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Spectres d’absorption et d’émission L du dysprosium
Gilbert Barrere
To cite this version:
De
même,
pour A == 23r,Z~
.---90,66;
on doit trouver gi, commel’indique l’expérience.
Par contre, pour A =
239,
on trouveZ_4
= 93,37,-le noyau stab93,37,-le devrait être leneptunium,
alors quel’expérience
donne leplutonium
Z .---94.
Si l’accor,d est
toujours
bien meilleur pour Apair
que pour Aimpair,
c’est que, dans ce derniercas, les limites sont
beaucoup plus
resserrées que dans lepremier,
l’élargissement
deslimites estompant
évidemment lesimperfections
de la formulequi
donne
Zx.
Il estpossible qu’une légère
modificationdes coefficients
puisse
donner des résultats meilleurs. Il semblecependant
qu’il
sera nécessaire decompléter
la théorie pour la raison suivante : l’accordnumé-rique,
nonplus
surZ,4,
mais sur le défaut de masse àlui-même,
estbeaucoup
moins bon. On s’en rendcompte
facilement surl’exemple
suivant.Comparons
le mercure
*2 1 Il Hg et
l’osmium 1 1 ’Os.
Pour ces deuxélément,
le nombreatomique
est les4/1 oe
du nombre de masse.Quels
quesoient,
parsuite,
lesffi. t t b 1 .
A f
/ _
o")2coefficients a
et b,
lesexpressions
aA +-4
doivent être dans le
rapport
des nombres de masse,c’est-à-dire
o,g5.
En affectant d’un accent lesgrandeurs
relatives àl’osmium,
on devrait donc avoirC’est donc sur les coefficients
théoriques
que devraitporter
la modification et il est facile de voirqu’elle
devrait êtreimportante,
cequi
est peuvraisem-blable.
-Manuscrit reçu le 25 janvier ~g4~.
SPECTRES D’ABSORPTION ET
D’ÉMISSION
L DU DYSPROSIUMPar GILBERT
BARRÈRE.
Attaché de Recherches au C.N.R.S.
Laboratoire de Chimie
physique
de la Faculté des Sciences de Paris.Sommaire. 2014 Les discontinuités
d’absorption L du dysprosium sont mesurées et étudiées avec les structures qui les accompagnent.
Les principales raies d’émission L sont ensuite mesurées, ainsi que les raies satellites obtenues et les
énergies des niveaux de l’atome calculées.
Les appareils sont décrits, les méthodes indiquées, les résultats discutés.
4. -- SPECTRE D’ABSORPTION.
Introduction. -
Coster,
Nishina et Werner[i],
ont donné les valeurs suivantes pour les
longueurs
d’onde des
discontinuités
dudysprosium :
On voit
qu’une
révision de ceslongueurs
d’ondes’iznposait :
-. c’estl’objet
de lapremière partie
demon travail.
1
Pour mesurer les
longueurs
d’onde des discon-tinuitésd’absorption
dudysprosium, j’ai
fait passerle
rayonnement
X à travers un écrand’épaisseur
convenabled’oxyde
dedysprosium;
onenregistre,
sur uncliché,
lespectre d’absorption
ainsi obTenuet des raies dites « de référence » de
longueur
d’ondeconnue, choisies de telle
façon
quechaque
discon-tinuité seplace
entre deux raies voisines. On déter-minealors,
parinterpolation,
leslongueurs
d’onde de ces discontinuités.1. -
Dispositif
expérimental.
Le tube à rayons X utilisé est un tube
démontable
de
grande
puissance;
le vide est assuré par une pompeprimaire
rotative àpalettes
et deux pompeslaires à
diffusion,
une à mercure et une à huile. La cathode est constituée par un filamentincan-lescent de
tungstène.
L’anticathode est un bloc desuivre creusé d’un canal parcouru par un courant
Fig, i.
d’eau assurant le refroidissement. Sa
partie
supé-rieurecomporte quatre
facesfacilement
inter-changeables
sous vide par rotation de toute lapièce
anticathodique
autour de son axe, au moyen d’ungros
rodage graissé.
L’installation
comporte
un réservoir de vide d’unedizaine de litres et un relais
assurant,
lorsque
les pompes secondaires ne suffisentplus
à maintenirle
vide,
la mise en marcheautomatique
de la pomperotative et son
arrêt,
lorsque
le videprimaire
estredevenu convenable.
