A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
G. D EMARTRES
Détermination des surfaces (W) à lignes de courbure isothermes
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 2
esérie, tome 4 (1902), p. 341-355
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_1902_2_4__341_0>
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DÉTERMINATION DES SURFACES (W)
A LIGNES DE COURBURE
ISOTHERMES,
PAR M. G.
DEMARTRES,
Professeur à l’Université de Lille.
1. Nous nous proposons de trouver toutes les surfaces dont les courbures
prin- cipales
sont fonction l’une de l’autre etqui
sont divisées en carrés infinimentpetits
par leurslignes
de courbure. Les cônes et les surfaces de révolution satis- font évidemment à cette doublecondition;
on saitqu’il
en est de même des sur-faces
minima,
et,plus généralement,
de toute surface à courbure moyenne constante; nous laisserons de côté ces solutionsdéjà
connues et nous démontrerons que toute surface
répondant
à laquestion,
en dehors de celles que nousvenons de
rappeler,
est nécessairement un hélicoïde.On démontre bien aisément que toute surface canal dont les
lignes
de cour-bure sont isothermes ne peut être
qu’un
tore ou uncylindre;
nous n’auronsdonc pas à tenir
compte
des surfaces canaux.(Voir
la NoteII.)
lmaginons
la surfacerapportée
à seslignes
de courbure v = const., u = const.Si l’élément linéaire est donné par la formule
les courbures
principales
satisfont aux deux relationsen posant
La condition pour que les
lignes
coordonnées forment unsystème isotherme
342
est alors
et les deux fonctions
P, Q
devront satisfaire à une relation constante. -2.
L’équation (4)
est évidemment vérifiée si dP - o, dans le casdes surfaces à courbure moyenne constante; laissant de côté cette
solution,
noussupposerons d’abord que P ne
dépende
que d’une seule des deuxvariables, de v,
par
exemple.
On aura
alors, diaprés Inéquation (4),
Les
équations (3), (2)
nous donneront alors pourI R1 et g des
fonctions de cettemême variable v; donc la surface cherchée sera une
enveloppe
desphères
et aurapour
lignes
de courbure non circulaires une famille degéodésiques.
Il est à peuprès évident,
et d’ailleurs très facile àétablir,
que ces deux conditions ne se véri- fient que pour les surfaces derévolution ;
nous devrons donc supposer que P est effectivement une fonction des deux variables ic, v.’
Nous pouvons
exprimer
ladépendance
entre les courburesprincipales
enposant
H étant une fonction
qu’il s’agit
de déterminer de manière à satisfaire à la condi- tion(4). Or,
si nous considérons H comme une fonctionde ic, v
et si nous sub-stituons dans cette
équation (4),
il vient immédiatementU étant fonction de il, V fonction de v ; comme rien ne nous
empêche
deprendre
U et V comme variables
indépendantes,
nous supposerons H = il + v’.P sera alors une fonction de
(u
-~-v~.
Si nousdésignons
par ~ cettefonction, l’équation (5)
nous donneQ
==cp’(u
+~)’
On aura donc en définitiveDonc, enfin,
les surfaces cherchées sont caractériséesanalytiquement
par la pro-priété
suivante :On peut choisir les variables u, v de telle sorte que la somme et la
diffé-
rence des courbures
principales
soientreprésentées
par leséquations (6).
3. Si l’on porte les valeurs de
P, Q
dans leséquations (2),
il vientD’où,
enintégrant,
U étant une fonction
de u,
V une fonction de v. On a alorsl’expression
du ds2 :Mais ces deux
fonctions, U, V,
nepeuvent
pas être choisiesarbitrairement ; si,
eneffet,
nous calculons la courbure totale à l’aide des formules,(7)
et que nousl’égalions
à~.~~
-c?’~,
nous aurons uneéquation
de conditionqu’on
peut écriresous la forme
en
posant
pourabréger,
Cette
équation (8)
contient en réalité la solution de laquestion;
elle relieentre elles les trois
fonctions p, q, 03C6, qui dépendent respectivement
des troisvariables différentes u, v, Lc + v; nous verrons tout à
l’heure,
par une discussioncomplète
de cetteéquation,
que petq
doivent se réduire à desimples
constantes,toujours
en admettantqu’on
laisse de côté lessolutions,
évidentes apriori,
dontnous avons
parlé ;
on voit alors que la fonction ~~ estcomplètement
déterminée par la condition de satisfaire à une certaineéquation
différentielle du troisième ordre(l’équation 8).
