• Aucun résultat trouvé

Concours commun Centrale

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Concours commun Centrale"

Copied!
8
0
0

Texte intégral

(1)

SESSION 2014

Concours commun Centrale

MATHÉMATIQUES 1. FILIERE MP

Partie I - Une norme utile sur M

d

( R )

I.A -PosonsP=

+

X

k=0

akXk où les ak sont nuls à partir d’un certain rang.

L’application A 7→ I est continue sur Md(R) car constante sur Md(R). L’applicationId : A 7→ A est continue sur Md(R).

Soitk>2. Soient g : Md(R) → (Md(R))k A 7→ (A, A, . . . , A)

et h : (Md(R))k → Md(R) (A1, A2, . . . , Ak) 7→ A1×A2×. . .×Ak

. gest linéaire etMd(R)est de dimension finie surR. Doncg est continue surMd(R).

hestk-linéaire etMd(R)est de dimension finie surR. Donch est continue sur(Md(R))k. Mais alors l’applicationϕk : A7→Ak est continue surMd(R)carϕk=h◦g.

Ainsi, pour toutk∈N, l’applicationϕk : A7→Ak est continue surMd(R). PuisquefP=

+

X

k=0

akϕkoù lesak sont nuls à partir d’un certain rang,fPest continue surMd(R)en tant que combinaison linéaire d’applications continues surMd(R).

I.B -PosonsA= (Ai,j)16i,j6n etB= (Bi,j)16i,j6n. Tr tAB

= Xn

j=1

Xn

i=1

Ai,jBi,j

! .

Donc l’application (A, B)7→ Tr(tAB) n’est autre que le produit scalaire canonique surMd(R) et en particulier est un produit scalaire surMd(R).

I.C -SoitA∈ Md(R). Pour(i, j)∈J1, nK2,

|Ai,j|=q A2i,j6

s X

16k,l6n

A2k,l=kAk.

I.D -Soit(A, B)∈(Md(R))2.

kA×Bk2= X

16i,j6n

Xn

k=1

ai,kbk,j

!2

6 X

16i,j6n

Xn

k=1

a2i,k

! n X

k=1

b2k,j

!

(d’après l’inégalité deCauchy-Schwarz) X

16i,j6n

 X

16k,l6n

a2i,kb2l,j

= X

16i,j,k,l6n

a2i,jb2k,l

=

 X

16i,j6n

a2i,j

 X

16k,l6n

b2k,l

=kAk2kBk2, et donckABk6kAk × kBk.

I.E -SoitA∈ Md(R).

(2)

•L’inégalité est vraie pourn=1.

•Soitn>1. SupposonskAn|6kAkn. Alors An+1

=kAn×Ak6kAkn× kAk=kAkn+1. On a montré par récurrence que pour toutn∈N,kAn|6kAkn.

Partie II - Séries entières de matrices

II.A -Pour n∈NetA∈ Md(R), posonsϕn(A) =anAn.

Soitρ∈[0, R[. Pour toutn∈Net toutA∈ Md(R)tel quekAk6ρ,

n(A)k=|an|kAnk6|an|kAkn 6|ann.

Puisque06ρ < R, la série numérique de terme général|an|rn,n∈N, converge. Ceci montre que la série de fonctions de terme généralϕn,n∈N, converge normalement sur{A∈ Md(R), kAk6ρ}et donc uniformément puis simplement sur {A∈ Md(R), kAk6ρ}.

On en déduit d’abord que

+

X

n=0

anAn existe pour tout Ade {A ∈ Md(R), kAk 6ρ}. Ensuite, puisque chaque ϕn est continue surMd(R)et en particulier sur{A∈ Md(R), kAk6ρ}d’après la question I.A, la fonction ϕ est continue sur {A∈ Md(R), kAk 6ρ} en tant que limite uniforme sur{A∈ Md(R), kAk6ρ} d’une suite de fonctions continues sur {A∈ Md(R), kAk6ρ}.

Ceci étant vrai pour toutrde[0, R[, on a démontré que ϕest définie et continue surB. II.B.1)SoitE={k∈N/ Ai

06i6k libre}.Eest une partie non vide (car0∈E) deNet majorée parn2(car le cardinal d’une famille libre est inférieur à la dimension de l’espace). On en déduit que E admet un plus grand élément que l’on noter−1 oùr∈N. Par définition der, la famille Ai

06i6r−1est libre et la famille Ai

06i6r est liée.

