid'un sommeil honteuxaujourd'hui les réveille:
Du nom
de Spartacus j'ai frappé leuroreille ,Leur audaceacrulerevoir ;
Parthes , Scythes, Germains, les enfans de l'Asie,
Tous
ces vaincusqueRome
a flétrisde sesfers,Amenés
danscesmurs
de vingt climats divers ,Jurententre
mes
mains de venger la Dacie,Ou
de partager nos revers.DECÉBALE.
Mon
père! c'est àmoi
demarcher
àleur tête.. . •• .SIGISMAR.
Non,
tes pas sontmarqués:letriomphes'apprête.Le
peuple, lessoldats , ivres d'unfol orgueil,
Courent au Capitoleétalerleur conquêtey
Là
,lechardu
vainqueurdoit êtresou cercueil.l8 IE THIOMPHE
Supporte et verrge ton outrage;
Observe le
moment
fatal;Que
l'image d'Elfrideenflamme
:ton coupage ,Et quenos premiers cris te servent de signal.
D EC
JE B A L E.La
nature indignée àl'amour sertde guide ,Compte
surmoi; maismon
Elfride ,Dieux
! nepuis-jelavoirdans ce funeste jour? s i g i SM
A R.Evite-la plutôt.
La
vengeance homicide Doit-elle consulterlesterreurs de l'amour !SCENE
III.DECÉBALE, SIGISMAR, LICINIUS,
SOLDATS ROMAINS, LICTEURS.
LICINIUS.
Soldats, ramenez
Décébale,
Etveillez prèsde lui dans letempledes Dieux;
Ce'sar suspend encorla
pompe
triomphale;D'un
hérosqu'il aimaitil va fermer les yeux.Lucius touche à son heurefatale,
Et ne jouira point de ce jour glorieux.
DÊCÉB UE.
Eh
quoi! ne puis-je auprès d'un père , SansqueRome
s'alarme , attendreici la mort?3IGISMAR,
à Décébale.(haut.)
Mon
fils, soumettons-nous à cetordre sévère,(bas> à part. )
Obéissons. Attends , pourdécider ton sort
,
Qu'un
écritdema main
tedirigeet t'éclaire.(
Les
Soldatsemmènent Décébale
;Sigismarfait guel($ie$pas
pq^r.le suivre.)L I C I N I U S.
Arrête, Sigismar:il n'estpas encor tems
De
porteraux
vaincustes conseils et tes larmes:César, par des bienfaitsconstans,
A
réparé pourtoi le succès deses armes ; Attends dans ce palais sesordres souverains.sigismar,
en s9
éloignant.
(
à
part.) (haut.)Quel orgueil!
A
ses lois j'obéis ensilence!SCÈNE IV.
LIC IN ÏU
S,LICTEURS.
Licinius,
en observantSigismar, qui seretire.J
e lis dans sesregardsl'espoirde lavengeance.O
toi! le plus granddeshumains
!Deshéros etdesrois nobleetbrillant modèle,
Permets
un
peude crainteàl'amitié fidèleQui veilleicisur tes destins.
Jecojip,ajsSigismar:
ennemi
desRomains
,Soncçeumd'aucunbienfaitne pçut goûterlescharme*.*
20
JLETRIOMPHE
SCÈNE V.
LICINIUS, PLOTINE, licteurs.
PLOTINE.
OE iGNEUR,un
joursibeaun'estpointexemptd'alarmes:Descendu
de son char, sans gardes ,sanssoldats,
Césarvers ce palais s'avance
,
Le
peuple impatient avolé sur ses pas,LICINIUS
Son
amour
l'environneetsert notreprudence.PLOTINE.
Mais vous-même
aujourd'huidesvaincus frémissansVous
redoutiezlafureurinsensée*LIC INIUS*
Rome
veille, et prévient leurscomplots impuissans.p l o T I N.E.
Ah
! sidans la fouleempressée,
Un Dace
,un
perfideennemi,
Osait.. . .
LICINIUS.
O
fatalepensée!Malgré moi mon cœur
a frémi!.. • •Calmez
letroublequi vous presse. .. .DE TrAJAI.
21PL
O T I N E.Cetteimageestdevant
mes
yeux.LICINIUS.
C'est
une
erreurdelatendresse.PLOTINE,
C'est peut-être
un
avisdes cieux:Non
,ma
crainten'estpointinjuste.Seigneur, votreamitiém'entend. • •<
LICINIUS.
Rome
,plus heureuseetplusjuste,,Adore un
hérostriomphant.L'intérêtde tons le défend:
Tous
attachent leursortàcette têteauguste(
On
entendles crisdu
peuple quiaccompagne
Trajan.).
Vous
l'entendez,Madame PLOTINE.
O
fortunémoment
!O
César !32 lï TKIOMPHÏ
SCÈNE VI.
