• Aucun résultat trouvé

M1 MEEF – G´ eom´ etrie

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "M1 MEEF – G´ eom´ etrie"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

Universit´e Claude Bernard Lyon 1

M1 MEEF – G´ eom´ etrie

Examen du jeudi 28 novembre 2019 - Dur´ee 2h

Les documents et les calculettes sont interdits. Il sera tenu compte de la qualit´e de la r´edaction pour l’attribution d’une note.

Les questions. – Les questions sont ind´ependantes les unes des autres.

Chaque question rapporte 2 points.

1.– Soit f : E −→ E une isom´etrie, F = F ix f, A∈ E\F, A0 = f(A), H l’hyperplan m´ediateur de [A, A0] et sH la r´eflexion hyperplane d’hyperplan H. Montrer que F ix g o`u g =sH ◦f contient F et A.

2.– Montrer que si −→

F ⊂ −→

E est stable par une application orthogonale

→f :−→

E −→−→

E alors −→

F est ´egalement stable par−→ f .

3.– Enoncer le th´´ eor`eme de classification des isom´etries de l’espace.

4.– Montrer que tout similitude du plan de rapportk 6= 1 admet un unique point fixe.

5.– i) Soient−→

E un espace vectoriel euclidien de dimension 2 et−→ f :−→

E →−→ E une application orthogonale dont une matrice dans une base orthonorm´ee est

cosθ sinθ sinθ −cosθ

.

Calculer les valeurs propres de −→

f et en d´eduire la nature de l’application−→ f. ii) Donner la nature des deux matrices suivantes (on ne demande pas de justifier) :

A=

cosθ sinθ 0 sinθ −cosθ 0

0 0 −1

 et B =

cosθ −sinθ 0 sinθ cosθ 0

0 0 −1

.

1

(2)

Le probl`eme. – (10 pts) On consid`ere E = (R3,h., .i) l’espace affine eucli- dien, −→

E l’espace vectoriel associ´e et R = (O,−→e1,−→e2,−→e3) un rep`ere ortho- norm´ee deE. Un pointM´etant donn´e, on note (xM, yM, zM) ses coordonn´ees dans le rep`ere R.

Le but de ce probl`eme est d’´etablir que les affixes a, b et cdes projet´es des sommets d’un t´etra`edre r´egulier OABC sur le plan P d’´equation z = 0 (le plan horizontal passant par O) satisfont `a la relation

3(a2+b2+c2)−2(ab+bc+ca) = 0.

1) Soit −→ f :−→

E →−→

E une application orthogonale c’est-`a-dire telle que h−→

f (−→u1),−→

f(−→u2)i=h−→u1,−→u2i pour tout (−→u1,−→u2) dans −→

E ×−→ E. i) Montrer que ker −→

f ={−→

0} et en d´eduire que −→

f est inversible.

ii) Montrer que (−→

f)−1 est orthogonale.

iii) SoitA= (aij) la matrice de −→

f dans la base (−→e1,−→e2,−→e3). Montrer que AAt =AtA=Id.

iv) En d´eduire que la matrice de (−→

f)−1 dans la base (−→e1,−→e2,−→e3) est la transpos´eeAt deA.

v) Pour tout i∈ {1,2,3}, on note −→ai le ”vecteur ligne”

→ai =ai1−→e1 +ai2−→e2+ai3−→e3

2

(3)

Montrer que (−→a1,−→a2,−→a3) est une base orthonorm´ee de −→ E. 2) Soient R, S et T trois points de E tels que les vecteurs −→

OR,−→

OS et −→

OT soient de mˆeme norme (non n´ecessairement ´egale `a 1) et soient orthogonaux deux `a deux. Montrer que

x2R+x2S+x2T =y2R+yS2 +y2T =zR2 +z2S+zT2

xRyR+xSyS+xTyT =xRzR+xSzS+xTzT =yRzR+ySzS+yTzT = 0.

3) On identifie le plan P au plan complexe. On note R0, S0 et T0 les images par la projection orthogonale π sur P des points R, S etT. Montrer que si r,s ett sont les affixes de R0,S0 et T0 alors on a

r2+s2+t2 = 0.