II.B.2)L’unicité d’un r-uplet(λ0,n, . . . , λr−1,n)est assurée par la liberté de la famille Ak

06k6r−1. Soitn∈Ntel quen6r−1. On a An =

r−1X

k=0

δk,nAk oùδk,n désigne le symboleKronecker. On en déduit l’existence d’unr-uplet(λ0,n, . . . , λr−1,n)dans ce cas.

Montrons par récurrence que pour toutn>r, il existe unr-uplet (λ0,n, . . . , λr−1,n)tel queAn=

r−1X

k=0

λk,nAk.

•La famille Ak

06k6r−1est libre et la famille Ai

06k6r est liée. On sait alors que Ar∈Vect Ak

06k6r−1 ou encore il existe unr-uplet(λ0,r, . . . , λr−1,r)tel queAr=

r−1X

k=0

λk,rAk. Le résultat est donc vrai quandn=r.

•Soitn>r. Supposons queAn ∈Vect Ak

06k6r−1. AlorsAn+1∈Vect Ak

16k6r⊂Vect Ak

06k6r−1(d’après l’étude du casn=r) et donc il existe unr-uplet(λ0,n+1, . . . , λr−1,n+1)tel queAn+1=

r−1X

k=0

λk,n+1Ak. Le résultat est démontré par récurrence.

II.B.3)SoitF=Vect Ak

06k6r−1. Ak

06k6r−1est une base de F. PuisqueF est un espace de dimension finie, on sait que toutes les normes surFsont équivalentes.

PourB∈F, posonsB=

n−1X

k=0

bkAk. L’applicationB7→

r−1X

k=0

|bk| est la norme1, notéeN1, associée à la base Ak

06k6r−1. Cette norme est équivalente à la normek ket donc il existeC > 0tel que pour toutB∈F,N1(B)6CkBk.

En particulier, il existeC > 0tel que, pour toutn∈N,

r−1X

k=0

k,n|=N1(An)6CkAnk. II.B.4)Soitk∈J0, r−1K. Pourn∈N,

|anλk,n|6|an|

r−1X

i=0

i,n|6C|an|kAnk6C|an|kAkn.

(3)

Puisque la série numérique de terme généralC|an|kAkn, n∈N, converge, la série numérique de terme généralanλk,n, n∈N, converge absolument.

II.B.5)SoitA∈ Md(R).

ϕ(A) =

+

X

n=0

anAn =

+

X

n=0

an r−1X

k=0

λk,nAk

!

=

r−1X

k=0 +

X

n=0

λk,nan

!

Ak(lesrséries étant convergentes)

=P(A)

oùP=

r−1X

k=0 +

X

n=0

λk,nan

!

Xk est un polynôme de degré strictement plus petit quer. Ceci montre l’existence deP.

SiP1etP2sont deux polynômes tels queϕ(A) =P1(A) =P2(A). Alors(P1−P2)(A) =0. PuisqueP1−P2est un polynôme de degré inférieur ou égal àr−1 et que la famille Ak

06k6r−1 est libre, les coefficients deP1−P2 sont nuls ou encore P1−P2=0. Ceci montre l’unicité du polynômeP.

On a montré que pour tout A∈ Md(R), il existe un unique polynôme Pde degré strictement plus petit que r tel que ϕ(A) =P(A).

II.B.6)χA=

−X −1 −1

−1 −X −1

1 1 2−X

= −X(X2−2X+1) + (X−1) + (1−X) = −X(X−1)2.

A2 =

0 −1 −1

−1 0 −1

1 1 2

0 −1 −1

−1 0 −1

1 1 2

 =

0 −1 −1

−1 0 −1

1 1 2

= A et donc pour tout n>1, An = A. Par suite, r61. D’autre part, la famille(I3, A)est libre et doncr=1.

On aA0=1I3+0A+0A2+. . . et pourn>1,An =0I3+1A+0A2+. . .Donc

ϕ(A) =

+

X

n=0

1

n!An=I3+

+

X

n=1

1 n!

!

A=I3+ (e−1)A.

DoncP= (e−1)X+1.

