• Aucun résultat trouvé

Harmonicité et propriété de la moyenne

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Harmonicité et propriété de la moyenne"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

DÉVELOPPEMENTS POUR L’AGRÉGATION EXTERNE

Harmonicité et propriété de la moyenne

Leçons : 222, 215, 228

[X-ENS An4], exercices 1.23 et 1.24 Théorème

1. Soient U un ouvert de R

2

et f ∈ C

2

( U, R ) vérifiant la propriété de la moyenne, c’est-à-dire telle que :

∀ ( x

0

, y

0

) ∈ U, ∃ r

0

> 0, ∀ r ∈ ] 0, r

0

[ , f ( x

0

, y

0

) = 1

Z

0

f ( x

0

+ r cos θ, y

0

+ r sin θ ) dθ Alors ∆ f ≡ 0 sur U (on dit que f est harmonique sur U).

2. Réciproquement, si U est un ouvert de R

2

et si f ∈ C

2

( U, R ) vérifie ∆ f ≡ 0, Alors f vérifie la propriété de la moyenne sur U.

Démonstration :

1. Soient ( x

0

, y

0

) ∈ U et r

0

donné par l’hypothèse.

On pose m : r 7→

Z

0

f ( x

0

+ r cos θ, y

0

+ r sin θ ) dθ pour r ∈ [ 0, r

0

[ . Par hypothèse, m est constante, égale à 2π f ( x

0

, y

0

) .

Pour simplifier, on note g : ( r, θ ) 7→ f ( x

0

+ r cos θ, y

0

+ r sin θ ) ; g est continue sur [ 0, r

0

[ × [ 0, 2π ] et admet des dérivées partielles ∂g

∂r et

2

g

∂r

2

sont continues sur [ 0, 2π ] à r fixé dans [ 0, r

0

[ . Par théorème de dérivation, on obtient les dérivées de m sur [ 0, r

0

[ :

∀ r ∈ [ 0, r

0

[ , 0 = m

0

( r ) = Z

0

cos θ f

∂x ( x

0

+ r cos θ, y

0

+ r sin θ ) + sin θ f

∂y ( x

0

+ r cos θ, y

0

+ r sin θ )

dθ Puis en redérivant, en utilisant le théorème de Schwarz (les dérivées partielles sont toutes prises en ( x

0

+ r cos θ, y

0

+ r sin θ ) pour plus de simplicité) :

∀ r ∈ [ 0, r

0

[ , 0 = m

00

( r ) = Z

0

cos

2

θ

2

f

∂x

2

+ 2 cos θ sin θ

2

f

∂x∂y + sin

2

θ

2

f

∂y

2

dθ En particulier, quand on prend r = 0 dans cette égalité, on obtient :

0 =

2

f

∂x

2

( x

0

, y

0

) Z

0

cos 2θ + 1

2 dθ

| {z }

+

2

f

∂x∂y ( x

0

, y

0

) Z

0

sin 2θ dθ

| {z }

=0

+

2

f

∂y

2

( x

0

, y

0

) Z

0

1 − cos 2θ

2 dθ

| {z }

= π∆ f ( x

0

, y

0

)

Et f est donc harmonique sur U.

2. Par translation, on se ramène au cas où ( 0, 0 ) ∈ U et il suffit de ne montrer la propriété de la moyenne qu’en ce point.

Comme U est ouvert, il existe R > 0 telle que B ( 0, R ) ⊂ U.

La fonction g : ( r, θ ) 7→ f ( r cos θ, r sin θ ) est continue sur [ 0, R [×[ 0, 2π ] et admet une dérivée partielle

∂g

∂r est continue sur [ 0, 2π ] à r fixé dans [ 0, R [ . On en déduit que F : r 7→

Z

0

g ( r, θ ) dθ est de classe C

1

sur [ 0, R [ . De plus, ∀ r ∈ [ 0, R [ , F

0

( r ) =

Z

0

cos θ f

∂x ( r cos θ, r sin θ ) + sin θ f

∂y ( r cos θ, r sin θ )

dθ.

