Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 1 REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET PROFESSIONNELLE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)
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DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE
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RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
Option : ANALYSES BIOMEDICALES
THEME
Réalisé par : YEDJI Mireille
Tutrice : Superviseur :
ZODOME Pélagie Docteur ATCHADE S. Pascal
Responsable du laboratoire PhD, Parasitologie -Mycologie de CSCom d’Allada
Physiopathologie –MédecineTropicale
Maître
-
assistant/CAMES/UAC/EPACIMPACT DES NOUVELLES POLITIQUES DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME SUR SA PREVALENCE AU CSCom ALLADA
Année Académique : 2016-2017
10
èmePromotion
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 2 REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET PROFESSIONNELLE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)
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DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE
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RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
Option : ANALYSES BIOMEDICALES
DIRECTEUR : Professeur Mohamed SOUMANOU
DIRECTEUR ADJOINT : Professeur Clément AHOUANOU
CHEF DEPARTEMENT : Docteur Pascale S. ATCHADE
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page i
NOMS ET PRENOMS MATIERES ENSEIGNEES
ABLEY Sylvestre Déontologie Médicale
ADOMOU Alain Physique
AGBANGLA Clément Génétique moléculaire
AGOUA Jean Informatique
AHOYO Théodora Angèle Microbiologie / santé publique /Hygiène Hospitalière AKAKPO B. Huguette Education physique et sportive
AKOGBETO Martin Entomologie Médicale
AKPOVI D. Casmir Biologie cellulaire/Physiologie Humaine et Biochimie Métabolique
ALITONOU Alain Guy Chimie Générale/ Chimie Organique
ANAGO Eugénie Biochimie Structurale/ Biochimie clinique/ Biologie Moléculaire ANAGONOU Sylvère Education Physique et Sportive
ATCHADE Pascal Parasitologie/ Mycologie
AVLESSI Félicien Chimie Générale/ Chimie organique BANKOLE Honoré Bactériologie/ Virologie
DARBOUX Raphael Histologie Appliquée DESSOUASSI Noël Biophysique
DOSSEVI Lordson Techniques Instrumentales
DOSSOU Cyriaque Techniques.d’expression.et.Méthodes de communication DOUGNON T. Victorien Microbiologie/ Méthodologie de Recherche
HOUNNON Hypolite Mathématique
HOUNSOSSOU Hubert Biostatistique et Epidémiologie LALLY Armel Législation et droit de travail LOKO Frédéric Biochimie Clinique
LOKOSSOU Gatien Immunologie/ Immuno- Pathologie
LOZES Evelyne Immunologie/Immuno-pathologie/ Equipements Biomédicaux MASSOULOKONON Vincent Histologie Générale
LISTE DES ENSEIGNANTS DU
DEPARTEMENT DU GENIE DE BIOLOGIE
HUMAINE (GBH)
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page ii OGOUDIKPE Nicarette Informatique médicale
SECLONDE Hospice Immuno-hématologie et Transfusion Sanguine SEGBO Julien Biochimie/Biologie Moléculaire
SENOU Maximin Histologie Appliquée
TOPANOU Adolphe Hématologie/ Hémostase et Pharmacologie
SOEDE Casimir Anglais
YOVO K. S. Paulin Pharmacologie/ Toxicologie TOHOYESSOU ZOE Soins Infirmiers
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page iii
Ce document est dédié à tous ceux qui œuvrent pour la lutte contre le paludisme.
DEDICACE
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page iv Il est impossible de citer les noms de tous ceux qui ont apporté une aide toujours précieuse et souvent indispensable à la réalisation de ce travail.
Cependant nous remercions particulièrement :
Dr Pascal S.ATCHADE, pour sa disponibilité dans la réalisation de ce travail et pour tous les conseils qu’il nous a donnés. Je suis fière d’avoir été votre élève.
Mme Pélagie ZODOME, pour sa disponibilité, ses conseils et son orientation dans la réalisation de ce travail malgré ses multiples occupations. Je vous admire pour votre entière disponibilité envers moi. Profondes gratitudes !
Mr Nicéphore TOKPO, pour les aides dont j’ai bénéficiées durant mes trois ans de formation. Seul Dieu vous le rendra au centuple.
Mr Aziz YESSOUFOU, Mr Armel AGUIDISSOU, Mr Romuald ADEMIKPO, Mr Valère TUYABA et Mme Déborah SOUARES, pour l’ambiance de famille qui a régné entre nous durant mon séjour et pour vos multiples conseils.
Mon chère papa Lucien YEDJI, pour toutes les souffrances endurées, et les sacrifices consentis afin que je réussisse. Pour tes prières, et ton amour que tu n’as cessé de démontrer chaque jour à l’égard de tes enfants, ceci est le fruit de tes efforts.
Ma mère Reine FATON, pour tout son aide.
Mes jeunes frères Florent, Exaucé et mes sœurs Marie-Noelle et lucrèce, pour votre soutient qui me donne chaque jour le courage d’aller de l’avant. Que ce travail soit pour vous le fruit d’une motivation continue et d’une ambition de réussir.
Tous les amis et camarades de promotion, soyez bénis
REMERCIEMENTS
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page v
Au président du jury
C’est un honneur que vous nous faites en acceptant de présider le jury de soutenance de notre rapport de licence professionnelle en Analyse Biomédicale. Veuillez recevoir, l’expression de notre profond respect.
Aux honorables membres de jury
Nous vous sommes reconnaissante de l’honneur que vous nous faites en acceptant de siéger dans le jury de soutenance de notre rapport et de juger notre travail. Espérant que vous apprécierez ce rapport de stage tout en apportant vos critiques, nous vous prions de recevoir l’expression de nos sincères considérations.
HOMMAGES
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page vi Introduction : Le paludisme est une érythrocypathie fébrile et hémolysante due à un hématozoaire du genre Plasmodium. Il demeure de nos jours, la première cause d’hospitalisation et première parasitose la plus redoutable, menaçant ainsi la vie des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes. La présente étude a pour but d’évaluer l’effet des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme au CSCom d’Allada. Méthode : l’étude rétrospective a consisté à recenser 215 de cas de GE dans le registre de parasitologie sur une période allant de juin-aout 2007 et l’étude prospective a été réalisée chez 215 patients repartis selon l’âge en trois tranches. La goutte épaisse et la densité parasitaire ont été déterminées sur ces échantillons. Résultats : Avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme, la prévalence du paludisme était de 46,97% mais avec les nouvelles stratégies adoptés par le PNLP qui sont la distribution massive de moustiquaires imprégnés, l’utilisation des TDR, le traitement de masse avec les CTA etc , cette prévalence a diminué plus de 50% soit 23,25%. Cette étude révèle qu’avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme la tranche d’âge la plus représentée est celle des enfants âgées de moins de cinq ans soit 54,41%. Après la mise en œuvre des nouvelles politiques la classe d’âge la plus représentée est toujours celle des enfants âgés de moins de cinq ans soit 50,22%. On note une prédominance du sexe féminin soit 70,29% avant et 60% après la mise en œuvre des nouvelles politiques. L’étude prospective révèle également que 77,20% des patients ont pris un antipaludéen avant le prélèvement.