II.C - Si les an sont nuls à partir d’un certain rang n0, alors R = +∞ et pour tout A ∈ Md(R), ϕ(A) = P(A) où P=

n0

X

k=0

akXk est un polynôme indépendant deA.

Réciproquement, supposons qu’il existe un polynômePtel que pour toutA∈{B∈Md(R), kBk< R}, on aitϕ(A) =P(A).

Pour toutx∈

− R

√d, R

√d

, kxIdk=|x|kIdk=|x|√

d < Ret donc

+

X

n=0

anxn

!

Id=ϕ(A) =P(A) =P(x)Id.

et donc, pour toutx∈

− R

√d, R

√d

,P(x) =

+

X

n=0

anxn. Par unicité des coefficients d’une série entière, on en déduit que les ansont nuls à partir d’un certain rang. Dans ce cas,R= +∞et que l’égalitéϕ(A) =P(A)est vraie pour toutA∈ Md(R).

Finalement, il existeP∈R[X] tel que, pour toutA∈ Md(R), ϕ(A) = P(A)si et seulement si lesan sont nuls à partir d’un certain rang.

Partie III - Deux applications

III.A -

III.A.1) Soient (un)n∈N et (vn)n∈N. Pour n ∈ N, on pose wn = Xn

k=0

ukvn−k. Si les deux séries de termes généraux respectifsun et vn sont absolument convergentes, la série de terme généralwn converge et de plus

(4)

+

X

n=0

wn =

+

X

n=0

un

! +

X

n=0

vn

! .

III.A.2)On sait que les séries de termes généraux respectifs in

n!An et in

n!Bn sont absolument convergentes.

eiA×eiB=

+

X

n=0

in n!An

! +

X

n=0

in n!Bn

!

=

+

X

n=0

Xn

k=0

ik

k!Ak in−k (n−k)!Bn−k

!

=

+

X

n=0

1 n!

Xn

k=0

n k

(iA)k(iB)n−k

!

=

+

X

n=0

1

n!(iA+iB)n (d’après la formule du binôme deNewton puisqueiAetiBcommutent)

=eiA+iB=ei(A+B). III.A.3)SoitA∈ Md(R). On a cos(A) = 1

2 eiA+e−iA

et sin(A) = 1

2i eiA−e−iA puis

cos2(A) +sin2(A) = 1

2 eiA+e−iA 2

+ 1

2i eiA−e−iA 2

= 1 4

eiA+e−iA2

− eiA+e−iA2

= 1

4 4eiAe−iA

=eiA−iA(car les matricesiAet −iAcommutent)

=e0d =Id. III.B -

III.B.1)SoitR0=1+Max{|λ|, λ∈Sp(A)}. PourR>R0,Re∈/Sp(A)et donc la matrice ReId−A

est inversible.

SoitN∈N etRsupérieur ou égal à R0. ReId−A

N−1X

n=0

ReN−1−n An

!

= ReN

Id−AN puis

Re−1

N−1X

n=0

Re−n

An= ReId−A−1

Id− Re−N AN

(∗).

Pour toutN ∈N,

Re−N

AN = 1

RN AN

6 kAk

R N

. Donc, si R>R0et aussiR > kAkou encore si R>R1= Max{R0,kAk}, la suite

Re−N

AN

N∈N converge vers0puis la suite

Id− Re−N

AN

N∈N converge vers0.

L’applicationϕ :7→ Re−A−1

Mest un endomorphisme deMd(Rqui est de dimension finie et donc cette application est continue surMd(R). Par suite, ReId−A−1

Id− Re−N

AN

Id− Re−N

AN

converge versϕ(Id) = ReId−A−1

.

Mais alors, d’après(∗), la série de terme général Re−n

An,n∈N, converge puis, quandNtend vers+∞,(∗)fournit Re−1+

X

n=0

Re−n

An= ReId−A−1

.

On a montré que pourR grand, la matriceReId−Aest inversible et ReId−A−1

= Re−1+

X

n=0

Re−n An. III.B.2)Soient R >Max{R0,kAk+1} et n ∈ N. Pourp ∈ N et θ ∈ [0, 2π], posons fp(θ) = Ren−1

Re−p

Ap. Chaque fonctionfp, p∈N, est continue sur le segment[0, 2π].

