• Aucun résultat trouvé

12 - PROBABILITES - Sujet 1

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "12 - PROBABILITES - Sujet 1"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

St. Joseph/ICAM Toulouse CB12 - 2017-2018 -Correction

CB n

12 - PROBABILITES - Sujet 1

EXERCICE 1 Soitx∈R. On note, pour toutn∈N :

pn= x

n(n+ 1)(n+ 2) 1. Déterminer les réelsa, b etctels que pour tout entier n∈N :

1

n(n+ 1)(n+ 2) = a n + b

n+ 1+ c n+ 2

1

n(n+ 1)(n+ 2) = 1

2n− 1

n+ 1+ 1 2(n+ 2)

2. Déterminer xpour que pn définisse une probabilité sur (N,P(N)).

Il faut x >0 etX

n≥1

pn convergente, avec

+∞

X

n=1

pn= 1.

Pour n∈N,X

n≥1

1

2(n+ 2)− 1 2(n+ 1)

− 1

2(n+ 1)− 1 2n

est une somme télescopique conver- gente de somme 1

4, donc X

n≥1

pn converge et on a :

+∞

X

n=1

pn= x 4.

Finalement, pn définit une probabilité sur (N,P(N)) si, et seulement six= 4.

3. Une variable aléatoire X à valeurs dans N suivant la loi (pn)n∈N admet-elle une espérance ? On a : npn

+∞

4

n2, donc par comparaison à une série de Riemann convergente, la série X

n≥1

npn est absolument convergente, et X admet donc une espérance finie.

4. On pose Y = (X−3)2, oùX suit la loi (pn)n∈N. a. Déterminer la loi deY.

On a : X(Ω) =N, donc Y(Ω) =

n2, n∈N . Pour n= 0 :P(Y = 0) =P(X= 3) = 1

15.

Pour n∈N, on a :P(Y =n2) =P((X−3)2 =n2) =P(X−3 =n) +P(X−3 =−n).

Pour n= 1 :P(Y = 1) =P(X= 4) +P(X= 2) = 1 5. Pour n= 2 :P(Y = 4) =P(X= 5) +P(X= 1) = 24 35. Pour n≥3 :P(Y =n2) =P(X= 3 +n) = 4

(n+ 3)(n+ 4)(n+ 5). b. Y admet-elle une espérance ?

D’après le théorème de transfert, si Y admet un espérance alors X

(n−3)2P(X =n) converge, or (n−3)2P(X =n) ∼

+∞

4

n, donc par comparaison à une série positive divergente, la série diverge, et Y n’admet pas une espérance finie.

Spé PT B Page 1 sur 4

(2)

St. Joseph/ICAM Toulouse CB12 - 2017-2018 -Correction

EXERCICE 2

On lance (indéfiniment) une pièce déséquilibrée, Pile étant obtenu avec la probabilité 2 3.

On noteX (resp.Y) la variable aléatoire qui donne le rang d’apparition du premier Pile (resp. Face).

1. Déterminer la loi deX.

X suit une loi géométrique de paramètre 2 3.

2. Justifier (précisément) que la loi du couple (X, Y) est donnée par :

∀(i, j)∈(N)2, P(X=i, Y =j) =







 2j−1

3j si1 =i < j 2

3i si1 =j < i

0 sinon

Pour n∈N, on note Fn: "Obtenir Face au n-ième lancer".

Soit(i, j)∈(N)2. On chercheP(X=i, Y =j).

Le premier jet donne soit Pile, soit Face, donc si nii nij ne vaut 1, la probabilité est nulle. De plus, on ne peut pas avoir Pile et Face au même lancer, donc sii=j la probabilité est nulle.

Si1 =i < j, on a :P(X=i, Y =j) =P(F1∩F2∩ · · · ∩Fj−1∩Fj) = 2

3 j−1

×1

3 = 2j−1 3j (d’après la formule des probabilités composées, avec des jets indépendants).

Si1 =j < i, on a :P(X=i, Y =j) =P(F1∩F2∩ · · · ∩Fi−1∩Fi) = 1

3 i−1

×2 3 = 2

3i (d’après la formule des probabilités composées, avec des jets indépendants).

3. Comment peut-on retrouver la loi de X?

Soiti∈N.P(X =i) =

+∞

X

j=1

P(X=i, Y =j).