On considère la forme différentielle ω = − f

∂y ( x, y ) dx + f

∂x ( x, y ) dy et soit Γ = C ( 0, r ) , paramétré par θ 7→ ( r cos θ, r sin θ ) , où r ∈ [ 0, R [ .

Florian L EMONNIER 1

Diffusion à titre gratuit uniquement.

ENS Rennes – Université Rennes 1

(2)

DÉVELOPPEMENTS POUR L’AGRÉGATION EXTERNE

Ainsi, Z

Γ

ω = Z

0

r sin θ f

∂y ( r cos θ, r sin θ ) + r cos θ f

∂x ( r cos θ, r sin θ )

dθ = rF

0

( r ) . Mais f est harmonique, donc

∂y

f

∂y

= −

2

f

∂y

2

=

2

f

∂x

2

=

∂x f

∂x

et ω est une forme différen- tielle fermée... et comme D( 0, R ) est étoilé, par le théorème de Poincaré

1

, ω est exacte.

Ainsi, comme Γ est un arc fermé, on en déduit que ∀ r ∈ [ 0, R [ , rF

0

( r ) = Z

Γ

ω = 0.

Donc ∀ r ∈] 0, R [ , F

0

( r ) = 0, et par continuité en 0, F est donc constante sur [ 0, R [ et demeure égale à F ( 0 ) = 2π f ( 0, 0 ) .

Donc, finalement : ∃ R > 0, ∀ r ∈ [ 0, R [ , f ( 0, 0 ) = 1

Z

0

f ( r cos θ, r sin θ ) dθ.

Références

[X-ENS An4] S. F RANCINOU , H. G IANELLA et S. N ICOLAS – Oraux X-ENS Analyse 4, 1

re

éd., Cassini, 2012.

1. Comme on l’utilise rarement, un petit rappel sur le théorème de Poincaré. Dans R

n

, on écrit ω =

n k=1

α

k

e

k

(où e

k

16k6n

est la base duale de la base canonique de R

n

) et on souhaiterait réussir à montrer que ω possède pour “primitive” la fonction f : x 7→

Z1

0

ω (( 1 − t ) a + tx )( x − a ) dt, où a est au cœur de l’ouvert étoilé U ; en pratique, pour tout i ∈ [[ 1, n ]] , on va montrer l’égalité ∂f

∂x

i

( x ) = α

i

( x ) . Pour cela, on utilise le théorème de dérivation des intégrales à paramètre.

Florian L EMONNIER 2

Diffusion à titre gratuit uniquement.

ENS Rennes – Université Rennes 1

Références

Documents relatifs

sont premiers entre eux donc d'après le th de Gauss p

En effet, les corps de Galois sont au centre d’objets com- binatoires remarquables, et je rˆ eve parfois d’un monde ou le th´ eor` eme de Wedderburn serait faux.. Table des

11 est donc clair qu'on peut déformer d'une manière continue l'arc QQ / de manière à l'amener sur la droite QQ^ sans faire sortir la courbe QQ' de la bande comprise entre C^ et C^ :

Il suit de là et d'un théorème que j^ai démontré ail- leurs ( 1 ) que la surface (M) est applicable sur une surface spirale ; mais, en vertu du théorème ci-dessus, la surface (M)

où m et p sont deux nombres réels quelconques, ne sortent jamais en dehors de l'intervalle A compris entre i et iP~ K , quelle que soit la valeur réelle positive ou nulle de t..

cependant, dans le cas où le facteur de la fonction à intégrer, lequel varie dans le même sens entre les l i - mites de l'intégrale, admet une dérivée, le second théo- rème de

Premièrement on voit aisément que la valeur de A ne change pas, si,exceptant les éléments de la dernière colonne et ceux de la dernière ligne, on ajoute aux élé- ments d'une

L’accès aux archives de la revue « Nouvelles annales de mathématiques » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation ( http://www.numdam.org/conditions ).