H ACHETTE
Sur les plans osculateurs et les rayons de courbure des lignes planes ou à double courbure, qui résultent de l’intersection de deux surfaces
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 7 (1816-1817), p. 24-27
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Sur les plans osculateurs
etles rayons de courbure des lignes planes
ou àdouble courbure, qui résultent
de l’intersection de deux surfaces ;
Par M. HACHETTE.
COURBURE
Extrait
du Bulletin dessciences. (*)
DE
toutes lespropositions
d’analiseappliquées à
lagéométrie ,
lesplus importantes
sont relatives à la courbure deslignes
et des surfaces.En les
démontrant ,
par des considérationsdégagées
de toutcalcul ,
on
augmente
ledomaine
de lagéométrie y
et les théories lesplus
abstraites deviennent
applicables
aux arts lesplus
usités. Le mémoire de M. Hachette conduit à unerègle générale
pour construire gra-phiquement ,
avec le seul secours de lagéométrie descriptive ,
lesplans osculateurs y
et les rayons d’e courbure delignes
à doubleou
simple courbure , qui
résultent de l’intersection de deux surfaces.Cette
règle
se déduit despropositions
suivantes :i.° Une surface
réglée (**) ( c’est
ainsi que Fauteur nomme la(*) M.
Dupin,
dans leprécédent
article , ayant fait mention de celui-ci ;nous avons pensé faire
plaisir à
ceux de nos lecteursqui
n’ontpoint
sous lamain le Bulletin des sciences, de le transcrire ici tel qu’on
l’y
rencontre.J. D.
G.
(**)
Quelques
surfaces de cettefamille,
qu’onemploie
dans les artsgraphiques ,
surface
DES COURBES. 25
surface non
développable engendrée
par une droitemobile , quelle
que soit d’ailleurs
la
loi dumouvement ) ,
étantcoupée
par unplan ; q,ui
passe par une droite de lasurface,
lespoints
d’intersection dece
plan
et de toutes les autres droites de la même surface ,forment
une courbe : le
point
de rencontre de cette courbe et de la droitede la
surface contenue dans le mêmeplan,
est unpoint
de contactde ce
plan
et de la surfaceréglée ;
en sorte que le mêmeplan
està
la fois’tangent
et sécant.2.° La normale en un
point’
de la courbequi
résulte de l’inter-section d’une surface et d’un
plan ,
est laprojection orthogonale
dela normale à la surface au même
point,
sur leplan
de la courbe.3.0 Une surface étant
coupée
par unplan ,
la surfaceréglée ,
lieu des normales menées par tous les
points
de la courbeplane,
et la surface
cylindrique qui
a pour section droite(*)
ladéveloppée
de la
courbe ,
sont circonscrites l’une à l’autre.4.°
Uneligne
à double courbure étant l’intersection de deux sur-faces,
onpeut
la considérer commeappartenant
aux deux surfacesréglées,
lieux des normales aux surfacesproposées , qu’on mènerait
par tous les
points
de la courbe à doublecourbure ; si ,
par unpoint quelconque
de cettecourbe ,
on mène unplan qui
lui soit perpen-diculaire
en cepoint,
ouplutôt perpendiculaire à
satangente ,
cese nomment sur:faces gauches , ou plans gauches. Le mot règlée signifie qu’on peut
appliquer
l’arête d’unerègle
sur toutes fes droites dont la surface se com- pose. M. Hachette a démontréprécédemment ,
I.° que la surface lieu des nor-males menées par tous les points d’une droite , prise à volonté sur une surface*
réglée ,
était l’une descinq
surfaces du seconddegré qu’il
a nommée parabo-loi’de
hyperbolique ;
2.° que, dans le nombre infini de surfaces du seconddegré ,
dit-es hyperboloïdes à une nappe , qui peuvent toucher une surface
réglée
suivantune droite de cette surface, et avoir avec elle un contact du premier ordre ,
il y
a un de ceshyperboloïdes ,
dont le contact suivant la même droite est du second ordre.(*) On nomme section droite d’un
cylindre ,
fa sectionperpendiculaire à
ses arêtes.