Sii= 1 :P(X = 1) =

+∞

X

j=2

2j−1 3j = 1

3

+∞

X

k=1

2 3

k

= 1 3 ×2

3 × 1 1−23 = 2

3. Sii6= 1 :P(X =i) =P(X =i, Y = 1) = 2

3i.

On retrouve bien une loi géométrique de paramètre 2 3. 4. Déterminer la covariance du couple (X, Y).

On a : cov(X, Y) =E(XY)−E(X)E(Y).

On rappelle que pour x∈]−1,1[,

+∞

X

n=1

nxn−1= ∂

∂x

+∞

X

n=0

xn

!

= 1

(1−x)2. E(XY) =

+∞

X

n=1

nP(XY =n) =

+∞

X

n=2

n(P(X= 1, Y =n) +P(X=n, Y = 1))

= 1 3

+∞

X

n=2

n 2

3

n−1! +2

3

+∞

X

n=2

n 1 3n−1

!

= 1 3

1

(1−23)2 −1

! + 2

3

1

(1−13)2 −1

!

= 21 6 . De plus,E(X) = 3

2 etE(Y) = 3, donc cov(X, Y) =−1.

5. Déterminer la loi de la variable aléatoireS =X+Y. On a S(Ω) = [[3,+∞[[. Pour n∈N, n≥3 :

P(S =n) =P(X= 1, Y =n−1) +P(Y = 1, X=n−1) = 2n−2 3n−1 + 2

3n−1.

Spé PT B Page 2 sur 4

(3)

St. Joseph/ICAM Toulouse CB12 - 2017-2018 -Correction

CB n

12 - PROBABILITES - Sujet 2

EXERCICE 1 Soitx∈R. On note, pour toutn∈N:

pn= x

(n+ 1)(n+ 2)(n+ 3) 1. Déterminer les réelsa, b etctels que pour tout entier n∈N:

1

(n+ 1)(n+ 2)(n+ 3) = a

n+ 1+ b

n+ 2+ c n+ 3

1

(n+ 1)(n+ 2)(n+ 3) = 1

2(n+ 1)− 1

n+ 2+ 1 2(n+ 3)

2. Déterminer xpour que pn définisse une probabilité sur (N,P(N)).

Il faut x >0 etX

n≥0

pn convergente, avec

+∞

X

n=0

pn= 1.

Pour n ∈ N,X

n≥0

1

2(n+ 3)− 1 2(n+ 2)

1

2(n+ 2)− 1 2(n+ 1)

est une somme télescopique convergente de somme 1

4, donc X

n≥0

pn converge et on a :

+∞

X

n=0

pn= x 4.

Finalement, pn définit une probabilité sur (N,P(N))si, et seulement si x= 4.

3. Une variable aléatoire X à valeurs dans Nsuivant la loi (pn)n∈N admet-elle une espérance ? On a : npn

+∞

4

n2, donc par comparaison à une série de Riemann convergente, la série X

n≥0

npn est absolument convergente, et X admet donc une espérance finie.

4. On pose Y = (X−2)2, oùX suit la loi (pn)n∈N. a. Déterminer la loi deY.

On a : X(Ω) =N, donc Y(Ω) =

n2, n∈N . Pour n= 0 :P(Y = 0) =P(X= 2) = 1

15.

Pour n∈N, on a :P(Y =n2) =P((X−2)2 =n2) =P(X−2 =n) +P(X−2 =−n).

Pour n= 1 :P(Y = 1) =P(X= 3) +P(X= 1) = 1 5. Pour n= 2 :P(Y = 4) =P(X= 4) +P(X= 0) = 24 35. Pour n≥3 :P(Y =n2) =P(X= 2 +n) = 4

(n+ 3)(n+ 4)(n+ 5). b. Y admet-elle une espérance ?

D’après le théorème de transfert, si Y admet un espérance alors X

(n−3)2P(X =n) converge, or (n−3)2P(X =n) ∼

+∞

4

n, donc par comparaison à une série positive divergente, la série diverge, et Y n’admet pas une espérance finie.

Spé PT B Page 3 sur 4

(4)

St. Joseph/ICAM Toulouse CB12 - 2017-2018 -Correction

EXERCICE 2

On lance (indéfiniment) une pièce déséquilibrée, Pile étant obtenu avec la probabilité 1 3.

On noteX (resp.Y) la variable aléatoire qui donne le rang d’apparition du premier Pile (resp. Face).

