HAL Id: jpa-00242834
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Submitted on 1 Jan 1968
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Fractures de surface des verres sous l’action d’un faisceau laser
J. Davit, J. Decoux, J. Gautier, M. Soulié
To cite this version:
J. Davit, J. Decoux, J. Gautier, M. Soulié. Fractures de surface des verres sous l’action d’un faisceau laser. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1968, 3 (2), pp.118-120.
�10.1051/rphysap:0196800302011801�. �jpa-00242834�
118
Grâce à l’emploi de moteurs asservis, la direction du déplacement de la croix est celle de la projection
horizontale d’un manche à balai tenu par l’opérateur ( fig. 2). Celui-ci peut accélérer
cedéplacement
enaugmentant l’inclinaison du manche. Un champ
d’oculaire (8 mm) peut être parcouru à vitesse maxi- male
en12
s.Quant à la précision de la commande,
on
peut, du fait de l’asservissement, déplacer le réticule de moins de 5 microns. La vitesse minimale du dépla-
cement est alors de 5 microns par seconde.
Le poids et l’encombrement de l’ensemble ont été
réduits, autant qu’il était possible, afin d’éviter des contraintes
surle microscope (fin. 3). Par rapport à l’oculaire d’origine, pesant 360 g, l’augmentation n’est
que de 380 g.
Sur l’écrou est disposé,
enplus du pignon d’attaque
et du disque à impulsions,
unvernier servant
aucontrôle visuel.
Partie électronique.
-Les circuits de comptage- décomptage et
ceuxcontrôlant la séquence des opéra-
tions de perforation sont classiques. Pour éviter des
erreurs
dues
audéplacement du réticule, donc à la progression des compteurs,
au coursde la perforation,
il
aété prévu
undispositif de sécurité, qui arrête le
mouvement à chaque ordre de perforation. Ce dispo-
sitif évite l’emploi onéreux de mémoires tampons.
Conclusion.
-Les auteurs remercient le Profes-
seur
P. Cüer pour les encouragements et les conseils
qu’il leur
aprodigués lors de la réalisation totale de
cet appareil dans les Ateliers du Département de Physique Corpusculaire qu’il dirige à Strasbourg. Ils
remercient également M. Kauffmann qui
aétudié la partie mécanique de l’appareil, M. Oswald et
sonéquipe de l’atelier de mécanique, M. Bergès et
sescollègues de l’atelier électronique.
FRACTURES DE SURFACE DES VERRES SOUS L’ACTION D’UN FAISCEAU LASER (1)
Par J. DAVIT, J. DECOUX, J. GAUTIER et M. SOULIÉ,
Centre de Recherches de la C.G.E., Division des Applications Optiques, Marcoussis (Essonne).
(Reçu le 6 novembre 1967.)
Résumé. 2014 Nous donnons les résultats d’un certain nombre d’expériences montrant que les fractures de surface des
verrespar
unfaisceau laser de grande densité de puissance dépendent
de la qualité de l’état de surface du
verreet des propriétés d’adsorption de cette surface.
Abstract.
2014We give the results of
someexperiments which show that the surface damage
of glasses by intense laser radiation depends of the optical quality and adsorption properties
of the glass surface.
REVUE DE
PHYSIQUE APPLIQUE
TOME3, JUIN 1968,
PAGE118.
Les fractures produites dans les
verrespar
unfais-
ceau
laser de grande densité de puissance ont été
étudiées par
ungrand nombre d’auteurs [1 à 7].
Elles peuvent
seclasser par ordre de seuils croissants
exprimés
enwatts/cm2,
en neretenant que les formes les plus simples, de la manière suivante :
-
Fractures internes
enforme de disque [4].
-
Fractures de surface.
-
Fractures internes
enforme de ligne [1]
oud’étoile [6].
Une
causepossible du premier type de fracture [5]
est la présence dans le
verred’inclusions de platine
(1) Contrat C.E.A. et D.R.M.E.
provenant soit du creuset, soit d’enroulements chauf- fants par l’intermédiaire de la phase vapeur.
Lorsque le
verre aété bien élaboré,
cesont les
fractures de surface qui limitent la résistance du
verre aufaisceau laser. Nous
nous sommesplus particuliè-
rement intéressés à
cetype de fracture.
Définition du seuil de surface.
-Le seuil d’endom- magement de la surface du
verreest la valeur mini- male de la densité de puissance qui entraîne l’appari-
tion d’une boule de plasma
aucontact de cette surface
au
moment de l’irradiation;
nousl’appellerons seuil
de claquage.
D’autre part,
nousdirons qu’il y
afracture lorsque, après irradiation,
ondécèle soit
unéclat, soit
unarrachement de matière à la surface du
verre.Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:0196800302011801
119
FiG. 1.
Conditions expérimentales.