- Les courbures
principales
et les courburesgéodésiques
deslignes
de courbure sont données par les formulesles indices 1, 2
correspondant respectivement
à v = const., ic = const., et nous supposons tc + v = l.4. Discussion de
l’équation (8).
- 1°Supposons
d’abordqu’on ait,
à lafois,
On en déduira sans
peine,
en tenantcompte
desexpressions
de x,~,
a,
b,
c, c’ étantquatre
constantes dont les deuxpremières
vérifientl’égalité
a - b + i = o. Mais on tire de
Inéquation (8)
les deux membres
dépendant,
l’unde
u, l’autrede v,
doivent êtreégaux
à unemême constante h et l’on doit avoir
d’où,
enintégrant
etdésignant
park, k’,
r, s de nouvelles constantes,Portons ces valeurs de p, q, dans
l’équation (8 ),
nous aurons enfinSi C était,
nul, 03C6
serait constant; nous devons donc supposerC ~
o ; mais alorsl’identité
qui précède
ne peut avoirlieu,
à moinsqu’on
n’ait a -I-b =-!-1,
et,comme on a
déjà a - b
== 2014 i, il faut que a ou b soit nul.Mais,
dans ce cas, a seranul,
cequi
ne peut avoir lieu que pour une sur- face canal. Nous rentrons donc alors dans le cas des surfaces de révolution. On aura, parexemple,
2" Revenons à
l’équation (8)
et dérivons-la parrapport.
à il, cequi
donncNous pouvons supposer
~’~-
o, car, si cetteexpression
étaitnulle,
commeil n’en serait pas de même de a’2 -
a’a",
nouspourrions
raisonner sur la fonc-tion q comme nous le faisons actuellement sur p; cette
inégalité permet
derésoudre les deux
équations précédentes
parrapport
aux fonctions q etq’.
Supposons qu’on
ait si nous faisons ic = - v dansl’équation précédente,
nous auronsa,
b, c, d
étant des constantes.’
Or,
si l’on différemie une fois deplus l’équaiion (8)
parrapport
à ii, cequi
donne
on pourra
éliminer q
etq’
entre leséquatio.ns (8), (1 2), (I4),
et l’on trouveraainsi
uneéquation
linéaire pour déterminer p; cetteéquation
sera de la formeN,
T étant des foncions del;
on voit que le coefficient de ne peut L dis-paraître
que dans le cas d’une surfacecanal ; donc,
si nous faisons u = 2014 v, nous aurons, pour déterminer p, uneéquation
linéaire à coefficients constantsqui
sera
toujours
du troisième ordre.Supposons qu’il y ait,
dans cette valeur de p, un terme de la forme qcontiendra, d’après l’équation (13),
un termecorrespondant
et de la formesi l’on substitue les valeurs de /~ et fi dans
l’ équati on (8),
on aura uneidentité de la forme
Faisons u = h - c~, h étant une constante
quelconque,
nous aurons, en dési-gnant par l’indice v le résultat de la substitution de Il
à l,
cette identité ne
peut
avoirlieu, quel
quesoit v,
que si l’on aet, comme h doit avoir une valeur
quelconque,
on devra avoiréquation qui s’intègre
immédiatement, et donneC étant une constante arbitraire. On en déduirait
~,
et, parsuite, cp’ par
unesimple quadrature :
1
D’autre
part,
si l’ondésigne
parla,
jz’ les deux constantesqui figurent dans p
et q,l’identité
générale
donne évidemmentéquation qui,
comme nous le verrons,s’intègre (§ 5)
et donneC’ étant une nouvelle constante.
Or,
on démontrera aisément qne les deuxintégrales auxquelles
nous venonsd’arriver et
qui déterminent,
l’une etl’autre,
la fonction ~, nepeuvent
être com-patibles
que si In est nul ou si l’on a, à lafois,
a =o, b
= o. Dans les deux cas,p, q ne contiennent aucun terme
exponentiel.
