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Bandes interdites et bandes permises dans les semi-conducteurs impurs et les alliages désordonnés

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00235150

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235150

Submitted on 1 Jan 1955

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Bandes interdites et bandes permises dans les semi-conducteurs impurs et les alliages désordonnés

J. Des Cloizeaux

To cite this version:

J. Des Cloizeaux. Bandes interdites et bandes permises dans les semi-conducteurs impurs et les alliages désordonnés. J. Phys. Radium, 1955, 16 (4), pp.320-324. �10.1051/jphysrad:01955001604032001�.

�jpa-00235150�

(2)

aux basses pressions. L’accroissement de la sensi- bilité lorsque la pente de la droite de charge diminue

en valeur absolue, est exprimée dans le tableau

Fi g. 6.

suivant, je donne les variations relatives de la résistance de la thermistance pour le même inter- valle de pression (10-2 p I o-1), pour différentes droites de charge.

Pratiquement, j’ai choisi la droite de charge

,E

=

34 V, p

=

20 ooo 03A9; elle coupe la courbe u

=

i (i) correspondant à la pression moyenne de l’intervalle de mesure p = 6,7. jo-2 mm de Hg, au voisinage

de son maximum; sa pente est assez grande, en

valeur absolue, pour conduire à une durée acceptable

d’établissement du régime permanent des échanges

de chaleur de la thermistance.

La sensibilité du dispositif ainsi réalisé est

convenable jusqu’à une pression-seuil de l’ordre de 5.10-3 mm de Hg.

Manuscrit reçu le 3 décembre 1954.

BIBLIOGRAPHIE.

[1] VACHER M. et LORTIE Y.

2014

C. R. Acad. Sc., I953, 236, I759-I76I.

[2] THIEN CHI N. et SUCHET J.

2014

Onde Électrique, I95I, 31, 473-489.

[3] BLEUZE J.

-

Onde Électrique, I953, 33, 497-509 et 578-590.

BANDES INTERDITES ET BANDES PERMISES

DANS LES SEMI-CONDUCTEURS IMPURS ET LES ALLIAGES DÉSORDONNÉS

Par J. DES CLOIZEAUX,

Laboratoire de Physique de l’École Normale supérieure.

Sommaire.

-

Étude analytique des limites des bandes d’énergie permises dans un modèle unidi- mensionnel de semi-conducteur impur ou d’alliage désordonné. Celui-ci est représenté par une succession aléatoire de cellules de deux types A ou B. Les conditions trouvées montrent l’existence de bandes

d’énergie permises extérieures aux bandes permises relatives à une suite infinie de cellules d’un type unique A ou B (en contradiction avec l’hypothèse de Saxon et Hutner).

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 16, AVRIL 1955,

Dans l’étude de la conductivité des semi-conduc- teurs impurs, l’on suppose en général que les impu-

retés agissent, d’une part en introduisant des niveaux

d’énergie supplémentaires et, d’autre part, en

modifiant la mobilité des électrons à cause de la diffusion de ceux-ci sur les centres d’impuretés,

ce dernier effet pouvant être traité par des méthodes

approchées.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01955001604032001

(3)

Discutons la nature des niveaux d’énergie intro-

duits. Si la concentration en impureté est très faible,

il est presque certain que deux centres se trouveront

toujours à une grande distance. Dans ce cas, les

impuretés n’introduisent qu’un ou plusieurs niveaux

discrets dégénérés. Par contre, quand la concentration devient plus forte les centres d’impureté ne peuvent plus être considérés comme éloignés les uns des autres, la dégénérescence des niveaux cesse, il se

forme une bande. Certains auteurs [1] ont essayé

de calculer ces bandes en répartissant les impuretés

d’une façon périodique dans le cristal. Les résultats semblent toutefois peu conformes à la réalité.

Le fait que les centres d’impureté soient répartis

au hasard montre qu’il existe toujours dans un cristal

infini une probabilité non nulle pour qu’autour d’un point du cristal soient groupés un nombre aussi

grand que l’on veut de centres d’impuretés. Or ces paquets d’impuretés produisent entre les niveaux

d’énergie une séparation accrue et, par conséquent,

les bandes sont beaucoup plus étalées dans la direction des hautes et des basses énergies que dans le cas

d’impuretés ordonnées (fin. I).

Fig. r.

-

Bande d’énergie :

a. Dans le cas d’impuretés ordonnées;

b. Dans le cas d’impuretés désordonnées, figure schématique.

Cet effet a été bien observé par James et Ginz-

barg [2] qui ont calculé par des méthodes graphiques

les bandes permises d’un cristal linéaire constitué par des cellules de deux types A et B se succédant

au hasard avec une certaine probabilité.