Un groupe convertisseur
donne,
àpartir
du courantmonophasé,
un couranttriphasé
de 220 Vqui
estensuite transformé en courant de
voltage
élevéréglable, puis
redressé par six kénotrons. Onpeut
faire varier la tension de 15 à I oo kV.J’ai utilisé un
spectrographe
à focalisation parcristal courbé de Mlle Cauchois
[3].
Le cristal estune lame de mica courbée sous 20 cm de rayon.
Le
système
réflecteur utilisé est constitué par lesplans
qui
font,
avec la normale à lasurface,
unangle
de4°5f>’; la
constante réticulaireest zd -
5,
3 Á. Au cours de montravail,
j’ai
dîtdiaphragmer
le cristaljusqu’à
délimitation d’une~ région régulière
donnant des raies fines.2. - Recherche des conditions les meilleures
pour l’obtention des
spectres.
’
Ecran. ---- TECHNIQUE
DE PRÉPARATION.-L’oxyde
dedysprosium
dontje
me suis servi m’aété donné en
partie
par Mlle Cauchoisqui
l’avaitreçu de 1VI.
Urbain,
enpartie
par 1B1. Trombequi
l’aobtenu par fractionnements successifs d’un
mélange
de terres rares. Je les remercie tous deux bien
vivement.
La
première
idéequi
vient àl’esprit
pour la réali-sation de l’écran est de déterminer laquantité
d’absorbant nécessaire par unité de surface etd’essayer
de l’étendre d’une manière uniformesur 1 cm2 de
papier
gommé.
On se rend vitecompte
que
chaque
papier
nepeut
recevoirqu’une quantité
déterminée d’absorbant en relation avecl’épaisseur
et la
qualité
de sa gomme. Il n’est paspossible
dedépasser
une certainequantité
pourlaquelle
la gomme ne colleplus
et si l’on met unequantité
inférieure à
celle-là,
il est difficile d’obtenir unecouche uniforme. On
peut
aussiétendre,
d’une manière uniforme due- l’absorbant sur unpapier
nongommé
et coller ensuite sur cette surface unpapier
gommé.
L’inconvénient est que l’on a ainsideux
épaisseurs
depapier,
pour une seule d’absor-bant. Le mieux estdonc,
je
crois,
dedisposer
d’unjeu
depapiers
gommés
aveclesquels
onpeut
réalisertoutes les
épaisseurs
d’absorbant désirables parinterposition
d’un choix convenable deplusieurs
d’entre eux.
ÉPAISSEUR
OPTIMUM DEL’ÉCRAN,
D’APRÈSSAND-STRÔM. - Solen : 1
I,,
l’intensité durayonnement
incident;
I, y
l’intensité transmise et le coefficientd’absorp-p
"
tion
massique
avant lacrête;
I,, ‘-‘ r
l’intensité transmise et le coefficientd’absorption
p
’
après
lacrête;
x, la masse d’élément absorbant par centimètre carré
d’écran.
On a les relations
- avant la
crête,
-
après
lacrête,
Sandstrôm
[4]
pose que le cas leplus
favorable,
d’observation de la discontinuité est celui pour
lequel
lesintensités,
dechaque
côté de la crêteont des valeurs telles que leur différence soit maximum. Le cas se
produit
pourOn trouve
Valeur des
coefficients d’absorption.
-- Entre lecoefficient électroniaue et le coefficient
massique
d’absorption
existe la relationN,
noirbred ’Avogadio ;
A
et
Z, masse et numéroatomiques
del’élément
absorbant.On en tire
- ,,
D’après
les travaux de Jônsson[5],
on obtient lecoefficient
massique d’absorption
pour la branche yde la en
multipliant
la valeurqu’il
p
aurait pour la branche .K par le
rapport
, Ev
etEl.
, 1
étant les
énergies.des niveaux
et K.Les tables de Jônsson donnent en fonc-tion de
Z~,
,,
longueur
d’onde de la discontinuité enaingstrôm.
Calculons x pour la crête
L,,
qui
est laplus
difficileà voir.
Dans le cas du
dysprosium.