TRAJAN, PLOTINE, LICINIUS, GLAUDIUS, GÉNÉRAUX, ET SOLDATS ROMAINS.
TRAJAN, à
Plotine.JLjUCius afini sa carrière: Souffrezque ,
même
auprès de vous,
Mon ame
àsadouleurse livretoute entière.(à
sasuite. )Ah
! la gloireest pourlui, lesregrets sontpournous!CHŒUR DE ROMAINS.
Heureux
quimeurt pour lapatrie ,Du
princeetdePétatdéfenseur généreux !Il est pleuré partousles
deux
; Samortajouteencoreà l'éclatdesa vie.TRAJAN.
Luciusd'un,triompheavait flatté ses
vœux
;Ill'attendaitde
ma
justice:Jene souffrirai pointque ce prix glorieux,
La
mortmême
le lui ravisse.Romains", vous placerez sesarmes sur
mon
char;Et parmi ceshonneurs dont l'éclat la console,
Vous
croirez voirsonombre accompagner
César, Etdu
sein destombeaux
monter auCapïtole.Allons
3>e
Tràjàît. a3 PLOTINE.
Ah
! seigneur, arrêtez !Le
jour le plus heureuxdoit-il coûter des larmes !Daignezattendreau moins que nos cœursattristés,...
Que
ces captifsO
ciel! je trahismes
alarmes... .TRAJAN.
Que
difes-vouvs,Madame
,et d'où vientcet effroi?Qui, moifquejediffère une
pompe
si belle !Le
triomphe n'est point pourmoi
,
Il estpour
mon
armée etmon
peuple fidèle :L'uneetl'autre ont vainculesDaces furieux, . L'unepar son courage etl'autre par son zèle. ....
Mais
des vaincus le chef audacieux, Décébale , àmon
ordre,ici devaitserendre.LICINIUS.
Seul, avec Sigismar,ilvoulait vous attendre
;
Seigneur,j'ai pressé leurs adieux; J'aiséparé leurdouleurimprudente :
Le
prince estaux
autels, Sigismar dansceslieux.TRAJ
AN.Aurait-ilalarmé l'amitié vigilante !
Qu'àl'instant
même
ilparaisseàmes
yeux.(àPlotine.
}
Etvous,
Madame
,heureuseetrassurée,
Aux
DieuxdeRome
allezoffrirvosvœux.Nous
irons bientôt devanteux,
Devant
leurmajestésacrée,
Abaissernoblementnos fronts victorieux.
H4
^ETRIOMPHE
CHŒUR DE FEMMES ET DE SOLDATS ROMAINS,
Aux
DieuxdeRome
allonsoffrirnosvœux
,
Devant leur majesté sacrée , Allons baisser nosfrontsvictorieux.
SIGISMAR, paraissant
au fond
duthéâtre> àpart.C'en est fait : saperte estjurée !
TRAJAN,
apercevantSigismar.Qu'on nous laisse
un moment.
SCÈNE VIL TRAJAN, SIGISMAR.
TRAJAN.
Approche
,Sigismar.
Aux
regardsd'unami
craindrais-tu de paraître?SIGISMAR.
Moi,
seigneur!jeme
rendsaux
ordresde César.TRAJAN.
Césarn'estpointici,Césarn'y veutpasêtre(i).
Dans
Pvomequi l'attend,etqui rend grâceauxDieux, Suivi des légions,César faitson entrée;Trajan seul est devant tesyeux;
Sa gardeest l'amitié, l'honneur,la4foijurée.
Cependant ,surtoi-même
un
douteinjurieux. ...
(i) Ce vers est de Métastase, il a été traduit parDubelloy , danslatragédie de Titus. 11ya , dans cette scène, plusieurs détailsimitésdupoèteitalien.
DE TràJÀK. 25 SIGISMAR.
Seigneur,n'attendezpointque
ma
boucheréponde Pardessermensindignesdetousdeux
; Jene déguisepointma
tristesse profonde. . ..
TRAJAN.
Rome
quifadoptaquand
tufus malheureuxCompte
surtareconnaissance; Parleavecliberté,je suisseulences lieux.Pourrais-tulatrahir !
SIGISMAR, à
part.O
funeste entretien!TRAJAN.
Ke
crainspasque toncœur
trompe ta confiance,
Laisse-moi lire dansletien:
Va
,quand
ilm'offriraitlahaineetlavengeance,
Sois sûrqu'à l'empereurTrajan n'endiraitrien(i).
sigismar,
àpart.Sa cruellebonté m'accable etm'importune.
(haut.
)
Seigneur ,le
cœur
d'unpère estcachédansmon
sein;
De mes
enfansjepleurel'infortune:Ornemens
avilis d'untriompheinhumain
,
Ma
filleetsonépouxtraînésauCapitole. .. .TR
AJ AN.Ta
fille!ah!necroispasquela victoireimmole
(i)AutreversdeMétastase,traduitpar Dubelloy.
'ta