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Observations relatives à l'action d'un champ électrique sur les raies spectrales

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00241902

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241902

Submitted on 1 Jan 1914

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Observations relatives à l’action d’un champ électrique sur les raies spectrales

J. Stark

To cite this version:

J. Stark. Observations relatives à l’action d’un champ électrique sur les raies spectrales. J. Phys.

Theor. Appl., 1914, 4 (1), pp.34-37. �10.1051/jphystap:01914004003401�. �jpa-00241902�

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le mécanisme du rayonnement par la découverte des phénomènes de

résonance des vapeurs métalliques.

Ajoutons en terminant que, pour les deux exemples de réso-

nance superficielle actuellement connus, celui du mercure et

celui du sodium, on rencontre cette circonstance remarquable que le centre seulement de la raie excitatrice est capable de produire

la résonance. Pour la vapeur de mercure, elle n’a lieu que dans les

premiers instants du fonctionnement de l’arc, avant que la densité de vapeur n’y soit devenue assez grande pour produire l’élargisse-

ment et sans doute le renversement de la raie 2536. Il est donc pro-

bable, aussi bien pour le sodium que pour le mercure, que les raies émises par résonance sont les plus fines que l’on connaisse. C’est ce

que les méthodes interférentielles permettront sans doute de préciser

bientôt. La résonance superticielle de la vapeur de sodium, qui i

fournit une source beaucoup plus intense que la résonance en volume

paraît devoir se prêter particulièrernent bien à ce genre de re- cherches. Elle constitue aussi une source mieux délimitée, ce qui est particulièrement avantageux pour les recherches spectroscopiques, parmi lesquelles la première et la plus importante à faire est de voir

si l’excitation par une seule des deux raies D est capable de faire apparaître, par résonance, les deux raies du doublet ; cette re- cherche, certainement possible sur la résonance superficielle de la

vapeur de sodium, permettra de savoir si les deux raies du doublet sont

dues à un même mécanisme ou à deux mécanismes indépendants.

OBSERVATIONS RELATIVES A L’ACTION D’UN CHAMP ÉLECTRIQUE

SUR LES RAIES SPECTRALES

Par M. J. STARK.

Mémoire analysé par M. Croze.

Depuis la découverte de l’action d’un champ magnétique sur les

raies spectrales par Zeeman, on avait cherché vainement à mettre en

évidence une action analogue du champ électrique. D’après Voigt, qui a étudié la question au point de vue théorique, le phénomène

devait être proportionnel au carré du champ et, pour séparer une

(1) Sibzungbedchte der K0153niglich P7’eussisclten Aleademie der ivisse>iscfiaflen

zu Berlin, 20 novembre 1913, p. 932-946.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01914004003401

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~raie en deux composantes dont la distance à l’échelle des fréquences

eût été la millième partie de l’intervalle des deux raies D~ 1 et D2, il

aurait fallu un champ de 67.000 volts par centimètre. Les observa- tions de Stark montrent que, pour certaines raies au moins, il suffit de 13.000 volts par centimètre pour obtenir des séparations de

l’ordre de la distance des raies D.

1° Pour arrivera ces résultats, Stark a procédé de la façon suivante:

Un tube à rayons-canaux est muni d’une électrode auxiliaire en

forme de disque située dans la région se propagent les rayons-

,canaux et disposée parallèlement à la cathode perforée à une distance

due celle-ci égale à 1 mm, 1 ou fmm,6, suivant les cas. Entre ces deux

électrodes, qui forment ainsi les deux armatures d’un condensateur,

.on établit un champ électrique au moyen d’une batterie d’accumula- teurs ou d’une dynarno, dont le pôle positif est relié à l’électrode

,perforée et le pôle négatif à l’électrode auxiliaire. La pression du

gaz à l’intérieur du tube est choisie de telle sorte que la largeur de J.’espace obscur de Crookes soit de 5 à 0 centimètres. De cette façon

mêrne avec un champ électrique de 31.000 volts par centimètre,

aucun courant ne circule dans le gaz entre les armatures du conden-

sateur, lorsque celui-ci n’est pas ionisé. Lorsque le tube fonctionne alimenté par le courant d’une bobine d’induction, les rayons-canaux

se propagent dans l’espace compris entre les deux armatures du

.condensateur et ionisent le gaz qui s’y trouve. Il s’y produit de ce

fait un courant : le champ entre les armatures se trouve ainsi dimi- nué d’une quantité difficile à déterminer à cause de la forme compliquée

du courant d’une bobine d’induction. D’autre part, il se produit aussi

une émission de lumière, provenant en partie du gaz ionisé, en partie

~des rayons-canaux eux-mêmes. Si l’on analyse la lumière émise avec un spectroscope disposé parallèlement à la direction des rayons-ca- naux, les raies sont dédoublées à cause de l’effet Dôppler qui sépare

ainsi ce qui est émis par les particules en repos de ce qui est donné

par les particules en mouvement. Pour observer l’action du champ électrique sans être gêné par cet effet Doppler, Stark dispose l’axe du

collimateur de son spectrographe perpendiculairement à cette direc-

tion, qui est aussi celle du champ électrique. L’image de la région

examinée est projetée sur la fente de l’appareil au moyen d’un

objectif à court foyer, après avoir été dédoublée au moyen d’une lame

de spath taillée parallèlement à l’axe, ce qui permet d’étudier la po-

larisation de la lumière émise. Le spectrog raphe employé par Stark

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était d’assez faible dispersion, 23,3 A par millimètre au voisinage de

~1~, li,9 au voisinage de H.. Cependant les durées de poses ont

atteint jusqu’à huit heures dans certains cas.