On trouve sur les tables
Le calcul
donne,
pour les niveauxd’énergie,
DISCUSSION DE LA FORMULE DE SANDSTROM. -La
comparaison
des clichés obtenus avec un écranayant
1’épaisséur précédemment
calculée et un écranbeaucoup plus épais
mepermet
de dire que lafor-mule de Sandstrôm n’est pas valable pour le
procédé
utilisé. Pour
qu’elle
lesoit,
ilfaudrait,
eneffet,
comme le fait remarouer Marie-Louise Allais[6],
qu’il
y aitproportionnalité
entre l’intensité durayonnement
transmis et lagrandeur
enregistrée.
Or,
on admet que la densitéoptique
S d’uneplaque
noircie aux rayons X n’est
proportionnelle
àl’énergie
reçue quejusqu’à
~S ~ 1,3 pour devenir ensuiteproportionnelle
aulogarithme
del’énergie.
D’autrepart,
lasystématisation
de Jônsson dont on se sertpour le calcul des coefficients
d’absorption
n’est pasrigoureusement
vraie pour les sautsd’absorption
partiels
d’un groupe de niveaux de même nombrequantique
n.Si,
comme Marie-LouiseAllais,
onenvisage
ladéviation
enregistrée
aumicrophotomètre,
ontrouve,
pour I =
f (x)
etIl
= g(x),
deuxexponentielles
s’écartant indéfiniment l’une de l’autre dans larégion
des xpositifs.
On a donc intérêt àprendre
un écran aussi
épais
que lepermettent
lestemps
depose.
ÉPAISSEUR
CONVENABLE DÉTERMINÉE PARL’EXPÉ-RIENCE. - J’ai
pris
des clichés enaugmentant
progressivement l’épaisseur
de l’écran. Un ensemble d’écranscomportant
Io ing dedysprosium
par cm2m’a
donné un résultat convenable. Le cliché quej’ai
passé
aumicrophotomètre
a été ainsi obtenu.Cependant
pourpointer
Li,
j’ai
dûprendre
uncliché avec un écran de z3 mg : cm2.
FOND CONTINU ET RÉGIME DU TUBE. - On
a
intérêt à utiliser un fond continu aussi intense que
possible;
cette intensité varie comme le numéroatomique
de l’élément émissif. J’ai utilisé letung-stène,
se trouvant sur l’une des faces del’anti-cathode.
Tension ta
plus favorable.
- Pour que lesdiscon-tinuités soient
visibles,
il ne faut pas aue lephéno-mène de
l’absorption
soit masaué par un fond continuproduit
par unrayonnement
delongueur
d’ondeplus
courte,
c’est-à-direapparaissant
dans un ordresupérieur à
celui danslequel
on travaille.Les discontinuités se
placent
dans un domainecompris
entre l30o et 1600 u. x. Il faudrait doncopérer
avec unvoltage
tel que lerayonnement
delongueur
d’onde inférieure à 800 u. x. ne soit pasexcité. On devrait
avoir V
16 kV.Or,
comme lemontage
aveclequel j’ai
travailléne
permet
pas de rester d’une manièrepermanente
au-dessous de 16 kV et comme, d’autrepart,
les discontinuitésLu
etL"I
sont trèsapparentes,
c’estsurtout pour
Li
(~
1362u. x.)
qu’il
convient deprendre
desprécautions.
Il suffit donc d’éviter unrayonnement
du deuxième ordre sur la bandecomprise
entre i3oo et1400
u. x., c’est-à-direqu’il
faut éviter d’exciter un
rayonnement À
700 u. x.J’ai donc travaillé sous un
voltage
inférieur à I8 kV.On arrive à se maintenir aux environs de
16-17
kVsans que le groupe convertisseur chauffe. Le débit
du tube est alors de 27 à 28
mA,
c’est-à-dire un peusupérieur
au débithabituel;
mais,
au cours de poses de 35 à 60 mn effectuées à cerégime,
l’anticathode75
3. - Raies de référence.
Les discontinuités du
dysprosium
seplacent
detelle
façon
dans l’échelle deslongueurs
d’onde,
qu’une
seule des raies d’émission données par lesquatre
faces de l’anticathode a pu être utilisée :c’est la raie
Kp,
ducuivre,
138g,36 u, x.,
servant àla détermination de L,. Je n’ai pas pu, d’autre
part,
mettre sur l’anticathcde les
produits
de mon choixqui
auraient donné des raiesconvenables,
carj’aurais
risqué
de salir l’intérieur du tubequi
a été construitpour les anticathodes massives et non pour des
produits
volatilsexigeant
desnettoyages
fréquents.
