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Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 25

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 25

Jonathan Scott 29 mai 2006

1. T(0,1,0) = (0,1,0), donc on prend la baseB= ((0,1,0),(1,0,0),(0,0,1)). Puis [T]B=

1 0 0 0 0 −1

0 1 0

. Le bloc

·0 −1

1 0

¸

n’a pas de valeur propre r´eelle, donc la matrice n’est pas diagonalisable.

2. T(1,1,1) = (1,1,1), alors (1,1,1) est un vecteur propre deT. Au lieu de chercher des autres valeurs propres, nous compl´etons la base ; disonsB= ((1,1,1),(1,1,0),(1,0,0)). Or,T(1,1,0) = (0,1,1) = (1,1,1)(1,0,0) etT(1,0,0) = (0,1,0) = (1,1,0)(1,0,0). Donc [T]B=

1 1 0

0 0 1

0 −1 −1

. Ensuite,

nous nous demandons si

·0 1

−1 −1

¸

a une valeur propre r´eelle. Supposons que

· 0 1

−1 −1

¸ ·y z

¸

= λ

·y z

¸

. Alorsz=λyet−y−z=λz. Donc−y−λy=λ2y, ou (λ2+λ+ 1)y= 0. Puisquex2+x+ 1 n’a pas de racine r´eelle, ce bloc n’a pas de valeur propre et on a fini.

3. (a) On proc`ede bloc par bloc et calcule (AB)ij dans les casi, j≤n1,i > n1etj≤n1, eti, j > n1. Tout d’abord, supposons quei, j≤n1. On remarque que

Aik=

½ (A1)ik sik≤n1

0 sik > n1

et pareillement pourBkj. Donc (AB)ij =

n1X+n2

k=1

AikBkj=

n1

X

k=1

(A1)ik(B1)kj= (A1B1)ij.

Ensuite, supposons quei > n1etj≤n1. Sik≤n1, alorsAik= 0, et sik > n1, alorsBkj= 0.

Donc

(AB)ij =

n1X+n2

k=1

AikBkj=

n1

X

k=1

(0)Bkj+

nX1+n2

k=n1+1

Aik(0) = 0.

Finalement, supposons que i, j > n1. Si k n1, alors Aik = 0, et si k > n1, alors Aik = (A2)i−n1,k−n1. De plus, sik > n1,Bkj= (B2)k−n1,j−n1. Donc

(AB)ij =

nX1+n2

k=1

AikBkj=

n1X+n2

k=n1+1

(A2)i−n1,k−n1(B2)k−n1,j−n1 = (A2B2)i−n1,j−n1. Par cons´equent,

AB=

·A1B1 0 A2B2

¸ .

1

(2)

(b) D’abord on montre que Am =

·Am1 0 Am2

¸

pour tout m 1. C’est ´evident pour m = 1.

Supposons par r´ecurrence que Am−1=

·Am−11 0 Am−12

¸ . Alors

Am=AAm−1=

·A1 0 A2

¸ ·Am−11 0 Am−12

¸

=

·Am1 0 Am2

¸

o`u on utilise 3(a) avecB=Am−1. Supposons que p(x) =Pm

i=0aixi. Alors p(A) =

Xm

i=0

aiAi

= Xm

i=0

ai

·Ai1 0 Ai2

¸

=

·Pm

i=0aiAi1

0 Pm

i=0aiAi2

¸

=

·p(A1) 0 p(A2)

¸ .

(c) On utilise r´ecurrence sur k. Pourk= 1 c’est ´evident. Supposons vrai pourk−1. On poseD=



C1

. ..

0 Ck−1

. Donc C =

·D 0 Ck

¸

et p(D) =



p(C1)

. ..

0 p(Ck−1)

 (par l’hypoth`ese de r´ecurrence). Alors par 3(b),

p(C) =

·p(D) 0 p(Ck)

¸

=





p(C1)

. ..

0 p(Ck−1)

p(Ck)





4. (a) cA(x) = (x0)(x0)(1)(1) =x21.

(b) TA(1,1) = (1,1), TA(1,−1) = (−1)(1,−1), alors ((1,1),(1,−1)) est une base de vecteurs propres.

(c) [TA]B=

·1 0 0 −1

¸

. Le polynˆome caract´eristique est (x−1)(x−(−1))−(0)(0) =x2−1 =cA(x).

5. A2 = −I, alors p(A) = A22A+I = (−I)2A+I = −2A. Donc p(A) est inversible si et seulement siA est inversible, et (p(A))−1= (−1/2)A−1. PuisqueA2=−I, alors−A2=I, c.-`a-d.

que (−A)A=A(−A) =I. DoncA−1=−A. Par cons´equent, (p(A))−1= (−1/2)(−A) = (1/2)A=

· 0 −1/2

1/2 0

¸ .

2

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