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Sur des surfaces dont les lignes de courbure s'obtiennent par quadratures

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Academic year: 2022

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(1)

B ULLETIN DE LA S. M. F.

T H . C ARONNET

Sur des surfaces dont les lignes de courbure s’obtiennent par quadratures

Bulletin de la S. M. F., tome 20 (1892), p. 91-92

<http://www.numdam.org/item?id=BSMF_1892__20__91_0>

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(2)

- 91 —

Sur des surfaces dont les lignes de courbure s7 obtiennent par quadrature; par M. TH. CARONNET.

Considérons une surface quelconque (S) et soient a et jî les pa- ramètres des courbes de la surface qui ont pour représentation sphérique les génératrices rectilignes de la sphère.

On sait que dans ce système de coordonnées, imaginé par Ossian Bonnet, l'équation du plan tangent est (1)

( a - { - 1 3 ) . y - i - t ( ^ — % ) y 4 - ( a p — i ) ^ -+- $ = o,

et q u e l'équation des lignes de courbure revêt la forme très simple

( i ) rd^—td^^o,

si l'on pose

,. - ^ , - ^1 àa.^ à^

La courbure totale du premier membre de (i) a pour expres- sion

D ( — — , . ) l \\/rt )

^rt P ( a , P )

Elle s'annule donc pour

(•2) rt^f(s).

Considérons maintenant une surface qui ait pour élément li- néaire

<^2= rdoi^— td^\

si nous supposons la relation (2) vérifiée, cette surface sera déve- loppable, et l'on obtiendra ses lignes de longueur nulle par qua- dratures.

Par conséquent, on obtient par de simples quadratures les lignes de courbure de toute surface (S) pour laquelle le ç du plan tan- gent vérifie une équation telle que (2).

Pour obtenir de pareilles surfaces, représentons par

( 3 ) F ( ^ , a , p ) = o

( * ) Voir G. DARBOUX, Leçons sur la Théorie générale des surfaces. Première Partie, p. 246.

(3)

une intégrale de l'équation

rt==f(s).

Si u, v, w^ p sont les coordonnées tangentielles de (S), on a u a -+- [3

T^T'

v l ( P — a ) P - — — T — — ' w ajî — i

P "^T"'

Tirant de ces formules les expressions de Ç, a, ^ en fonction de u, c, w, /? pour les porter dans l'équation (3), on obtiendra une relation

<Î*(M,P, W,T?)== o,

qui sera Féquation tangentielle d'une surface (S) dont les lignes de courbure s'obtiendront par quadrature.

On pourra faire l'application de cette remarque aux équations

rt— 52= o, rt— 524- a2 = o.

Dans le premier cas, l'équation F ( S , a , P ) = o

représente une développable quelconque.

Quant à Inéquation

rt — s2-^- a2 = o,

on trouvera son intégration dans l'Ouvrage déjà cité de M. Dar- boux (Liv. VII, Chap. V).

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