Fig. 2.
Une
unique
solution me restait : fixer lesrepères
par
fluorescence;
c’est cequi
devait constituer lapartie
laplus
importante
de mon travail.J’ai,
tout
d’abord,
essayé
d’observer l’émission parfluores-cence en
plaçant
un écran presquetangentiellement
au faisceau émis par une anticathode de
tungstène
Les raies de fluorescence ainsi obtenues sont nettes
et fines. ,
Le fond continu est
négligeable.
Les poses sont malheureusement fort
longues :
11 à 12 h au total pour
chaque
cliché.4. --
Analyse
desspectres
d’absorption.
On
aperçoit
sur les clichés obtenus(voir
l’l.I,
B)
quatre
discontinuitésd’absorption qui
sont,
dansl’ordre des
longueurs
d’onde croissantes :Li, Ll,, Lm
de
façon
que lapartie
irradiée soit vue du cristal.J’ai dû renoncer à ce
procédé :
,---- d’une
part,
parceque
lemontage ayant
étéréglé
defaçon
à avoir le maximum deluminosité,
on ne
pouvait plus
mettre, entre la fenêtre et lecristal,
qu’un
écran de tailletrop
petite
dans unepartie
peu lumineuse du faisceau. L’obtention des raies aurait nécessité des poses trèslongues
nui nes’accommodaient
point
des courtes poses suffisantesà l’obtention des discontinuités. L’écran n’étant pas
assez
éloigné
du rayon mcyen du faisceaudirect,
on ne
pouvait
pas nonplus
permettre
aurayonnement
’
de fluorescence d’irradier le
cristal, à
l’exclusion du faisceaudirect;
- d’autre
part, l’angle
p du rayon moyen dufaisceau direct et du rayon moyen du faisceau de fluorescence était
grand;
la moindreirrégularité
du cristal
risquait
de se traduire par des résultatsnon
homogènes.
J’ai donc dû me
résoudre,
après
avoir solidementfixé le cristal et le
châssis,
àdéplacer
l’ensembledu
spectrographe
et àrégler
d’unefaçon
telle queles
positions
relatives écran-cristal-châssis en fluores-cence soient les mêmes que lespositions
relativesfenêtre-cristal-châssis en
rayonnement
direct. Decette
façon
les rayons moyens des faisceaux direct etde fluorescence
attaquaient
le cristal sous un mêmeang’.e.
J’ai pu obtenir les raies K de fluorescence des éléments de numéroatomique
inférieur à41,
jusqu’au
zirconium
compris.
Voici,
avec lestemps
de posenécessaires,
lesdiverses raies de référence dont
je
me suisservi,
chacuneayant
étéenregistrée
sur le cliché pair poseséparée
au moyen d’un écran distinct :du
dysprosium
et K du fer( t 74o
U.x.~ ;
cette dernière discontinuitéprovient
du fer contenu dans le mica utilisé. On constate souvent que ces cristaux encontiennent
(Fe
abs. K visible sur Pl.I,
A).
Les discontinuités
LI,
etLi
sont très nettes;il n’en est pas de même de
Li
queje
n’ai pas pupointer
directement aucomparateur
sur lesclichés;
j’ai
dû les passer aumicrophotomètre
etc’est
sur lesmicrophotogrammes
obtenus quej’ai
mesuré lalongueur
d’onde deLi.
Ln
etL,"
présentent,
du côté desgrandes
1
Planche I, A et B.
77
peut qualifier
de raie blanche l’étroite bande clairequi
accompagneLi
du même côté. Les troisdiscon-tinuités
présentent
du côté desgrandes
fréquences
des structuresplus
ou moins nettes suivant lesépreuves,
que nous étudieronsplus
loin et dont leslongueurs
d’onde ont pu être mesurées pourLu
et Luidirectement sur les clichés et pour
LI,
à larègle
surdes
reproductions photographiques
agrandies
(voir
Pl.I,
A).
Les résultats des mesures sont rassemblés dans le
Tableau A. J’ai calculé les distances
énergétiques
qui
séparent
les maxima et minima constituant lesstructures,
des discontinuités voisines.Les
longueurs
d’onde deLi
etL1I
sont données ào, 15
u.x.près.