Mots clés : Nouvelles politiques, lutte contre le paludisme, prévalence.
RESUME
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page vii Introduction : The malaria is a febrile erytrocytolysin and hemolysante duelto a hematozoaire of the king Plasmoduim.He stays nowadays, the first reason of hospitalization and first parasitose the most dangerous,menacing thus the life of the childrenof less 5 years and the pregnant women.the present survey has for goal to value the effect of the new policieof struggle against the malaria in the CSCom of Allada.Method : The retrospective servey consisted to recorded all les cases of GE + in the register of parasitologie one active period of 2006 – 2007 and the prospective servey has been achieved among 215 patients distributed according to age in tree slices. The trick dropand the parasite density have been determined on these sample . Results : Before the setting in work of the new policie of struggle against the malaria ,the prevalence of the malaria was of 46,97% but with the new strategies adopted by PNLP that is the massive distribution of screens impregnated, the use of CTA the traitment of mass with CTA etc…this prevalence decreased 50% either 23,25%.
This servey reveals that before setting in work of the news policies the age groupe the more represented is always the one the children aged of less than five years is 54,41%. One notes a predominance of the feminine se xis 70, 29% before and 60% after the setting in work of the news policies. The prospective survey also reveals that 77, 20% of the patients took anantipaludeen before an antipaludeen before the with drawal.
Key word: News stategies, struggle against the malaria, prevalence
ABSTRACT
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page viii
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PNLP : Programme National de Lutte contre le Paludisme MSPM : Ministère de la Santé et de la Prévention Médicale CTA : Combinaison Thérapeutique à base d’arthémisinine TDR : Test de Diagnostic Rapide
MILD : Moustiquaire Imprégnée à longue Durée Pf : Plasmodium falciparum
Pk : Plasmodium knowlesi Po : Plasmodium ovale Pv : Plasmodium vivax DP : Densité Parasitaire GE : Goutte Epaisse
MGG : May Grunwald Giemsa Mg : milligramme
Μl : microlitre
P/µl : parasite par microlitre
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi CSCom : Centre de Santé Communal
NGB : Nombre de Globules Blancs NFS : Numération Formule Sanguine
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page ix
Tableau 1: Posologie Etude rétrospective
Tableau 2 : Répartition des malades en fonction du sexe et de l’âge.
Tableau 3 : Prévalence du paludisme par tranche d’âge selon les résultats de la GE avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme.
Etude prospective
Tableau 4 : Répartition des malades en fonction du sexe et de l’âge.
Tableau 5 : Prévalence du paludisme par tranche d’âge selon les résultats de la GE avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme.
Tableau 6 : Liste des antipaludiques pris par les patients avant le prélèvement.
Tableau7 : Liste des antipaludiques prises par les patients avant le prélèvement.
Figure 1 : Cycle biologique du plasmodium chez l’homme et le moustique.
Etude rétrospective
Figure 2 : Répartition des malades parasités en fonction du sexe.
Etude prospective
Figure 3 : Répartition des patients parasités en fonction du sexe.
Figure4: Répartition des patients en fonction de la prise ou non d’antipaludique.
Liste des tableaux
Liste des figures
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page x INTRODUCTION
1-SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1-Définition et historique……….……….3 1.2-
Epidémiologie………...3 1.3-Politiques de lutte contre le paludisme………..………...8 2-MATERIEL ET METHODE
2-1- Cadre……….12 2-2- Matériel………12 2-3-Méthodes………14 3-RESULTATS ET COMMENTAIRE
3-1-Résultats avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme………..17 3-2- Résultats après la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme………..18 3-3-Commentaire………..23 CONCLUSION
SOMMAIRE
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 1 Le paludisme est une érythrocypathie fébrile hémolysante qui est transmise par la piqûre d’un moustique femelle appelé anophèle lors de son repas sanguin (Bourtin et al., 2005). C’est une maladie provoquée par des parasites du genre Plasmodium. Cinq espèces de Plasmodium peuvent parasiter l’homme notamment Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale, Plasmodium malariae et Plasmodium knowlesi. Les formes les plus graves de la maladie sont causées par Plasmodium falciparum (Muhammad et al., 2011).
Cette maladie constitue la première endémie parasitaire tropicale avec 300 à 500 millions de malades et 1,5 à 2,7 millions de décès par an (Deis-cas et al., 1986). Selon les estimations de l’OMS, il y avait en 2010, 219 millions de cas de paludisme qui étaient à l’origine de 660000 décès dans le monde ; l’Afrique concentrait 91% de la mortalité et 86% de ces décès concernaient les enfants de moins de 5 ans (World malaria, 2012). On relève chaque jour plus de 3000 cas de décès d’enfants. Au Bénin, comme dans la majorité des pays du Sud du Sahara, le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité dans les groupes vulnérables, à savoir les enfants de moins de 05 ans et les femmes enceintes. Cette maladie représente 39,7% des causes de recours aux soins dans les formations sanitaires et se situe au premier rang des principales affections dont souffrent les communautés en 2014. Chez les enfants de moins de 5 ans ce pourcentage est de 56,1%. Le paludisme est la première cause d’hospitalisation 29,2% et de décès 26,0% au cours de la même année (annuaire statistique PNLP, 2014).
Afin de réduire les cas de paludisme beaucoup de stratégies ont été mises en œuvre au Bénin.
Ainsi la nouvelle politique de lutte contre le paludisme adopté au Bénin est constituée d’un ensemble d’activités à savoir : Distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticide, utilisation des TDR dans le diagnostic, traitements avec les CTA (Aubry et Gaüzère, 2015). Quel est l’impact de ces nouvelles politiques de lutte contre le paludisme au Bénin spécifiquement au centre de santé Allada ?
L’objectif général visé par le présent travail est d’évaluer l’effet des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme. Il s’agit spécifiquement de :
INTRODUCTION
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 2
Répertorier les cas de paludisme avant la mise en œuvre des nouvelles politiques.