(5)

kfp(θ)k=

Ren−1

Re−p

Ap

6Rn−1R−pkAkp=Rn−1 kAk

R p

.

Puisque kAk

R ∈] −1, 1[,Rn−1 kAk

R p

,p∈N, est le terme général d’une série numérique convergente. Mais alors la série de fonctions de terme généralfp,p∈N, converge normalement et en particulier uniformément sur le segment[0, 2π]. On peut donc intégrer terme à terme sur[0, 2π]et on obtient

1 2π

Z

0

Ren

Re−A−1

dθ= 1 2π

+

X

p=0

Z

0

Ren−1

Re−p

Ap

=

+

X

p=0

Rn−1−p 1 2π

Z

0

ei(n−1−p)θ

! Ap

=

+

X

p=0

Rn−1−pδp,n−1Ap=An−1.

III.B.3)Pour Rgrand, la question III.B.2 fournit

χA(A) = Xd

k=0

akAk= Xd

k=0

ak

2π Z

0

Rek+1

ReId−A−1

= 1 2π

Z

0

Re Xd

k=0

ak Rek

!

ReId−A−1

= 1 2π

Z

0

Re

χA Re

ReId−A−1

dθ.

III.B.4)Puis, pourRassez grand,

χA(A) = 1 2π

Z

0

Re

χA Re 1

det(ReId−A)

tcom ReId−A dθ

= (−1)d

Z

0

Ret

com ReId−A dθ.

Maintenant, les coefficients de la matrice Ret

com ReId−A

sont des polynômes ene. Puisque pour toutn∈N, Z

0

en

dθ=0, on en déduit queχA(A) =0.

Partie IV - Etude d’une équation fonctionnelle

IV.A - Soitx∈

−∞,M 2

. La primitive sur

−∞,M 2

de la fonctiony7→2f(x+y) qui s’annule en αest la fonction y7→2(F(x+y) −F(x+α))et la primitive sur

−∞,M 2

de la fonctiony7→f(2x) +f(2y)qui s’annule enαest la fonction y7→f(2x)(y−α) +1

2(F(2y) −F(2α)).

Ces deux primitives sont égales et donc, pour(x, y)∈

−∞,M 2

2

,2(F(x+y) −F(x+α)) =f(2x)(y−α) +1

2(F(2y) −F(2α)) puis pour(x, y)∈

−∞,M 2

×

−∞,M 2

\ {α},

f(2x) =2

F(x+y) −F(x+α) −1

4F(2y) +1 4F(2α)

y−α .

IV.B -Montrons par récurrence que pour tout entier natureln,fest de classeCn sur] −∞, M[.

(6)

•C’est vrai pourn=0.

• Soit n > 0. Soit y ∈

−∞,M 2

\ {α} fixé. Supposons f de classe Cn sur ] −∞, M[. Alors F est de classe Cn+1 sur

] −∞, M[ puis la fonctionx7→2

F(x+y) −F(x+α) − 1

4F(2y) +1 4F(2α)

y−α est de classe Cn+1 sur

−∞,M 2

ou encore la fonctionx7→f(2x)est de classeCn+1sur

−∞,M 2

ou enfin la fonctionfest de classeCn+1 sur] −∞, M[.

Le résultat est démontré par récurrence. On a ainsi démontré quefest de classeC sur] −∞, M[.

IV.C - Soit y ∈

−∞,M 2

. En dérivant deux fois par rapport à x les deux membres de l’égalité IV.1, pour tout x de

−∞,M 2

on obtient 2f′′(x+y) = 4f′′(2x). En particulier, pour y = x, pour tout x de

−∞,M 2

on obtient 2f′′(2x) =4f′′(2x)puisf′′(2x) =0. Finalement, pour toutxde] −∞, M[,f′′(x) =0.

Donc,f est une fonctions affine. Réciproquement, pour tout x de] −∞, M[, posonsf(x) =ax+b oùa et bsont deux réels.fest continue sur] −∞, M[et pour(x, y)∈

−∞,M 2

2

,

2f(x+y) −f(2x) −f(2y) =2(a(x+y) +b) − (2ax+b) − (2ay+b) =0.