Celle deLui
est donnée à n, u.x.près.
La
précision
est inférieure pour les divers maxima et minima des structures. Elle est de i u. x. pourles structures de
Lj
Structures de LitPour la raie blanche 1 ... o, 15
» le maximum 2 et le minimum 3
qui
suivent .. u, 5Structures de
-I’411I’ la raie blanche... o, 15
» le premier maximul z ... o, 2
» le minimum 3, le maximum À et le minimum j. o , 3
» le dernier maximum 6... 1
Strueture,s. - Elles sont
constituées par des
bandes alternativement claires et
sombres,
accom-pagnant
les discontinuités du côté desgrandes
fré-quences. Selon les vues de M. L.Brillouin,
lorsque
l’atome fait
partie
d’un réseau cristallin, il doit être considéré comme soumis aux forces de liaison de ceréseau.
L’électron libéré ne
pourrait
se propager librementà son
intérieur,
il y aurait une série de niveaux lâches ou de bandesd’énergie
qui
lui seraientalternati-vement
permises
ou interdites. ,La relation entre les
positions énergétiques
de ces bandes et la structure du réseauper-mettent de
comprendre
l’existence des structuresd’absorption.
-TABLEAU B.
Comparaison
des résultats trouvés par l’auteur pour les structuresd’absorption
LI del’oxyde
dedysprosÙun
avec ceux trouvés pour les structures
d’absorption
K pour le même corps par Mlle Manesco .Selon
Kronig,
les structuresd’absorption
d’un élémentappartenant
à unsystème
cristallindéter-miné sont
directement
liées aux constantes réticu-laires.Ainsi,
la distance des maxima et des minimad’intensité à la discontinuité
principale
varie pour lesméfaux
comme l’inverse du carré de l’arête élémentaire. Des élémentsayant
des structurescristallines
analogues
doivent avoir des struc-turesd’absorption
semblables. Les processusd’ab-sorption
doivent faire intervenir les mêmes niveaux finauxPn.1JI
pour K etLj;
j’ai
fait unrappro-chement entre les résultats obtenus pour les struc-tures
accompagnant
la discontinuitéLi
et ceuxtrouvés pour les structures
accompagnant
la discon-tinuité K par Mlle Manesco[ 18]
pour le même corps :oxyde
dedysprosium.
C’estl’objet
du ’Tableau B.On
peut
admettre que les résultatsconcordent,
proba-78
blement pas
permis
à Mlle Manesco l’observationdu
premier
minimum et dupremier
maximum auvoisinage
de la discontinuité K. ’Les processus
d’absorption
doivent faire inter-venir les mêmes niveaux finaux pour les discontinuitésL,i
etLui.
Onpeut
donc comparerles résultats trouvés pour les structures
d’absorption
de ces discontinuités. Les raies blanchescorres-pondent
bien,
le maximum 2 et le minimum 3observés pour
L"
correspondent
respectivement
auxmaximum
4
et minimum 5 observés pourLm.
Les valeurs trouvées pour les distancesénergé-tiques séparant
les bandes de structure de la discon-tinuitécorrespondante
dudysprosium
seplacent
entre celles
indiquées
pour Yb 70 et Gd 64 parDolejsek
etHylmar
[17]
dans leur étude des structures deLm
des terres rares en fonction dunuméro
atomique.
On ne
peut
d’ailleurs pas êtretrop
exigeant,
carles valeurs
rapportées
dans le travail de ces auteurssont des moyennes entre les valeurs trouvées pour
des
oxydes
et pour des oxalates.Je n’ai pu observer d’autres bandes dans les structures de
Lji
parce quej’étais
gêné
par des raies d’émission du tube queje
nepouvais
éviter.La
précision
des distancesénergétiques
entre ladiscontinuité et les bandes de structure est
indiquée
dans lacolonne
de droitemarquée
P du Tableau A.B. --- SPECTRE L
D’ÉMISSION
_
DU DYSPROSIUM.
Introduction. --- Les
longueurs
d’onde des raies d’émission dudysprosium
ontdéjà
été mesuréespar
Moseiey
[7j, Siegbahn
et Friman[8],
U.Hjalinar
[g]
et
Coster [io].