On démontrerait de la même manière que
p
et, parsuite, q
nepeuvent
con- tenir aucun terme tel que ....Donc, enfin,
p, q doivent l’une et l’autre se réduire à des constantes, enécartant,
bienentendu,
commenous l’avons fait
jusqu’ici,
les surfaces de révolution et les cônes.5.
Intégration
del’équation (8).
-L’équation (8)
seréduit, d’après
cequi
précède,
àp et q étant maintenant deux constantes. Cette
équation
est du troisièmeordre;
sil’on
parvenait
àl’intégrer,
la fonction 03C6 serait connue, et, parsuite,
sadérivée,
etcontiendrait en tout
cinq
constantes. La relation(W) qui
doitrégner
entre lescourbures
principales
serait alors connue; tout ce que l’onpeut dire, c’est que
cette relation est
purement paramétrique
et ne contient aucune fonction arbitraire.Il
paraît
d’ailleurs assez difficiled’intégrer complètement
cetteéquation (8) ;
nous n’essaierons pas de faire cette
intégration,
mais nous pouvons donner dès àprésent
uneintégrale première
del’équation (8),
dont nous avons fait usage dans leparagraphe précédent.
Posons
pour
celanous en déduirons en différenciant
Muhiplions
alorsl’équation (8)
par 2p03B1 + 2q03B2, cequi
donned’où,
enintégrant,
Cette
équation, qui
n’estplus
que du secondordre,
admet bien une solution par- ticulière de laforme?
= mais cette solution est àrejeter;
ons’assurera aisément
qu’elle
ne vérine pasl’équation (8)
etqu’elle
est due au fac-teur pa
+ q03B2
parlequel
nous avonsmultiplié
celle-ci.Quant
àl’intégrale (15~ elle-iiiénie,
elle seprésente
peu naturellement aupoint
de vue
analytique,
mais on y est conduit trèssimplement,
comme nous allons 1;voir,
par des considérationsgéométriques.
6. La
surface
cherchée est ccn hélicoïde. - Lesquantités
p, q étant des constantes, il est naturel d’étudier sur la surface leslignes
lelong desquelles
II -~-- ~~ reste constant. Soit i l’inclinaison d’une de ces
lignes (L)
sur leslignes
decourbure v ==- const. Nous aurons d’abord
i reste donc constant le
long
de laligne (L).
La courbure
géodésique
de L est alors donnée par la formuled~ étant
nul,
et lesquantités
o,, o~~, i étant des fonctions de cc + v, il en est de même de PI;
donc leslignes
Lforment
unefamille
de cerclesgéodésiques.
De ces deux
propriétés,
onpeut
déduire que la surface cherchée est un héli- coïde Bulletin de la Sociétémathématique,
t.XXV,
p.I20);
niais onpeut aussi,
bienaisément,
le démontrer à l’aide des formules(I I).
Si l’on remarque que la courbure normale est donnée par la formule deDupin
on voit que cette courbure reste elle-même constante le
long
de(L).
Si donc ondésigne par 03B8 l’angle
que fait la normaleprinci pale
de cetteligne
avec la normaleà la
surface,
parR,
T ses rayons de courbure et detorsion,
on voit d’abord quecos03B8 R et
sin03B8 R
sont des fonctions de ic + v; donc 9 et R restent constants lelong
de
(L); d’ailleurs,
on a,d’après une
formule connuc,et, ~Q étant, nul le
long
de(4),
T sera aussi une fonction de u + v.Ainsi,
lasurface
cherchée estengendrée
par des hélicescirculaires,
et lc-long
de chacune de ces hélices leplan
osculateurfait
unangle
constantle
plan tangent
à lasurface.
Cette dernière condition ne
peut
d’ailleurs êtreremplie,
ainsi que nous le démontrons enNote,
que si l’axe de l’hélice variable est fixe et son pas constant;la surface est donc bien u n cette démonstration constitue évidemment t
une
première intégration
del’équation (8)
et va nouspermettre
de laremplacer
par une
équation
du second ordre.( i ) Note I, p. 353.
