• Aucun résultat trouvé

Sur quelques questions de la théorie des courbes à double courbure

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Sur quelques questions de la théorie des courbes à double courbure"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

H ENRI P ICCIOLI

Sur quelques questions de la théorie des courbes à double courbure

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 18 (1899), p. 508-511

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1899_3_18__508_1>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1899, tous droits réservés.

L’accès aux archives de la revue « Nouvelles annales de mathématiques » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions).

Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente men- tion de copyright.

Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques

http://www.numdam.org/

(2)

[M

4

m]

SUR QUELQUES QUESTIONS DE LA THÉORIE DES COURRES A DOURLE COURRURE;

PAR M. HENRI PICCIOLI.

On a cru jusqu'à présent que la courbe gauche nommée hélice cylindro-conique était placée sur un cône de révo- lution. Dans ce qui suit, nous nous proposons de mon- trer que ce n'est pas vrai, au moins dans le cas générai.

Les raisonnements que nous allons faire nous condui- ront à trouver une formule d'où résultera tout de suite la vérité de notre assertion. Ceci formera l'objet du pre- mier paragraphe de cette Note; dans le second, j'expose des propriétés relatives aux loxodromies et aux géode- sïques du cône.

(3)

( S o p ) I.

Admettons que si A, B, C représentent les distances d'un point fixe de l'espace Po ^(xoyozo) aux plans nor- mal, rectifiant, osculateur d'une courbe gauche L dont s est l'arc, p et T les rayons de courbure, on a les for- mules

d\ _ B dB _ A G dC __ B ds ~~ p ' ds ~"~ p T ' ds ~~ T * Cela posé, soit (cos«, cosè, cosc) une direction fixe, et 9 l'angle que les génératrices du cône, qui projette de Po la courbe L, font avec cette direction. Nous aurons (x0 — cc] cos a -h (y0 — y) cosb -+- (zo~- z) cosc = ZcosO, / représentant la portion de génératrice du cône com- prise entre le sommet et le point (xyz) de la courbe.

En dérivant, on obtient . . dl d cos O

(l) -r-COsO-i-/ -. = COSCÛ,

as as

o étant l'angle de la direction fixe avec les tangentes de L.

Or on a

et par conséquent

dl A

=_T^ _CoS^ ,

A étant l'angle sous lequel la courbe L coupe les généra- trices du cône.

En substituant dans (i) cette valeur, on trouve la formule

COS 0 COS Ù -\- l î = — COSCD,

(4)

( 5io )

d'où il suit ce qu'on voulait; car, de l'hypothèse que <p et <i soient constants, il ne résulte pas que 0 aussi doit être constant.

Il en résulte en outre que la condition coscp = cosÖ cos^ (0 const.)'

est caractérislique pour les lignes placées sur le cône de révolution : ce qu'on peut aussi démontrer géométri- quement.

IL

(A). Nous allons trouver une propriété caractéris- tique des loxodromies du cône. Partons pour cela de la formule

! A cos<!>= -j-i

où les quantités qui y figurent ont la même significa- tion que plus haut. En dérivant et en posant dans cette dérivée /cos^ à la place de A, on trouve

B

sm2<k

p T

l — j —

ds p

Si <]> est constant, il en résulte c'est-à-dire que : B =

Le long d'une loxodromie du cône, la distance du plan rectifiant au sommet est proportionnelle au rayon de première courbure. Le coefficient de proportion- nalité est une quantité comprise entre zéro et Vunité.

Au moyen de cette propriété, on pourrait, d'une manière très simple, écrire l'équation intrinsèque des loxodromies du cône, et en déduire les équations de

(5)

l'hélice cylindro-conique en y ajoutant la condition

p

^ = cotcp (cp const.).

(B). Pour arriver à la recherche de la propriété des géodésiques du cône, étudions les courbes pour lesquelles la distance des tangentes a un point fixe est constante.

On aura donc

B C2= const.

En dérivant, on trouve les conditions A = o, - — o, B = o.

P

Le premier cas correspond aux lignes sphériques, ce qui ne donne rien de nouveau, de même que le second, où il s'agit d'une droite. Le dernier cas correspond aux géodésiques du cône (').

Il s'ensuit que :

Hormis les lignes sphériques, il n'y a, parmi les courbes à double courbure, que les géodésiques du cône qui jouissent de la propriété que leurs tangentes soient à la même distance d'un point fixe (sommet du cône).

On peut aussi énoncer ce résultat sous cette forme : Les podaires des géodésiques du cône sont des lignes sphé tiques.

Ces théorèmes subsistent même dans l'espace à n di- mensions.

(J ) Voir ma Note sur les géodésiques du cône ( ce Journal, 1898 ).

Références

Documents relatifs

Le rayon de courbure, en un point quelconque, d'une courbe triangulaire symétrique d^ exposant n, est dans un rapport constant, égala —^—' avec le rayon de courbure, au même point,

Dans toute géodésique d'un cône, le rapport p du rayon de cour- bure au rayon de torsion est une fonction linéaire et entière de l'arc de la ligne géodésique, et,

On peut remarquer, d'après ce théorème, que la courbure de la courbe de poursuite (6) n'est point liée à la courbure de la courbe (a); elle ne dépend que des vitesses des points a

Considérons une surface ayant ses lignes de cour- bure planes dans un système* Si par chaque point de l'une de ces lignes de courbure on construit le plan oscillateur à la seconde

Bricard a établi récemment, par la voie géométrique, un théorème relatif aux plans oscil- lateurs des lignes de courbure d'une surface quelconque (voir l'énoncé dans le

Les courbes que nous avons en vue sont celles dont les distances r, r 1 d'un quelconque de leurs points à un point fixe O et à une droite fixe PQ sont liées par la. Ann..

D étant le demi-diamètre de l'ellipsoïde parallèle à la tan- gente et Pla perpendiculaire abaissée du centre sur le plan tangent *, or D et P sont les mêmes pour les deux

Celte courbe étant bien définie, soit par son équation, soit par une génération géométrique ou mécanique, soil de toute autre manière, nous sup- posons qu'elle est tracée