Comparer la prévalence du paludisme avant et après la mise en œuvre des nouvelles politiques dites « mise à l’échelle ».
Le développement de ce travail est structuré en une première partie sur les généralités. La deuxième partie traite du matériel et méthodes. La troisième partie est consacrée aux résultats et commentaire.
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 3
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 4 1-1- Définition et historique
1.1.1- Définition
Le paludisme ou malaria est la première endémie parasitaire mondiale. C’est une érythrocytopathie fébrile provoquée par des protozoaires du genre Plasmodium et transmise par la piqure d’un insecte vecteur, l’anophèle. Plus de 36% de la population mondiale sont exposés au risque de paludisme, soit 2,3 milliards de personnes. Parmi les cinq espèces de Plasmodium qui parasite l’homme, Plasmodium falciparum est la cause la plus commune des infections et responsables d’environ 80% de tous les cas de paludisme ainsi que 90% des cas de décès.
1.1.2- Historique
La mortalité annuelle pratiquement toujours due à Plasmodium falciparum est de 1,5 à 2,7 millions de morts dont la majorité est constituée des enfants de moins de 5 ans. Le paludisme affecte les êtres humains depuis plus de 50 000 ans et aurait été un pathogène depuis le début de l’histoire de notre espèce.
En 1880, le médecin français Alphonse LAVERAN découvre à Constantine l’agent pathogène (Plasmodium) dans le sang d’un malade atteint du paludisme et le décrit sous le nom d’hématozoaire de LAVERAN.
Dans les années qui suivent, les médecins italiens Marchiafava, Celli, et Golgi distinguent trois grandes espèces de plasmodiums chez l’homme : Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax et Plasmodium malariae.
De 1895 à 1897, le médecin anglais Ronald Ross soupçonne la transmission de cette affection par l’anophèle et Grassi le confirme en 1898.
En 1922, Sephens découvre une quatrième espèce : Plasmodium ovale.
En 1948, Shortt et Graham établissent le cycle complet du plasmodium et l’expliquent.
En 1957 la lutte pour l’éradication du paludisme entreprise sous l’égide de l’organisation mondiale de la santé (OMS) à l’échelle mondiale est loin d’avoir atteint son but en raison de l’apparition de phénomène de résistance.
En 1976, les premières cultures in vitro réalisées par TRAGER ouvrent de nouvelles voies à l’étude de la biologie des plasmodiums (ATCHADE et al., 2013).
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 5 1.2-Epidémiologie
Le paludisme est transmis par un protozoaire appartenant au genre Plasmodium. Il existe de très nombreuses espèces de Plasmodium(plus de 140), touchant diverses espèces animales mais seulement cinq de ces espèces sont retrouvées en pathologie humaine. Il s’agit de Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale, Plasmodium malariae et Plasmodium knowlesi, parasite habituel des singes (macaques) d'Asie qui vient de passer récemment chez l'homme. Les cinq espèces diffèrent par des critères biologiques, cliniques, par leur répartition géographique et par leur capacité à développer des résistances aux antipaludiques. D’emblée il faut différencier P. falciparum des autres espèces.
En effet P. falciparum est celui qui est le plus largement répandu à travers le monde, qui développe des résistances aux antipaludiques et qui est responsable des formes cliniques potentiellement mortelles [Association française des enseignants de parasitologie et mycologie, 2011].
Plasmodium falciparum
Il est responsable de 90% des accès palustres. Il est le plus redoutable de tous. Dans les régions équatoriales, il est transmis toute l’année avec cependant des recrudescences saisonnières. Dans les régions subtropicales, il ne survient qu’en période chaude et humide. Il est répandu dans toute l’Afrique subsaharienne, Papouasie Nouvelle Guinée, et Haïti. Sa transmission s’interrompe lorsque la température tombe en dessous de 18°C. Cela explique aussi que, quelle que soit la latitude, le paludisme n’est plus transmis en altitude (au- dessus de 1500 mètres en Afrique et 2500 mètres en Amérique et en Asie). L’évolution se fait d’un seul tenant après une incubation de 7 à 12 jours. On note une fièvre tierce maligne sans rechutes tardives comme avec les autres espèces. P. falciparum est responsable des formes cliniques graves, notamment du neuropaludisme [Association française des enseignants de parasitologie et mycologie, 2011].
Plasmodium vivax
Avec une aire de répartition plus vaste, principalement localisé en Amérique centrale, dans certaines régions d’Amérique du sud, du nord de l'Afrique, du Moyen Orient et du continent Indien, il est beaucoup rarement observé en Afrique. Les érythrocytes du groupe sanguin Duffy négatif (observé chez la majorité des sujets originaires d’Afrique de l’Ouest) ne possèdent pas le récepteur membranaire nécessaire à l’infection par P. vivax. Sa transmission s’arrête en dessous de 15°. Sa période d’incubation est de 11 à 13 jours, mais
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 6 on peut observer des rechutes (accès de reviviscence) pendant 3 à 4 ans. L’affection par P.
vivax est classiquement considérée comme bénigne (fièvre tierce bénigne, c’est-à-dire due à un cycle érythrocytaire de 48 heures) mais en zone d’endémie il peut avoir des répercussions graves sur l’état de santé des populations, notamment par l’intermédiaire des anémies chez l’enfant. De plus on commence à voir surgir quelques résistances médicamenteuses à P. vivax à la chloroquine [Association française des enseignants de parasitologie et mycologie, 2011].
Plasmodium. ovale
Il sévit en Afrique intertropicale du Centre et de l’Ouest (et dans certaines régions du Pacifique) et provoque une fièvre tierce bénigne, comme P. vivax dont il est très proche. Son incubation est de 15 jours au minimum mais peut-être beaucoup plus longue, jusqu’à 4 ans.
Son évolution est bénigne mais on peut observer, comme avec P. vivax, des rechutes tardives (5 ans). Schématiquement on dit que P. ovale remplace P. vivax là où cette dernière espèce n’existe pas. [Association française des enseignants de parasitologie et mycologie, 2011].
Plasmodium malariae
Il sévit sur les trois continents, de manière beaucoup plus sporadique. Il se différencie des autres espèces par une incubation plus longue (15 à 21 jours), par une périodicité différente de la fièvre (cycle érythrocytaire de 72 heures responsable d’une fièvre quarte) et surtout par sa capacité à entraîner des reviviscences très tardives (jusqu’à 20 ans après le retour de la zone d’endémie). Les mécanismes physiopathologiques responsables de ces reviviscences tardives ne sont pas totalement élucidés, certains évoquent la présence de mérozoïtes latents dans les voies lymphatiques. L’infection est bénigne mais P. malariae peut parfois entraîner des complications rénales [Association française des enseignants de parasitologie et mycologie, 2011].