Remarquons, d’autre part, que dans un semi- conducteur impur et pour un cristal infini, la largeur

des bandes permises ne dépend pas de la concen- tration en impureté. En effet, il existe toujours

une probabilité non nulle pour que dans un domaine arbitraire un nombre quelconque d’impuretés soient réparties d’une manière donnée compatible avec

la structure du cristal et des impuretés. Néanmoins quand décroît la concentration en impuretés, la

densité de niveau dans les queues de bande diminue extrêmement vite et si la concentration est assez

petite, il nous est interdit de considérer le cristal réel comme étant de taille infinie, en sorte qu’il

est alors permis de supposer que les impuretés

n’introduisent que des niveaux discrets comme

nous l’avions fait précédemment.

La discussion qui précède s’applique également

aux alliages désordonnés ; nous remarquons que dans

ce cas la bande permise de l’alliage s’étend au moins dans le domaine des bandes permises de chacun

des constituants puisqu’il existe dans un cristal infini une probabilité non nulle pour qu’un domaine

aussi grand que l’on veut ne contienne que l’un des constituants.

Comme application, nous calculerons rigoureu-

sement la largeur des bandes d’énergie dans le cas

d’un cristal linéaire constitué par des cellules de deux types A et B se succédant au hasard avec une

certaine probabilité. Ainsi dans la nièmc cellule le

potentiel vaudra

où comme dans la suite de l’article, l’indice I est

mis pour A ou B suivant le type de la noème cellule

et où xri est l’abscisse de l’origine de celle-ci.

Une solution réelle de l’équation de Schrôdinger

est fonction linéaire et homogène de deux solutions

particulières. Par conséquent, si les valeurs de la

fonction 03C8 et de sa dérivée 03C8’ sont respectivement 03C8e

et 03C8e à l’entrée d’une cellule I, tfs et ǧç à sa sortie,

nous pourrons écrire

où MI est une matrice fonction de l’énergie, de déter-

minant unité

Les matrices M. et Ma définissent les bandes

d’énergie permises PA et PB pour une suite infinie de cellules A ou de cellules B respectivement : l’énergie ,E se trouvera dans la bande permise PI si

La phase a(x) d’une solution réelle peut être

définie continuement par l’équation

La quantité :a.( Xn) - :1.( :l’l) sera égale à une unité

près au nombre de zéros de la fonction 03C8 (r) entre

les abscisses x1 et xn. D’où si

la densité de niveau par cellule vaudra

Pour que l’énergie E appartienne à la bande permise Pv de l’ensemble désordonné, il faut et il

suffit que f (E) soit une fonction non constante de

l’énergie. Or, d’après l’équation (1), nous pouvons

(4)

322 écrire

De proche en proche nous pouvons calculer a(xn).

Représentons maintenant le vecteur - ( 03C8(xn) 03C8 dans

J

le plan. Il sera porté par l’axe Dn.

D,,,, sera lié à Dn par une transformation homo-

graphique puisque les pentes respectives sont liées

par l’équation (2).

Si ,E appartient aux bandes PA ou PB, il appartient

à la bande PD. Dans le cas contraire

et les homographies définissent des axes doubles Ai réels de pente ti avec

Chaque valeur ti est liée à une valeur propre xI de la matrice Mi par les relations

Un axe correspondant à x sera stable si xI > I,

instable si xl 1.

Trois cas de figure sont possibles (à des symétries près), mais le seul qui corresponde à une bande permise pour l’ensemble désordonné est celui où les axes stables et instables sont croisés (fig. 2).

Fig. 2.

-

Les axes stables sont en traits forts, le sens de la flèche indique le sens de l’avance de phase a.

Plaçons-nous à l’extérieur de PB et à la frontière de PA et examinons si nous sommes à la limite d’une bande interdite ou non. Soit

Nous écrirons

Soit tg a’ et tg a" les pentes des axes doubles pour

une énergie légèrement extérieure à PA. Appli-

quons les formules (3) et (5)

L’équation (6) nous donne l’angle entre l’axe

double stable et l’axe double instable relatifs à la matrice MA, pour une énergie légèrement exté-

rieure à PA.

Nous devons maintenant trouver la position de

l’axe quadruple AA par rapport aux axes doubles àB

et AB (axe stable).

La plus grande valeur propre de Ms vaut

il lui correspond par les équations (3)

Soit alors

h(t) s’annule sur et Ab

Par conséquent,

régions limitées par les axes An et A’B (fig. 3).

Fig. 3.