-Le montage utilisé
est le suivant (fig. 1) :
:-
L’oscillateur laser émet à chaque irradiation
uneénergie constante égale à 3 J. La longueur d’onde
d’émission est de 1,06 y et la largeur d’impulsion
mesurée à mi-hauteur est de 30
ns.-
Le calorimètre de
mesure aété étalonné par rapport à
uncalorimètre TRG modèle 107.
-
Le
verreétudié est
sousforme de plaquettes
40 X 40 X 4
mm.-
Nous faisons varier la densité de puissance
surle
verre
étudié soit
endéplaçant
cedernier par rapport
à la lentille, soit
enle laissant fixe et
enintroduisant des atténuateurs entre la séparatrice et la lentille.
Résultats expérimentaux. -1. Le seuil de claquage
a
été trouvé identique
surla face avant et
surla face
arrière des plaquettes (fin. 2). Il est fonction de la composition du
verre.Verre à glace : 24 J/cm2, 30 ns;
FIG. 2.
-Verre laser A :
Seuil de claquage 28 J/cm2, 30
ns(G
x0,5).
verre
laser A : 28 J/cm2, 30 ns;
verrelaser B : 40J/cm2,
30
ns(pâte à polir : oxyde de cérium pour les trois verres).
2. Au seuil de claquage, c’est-à-dire quand il y
aapparition de la boule de plasma, les
verres se com-portent de deux manières différentes :
- ceux comme
le
verrelaser A
ouB qui présentent
une
marque circulaire que l’on décèle à l’oeil,
endépo-
sant
unefigure de buée,
ou aumicroscope (fin. 3) ;
- ceux comme
le
verre «f lotté » élaboré selon le
procédé Pilkington dont la face côté étain
neprésente
pas de marque.
FIG. 3.
-Verre laser A
:Seuil de claquage 28 J jcm2, 30 ns (G
x230).
3. Pour les deux catégories de verre,
nous avonsmontré que des irradiations répétées
auseuil de cla- quage entraînaient
unefracture. On obtient ainsi pour le
verreflotté face côté étain la courbe ci-après
(fig. 4).
120
FIG. 4.
-Verre
«flotté
»,face côté étain.
4. La fracture face avant
enforme d’éclats est
différente de la fracture face arrière présentant
untrou
enforme de cône.
5. L’analyse spectroscopique de la lumière émise par la boule de claquage montre que pour les
verresde la première catégorie il y
aapparition des raies
de l’air et de celles des éléments composant le verre, tandis que, pour le
verre «flotté » face côté étain,
onobtient seulement les raies de l’air dans les mêmes conditions de
mesure.6. Le seuil de claquage
sous unvide de 10-2 torr est identique à celui mesuré à la pression atmosphérique.
7. Le seuil de claquage dépend de la pâte
aveclaquelle
onpolit le
verreet de la nature du poli (poli métallographique : support drap,
oupoli optique :
support poix).
8. L’analyse à la sonde de Castaing du centre des
marques laissées
surle
verre auseuil de claquage n’a
révélé
aucuneinclusion néfaste pouvant
enêtre la
cause.9. L’effluvage (« glow discharge ») [8], c’est-à-dire le bombardement ionique effectué préalablement
audépôt d’une couche mince
sur unelame de verre,
apour effet de diminuer le seuil de claquage. Nous
sommes
passés ainsi dans le
casdu
verrelaser B de 40 J/CM2 à 25 J/CM2.
10. En trempant le
verredans
unesolution de
diméthyldichlorosilane, puis
enle nettoyant à l’alcool,
on
élève le seuil de claquage. Nous
avonsde la sorte
élevé le seuil de claquage du
verrelaser B de 40 J/cm2
à 60 J jcm2.
Conclusions.
-Les expériences 3 prouvent que c’est bien le claquage, c’est-à-dire l’apparition de la
boule de plasma, qui est responsable des fractures observées à des niveaux d’énergie plus élevés.
La qualité de l’état de surface du
verre a unegrande
influence
surle seuil de claquage. En effet,
onabaisse
ce
seuil d’un facteur 1,5 à 2 dans chacun des différents
cas
suivants :
-
Si la surface est recouverte d’un mince film de
graisse.
-
Si la surface est irrégulière macroscopiquement :
par exemple, lorsqu’on remplace le poli optique :
support poix, par le poli métallographique : support drap.
-
Si la surface de la lame étudiée
asubi
uneffluvage
car
le bombardement ionique y provoque de petites piqûres visibles
encontraste de phase.
Dans le
casd’une surface polie optiquement et parfaitement propre,
nous avons vuqu’on élève le
seuil de claquage
enremplaçant les groupements OH liés chimiquement à la surface du
verrepar des grou- pements CH3. C’est cette propriété que confère
eneffet
au verrele traitement
audiméthyldichlorosi-
lane [8]. Toutefois, le seuil de claquage
semaintient
à 60 J/cm2 pendant quelques minutes après traitement
pour reprendre ensuite
savaleur initiale.
Il est probable qu’au contact de l’air la surface du
verre se recouvre