Plasmodium knowlesi
Il sévit en Asie du Sud-Est (particulièrement en Malaisie, à Bornéo), en zone forestière car il est étroitement lié à la répartition des singes macaques, son hôte habituel, et de son vecteur piquant l’homme et le singe. Il est morphologiquement proche de P. malariae. Il se différencie des autres espèces par un cycle érythrocytaire de 24 heures responsable d'une fièvre quotidienne. Il existe de rares formes graves, voire mortelles, avec forte parasitémie. A
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 7 ce jour aucune chimiorésistance n'a été observée pour cette espèce. [Association française des enseignants de parasitologie et mycologie, 2011].
1-2-2 Cycle de développement des plasmodies
Le cycle se déroule successivement chez l’homme (phase asexuée chez l’hôte intermédiaire) et chez l’anophèle (phase asexuée chez l’hôte définitif)
1-2-2-1 Cycle chez le vecteur
Le vecteur de parasite ainsi que son hôte primaire est la femelle d’un moustique culicidé du genre anophèle. En effet les gamétocytes ingérés par le moustique lors d’un repas sanguin sur un sujet infecté se transforment en gamètes mâles et femelles qui fusionnent en un œuf libre, mobile appelé ookinete. Cet ookinete quitte la lumière du tube digestif, se fixe ensuite à la paroi externe de l’estomac et se transforme en oocyste. Les cellules parasitaires se multiplient à l’intérieur de cet oocyste, produisant des centaines de sporozoïtes qui migrent ensuite vers les glandes salivaires de moustique. Ces sporozoïtes sont les formes infectantes prêtes à être inoculées avec la salive du moustique, lors d’un repas sur un hôte vertèbre. La durée du développement sporogonique des plasmodiums varie en fonction des conditions climatiques : entre 9 et 20 jours pour P. falciparum entre respectivement 30°C et 20°C) un peu plus rapide pour P. vivax à températures équivalentes, plus longue pour P. malariae
1-2-2-2 Cycle chez l’homme
Chez l’homme le cycle est lui-même divisé en deux phases (figure 1)
La phase hépatique ou pré-érythrocytaire (=exo-érythrocytaire) : Elle correspond à la phase d’incubation, clinique asymptomatique
La phase sanguine ou érythrocytaire : elle correspond à la phase clinique de la maladie
Schizogonie pré-érythrocytaire
Les sporozoïtes inoculés par l’anophèle femelle lors de son repas sanguin restent pendant une trentaine de minutes maximum dans la peau, la lymphe et le sang. Beaucoup sont détruits par les macrophages mais certains parviennent à gagner les hépatocytes. Ils se transforment en schizontes pré-érythrocytaires ou « corps bleus » (formes multinucléées) qui, après 7 à 15 jours de maturation, éclatent et libèrent des milliers de mérozoïtes dans le sang (10 000 à 30 000 mérozoïtes en fonction des espèces). La schizogonie hépatique est unique dans le cycle, la cellule hépatique ne pouvant être infectée que par des sporozoïtes. Dans les
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 8 infections à P. vivax et P.ovale, certains sporozoïtes intra-hépatiques restent quiescents (hypnozoïtes) et sont responsables d’une schizogonie hépatique retardée, qui entraine la libération dans le sang de mérozoïtes plusieurs mois après la piqure du moustique, expliquant ainsi les reviviscences tardives observées avec ces deux espèces. Les hypnozoïtes n’existent pas dans l’infection à P. falciparum (pas de rechute) et ils n’ont pas été mis en évidence non plus dans l’infection à P. malaria, malgré l’existence de rechutes tardives, ni-semble-t-il pour P. knowlesi
Schizogonie érythrocytaire
Très rapidement les mérozoïtes pénètrent dans les globules rouges. La pénétration du mérozoïtes dans l’érythrocyte et sa maturation en trophozoïte puis en schizonte prend 24, 48 ou 72 heures (en fonction de l’espèce) et conduit à la destruction du globule rouge hôte et à la libération de 8 à 32 nouveaux mérozoïtes. Ces mérozoïtes pénètrent dans de nouveaux globules rouges et débutent un nouveau cycle de réplication. Cette partie du cycle correspond à la phase clinique : la parasitémie s’élève, le sujet devient fébrile, c’est l’accès palustre. En l’absence de traitement, tous les parasites évoluent progressivement au même rythme (on dit qu’ils deviennent synchrones), tous les schizontes érythrocytaires arrivent à maturation au même moment, entrainant la destruction d’un grand nombre de globules rouges de manière périodique, toutes les 24 heures (pour P. knowlesi), 48 heures (fière tierce de P. falciparum, P. vivax ou P.ovale) ou toutes les 72 heures (fièvres quarte de P. malaria).
En pratique on observe que la fièvre de tierce due à P. falciparum est rarement synchrone.
Après un certain nombre de cycles érythrocytaires, certains mérozoïtes subissent une maturation d’une dizaine de jours, accompagnée d’une différenciation sexuée : ils se transforment en gamétocytes à potentiel mâle ou femelle, qui vont rester en circulation dans le sang pendant 10 à 15 jours (Association Française des Enseignants de Parasitologie et Mycologie).
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 9 Figure1 : Cycle biologique du Plasmodium chez l’homme et le moustique source : http://www.dpd.cdc.gov/dpdx)
1.3-Politiques de lutte contre le paludisme 1.3.1 Pratique anciennes
1.3.1.1-Sensibilisation
Nombreuses sont les sensibilisations menées au Bénin afin de réduire le paludisme. On peut citer entre autre :
Sensibilisation par la radio
Sensibilisation dans les centres de santé
Sensibilisation par les affiches
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 10 1.3.1.2- Assainissement des milieux de vie
Chacun à titre individuel, peut éviter les piqures d’anophèles par des mesures mécaniques, physiques et chimiques : rappelons avant tout que l’anophèle a une activité nocturne, commençant par piquer à la tombée de la nuit, se reposant la journée dans les habitations :
Installation de moustiquaire (mailles inférieure à1, 5mm) imprégnées de permithrine ou de dérivés de pyréthrinoide. De plus ces moustiquaires sont fournis à prix très démocratiques (maximum1, 7USD) voire gratuitement aux populations des zones endémique. Ces moustiquaires sont efficaces pendant 3à5 ans selon le modèle et les conditions d’utilisation
Installation de grillage moustiquaire aux fenêtres
Installation d’insecticides à petite échelle : pulvérisation d’insecticides intradomicilaires (pyréthrinoides, DDT..) dans les habitations (chambre à coucher)
Installation d’air conditionné dans les habitations pour faire baisser la température et brasser l’air (le moustique a horreur des déplacements d’air qui le perturbent dans ses déplacements et dans sa faculté sensorielle à trouver sa cible) (KWEKA et al ., 2008).