1. Déterminer la loi deX.

X suit une loi géométrique de paramètre 1 3.

2. Justifier (précisément) que la loi du couple (X, Y) est donnée par :

∀(i, j)∈(N)2, P(X=i, Y =j) =







 2

3j si1 =i < j 2i−1

3i si1 =j < i

0 sinon

Pour n∈N, on note Fn: "Obtenir Face au n-ième lancer".

Soit(i, j)∈(N)2. On chercheP(X=i, Y =j).

Le premier jet donne soit Pile, soit Face, donc si nii nij ne vaut 1, la probabilité est nulle. De plus, on ne peut pas avoir Pile et Face au même lancer, donc sii=j la probabilité est nulle.

Si1 =i < j, on a :P(X=i, Y =j) =P(F1∩F2∩ · · · ∩Fj−1∩Fj) = 1

3 j−1

×2 3 = 2

3j (d’après la formule des probabilités composées, avec des jets indépendants).

Si1 =j < i, on a :P(X=i, Y =j) =P(F1∩F2∩ · · · ∩Fi−1∩Fi) = 2

3 i−1

×1

3 = 2i−1 3i (d’après la formule des probabilités composées, avec des jets indépendants).

3. Comment peut-on retrouver la loi de X?

Soiti∈N.P(X =i) =

+∞

X

j=1

P(X=i, Y =j).

Sii= 1 :P(X = 1) =

+∞

X

j=2

2 3j = 2

3

+∞

X

k=1

1 3

k

= 2 3 ×1

3× 1 1−13 = 1

3. Sii6= 1 :P(X =i) =P(X =i, Y = 1) = 2i−1

3i . On retrouve bien une loi géométrique de paramètre 1

3. 4. Déterminer la covariance du couple (X, Y).

On a : cov(X, Y) =E(XY)−E(X)E(Y).

On rappelle que pour x∈]−1,1[,

+∞

X

n=1

nxn−1= ∂

∂x

+∞

X

n=0

xn

!

= 1

(1−x)2. E(XY) =

+∞

X

n=1

nP(XY =n) =

+∞

X

n=2

n(P(X= 1, Y =n) +P(X=n, Y = 1))

= 2 3

+∞

X

n=2

n 1

3

n−1! +1

3

+∞

X

n=2

n 2

3

n−1!

= 2 3

1

(1−13)2 −1

! +1

3

1

(1−23)2 −1

!

= 21 6 . De plus,E(X) = 3 etE(Y) = 3

2, donc cov(X, Y) =−1.

5. Déterminer la loi de la variable aléatoireS =X+Y. On a S(Ω) = [[3,+∞[[. Pour n∈N, n≥3 :

P(S =n) =P(X= 1, Y =n−1) +P(Y = 1, X=n−1) = 2

3n−1 +2n−2 3n−1.

Spé PT B Page 4 sur 4

Références

Documents relatifs

• La probabilité d’un chemin (ou d’une liste) est le produit des probabilités figurant sur ses branches. • La probabilité d’un évènement est la somme des probabilités de

Soit X la variable aléatoire indiquant le gain (positif ou négatif) du joueur : donner la loi de probabilité de X Calculer l’espérance (la variance et l’écart-type de

Lors d’une expérience aléatoire, il arrive souvent qu’on s’intéresse plus à une fonction du résultat qu’au résultat lui-même... Lors d’une expérience aléatoire, il

Lors d’une expérience aléatoire, il arrive souvent qu’on s’intéresse plus à une fonction du résultat qu’au résultat lui-même!. Par exemple si on lance un dé à

Dans ce chapitre on désigne par (Ω, A , P) un espace probabilisé, c’est-à-dire, un espace mesurable (Ω, A ) muni d’une probabilité P.. Sont écrites en rouge les parties

Sont écrites en rouge les parties hors programme, en violet les parties traitées en TD (résultats à connaitre pour sa culture) et en bleu les parties modifiées par rapport au cours

Sont écrites en rouge les parties hors programme, en violet les parties traitées en TD (résultats à connaître pour sa culture) et en bleu les parties modifiées par rapport au cours

Un joueur extrait au hasard un jeton de ce sac et note sa couleur : B pour bleu, R pour rouge, V pour vert et N pour noir.. Il marque 3 points si le jeton est rouge, 5 points si