7. Formules
générales
des hélicoïdes. - Prenons leséquations
de l’hélicoïdesous la forme
p étant le rayon de l’hélice
génératrice, k
son pasqui
est constant, w une fonc-tion de
p, t
unangle qui
fixe laposition
dechaque point
sur lagénératrice. p
et tseront nos coordonnées. Les
équations qui
donnent l’élément linéaire et leslignes
de courbure sont
en
posant
Les courbures
principales
se calculent par lesprocédés ordinaires;
supposonsl’équation (i3)
deslignes
de courbure scindée dans les deux suivantes :~,, m2 étant évidemment des fonctions de p; le théorème de
Rodrigues
nousdonnera pour les courbures
principales correspondantes :
On
peut
vérifier les identités suivantes :La
première (16) exprime simplement l’ orthogonalité
deslignes
decourbure;
les deux dernières
(1 7)
permettent, ainsi que l’a fait voir M.Raffy (loc. cit.,
t.
XIX,
p.i6g),
d’obtenir par desquadratures
les hélicoïdes dont la courbure totale et la courbure moyenne vérifient une relation linéaire.8. Hélicoïdes
isothermiques.
- Tous les hélicoïdes étant des surfaces ilnous reste à déterminer 03C9 en fonction de p par la condition que les
lignes
decourbure soient
isothermes;
nous devons d’ailleurs écarter le cas où la courbure moyenne est constante et où leproblème
a d’ailleurs étérésolu,
ainsi que nousvenons de le
rappeler;
ils’agit
donc de former uneéquation
différentielle àlaquelle
satisfasse tout hélicoïdeisothermique,
à courbure moyennevariable;
pour
cela,
nous reviendrons auxcoordonnées u, v qui
conviennent auxlignes
decourbure.
Si l’on
désigne par 03BB1
et03BB2
des facteursd’intégrabilité,
on auracomme les deux
parenthèses
sont des différentielles exactes,puisque
~, t et r~.~ nedépendent
que de p,Àt
sera une fonction de v,À2
une fonction de u.On aura d’ailleurs
Mais les hélices
ayant
pouréquation p
= const., aussi bien que u + v = const., p est une fonction de u -I- v et, parsuite, 03BB1
+1.2
= o ; etcomme 03BB1,
-03BB2 dépen-
dent chacune d’une variable
différente,
elles sontégales
à une même constantes;on a
donc,
enposant
l = u + v,Cette
équation
fera connaître l en fonctionde p
par unequadrature;
on peut lui donner une autreforme;
ondéduit,
eneffet,
des formules(15~,
ou, en revenant aux notations du n°
1,
L’équation (18) peut
donc s’écrireSi, maintenant,
on identifie les deuxexpressions
du ds2 pour les deuxsystèmes
devariables
(u, v), (p, t),
on obtient immédiatementet
l’équation d’orthogonalité (16)
donne alors entre les constantes la relationSi enfin nous posons
les formules
qui permettront
de passer d’unsystème
de variables à l’autreseront Jes suivantes :
9. i° Cherchons d’abord
l’équation
différentiellequi
convient à nos hélicoïdesdans le
système
decoordonnées (03C1, t).
On doit avoirou, à cause de
l’équation (19),
Telle est
l’équation
différentiellecherchée ;
si nous tenonscompte
deséqua-
tions
(1 7), qui
donnent la courbure totale et la courbure moyenne, cetteéquation
peut
êtreremplacée
par les deux suivantesqui
font connaître ~, et ~,, définis par lesformules (26)
Les accents
désignent
ici des dérivéesprises
par rapport à p ;),,
jL une fois connus, on aurait les deux courburesprincipales [équation
z° Variable l. 2014
L’équation différentielle,
dans lesystème
de variables( ic, v),
s’obtient aussi sans difficulté. Il suffit
d’éliminer À,
pL, p entre leséquations ( 2~ ),
(28), (2g)
et lapremière
deséquations (3l),
en tenantcompte
de ce queG = ~ 2 ~-~ k=,
On Lrouve ainsien
posant
et en
désignant toujours
par des accents les dérivéesprises
parrapport
à l. Cetteéquation (32 ) peut
êtrelégèrement simplifiée;
si l’on tientcompte
de la relation évidenteon
peut
tout diviser par A’ et l’on obtient enfinOn constate aisément que c~ =
A
est une solution. Ce fait est d’ailleurs évident pourl’équation
sous la forme(32);
mais cette solution est àrejeter,
car elle cor-respond
au cas où leséquations (2~), (28),
... admettraient la solution com- mune p =o, À
= o, p = o,qui
n’a évidemment aucun sens. _Si l’on résout
Inéquation (33)
parrapport
àk2 a2,
onpeut
vérifierqu’elle
seréduit à
On retombe donc sur
l’équation (15).