1.3.1.3-Chimioprophylaxie à base de chloroquine
La chimioprévention du paludisme est basée sur la notion de résistance des Plasmodium aux médicaments, en particulier à la chloroquine. C’est la résistance à la chloroquine qui a permis de séparer les pays impaludés en 3 groupes(ou zones) 1, 2, 3 appelées par l’OMS zones A, B, C. Les pays du groupe 0 sont des pays sans paludisme. Tous les pays d’Afrique sub- saharienne sont du groupe 3 (Aubry et Gaüzère, 2015)
Pays du groupe 1 : Zones sans chloroquinorésistance : chloroquine 100mg : un comprimé chaque jour (il est possible aussi de prendre 300 mg deux fois par semaine) pour une personne pesant au moins 50 kg (à utiliser avec prudence chez les épileptiques et, chez tout un chacun, car pouvant provoquer des troubles de la vue voire la cécité avec des prises de trop longue durée).
Pays du groupe2 : Zones de chloroquinorésistance : chloroquine 100mg : un comprimé chaque jour.
Pays du groupe 3 : Zones de prévalence élevée de chloroquinorésistance ou multi résistance : la doxycycline un comprimé de 100mg par jour, un jour avant le départ (prise doublée le
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 11 premier jour) et jusqu’à 28 jours après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria (à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas).
Les doses sont à diviser par deux pour les enfants de plus de huit ans.
1.3.2-Nouvelles politiques de lutte contre le paludisme
1.3.2.1- Utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides
L’utilisation de la MILD est associée à une réduction de 44% de mortalité. Ce niveau de protection correspond à environ sept décès évités pour 1000 moustiquaires distribuées. Une étude menée dans une région endémique au paludisme à l’Est de la province de la Zambie dans 516 ménages des fumiers ruraux où la distribution gratuite des MILD supplémentaire leur a permis non seulement d’épargner de l’argent mais aussi de réduire de 40 à 42% le risque de contracter le paludisme. La participation des parents dans les interventions de lutte contre le paludisme, l’analyse de la perception et des représentations qu’ils font de la moustiquaire contribuent à la réduction de la prévalence de la morbi-mortalité liée au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique sub-saharienne (Cilundika, 2016).
1.3.2.2-Traitement de masse avec les CTA
La thérapie combinée à base d’artémisinine est une thérapie et une prévention tertiaire dans les cas de paludisme simple. Elle est composée par l’association de deux molécules : une molécule semi-synthétique dérivée de l’artémisinine et une molécule synthétique ayant pour rôle d’augmenter l’effet de la première molécule mais aussi de retarder l’apparition des souches résistantes. Depuis la réussite de la phase III des essais cliniques de la première CTA jamais élaborées, elle est devenue le seul traitement médical recommandé par l’OMS pour le traitement du paludisme non compliqué (Tableau I). Elle sera utilisée par le personnel de santé à partir du premier échelon pour traiter les cas de paludisme simple après confirmation au laboratoire ou à partir des TDR, là où il n’y a pas de laboratoire (Shweta et al., 2014).
Tableau I : Posologie des combinaisons de molécules
Patient Molécules 1jour 2jours 3jours
Enfant de moins de 1ans (poids<10kg)
Artesunate Amodia quine
1 /2 comprimé 1 /2 comprimé
1 /2 comprimé 1 /2 comprimé
1 /2 comprimé 1 /2 comprimé Enfant de 1à 6 ans
(Poids 10 à 20kg)
Artesunate Amodia Quine
1 comprimé 1 comprimé
1 comprimé 1 comprimé
1 comprimé 1 comprimé Enfant de7 à13 ans
(Poids 21à40 kg)
Artesunate Amodia Quine
2 comprimés 2 comprimés
2 comprimés 2 comprimés
2 comprimés 2 comprimés 14ans (Poids Artesunate
Amodia Quine
4 comprimés 4 comprimés
4 comprimés 4 comprimés
4 comprimés 4 comprimés
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 12 1.3.2.3-Introduction des TDR
Introduits dans les services de santé publics depuis 2007, les TDR sont des nouvelles possibilités techniques pour le diagnostic biologique du paludisme. Les TDR ont une utilité épidémiologique reconnue. En 2004, L’OMS a recommandé l’utilisation des TDR afin d’améliorer la qualité du diagnostic. Ce sont des tests biologiques de détection rapide d’antigène, qui utilise une goutte de sang prélevée au bout du doigt et étalée sur une bandelette. Il donne le résultat du diagnostic au bout de 10 à15 minutes. Ils sont simples et rapides à réaliser, ne nécessitent aucun appareillage et sont faciles à interpréter. Si ces outils sont une opportunité pour les services de santé qui manquent de matériel de microscopie, ils ne doivent toutefois par se substituer aux techniques de référence que sont le frottis et la goutte épaisse. Il a été démontré que 43% des patients diagnostiqués paludéens par présomption, présentaient un TDR négatif (Munier et al., 2009).De même, PNLP a constaté en 2006, que 20% des cas de paludisme rapportés par les services de santé étaient confirmés par les TDR. L’usage des TDR améliore la mesure de l’incidence de la maladie et la statistique sanitaire nécessaire pour éclairer la décision politique. Ces outils sont aussi recommandés pour rationnaliser la prescription des ACT et empêcher l’émergence d’une résistance du parasite. Toutes ces raisons ont conduits le MSPM et le PNLP à d’abord tester leur faisabilité dans les services de santé, avant de les introduire, en 2007, dans la politique officielle de prise en charge du paludisme. Cette enquête de faisabilité s’est déroulée au niveau des sites sentinelles de surveillance du PNLP, choisis en tenant compte des faciès épidémiologiques de la transmission du paludisme (nord, centre, sud, ouest). La mesure de la qualité des TDR a indiqué une bonne sensibilité (99,58%) et une excellente spécificité (99,98%) dans des conditions réelle d’utilisation par les techniciens de laboratoire.