21 Dans le spectre de l’hydrogène, Stark a étudié les deux raies

H~ et Hy. Chacune d’elles se divisé en cinq composantes disposées

à peu près symétriquement par rapport à la raie initiale. Dans ces

quintuplets, les deux composantes extérieures correspondent à des

vibrations parallèles au champ, tandis que pour les triplets inté-

rieurs on a des vibrations perpendiculaires au champ. Avec un champ

de 13000 volts par centimètre, la distance des composantes exté- rieures est 3,7 A ponr Hp et 5,2 A pour HO~~.

Dans le spectre de l’hélium, qui comprend deux groupes de trois

séries, Stark a étudié des raies de toutes les séries. Il est très re- marquable que les raies des deux séries principales de même que celles des deux séries étroites ou deuxièmes séries secondaires n’ont pas donné de séparations sensibles même avec des champs de

31000 volts par centimètre. Au contraire, les raies des premières

séries secondaires sont facilement décomposées. Ainsi les raies de la première série secondaire attribuée par Runge et Paschen à

l’hélium donnent trois composantes de même écart et de même posi-

tion pour chaque polarisation. Pour la raie 4026 de cette série, l’écart de l’une des composantes extérieures au centre de l’intervalle des deux autres plus intimes et plus rapprochées est de 2,1 A dans

un champ de 1 300 volts par centimètre. Les raies de la première

série secondaire attribuée au « parhélium » par Runge et Paschen

donnent pour chaque polarisation une composante de plus que les

précéclentes ; les écarts sont d’ailleurs plus grands; ainsi, pour la raie 4388 de cette série, l’écart de cette composante nouvelle à la composante ccntrale du triplet qui reste est de 5,3 A. Dans les deux

cas d’ailleurs, la décomposition est tout à fait dissymétrique, et

l’ensemble du système des composantes est fortement déplacé dans

les courtes longueurs d’onde.

3° Bien que les résultats précédents n’aient qu’une valeur quali- tative, à cause de la faible dispersion employée et de l’incertitude

sur la valeur du champ, il semble cependant que la séparation des

raies soit proportionnelle au champ électrique lui-même et non à

son carré.

De plus, le phénomène est qualitativement le même pour toutes

les raies d’une série et la grandeur des écarts croît avec la longueur

(5)

37 d’onde. Il est très peu marqué pour les séries principales et les

deuxièmes séries secondaires, très considérable au contraire pour les

premières séries secondaires. Il n’est pas le même pour les séries

correspondantes des divers éléments.

Les analogies avec le phénomène Zeeman se réduisent, comme

on le voit, au fait d’une séparation des raies en composantes pola-

risées et dont l’écart serait proportionnel au champ.

CROISSANCE DES GRAINS DANS LES MÉTAUX (1);

Par M. FÉLIX ROBIN.

Les recherches présentes sont la suite des expériences de Car-

taud (2) sur le passage de l’état liquide à l’état solide (~). La mort

ayant malheureusement interrompu les travaux de ce savant sur

cette question, plusieurs de ses expériences restèrent inachevées et

sans solution. Nous avons entrepris de reprendre ces problèmes, encouragé dans cette voie par le regretté F. Osmond.

Tandis que Cartaud portait ses observations sur des gouttes mé-

talliques liquides rapidement solidifiées dans leur chute sur une sur-

face plane horizontale ou inclinée, en vue de découvrir surtout le processus d’organisation du métal en voie de solidification, nous avons particulièrement cherché à observer au microscope les métaux

chauffés au voisinage de leur point de fusion.

Nous avons ainsi pu apercevoir les mouvements généraux de soli-

.

dification superficielle et les mouvements de croissance et d’évolution des grains solides une fois la solidification terminée, ou bien encore

par recuit, à la suite d’un écrouissage.

Les observations ont été faites à chaud, suivant une méthode déjà indiquée (4)@ sur des surfaces polies ou sur les nappes liquides des

métaux peu oxydables qui se solidifient.

L’instrument employé est le microscope binoculaire stéréoscopique

,

à grande distance frontale (5).

(1) Comrnunication faite à la Société française de Physique, : Séance du 5 dé- cembre 1913.

(2) Comptes Rendus, 1901, ~1903, 190!~.

(3) OSMOND, Revue de MétalluJ’gie, 1907.

,

(4~ Bull. Soc. d’Encourage1nenl, ~9~.2.

(5) Appareil de la maison Nachet, de Paris.

Références

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