L’existence d’une solutionétrangère
T
= A k2 s’explique
d’ailleurs aussi bien pour cette dernièreéquation,
car elle cor-respond,
comme on peut levoir,
au facteur p oc + que nous avons dû introduire pour les besoins del’intégration (n° 5).
NOTES.
I. - SUR:FACES ENGENDRÉES P~R DES HÉLICES.
THÉOREME. -
Lorsqu’une surface
admet unefamille
d’ hélices circulaires telles que, lelong
de chacuned’elles,
leplan
osculateur soit incliné d’unangle
constant sur leplan tangent
à la.surface,
celle-ci est un hélicoïde.En d’autres termes,
l’ hélice génératrice
conserve un axe invariable et unpas constant.
Attachons à l’hélice mobile un trièdre
trirectangle OX, OY,
OZ dont la troi-sième arête soit
dirigée
suivant l’axe. Soient l leparamètre
dontdépendent
la gran-deur et la
position
del’hélice;
ccdl,
bdl,
cdl,
pdl,
qdl,
r dl lescomposantes,
suivant les axes, des vitesses de translation et derotation; désignons
par p, ls le rayon et le pas del’hélice,
par l une seconde coordonnée déterminant laposition
d’un
point
l~I sur cette hélice.Nous aurons, pour le
déplacement
absolu de ccpoint,
les accents
désignant
des dérivéesprises
parrapport
à l.Soit f ( l~
le cosinus del’angle
e que fait la normale avec le rayon decourbure ;
nous aurons uneéquation
de la forme
M,
N étant des fonctions entières de t, sin t, cosl; cette relation doit être uneidentité;
elle est du seconddegré
en t, et, si l’onégale
à zéro le coefficient det?,
on obtient d’abord la conditionqui
doit être elle-même vérifiéequel
que soit t ; en écrivantqu’il
en estainsi,
onobtient immédiatement
ce
qui
démontre le théorème énoncé. Ces conditions sont d’ailleurs suffisanteset conduisent à la formule
II. -- SUR LES SURFACES CANAUX.
Toute
surface
canalisothermique
est un tore ou uncylindre.
Les formules
~1~
de la Noteprécédente s’appliquent
au cas actuel en supposant p constant et en faisant = o, a = o, b = o. On peutd’ailleurs
supposer q = o,ce
qui
revient àcompter l’angle t
àpartir
d’uneparallèle
à lacaractéristique
duplan
du cercle.
Ces
équations (1)
deviennent alorsd’où
Les
lignes
de courbure non circulaires ont alors pouréquation
Si l’on pose r dl ==
d ~, t
+ T = ~.~, le ds2 sera mis sousla
formeLa courbure
géodésique
de laligne 03C6
= const. aura donc pourexpression
Si nous voulons que les
lignes
soientisothermes,
nous devonsexprimer
queest une fonction de c~.
Or,
cela a lieu évidemment o, cequi
donne évidem-ment pour notre surface un
cylindre
de révolution.Si, maintenant,
on supposep ~
o et que l’onexprime
que lerapport
ci-dessus355
ne
dépend
que de ~, on devra avoirD’après
lapremière condition,
leplan
du cercle tourne autour de sa caractéris-tique.
Pour
interpréter
laseconde, p’
~ o, il suffit d’observer quel’équation
de lacaractéristique
duplan
du cercle estet l’on voit sans
peine
que sipc’ == cp’
cette droite doit être immobile.La surface est donc
engendrée
par un cercle de rayon constant tournant autourd’une droite fixe de son