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 13
2
-MATERIEL ET METHODES 2 .1-Cadre2.1.1-Cadre institutionnel
Cette formation a été effectuée à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi plus précisément dans le département de Génie de Biologie Humaine(GBH)
2.1.2-Cadre de stage
Le CSCom d’Allada est situé au bord de la voie bitumée inter-état Cotonou-Parakou. En venant du Sud, il est à deux kilomètres après le “Centre Marial d’Allada”, en venant du Nord, à trois cents mètres après l’église “Sainte Jeanne d’Arc”. Il fait corps avec le Centre de Dépistage et de Traitement de l’Ulcère de Buruli (CDTUU).
2.2-Présentation et organisation du laboratoire de CSCom d’allada
Le service du laboratoire du CSCom d’Allada situé juste à côté du service du dispensaire.
C’est un laboratoire pluridisciplinaire composé de quatre salles :
Une salle d’accueil
Une salle de prélèvement
Une salle de manipulation
Une salle de garde
Des sections ; il y a : bactériologie, parasitologie, hématologie, immuno - hématologie, sérologie et biochimie.
Pour notre étude, la section parasitologie qui a été utilisée.
2.3-Matériel
2.3.1-Etude rétrospective
215 de cas de GE ont été recensés dans le registre de parasitologie de 2007 sur une période allant de Juin-Aôut.
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 14 2.3.2-Etude prospective
2.3.2.1-Matériel et prélèvement
Du coton hydrophile
Une pissette d’alcool iodé à 60°
Une pissette d’alcool simple à 90°
Un garrot
Une boîte de sécurité
Des gants
Une aiguille avec corps vacutainer
Un tube à anticoagulant EDTA
Un portoir
Un marqueur
2.3.2.2-Matériel de réalisation d’une goutte épaisse et d’un frottis mince coloré au MGG
Des lames de verre propres
Des lamelles
Des cônes jaunes
Une pipette
De la compresse
Du méthanol
Bac de coloration
Solution de GIEMSA dilué au dixième 2.3.2-Echantillonnage
Notre étude a porté sur 215 patients par étude rétrospective et 215 patients par étude prospective.
Critères d’inclusion :
Ces patients pour être inclus dans l’étude doivent :
Avoir été consulté à la Médecine générale ou dans les autres services du CSCom pendant la période de notre étude
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 15
Avoir été suspecté du paludisme par l’un des prescripteurs des services précités et reçu les prescriptions des suivants : NFS et/ ou goutte épaisse +densité parasitaire
Malade ayant pris ou non un antipaludique avant le prélèvement.
Critère de non inclusion :
Malade ne présentant aucun signe de paludisme.
2.4- Méthodes
2.4.1- Etude rétrospective
215 de cas de GE ont été recensés dans le registre de parasitologie sur une période allant de Juin-Aout 2007
2.4.2- Etude prospective
2.4.2.1- Technique de prélèvement du sang veineux Il se réalise comme suit :
Apprêter le matériel de prélèvement
identifier le tube de prélèvement (nom, prénom, examen à effectuer, n°
d’identification)
installer le patient
plier la manche de sa chemise (si nécessaire)
placer le garrot au niveau de l’avant-bras
rechercher et choisir la veine à ponctionner
faire un tampon d’alcool iodé, puis désinfecter la partie de la peau où on désire faire la ponction
déposer le tampon d’alcool utilisé dans le plateau
sortir l’aiguille de son emballage et l’adapter au corps vacutainer
retirer le couvercle de protection de l’aiguille, et le déposer sur la table de prélèvement, puis sans attendre 5s au plus, réaliser la ponction
recueillir la quantité de sang suffisante à l’analyse qu’on désire effectuer
détacher le garrot
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 16
placer le tampon de coton au niveau de la partie ponctionnée avec le pouce de la main libre
demander ensuite au patient d’appuyer à son tour sur le tampon
jeter aussitôt l’aiguille dans la boite de sécurité et boucher rapidement le tube de prélèvement avec le bouchon
Homogénéiser aussitôt le prélèvement par retournement successif jusqu’à dilution complète de l’anticoagulant
Déposer l’échantillon dans le portoir
Prélever un petit tampon d’alcool simple et le remplacer par le précédant tampon d’alcool iodé
Garder ce dernier tampon jusqu’à l’arrêt du saignement
Mettre un pansement
Libérer le patient
2.4.2.2- Réalisation du frottis sanguin
Mettre une goutte de sang (environ 3μL) à quelques centimètres de la goutte épaisse
Déposer la lamelle sur la goutte de sang. le sang s’étale par capillarité
Porter la lamelle vers l’autre extrémité en maintenant la lamelle au contact avec la lame d’un mouvement continu régulier et rectiligne
Laisser sécher
2.4.2.3-Réalisation de la goutte épaisse
Choisir une lame porte objet bien dégraissé et une lamelle
Bien homogénéiser l’échantillon de sang
Déposer 4à10μl de sang total sur le tiers de la lame environ à 1cm du frottis
En utilisant le coin d’une lamelle, étaler la goutte de sang en réalisant des mouvements circulaires de 1cm de diamètre
Vérifier que l’étalement est bien fait
2.4.2.4- Coloration d’un frottis sanguin et d’une goutte épaisse réalisés sur la même lame
Après avoir laissé sécher le frottis et la goutte épaisse à la température ambiante du laboratoire,
Fixer le frottis avec le Méthanol
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 17
Sécher 1 à 3min
Déshémoglobiniser avec de l’eau de robinet la goutte épaisse
Laisser sécher 5 à 10min
Tremper la lame dans le Giemsa dilué au 1 :10 pendant 10 à 15min
Rincer en trempant 2 à 3 fois dans l’eau
Laisser sécher à la température ambiante du laboratoire
Passer à la lecture au microscope optique à l’objectif 100 à l’huile à immersion.
2.4.2.5- Lecture et comptage 2.4.2.5.1 – Lecture
La lecture se fait à l’objectif X100. On fait la densité parasitaire sur la goutte épaisse et l’identification de l’espèce plasmodiale sur le frottis.
2.4.2.5.2-Comptage
Cas négatif
Compter au moins 500 globules blancs ou parcourir 100 champs avant de déclarer la lame négative.
Cas positif
Compter jusqu’à 200 leucocytes si parasite supérieur à 100 et calculer la densité parasitaire DP= Nombre de parasites ×NGB/mm3 de sang/Nombre de globules blancs comptés
2.4.3- Analyse des données
Nos données ont été enregistrées et traitées par le logiciel Excel 2010.
