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L'intégration par l'itération et le calcul des fonctions itératives

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Academic year: 2022

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N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

F ERBER

L’intégration par l’itération et le calcul des fonctions itératives

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 17 (1898), p. 509-512

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(2)

[HU]

L'INTÉGRATION PAR LïTÉlUTIOX ET LE CALCUL DES FONCTIONS ITÉRATIVES;

PAR M. FERBER.

Plusieurs géomètres s'occupent de l'iicralion, c'est- à-dire de l'opération/)ƒ[ƒ...ƒ(>)] J =ƒ"(.*:), où la

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fonction ƒ est répétée n fois. MM. Koenigs, Bourlet et Lémeray ont notamment démontré plusieurs propriétés de celte opération.

La plus importante est que les racines de f(x)— x sont données par fn(x0) lorsque n croit indéfini- ment (»).

La remarque suivante, non moins importante, montre que l'itération résout aussi l'intégration aux différences quelconques.

En effet, si nous faisons

f(x) = X H- ZOT,

on aura successivement

Xn— Xn-

et l'on voit ainsi que xn est d'un côté fn(x0), et de l'autre la solution de l'équation — =cpx, où chaque accroissement de la variable t est supposé égal à T.

Pour passer à l'intégration aux différences infiniment petites, il suffit de faire tendre T vers o et n vers oo en conservant à wz la valeur constante t (2).

En généralisant la définition de l'itération par la sup- position que les fonctions successives ne sont pas né-

(') Avec un choix judicieux de xQ.

(2) C'est le procédé constamment employé par les précurseurs des inventeurs du Calcul intégral et qui a soulevé au commencement du xviii* siècle des discussions passionnées, principalement théolo- giques. Elles ne se sont d'ailleurs calmées qu'après que Lagrange eut par la dérivée supprimé les infinis dans le courant du calcul.

Comme conclusion, si l'on n'avait pas cédé à ces controverses, l'Ana- lyse s'occuperait aujourd'hui non pas du calcul des fonctions par l'étude des dérivées, mais du calcul des fonctions par l'étude de l'itération.

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( S u )

cessairemeiit les mêmes et qu'elles peuvent avoir plu- sieurs variables, on intégrerait de même des fonctions plus compliquées telles que

L'itération résolvant les deux problèmes fondamen- taux de l'Algèbre supérieure, on comprend l'intérêt qu'il y aurait à avoir une formule générale donnant ƒ"(*<>).

M. Bourlet, dans les C. i?., p. 583-, 1898, a donné une formule simple qui montre bien la manière dont n entre dans le résultat, mais qui, tirée d'une identité, ne permet pas le calcul numérique.

Voici un artifice très puissant grâce auquel on peut trouver une formule lorsque ƒ se laisse développer sui- vant les puissances croissantes de la variable.

Soit le quotient • • , > où à la constante a en corres-

1 1 — ap x

pond une autre de même indice accentuée. On convient de faire dans le quotient effectué aal — 1 aussi souvent que possible, puis a = o, a' =: o. Il est clair que le ré- sultat sera f(x) 5 mais cette nouvelle façon d'écrire dé- gage x de ƒ et permet d'opérer sur cette variable. C'est ainsi qu'on aura évidemment

fff* = et généralement

_ a\ fat 1 — a2 fas" ' i — a'n_

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et, pour le cas de deux variables,

I

X

Pour mettre ces formules sous forme entière, on em- ploiera les fonctions alepli de Wronski et l'on arrivera ainsi à la formule parue dans le tome IV de Y Intermé- diaire, p. i^5.

Il ne faut pas s'effrayer de la multiplicité des termes qui vont s'introduire ainsi; d'ailleurs plusieurs de ces termes deviennent nuls par convention ou par la nature des fonctions. Enfin, s'il reste un grand nombre de termes, c'est que la question les comporte et toute autre méthode les introduirait qui n'aurait ni l'avantage de la généralité, ni celui de la symétrie.

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