Doncfconvient. Les solutions de IV.1 sont les fonctions affines sur] −∞, M[. Elles constituent unR-espace de dimension 2. Une base de cet espace est(f1, f2)oùf1 : x7→1et f2 : x7→x.

Partie V - Etude d’une autre fonction matricielle

V.A -Sid=1, la condition V.1 s’écrit : ∀a∈R, a6=0 ⇒ξ(a)6=0. Les fonctions ξsolutions de V.1 sont les fonctions continues surRne s’annulant pas surR.

V.B -SoitAla matrice proposée par l’énoncé.

Un calcul par blocs fournit det(A) = (ad−bc)det(Id−2) =ad−bc. D’autre part, les deux premières colonnes de fξ(A)

sont

ξ(a) ξ(b) ξ(c) ξ(d)

... ... ξ(c) ξ(d)

. Aux n−2 dernières lignes de fξ(A), on retranche la deuxième sans modifier la valeur de son déterminant. On obtient

det(fξ(A)) =det

ξ(a) ξ(b) × . . . × ξ(c) ξ(d) × . . . ×

0 0

... ... fξ(Id−2)

0 0

 .

Un calcul par blocs fournit det(fξ(A)) = (ξ(a)ξ(d) −ξ(b)ξ(c))det(fξ(Id−2)). Par suite,

ad−bc6=0⇒det(A)6=0⇒det(ξ(A))6=0⇒(ξ(a)ξ(d) −ξ(b)ξ(c))det(fξ(Id−2))6=0

⇒ξ(a)ξ(d) −ξ(b)ξ(c)6=0, ou encoread6=bc⇒ξ(a)ξ(d)6=ξ(b)ξ(c).

V.C - Supposons que ξ s’annule en tout réel non nul. Par continuité, ξ s’annule en 0. Ceci est impossible car alors fξ(Id) =0 /∈GLd(R). Donc, il existe un réelx06=0tel que ξ(x0)6=0.

En prenantc=d=x0, pour tous réelsaet b,

a6=b⇒ax06=bx0(carx06=0)

⇒ξ(a)ξ(x0)6=ξ(b)ξ(x0)

⇒ξ(a)6=ξ(b) (carξ(x0)6=0).

La fonctionξest donc nécessairement injective sur R.

(7)

Puisque la fonctionξ est continue et injective surR, le théorème d’homéomorphisme permet d’affirmer que la fonctionξ est strictement monotone surR.

V.D -En particulier, la fonctionξ s’annule au plus une fois surR.

Supposons qu’il existec∈R tel queξ(c) =0. Alors siaetbsont deux réels distincts,acetbcsont deux réels distincts maisξ(a)ξ(c) =0=ξ(b)ξ(c). Ceci est exclu et donc la fonctionξne s’annule pas surR. Ainsi, la fonctionξs’annule au plus une fois surRet si c’est le cas,ξ(0) =0.

V.E -

V.E.1) Supposons queξ(0)6= 0. D’après ce qui précède, la fonction ξ ne s’annule pas sur R. Puisque la fonction ξ est continue surR, elle garde un signe constant surR.

Pourx∈R, posonsg(x) =ξ(0)ξ(2) −ξ(1)ξ(x). Puisque la fonctionξne s’annule par surR, est de signe constant surR et est strictement monotone surR,

g(0)×g(2) =ξ(0)ξ(2)(ξ(2) −ξ(1))(ξ(0) −ξ(1))< 0.

Puisque g est continue sur l’intervalle [0, 2], le théorème des valeurs intermédiaires permet d’affirmer que la fonction g s’annule au moins une fois dans]0, 2[. Donc il existe α > 0tel queg(α) =0ou encore tel queξ(0)ξ(2) =ξ(1)ξ(α).

V.E.2)Ainsi,0×2−1×α= −α6=0maisξ(0)ξ(2) −ξ(1)ξ(α) =0. Ceci est exclu et doncξ(0) =0.

V.F -Soientxetydeux réels tels quex2,y2et xysoient dansI.ξ(η(x2))ξ(η(y2)) =x2y2= (xy)2=ξ(η(xy))ξ(η(xy)).

Par contrapositon de l’implication de V.B, on obtient alorsη(x2)η(y2) = (η(xy))2. V.G -

V.G.1)Puisqueξ est un homéomorphisme, on sait queIest ouvert.