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 18 3.1-Résultats avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme
Tableau II : Répartition des patients en fonction du sexe et de l’âge Sexe
Age Masculin Féminin Total
[0-5[ 55(25,58%) 62(28,83%) 117(54,41%) [5-15[ 20(9,30%) 59(27,44%) 79(36,74%) Plus de 15 08(3,72%) 11(5,11%) 19(8,83%) Total 83(38,60%) 132(61,39%) 215(100%)
L’analyse de ce tableau révèle que la tranche d’âge la plus représentée est celle des enfants âgés de moins de 5 ans soit 54,41%.
Tableau III : Prévalence du paludisme par tranche d’âge selon les résultats de la GE avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme.
Age
GE [0-5[ [5-15[ Plus de 15 Total
GE(+) 55(25,58%) 37(17,20%) 09(4,18%) 101(46,97%) GE(-) 62(28,83%) 42(19,53%) 10(4,65%) 114(53,02%) Total 117(54,41%) 79(36,74%) 19(8,83%) 215(100%)
RESULTATS ET COMMENTAIRES
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 19 L’analyse de ce tableau nous révèle qu’avant la mise en œuvre des nouvelles politiquesde lutte contre le paludisme parmi les 215 patients analysés, la GE est positive pour 101 patients soit une fréquence de 46,97%.
Figure 2 : Répartition des patients parasités en fonction du sexe
Dans les différents groupes d’âges et sexe, la goutte épaisse est positive pour 30 patients de sexe masculin soit un taux de 29,70% et pour 71 patients de sexe féminin nous avons enregistré un taux de 70,29%.
3.2- Résultats après la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme
Tableau IV : Répartition des patients en fonction du sexe et l’âge Sexe
Age Masculin Féminin Total
[0-5[ 50(23,25%) 58(26,97%) 108(50,22%) [5-15[ 29(13,41%) 52(24,18%) 81(37,66%) Plus de 15 11(5,11%) 15(6,97%) 26(12,09%) Total 90(41,84%) 125(57,85%) 215(100%)
29,70%
70,29%
GE+
Masculin Féminin
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 20 L’analyse de ce tableau révèle que la tranche d’âge la plus représentée est celle des enfants âgés de moins de 5 ans soit 50,22%.
Tableau V : Prévalence du paludisme par tranche d’âge selon les résultats de la GE après la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme.
Age GE
[0-5[ [5-15[ Plus de 15 Total
GE (+) GE (+)
23(10,69%) 84(39,06%)
20(9,30%) 61(28,37%)
7(3,25%) 19(8,83%)
50(23,25%) 165(76,75%) Total 108(50,22%) 81(37,66%) 26(12,09%) 215(100%)
Ce tableau nous révèle qu’après la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme parmi les 215 patients analysés, la GE est positive pour 50 patients soit une fréquence de 23,25%
Figure 4 : Répartition des patients en fonction de la prise ou non d’antipaludique.
Parmi les 215 patients reçus 166 ont un antipaludéen soit un taux de 77,20% et 22,79% des cas reçus n’ont pas pris un antipaludéen avant le prélèvement.
22,79%
77,20%
Non Oui
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 21 Tableau VI : Liste des antipaludiques pris par les patients avant le prélèvement
Antipaludiques Effectif Pourcentage
Coartem 133 61.86
Quinine 27 12.56
Malacure 01 0.46
Nivaquine 01 0.46
Fansidas 03 1.39
Lumaterm 01 0.46
Aucun 49 22.79
Total 215 100
Le coartem a été pris par 133 patients soit 61,86% des cas analysés. La quinine a été pris par 27 patients soit un taux de 12,56%. 49% des patients sur les 215 cas analysés soit un taux de 2 ,79% n’ont pris aucun antipaludéen avant le prélèvement. Parmi ces 49 patients il faut signaler que la plupart d’entre eux sont des nouveaux nées (âgés au plus d’un an).
Tableau VII : Répartition des malades parasités selon les densités parasitaires Age
DP
[0-5[ [5-15[ Plus de 15 Total
[0-500[
[500-10000[
1 (2%) 10 (20%)
1 (2%) 08(16%)
3 (6%) 02 (4%)
5 (10%) 20 (40%)
[10000 et plus[ 12 (24%) 11 (22%) 02(4%) 25 (50%)
Total 23 (46%) 20 (40%) 07 (14%) 50 (100%)
Ce tableau révèle que 22% des enfants de moins de 5 ans ont une densité parasitaire inférieure à 10000 parasites/µl de sang et 24% des enfants de cette même tranche d’âge ont une densité parasitaire supérieure ou égale à 10000 parasite /µl de sang. 18% des enfants de [5-15[ont une densité parasitaire inférieure à 1000 parasite/µl de sang et 22%
des enfants de cette même tranche d’âge ont une densité parasitaire supérieure ou égale à
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 22 10000 parasites/µl de sang. Seulement 4% des personnes âgées de plus de 15 ans ont une densité parasitaire supérieure ou égale à 10000parasites/µl de sang. Seulement 4 % des personnes âgées de plus de 15 ans ont une densité parasitaire supérieure ou égale à 10000 parasite/µl de sang.
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 23 3.3- Commentaire
L’objectif fondamental visé par le présent travail était d’évaluer l’effet des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme. Pour cela nous avons eu à comparer les prévalences du paludisme avant et après la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre cette maladie. Au total 430 patients ont été inclus dont 215 avant et 215 après.
A l’issue de notre étude on note une prédominance du sexe féminin dont 61,39% avant la mise en œuvre et 57,85% après. Cette prédominance féminine dans notre étude peut s’expliquer entre autre par la fréquence élevée de sujets de sexe féminin dans la population béninoise en général. Nos résultats ont montré que la fréquence de goutte épaisse avant la mise en œuvre des nouvelles politiques est largement supérieure à celle retrouvée après la mise en œuvre soit 46,97% contre 23,25% respectivement. Ceci témoigne de l’efficacité des divers moyens de lutte mise en place par le PNLP. Ces nouvelles politiques concernaient la distribution massive de moustiquaire, l’utilisation des TDR et le traitement de masse avec CTA. L’efficacité de ces moyens de lutte peut s’expliquer à plusieurs niveaux. En premier lieu la gratuité et les campagnes de distribution de la moustiquaire imprégnée facilitant ainsi son accès à la population.
Secundo l’utilisation des CTA donc l’effet antipaludique parait plus efficace que la chloroquine précédemment utilisée.