( Notes du Bulletin des sciences
Tome VI.
4
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COURBURE DES COURBES.
plan
touchera les deux surfacesréglées
en deuxpoints, remarquables
par cette
propriété ,
que leursprojections
sur unplan quelconque , passant
par latangente
à la courbe à doublecourbure ,
sont lescentres de courbure des deux sections faites par ce
plan
sur les sur-faces
proposées. Menant,
par lepoint
de la courbe à double cour-bure que l’on
considère y
unplan perpendiculaire
à la droitequi joint
les deuxpoints
de contact des surfacesréglées
et daplan
normal à cette
courbe,
ceplan perpendiculaire
sera leplan
oscu-lateur de la
courbe ,
et il coupera la droite àlaquelle
iI est per-pendiculaire,
en unpoint , qui
sera le centre du cercle osculateur.Il suit évidemment de la troisième
proposition , que
les cercles osculateurs de toutes les sections d’unesurface ,
dont lesplans passent
par une mêmetangente , appartiennent à
unesphère , proposition
démontrée par
Meusnier ;
et, cequi
n’est pas moinsévident,
toutesles sections
obliques
dont lesplans font,
avec une normale à lasurface,
le mêmean;;le ,
ont un même rayon decourbure, lorsque
les sections normales
perpendiculaires
aux sectionsobliques,
ontmême centre de courbure.
Ayant
construitgraphiquement
les rayons de courbure de troissections
quelconques , passant
par une même normale d’unesurface ,
M. Hachette fait
observer cfu’on
en déduirait facilement les rayonsde courbure
et lesplans
osculateurs deslignes
decourbure,
dontMonge
a lepremier
donné leséquations.
Eneffet,
on calculeraitces rayons de
courbure,
maximum etminimum ,
au moyen de la formule d’EulerR et r étant les rayons de courbure de la
surface ,
et 03B6 lerayon
de courbure d’une section
normale ,
dont leplan
fait avec leplan
osculateur de la
ligne
de courburel’angle A(*), ( Voyez
laCor-
respondance
sur l’écolepolytechnique ,
tomeIII,
page I34 ).
(*) M. Hachette observe à ce sujet que le théorème de M.
Dupin
,qui
con-siste en ce que les tangentes aux deux
lignes
decourbure ,
en unpoint quel-
CONT. DES
LIG.
DU 2.dORDRE,
SUR LES SURF. DuMÊME
ORD. 27L’application
de cespropositions
est de laplus
hauteimportance
dans les arts
graphiques ;
elle donne la mesure de laquantité
de courbure deslignes
et dessurfaces dont
on n’adéterminé, jusque présent,
que ladirection ,
par lestangentes
et lesplans tangens.
GÉOMÉTRIE DESCRIPTIVE.
Recherche de la ligne du second ordre qui
entouche
trois
autresdonnées ,
sur unesurface du même
ordre (*);
Par M. J. B. DURRANDE.
SOIENT
deuxlignes
dusecond
ordretangentes
l’une àl’autre,
surune surface du
même ordre,
et soient considérées ces deux courbescomme les
lignes
de contact de la surface avec deux surfacesconiques
circonscrites.
conque d’un
hyperboloïde
à une nappe , divisent en deux partieségales
l’angledes deux droites de la surface, qui passent par le même point, se déduit très-
simplement
de la formule d’Euler. En effet, e étant infini , pour les deuxsections
normales, on aéquation qui
est satisfaiteqnel
que soit lesigne
de A ; donc cetteéquation
ap-partant
tout aussi bien à la section normale , dont leplan
fait avec leplan
dela,
ligne
de courbure unangle égal à
A,qu’à
la section dont leplan
fait avece ce dernier un
angle
-A, ou dont l’inclinaison sur ce dernier est la même que pour l’autreplan,
maisqui
est situé du côtéopposé.
(0) Cette
question
a déjà été traitée par M.Chasles ,
dans laCorrespondance
sur l’école
polytechnique
( tom. III , n.° I.er ,janvier
I8I4 , pag. I6 ) ; mais ,quelque
ingénieuse que soit la solution de cegéomètre ,
elle n’ôte rien , commeon va le