Posons

avec

Avec les hypothèses (4) et en rassemblant les résultats (6) et (7), nous voyons que la limite de la bande PA ne sera pas limite de ’PD si J o. Les conditions dans tous les cas sont résumées dans le tableau ci-dessous :

a

qui donne les conditions pour que la limite de P,,

ne soit pas limite de PD, pour l’énergie considérée.

Si les conditions (9) sont remplies, nous ne sor-

tirons la bande permise P" que lorsque deux axes

doubles coïncideront. Cette circonstance se produit

(5)

323 si l’on peut vérifier simultanément

L’élimination de 1 donne alors la condition

Cellules symétriques.

-

Dans ce cas ,la condi-

tion de symétrie s’écrit dj

=

ai. A l’intérieur d’une bande interdite de PA, les valeurs de aA, bA et ÇA

gardent un signe constant, d’ailleurs identique pour

les deux dernières quantités.

La condition (9) se simplifie (1) : à la limite d’une bande permise deux cas sont possibles :

Nous voyons alors que pour qu’une bande interdite

commune à P, et PB soit permise pour l’ensemble désordonné, il faut que

Cette condition est valable dans toute la nouvelle bande permise et la condition (10) devient sans objet (ceci provient de ce que les axes doubles relatifs aux cellules A et B sont antiparallèles).

Comme conséquence de ce fait, nous voyons qu’il

n’existe pas de bande supplémentaire isolée et que toute bande supplémentaire réunit toujours des

bandes permises appartenant soit à PA, soit à Pu.

Cette circonstance ne se produirait pas dans le cas

général.

Nous vérifions que les conditions (9), (10) et (12)

ne dépendent pas des probabilités de présence des

cellules A et B. Nous voyons également que la bande

permise PD de l’ensemble désordonné déborde souvent largement sur les bandes permises PA et PB.

Les résultats ci-dessus peuvent être étendus à

un cristal linéaire constitué par une suite aléatoire de cellules de plusieurs types (par exemple A, B, et C).

Comme illustration de ce qui précède, étudions quelques exemples :

1. Les cellules A et B sont symétriques et le potentiel est constitué par une fonction de Dirac.

-

Posons alors

(1) Les résultats qui suivent peuvent aussi s’obtenir d’une manière directe sans difficulté.

La matrice Mi s’écrira alors

Nous transformons légèrement l’expression de bi

et CI

Plaçons-nous à l’extérieur de PA de façon que

Nous aurons

La condition (12) n’est pas satisfaite et il en est de même dans tous les ’cas.

Nous retrouvons ainsi un résultat de Lüttinger [3]

d’après lequel pour une chaîne aléatoire de cette

espèce, toute région de la bande permise Pjj appar- tient soit à p.B, soit à PB.

Le résultat précédent (hypothèse de Saxon et Hutner) n’est pourtant pas général. Choisissons

un exemple la condition (12) peut être satisfaite.

2. Les cellules A sont symétriques et com- portent un double puits de potentiel rectangu- laire, les cellules B sont vides (fig. 4)

Fig. l.

Nous poserons

(6)

Les résultats suivants sont immédiats

E > o bande permise, E - Vo o bande interdite.

Soit donc Nous écrirons

Le calcul des matrices MA et MB donne les résul-

tats suivants :

et,

Pour simplifier l’étude nous supposerons :

soit

Les variations de aÀ qui déterminent le domaine de PA sont représentées dans le tableau ci-

dessous :

.

Pour E

=

Vo, p

=

o,

[La condition (12) n’est pas satisfaite].

Pour E = Et, p == 7’

[La condition (12) est alors satisfaite.] ]

Il existe une bande supplémentaire (2) s’étendant

entre les énergies E’ et E". Les résultats sont figurés

sur le graphique suivant (fig. 5).

(2) Un résultat analogue a été déduit dans le cas d’un réseau linéaire périodique par E. H. Kerner (Phys. Rev., 1954, 95, 687.

Manuscrit reçu le 18 octobre 1954.

BIBLIOGRAPHIE.

[1] SAWADA. 2014 Proc. Phys. Math. Soc. Japon, I942, 24, I65.

SAXON et HUTNER. 2014 Philips Res. Rep., I994, 4, 8I.

GINZBARG.

-

Thèse, Purdue University.

HOFFMANN. 2014 Acta Phys. Acad. Sc. Hunga, I95I, 1, I75.

ERGINSOY.

-

Phys. Rev., I952, 88, 893.

[2] GINZBARG.

-

Thèse.

[3] LÜTTINGER.

-

Philips Res. Rep., I95I, 6, 383.

Références

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