Soit mla borne supérieure de I puis M = ln(m) si m est réel ou M= +∞ si m = +∞. Soient X et Y deux réels de ] −∞, M[ puisx=eX ety=eY.xet ysont strictement positifs et strictement plus petits que la borne supérieure deI.

De plus

2f(X+Y) =2ln(η(eX+Y)) =2ln(η(xy)) =ln((η(xy))2) =ln(η(x2)η(y2)) =ln((η(x2)) +ln(η(y2))

=ln(η(e2X)) +ln(η(e2Y)) =f(2X) +f(2Y).

Doncfvérifie l’équation IV.1 sur] −∞, M[.

V.G.2) D’après la question IV.C, f est affine Donc, il existe deux réels a et b tels que pour tout X de ] −∞, M[, ln(η(eX)) =aX+b ou encore tels que pour tout xde I∩]0,+∞[, ln(η(x)) = aln(x) +b. On en déduit que pour toutx deI∩]0,+∞[, η(x) =ealn(x)+b=ebxa. Ainsi, en posantK1=eb etα1=a, on a montré que pour toutxdeI∩]0,+∞[, η(x) =K1xα1.

On note queK1=eb> 0. D’autre part, on ne peut avoirα1=0 carηne serait plus injective et on ne peut avoirα1< 0 carηne serait pas continue en0. Donc K1> 0etα1> 0.

V.G.3) Puisque η prend des valeurs strictement positives sur I∩]0,+∞[, ξ prend des valeurs strictement positives sur ]0,+∞[. Puisqueξ(0) =0, queξest strictement monotone sur R,ηest strictement croissante surI (etξest strictement croissante surR).

La fonctionη1 : x7→−η(−x)prend des valeurs strictement positives surI∩]0,+∞[et vérifie (η1(xy))2= (η(xy))2=η(x2)η(y2) =η1(x21(y2).

Donc, il existeC > 0 etα2> 0 tels que pour toutxdeI∩]0,+∞[,η1(x) =Cxα2. Mais alors, pour tout xdeI∩] −∞, 0[, η(x) = −C(−x)α2 =K2(−x)α2 avecK2= −C < 0etα2> 0.

V.G.4)On doit avoir lim

xmK1xα1 lim

xmη(x) = +∞ce qui imposem= +∞. La borne supérieure deIest donc+∞. De même, la borne supérieure de l’intervalle de définition deη1 est+∞. Doncηest définie surR.

Pour toutxréel,

(η(x))2= (η(x×1))2=η(x2)η(12) =η(x2)η((−1)2) = (η(−x))2.

Donc,η(−x) =±η(x). Sixn’est pas nul,−x6=xet doncη(−x)6=η(x)par injectivité. Il ne reste donc queη(−x) = −η(x) ce qui reste vrai pourx=0 puisqueη(0) =0. Ainsi, pour toutxréel,η(−x) = −η(x)et donc ηest impaire.

V.H - Si ξ est strictement croissante sur R, η est strictement positive sur I∩]0,+∞[. Dans ce cas, il existe K1 > 0 et α1> 0tel que pour toutxréel,η(x) =

K1xα1 six>0

−K1(−x)α1 six < 0 . On en déduit que pour toutxréel,

(8)

ξ(x) =







 1

K1/α1 1x1/α1 six>0

− 1

K1/α1 1(−x)1/α1 six < 0 .

Ainsi,ξest continue surR, impaire et sa restriction à]0,+∞[est de la formex7→Cxβ avecC > 0et β > 0.

Si ξest strictement décroissante surR, la fonction −ξest strictement croissante sur Ret solution de V.1 surR car une matrice est inversible si et seulement si son opposée est inversible. Dans ce cas, −ξ est continue sur R, impaire et sa restriction à]0,+∞[est de la formex7→Cxβ avecC > 0etβ > 0ou encoreξest continue surR, impaire et sa restriction à]0,+∞[est de la formex7→Cxβ avecC < 0etβ > 0.

En résumé,ξest continue sur R, impaire et sa restriction à]0,+∞[est de la formex7→Cxβ avecC6=0 etβ > 0.