Les valeurs retenues par
Siegbahn
dans son traitéfigurent
dans le Tableau C.TABLEAU C.
i . -
-
- ,
Mlle Cauchois a mesuré
Local,
LCX2
et Lr,.Les valeurs
qu’elle
trouvefigurent aussi
dans leTableau C. ’
Je me suis
proposé
dans ce travail de réviser leslongueurs
d’onde desprincipales
raies d’émissiondu
dysprosium.
Tube à rayons X. - Le tube
que
j’ai
utilisé adéjà
été décrit dans un travail de Mlle Cauchois etde Hulubei
[12].
Vu lescaractéristiques du
géné-rateur,
le tube nepouvait
travailler que sous unetension fixe de
Qo
kV. J’ai alors dû modifier le79
trois transformateurs afin de
pouvoir
faire varier latension de 6 à
l~5
kV. La fenêtre de sortie du rayon-nement est obturée par une mince feuille d’aluminiumcôllée sur le corps du tube avec de la gomme
laque.
Le vide est assuré par deux pompes à diffusion d’huile et une pompe rotative montées en série. Un
jeu
depinces
permet
d’isolerdeux
circuits de pompage. Onpeut
ainsi réaliser dans le tube unvide
primaire
de l’ordre de IO-3 mm. de mercure,grâce
à la pompe rotative seule avant de mettre enaction les pompes secondaires dont l’huile
s’oxyderait
trop
si elles étaient utilisées avant que le vide soit assezpoussé.
On atteint ainsi un vide de l’ordre de mm deHg.
Le refroidissement est fait par un courant d’eauqui
traverse l’anticathode. Lelaboratoire
dispose
pour cemontage
d’unjeu
assezcomplet
d’anticathodesportant
chacune,
unepastille
d’un corps dînèrent. Elles
peuvent
êtrechangées
facilement au cours de la
prise
d’un même cliché.Pour
cela,
on isole le tube des pompes, onopère
une rentrée d’air à sonintérieur;
onpeut
alorschanger
l’anticathode,
on réalise ensuite un videprimaire
avec la pompe rotative seule et l’on remetle tube en état de marche avec les pompes à
diffusion
d’huile.
L’opération
demande 10 à 15 mn. Onpeut
ainsi utiliser des raies de référence diverses. Le
produit
seplace
sur une anticathode de cuivre. On trace tout d’abord auscapel
des rainures peupro-fondes sur la face de
l’anticathode,
que l’ongraisse
légèrement,
on étend leproduit
très divisé en mincecouche et l’on met une
goutte
de gommelaque.
Afin de limiter autant que
possible
lesdégagements,
ilfaut,
après
avoir laissésécher,
démarrer à basse tension et à faible intensité et monter trèslen-tement vers les conditions d’émission les
plus
favorables.
Spectrographes. --
J’ai tout d’abord utilisé lespectrographe précédemment
décrit. Je me suiségalement
servi d’unspectrographe
de même modèle maiscomportant
une lame de mica courbéesous
4o
cm de diamètreafin,
d’unepart,
de diminuer autant quepossible l’importance
du fond continu fourni par les poseslongues
nécessaires à l’obtentionde références en troisième ordre dont
je
n’ai pastoujours
pu éviterl’emploi
et,
d’autrepart,
pourdisposer
d’unpouvoir
deséparation
plus
grand.
Jene suis tout de même pas arrivé à
séparer Lf33
deLe cristal est une feuille de
mica;
j’ai
utilisé lesplans
réticulaires(201).
Enregistrement,
desspectres.
- J’ai fait lesessais sur film Kodak double couche. Les
spectres
définitifs ont été
enregistrés
surplaques
superfulgur
Guilleminot ou sur
plaques
isozénith Ilford.ANALYSE DES SPECTRES
D’ÉMISSION.
Emission
Lxl.
-- Elle est au centre d’une bandefloue
qui
s’étend surtout vers lesgrandes
longueurs
d’onde
(voir
Pl.II,
A etB).
Cette émission adéjà
été étudiée par Mlle Cauchois
qui
a mesuréplusieurs
raies satellites
[11].
Emission -- J’aipu mesurer une raie satel-lite située du côté des
grandes fréquences.
Les mesures la concernantfigurent
dans le Tableau D.La
longueur
d’onde est donnée avec uneprécision
de
0,15 u. x.