4) R´eciproquement, soient R0, S0 et T0 trois points de P d’affixes r, s et t tels que r2+s2+t2 = 0.

i) Montrer que les vecteurs

→u =xR−→e1+xS−→e2 +xT−→e3 et −→v =yR−→e1+yS−→e2+yT−→e3 sont de mˆeme norme et orthogonaux.

ii) `A tout vecteur −→w =z1−→e1+z2−→e2 +z3−→e3 de −→

E on associe les trois points suivants

R00=R0 +z1−→e3, S00=S0+z2−→e3, T00 =T0+z3−→e3 Montrer que −−→

OR00,−−→

OS00 et −−→

OT00 sont de mˆeme norme et orthogonaux deux `a deux si et seulement s’il en est de mˆeme pour (−→u ,−→v ,−→w).

iii) Montrer qu’il existe des points R,S etT dans E tels que−→

OR,−→

OS et

−→OT soient de mˆeme norme et orthogonaux deux `a deux et tels que π(R) =R0, π(S) =S0 et π(T) =T0

iv) Les points R,S etT sont-ils uniques ?

5) Un exemple num´erique.– Soient r= 3 + 2i et s= 6−3i.

i) Montrer qu’il existe exactement deux nombres complexes t1 ett2, que l’on d´eterminera, v´erifiant r2+s2+t2 = 0.

3

(4)

ii) Trouver tous les triplets de points (R, S, T) tels que l’affixe de leurs projections soient r, s, t1 our, s, t2 et tels que −→

OR,−→

OS et−→

OT soient de mˆeme norme et orthogonaux deux `a deux.

6) Soit OABC un t´etra`edre quelconque. On d´efinit trois pointsR, S etT en posant :

−→OR = 12(−−→ OB+−→

OC−−→

OA)

−→OS = 12(−→

OC +−→

OA−−−→ OB)

−→OT = 12(−→

OA+−−→ OB−−→

OC) i) Montrer quek−→

ORk2− k−→

OSk2 =h−→

OC,−→

ABi.

ii) Montrer queh−→

OR,−→

OSi= 14(k−→

OCk2− k−→

ABk2).

7) Une application affine f : E → E est une similitude de rapport k > 0 si pour tout (M, N)∈E×E, on a f(M)f(N) = kM N.

i) Montrer que pour tout −→v ∈−→

E, on ak−→

f(−→v)k=kk−→vk.

ii) En ´ecrivant h−→u ,−→vi en fonction de k−→uk, k−→uk et k−→u +−→vk montrer que −→

f pr´eserve l’orthogonalit´e i. e.

h−→u ,−→v i= 0 =⇒ h−→

f(−→u),−→

f(−→v)i= 0

8) Soit A0 = (1,0,1), B0 = (1,1,0) et C0 = (0,1,1). On dit qu’un t´etra`edre est r´egulier s’il est l’image du t´etra`edre OA0B0C0 par une similitude.

i) Montrer que si OABC est un t´etra`edre r´egulier alors toutes les arˆetes ont mˆeme longueur.

ii) Montrer que si OABC est un t´etra`edre r´egulier alors et −→

OC et −→

AB sont orthogonaux.

iii) D´ecrire une isom´etrie du t´etra`edre envoyant l’arˆete [OC] sur [OB] et l’arˆete [AB] sur [AC].

iv) Soient R, S et T d´efinis comme dans la question 6. Montrer que si OABC est un t´etra`edre r´egulier alors −→

OR, −→

OS et −→

OT sont deux `a deux orthogonaux et ont mˆeme norme.

9) On note a, bet cles affixes des projet´es π(A), π(B) et π(C). Montrer que 3(a2+b2+c2)−2(ab+bc+ca) = 0.

4

Références

Documents relatifs

R´ ep.– La partie lin´ eaire de h I,k ◦ h J,k −1 est une homoth´ etie vectorielle de rapport kk −1 = 1, c’est donc l’identit´ e... (Si on se refuse d’admettre a priori que

Sauf mention explicite du contraire, les espaces affines (et vectoriels) consid´ er´ es sont de dimension finie. 1.– Soit O

On ad- mettra que les applications affines dont la partie lin´ eaire est une homoth´ etie vectorielle sont des homoth´ eties affines de mˆ eme rapport.. R´ ep.– La partie lin´

Il sera tenu compte de la qualit´ e de la r´ edaction pour l’attribution d’une note..

Il sera tenu compte de la qualit´ e de la r´ edaction pour l’attribution d’une note..

R´ ep.– La partie lin´ eaire de h I,k ◦ h J,k −1 est une homoth´ etie vectorielle de rapport kk −1 = 1, c’est donc

Les documents et les calculettes sont interdits. Il sera tenu compte de la qualit´ e de la r´ edaction pour l’attribution d’une note... Les questions. D´ eterminer les valeurs

On admettra que les applications affines dont la partie lin´ eaire est kId avec k 6= 1 sont des homoth´ eties de rapport k. Le