V.I -La matriceA0 est symétrique réelle et donc diagonalisable. La matriceA0+Id est de rang1. Donc−1 est valeur propre deA0 d’ordred−1 exactement. La dernière valeur propre µ est fournie par la trace de A0 : µ− (d−1) = 0 et doncµ=d−1. Par suite, det(A0−XId) =χA0 = (−1−X)d−1((d−1) −X)puis

det(Aλ) =det(A0+λId) =χA0(−λ) = (λ−1)d−1(λ+d−1).

En particulier,Aλ n’est pas inversible si et seulement siλ∈{1, 1−d}.

V.J -Soitλ < 0.

fξ(Aλ) =

ξ(λ) ξ(1) . . . ξ(1) ξ(1) −ξ(−λ) . .. ...

... . .. . .. ξ(1) ξ(1) . . . ξ(1) −ξ(−λ)

=

−C(−λ)β C . . . C

C −C(−λ)β . .. ...

... . .. . .. C

C . . . C −C(−λ)β

=CA−(−λ)β

puis det(fξ(Aλ)) =det CA−(−λ)β

=Cd −(−λ)β−1d−1

−(−λ)β+d−1 .

On choisit alorsλ= −(d−1)1/β et on obtient det(fξ(Aλ)) =0. La matricefξ(Aλ)n’est pas inversible et donc la matrice Aλ n’est pas inversible puisλ∈{1, 1−d}. Puisqueλ < 0, on a nécessairementλ= 1−dpuis (d−1)1/β =d−1 (avec d−1 > 0).

On en déduit que 1

β−1

ln(d−1) =0puis queβ=1sid>3. Ainsi, sid>3, nécessairement il existeC6=0tel que pour toutx∈R,ξ(x) =Cx(par parité). Réciproquement, siA∈ Md(R),fξ(A) =CAet doncA∈GLd(R)⇒fξ(A)∈GLd(R).

Donc,

sid>3, les solutions de IV.1 sont les fonctions linéaires non nulles.

Supposons maintenantd=2. PosonsA=

a b c d

. Alors det(A) =ad−bcet det(fξ(A)) =ξ(a)ξ(d) −ξ(b)ξ(c).

Soientxetydeux réels.

• Si l’un des deux réelsxouyest nul, on aξ(x)ξ(y) =0=Cξ(xy).

• Si les deux réelsxetysont strictement positifs,ξ(x)ξ(y) =C2(xy)β=Cξ(xy).

• Si les deux réelsxetysont strictement négatifs,ξ(x)ξ(y) −C(−x)β×−C(−y)β =C2(xy)β =Cξ(xy).

• Si les réelsxouysont non nuls et de signes contraires,ξ(x)ξ(y) = −C2(−xy)β =Cξ(xy).

Ainsi,

det(fξ(A)) =C(ξ(ad) −ξ(bc)).

PuisqueC6=0 et queξest injective,

Ainversible⇒ad−bc6=0⇒C(ξ(ad) −ξ(bc))6=0⇒fξ(A)inversible.

Dans le cas d=2, les solutions de V.1 sont les fonctions de la formex7→

Cxβ six>0

−C(−x)β six < 0 = sgn(x)C|x|β, C6= 0, β > 0.

Références

Documents relatifs

Cette fonction, appelée polylogarithme, est a priori définie sur l’intérieur du disque de convergence de la série entière, mais elle vérifie des identités permettant

MATHÉMATIQUES 2. Tous droits réservés... On sait que A est triangulable et donc il existe une matrice T triangulaire supérieure et une matrice inversible P telles que A = PTP −1..

Enoncer les conditions de Cauchy-Riemann pour une telle

On donne un numéro, appelé indice ou rang, à chaque terme en fonction de sa place dans la suite.. • On peut aussi définir une suite comme une fonction de IN

Il convient classiquement de faire apparaître une ou plusieurs formes classiques que l’on sait développer en

Par exemple, si l'on veut s'arrêter après la seconde transformation, il suffira de calculer dans o o2 (x) et v i2 (x) les termes de degré inférieur à 8 ; il sera inutile de

où G(JC) est une fonction entière indépendante des zéros ai, et les gi{x) sont des polynômes dépendant respectivement des zéros a, et rendant convergent le produit précédent, ou,

La suite n'est pas croissante à partir d'un certain rang puisque chaque terme d'indice impair est plus petit que le terme pair qui le précède, et pourtant elle dinverge vers