(voir
Pl.Il,
A).
- TABLEAU D.
Éniissioiis particulières
audysprosium 66).
Emission --- La raie
large
seprolonge
éga-lement du côté des
grandes longueurs
d’onde parune bande floue très étendue
qui
se termine par un maximum très net constituantLf314.
La mesurede la
longueur
d’onde de cette raiefigure
au tableau D avec uneprécision
de0,15
u. x.K.
W. deLangen [ 1 3 ]
a montré que ces deux raies sont liées par le faitque si l’on trace une courbe donnant l’intensité
de en fonction du numéro
atomique,
lespoints
représentant
les terres rares sont au-dessous de cettecourbe,
maiss’y replacent
si l’onajoute
àl’inten-sité de celle de
L914 (Pl.
II, A
etC).
Emission
LY2.
- Cette raie seprésente également
avec une bande floue du côté des
grandes longueurs
d’onde. ’
L’atome de
dysprosium
compte
66 électrons ainsirépartis
2,8, ~ 8, ~ 8 -~- g,
8 et 3. Il enmanque 5
à la couche
qui
n’estcomplète
que pour le 71lutétium.
D’une
façon
générale,
Coster etDruywestein
ont montré quel’élargissement
de certaines raiesvers les
grandes longueurs
d’onden’apparaît
que81
La raie est émise
lorsqu’un
électron tombe du niveau surLi,.
La raie est émise
lorsqu’un
électron tombe duniveau 1V~ sur
Ljjj.
Il est
possible
d’expliquer l’élargissement
de-Lyi
et de
LP2
d’après
l’hypothèse
de Van der Tuuk( 1 ~~
par l’interaction des moments
magnétiques
de lacouche
incomplète
comme nous l’avons vu, et de la couche2Vn,y
momentanémentprivée
d’unélectron.
TABLEAU E. Calcul des de l’atonzc de
Coster et
Kronig
[16]
ontexpliqué
laprésence
d’autres satellites L par une ionisation
supplémen-taire de
l’atome,
qui
seraitprovoquée
par un effetphotoélectrique
internecomposé
dutype
Auger.
Le Tableau C donne les résultats des mesures desraies L observées. Comme
l’indique
cetableau,
la
précision, qui
est de 0,12 en moyenne pour lesraies ce et les
principales
[3,
deo, 15
pour lespremières
raies y à
l’exception
de "{2, pourlaquelle je
n’ai pufaibles et n’est
plus
que de o,36 u. x. pourTABLEAU F.
TAHLEAU G.
rI’ émission dit Tb,
J’ai été
gêné
dans la mesure deLg7
par le bord noir d’une raie blanche voisine due à des réflexionsmultiples
dans le cristal.°
J’ai calculé les divers niveaux de l’atome de
dys-prosium (Tableaux
E etF).
Laprécision
variede
0,07 à
0,30 Ã
et deo,95 à 5
eV.Le
produit
utilisé contenait un peu deterbium,
65.J’ai pu mesurer les
longueurs
d’onde de etLes valeurs sont données dans le Tableau G à o, i o u.x.
près
(Pl.
Il, A
etC).
Conclusion. - Ce travail m’a
permis
depréciser
leslongueurs
d’onde des discontinuitésd’absorption
du
dysprosium
et desprincipales
raies d’émission. Il a mis en évidence les structuresd’absorption
etj’ai
pu mesurer leslongueurs
d’onde des diverses bandes. J’ai pu calculer les divers niveaux del’atome,
j’ai
observé et mesuréLg’,,
satellite deL~,
et satellite deLpz.
Ce travail a été effectué, au Laboratoire de
Chimie-Physique
de la Faculté des Sciences de Paris.Le
sujet
m’a étéproposé
par 3Ille Cauchois. Je laremercie de la bienveillance avec
laquelle
elle m’aguidé
et des bons conseilsqu’elle
n’a cessé de meprodiguer.
Je remercie Mlle Manesco et Me Le Blan de
l’aide effective
qu’elles
m’ontapportée
et de la bonne camaraderie quej’ai
trouvéprès
d’elles.Je remercie M.
Godet,
aide-technique
qui
m’abeaucoup
aidé dans mon travail.Manuscrit reçu décembre 1946.
BIBLIOGRAPHIE.
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