La majorité des patients infectées constitue des enfants âgés de moins de cinq ans, la prévalence dans ce groupe d’âge est de 54,41% avant et 50,22%après la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le paludisme. Cette prédominance peut s’expliquer par la fragilité particulière de cette tranche d’âge très vulnérable au paludisme. Ces résultats sont en accord avec les estimations de l’OMS qui révèle que 66% des décès due au paludisme ont eu lieu en Afrique et au sein de cette tranche d’âge (World malaria, 2012).
La densité parasitaire révèle que 20% des enfants âgés de moins cinq ans ont une densité parasitaire comprise entre 500p/µL de sang et 10000/µl de sang. Dans la même tranche d’âge, 24% présente une parasitémie entre 10000p/µl et 786436p/µl de sang. De ces résultats il ressort que la parasitémie est plus élevé chez les enfants de bas âge.
12 ,56% des patients de l’étude ont été traité avec de la quinine contre 61,30% trouver par (Gbenou et al., 2007) chez les patients de l’hôpital de zone de Zinvié traiter par la
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 24 quinine. Ce résultat prouve une diminution des cas de paludisme grave. 62,78% ont été traité avec du CTA ce qui est largement supérieure au 18,20% trouvé par (Gbenou et al., 2007) lors de son étude. Ce résultat prouve qu’une des recommandations du PNLP a été par la majorité des patients à savoir l’utilisation de combinaison thérapeutique à base d’artémisinine pour le traitement du paludisme simple. La sensibilisation de la population, le travail des relais communautaires tous ont contribué à ce super taux.
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 25 Le paludisme demeure toujours un problème de santé publique. Nos résultats ont montré que la mise en œuvre des nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme que sont la distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le traitement de mass avec les CTA , l’utilisation des TDR, la sensibilisation, l’assainissement des milieux de vie etc…ont eu un impact positif sur la prévalence du paludisme qui a fait diminuer celle- ci d’environ 50% .
A l’endroit de PLNP
Renforcer la mise en œuvre des différentes stratégies de lutte contre le paludisme
A l’endroit de la population
Dormir toute les saisons et toutes les nuits sous moustiquaire imprégnés d’insecticide à long durée d’action.
CONCLUSION
SUGGESTIONS
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 26 [1]- Boutin jp., pradines b., pages f.,legros f : epidémiologie du paludisme rev prat 2005.55 :8333-40
[2]- Muhammad waseemkausar, khalidamoeed, abdul qadar khan mohmand (2011).
Correlation of haemoglobin versus liverfunction test in patients of falciparum malaria. Isra medical journal ; 3(1) :10-15
[3]- Deis-cas, maurois p, vernes a : physiopathologie du paludisme. M.s.1986, 2 :322.
[4]- Who. World malaria report 2012. Http://www.who.int/malaria/publications/world malaria report 2012/wmr 2012full report. Pdf.
[5]- Programme national de lutte contre le paludisme : rapport annuel 2014.
[6]- Pierre aubry. Paludisme actualités 2015.2015, 24.
[7]- Atchade ps, dodorer-lang c, chabi n, perrotey s, abdelrahman t, akpovi cd, ludovic a,:
is a plasmodium lactate deshydrgenase (pldh) enzyme-linked immunosorbent (elisa) based assay a valid tool for detecting risky malaria blood donation in africa ? Malar j 2013,12 :279.
[8]- Association française des enseignants de parasitologie et mycologie(anofel) :paludisme, université médicale virtuelle francophone,2014.
[9]- Kweka ej, lowwassa a :ethnobotanical study of some of mosquito repellent plants in north-eastern tanzania.malaria journal 2008,152.
[10]- Cilundika mp, nyota no, oscar ln :problématique de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide a longue durée (mild) chez les enfants de moins de 5 ans en république démocratique du congo journal of the pan african medical 2016, issn :1937-8688.
[11]- Shweta s, bikash m :challenges of drug –resistant malaria . Parasite 2014,61.
[12]- Munier a,diallo a, sokhan c, chippaux jp, :e valution d’un test de diagnostis rapide dupaludisme dans les postes de santé ruraux au sénégal , méd.trop 2009, 69 :496-500.
[13]- D.gbenou,s ;tohon, c. Da silva,: faire reculer le paludisme au bénin en 2007.
REFERENCES
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 27
TABLES DES MATIERES
Liste des enseignants………i
Dédicace………...iii.
Remerciements….………..iv
Hommages………..………...v
Résumé……….………vi
Abstract…………..………vii
Liste des abrévations………...viii
Liste des tableaux……….……….ix.
Sommaire………….………x
Introduction……….1
Synthèses bibliographique………..3
1.1-Définition et histoire………4.
1.1.1-Définition ………...……… …………...4
1.1.2-Historique……...………...4
1.2-Epidémiologie… ………...5
1.2.2-Cycle de développement des plasmodies………7
1.2.2.1-Cycle chez le vecteur………...7
1.2.2.2- Cycle chez l’homme………...7
1.3-Politiques de lutte contre le paludisme………...9
1.3.1-Pratiques anciennes………...9
1.3.1.1-Sensibilisation………...9
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 28
1.3.1.2-Assainissement des milieux de vie ………....10
1.3.1.3-Chimioprophylaxie à base de chloroquine………10.
1.3.2-Nouvelles politiques de lutte contre le paludisme ……….11
1.3.2.1-Utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides………11
1.3.2.3-Introduction des TDR………..12
2-Matériel ……….13
2.1-Cadre ……….13
2.2-Présentation et organisation du laboratoire de CSCom d’allada………..13
2.3-Matériel ………13
2.3.1-Etude rétrospective………...13
2.3.2-Etude prospective………14
2.3.3-Echantillonnage………14
2.4-Méthodes………15
2.4.1-Etude rétrospective………..15
2.4.2-Technique de prélèvement du sang veineux………15
2.4.2-Etude prospective……….16
2.4.2.2-Réalisation du frottis sanguin………...16
2.4.2.3-Réalisation de la goutte épaisse………16
2.4.2.4-Coloration d’un frottis sanguin et d’une goutte épaisse réalisées sur la même lame………16
2.4.2.5-Lecture et comptage………...17
2.4.3-Analyse des données………17
3-Résultats et commentaire………18
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 29 3.1-Résultats avant la mise en œuvre des nouvelles politiques de lutte contre le
paludisme………..18
3.2-Résultats après la mise en œuvre des nouvelles politiques contre le paludisme…………19
3.3-Commmentaires………23
Conclusion………...25
.Suggestion………..25
Références bibliographiques ………..………..26
Table des matières………. ...28
Réalisée et soutenue par YEDJI Mireille Page 30