L e s C o n s u l a t s s u i s s e s à l ' é t r a n g e r r e ç o i v e n t l e j o u r n a l . pa
Quatorzième Année. — N
033.
P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s
Jeudi 27 Avril 1899.
B u r e a u x : R u e de la S e r r e , 5 8 .
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Oi-fiJiiic <le l a H o e i é t é l i i t e r m i i t o n a l e deM IndiiMl r i e * (lu . I m - a , (IeM CI>aml>reM (le c o m m e r c e , (IeM K n i - e a u x d e c o n t r ô l e e t (IeM S y i i d i c a l M |>ΙΌΓΟΜΜΪΟΙΙΙΚ>ΙΜ.
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rie. X .
Informations
L e s i n t é r e s s é s p e u v e n t d e m a n d e r d e s r e n s e i g n e m e n t s s u r l e s m a i s o n s
A d o l p h e A r n d t , horloger Z i e g e l s t r a s s e , 27, D r e s d e F r a n z L u s c h k a , horloger
à H o r n
au Secrétariat général de la Chambre cantonale du Commerce, à la Chaux-de- Fonds. _ _ _ _ _
La fabrique d'horlogerie S t - G o t t h a r d , en Hongrie, centre laquelle nous met- lions le commerce suisse d'horlogerie en garde, il y a plus d'une année, a suspendu ««» paiements. La liquidation a été ordonnée par le ministre du com- merce lioiigroÎH. agissant au nom de l'Etat, intéressé par ses subventions.
B r e v e t s d ' i n v e n t i o n
Horlogerie et Bijouterie
LISTE DES BREVETS E N R E G I S T R E S Ëiire^'iMtrcmeiitM.
Gl. 64, n" 17,351. 3 juillet 1898, 0'/» h. p. — Mécanisme de sonnerie automatique de montre. — Firmin-Robert Meylan. hor- loger, Campe sur le Brassus (Vallée de J o u x , Vaud, Suisse). Mandataire : A. Ma- they-Doret, Chaux-de-Fonds.
Kl. 64, Nr. 17,352. 2 1 . Juh''-1898, 7'Λ Uhr p. — Freie Hemmung mit Gylinder. — A.
G. liovde, Uhrmacher, Hônefos (Norwe- gen). Vertreter : E. Blum & Go, Zurich.
Gl. 64, n" 17,353.13 février/1899, 6'/s h. p. — Mécananisme de mise à l'heure. — Geor- ges Favre-Jocot & Cie, Billodes s. Locle (Suisse): ayants cause de l'inventeur « Char- les Morlet », Billodes s. Locle. Mandataire:
E. Imer-Schneider, Genève.
Cl. 05, n" 17,354. 18 juillet 1898, h. p. — Machine à sertir. — Charles Mercier, mécanicien, 7, rue des Envers ; et Emile Gasser, sertisseur, Avenir 15, tous deux au Locle (Suisse). Mandataire : A. Mathey- l)oret, Chaux-de-Fonds.
CI. 64, brevet additionnel n°4112/265. 13 août 1898, ~'/i h. p. — Système de raquettes avec queue fendue à r e s s o r t . — J u l e s Theu- rillat, fabricant d'horlogerie, P o r r e n t r u y (Suisse), Mandataire : A. Ritter, Baie.
.Modifient ioiiM
n" 15,934. 12 m a r s 1898, 3 h. p.
Cl. 04,
Régulateur silencieux pour le petit rouage des montres à répétition. = Louis-Samuel Rachat, fabricant d'horlogerie, Les Bioux (Vaud, Suisse). Mandataire : Alexandre Pi- guet, Sentier. C e s s i o n du 3 avril 1899, en faveur de -4. F. Rochat-Renoit. Vers-chez- Grosjean (Vallée de J o u x , Suisse) : enre- gistrement du 13 avril 1899.
I t a d i n t i o i i M .
Cl. 04. n" 0099. Montre à répétition à quarts, perfectionnée.
Cl. 04, n" 7832. Montre à sonnerie ou répéti- tion à carrillon.
Cl. 04, n" 114SS. Nouveau dispositif pour mise à l'heure par la tige de remontoir.
L'heure décimale
Extrait du Petit Rleu :
L e s e s s a i s d e l a C o n v e n t i o n ; l e u r é c h e c L e t r i o m p h e d e s v i e i l l e s h o r l o g e s — L e C o n g r è s d e T o u l o u s e .
Le 37"'1, congrès des Sociétés savantes, qui vient de se tenir à Toulouse, avait inscrit en tète de ses travaux l'étude de l'heure décimale.
La Société de géographie toulousaine, qui a créé, en partie, cet intéressant mouvement, en a profité pour organiser une exposition d'appareils de mesure des h e u r e s et des angles, divisés d'après l'ingénieux système dont nous sommes redevables à la Convention nationale.
Ce fut, en effet, un des plus beaux progrés réalisés par l'Assemblée révolutionnaire que l'établissement de ce système décimal, chef- d'œuvre de simplification et de coordination logique, qui, peu à peu. remplaça les vieilles mesures arbitraires et souvent indéchiffrables, dont les noms et la valeur variaient non seu- lement de province à province, mais souvent de ville à ville dans une même région.
Mais, chose curieuse, le système décimal, qui a si bien réussi pour la plupart des me- sures — puisque la plupart des peuples nous l'ont successivement emprunté — a subi, du côté des heures, un échec absolu. La Conven- tion, dans la loi du 4 frimaire an I I , avait cependant bien spécifié que les unités déci- males devraient être adoptées « q u a n t à la di- vision des jours et la graduation du quart de cercle», et elle avait décidé qu'elles seraient obligatoires à partir du lu r vendémiaire an III.
P o u r les mesures de longueur, de surface, de volume, la transformation s'était faite d'une façon lente et progressive, le temps de s'habi- tuer au nouveau système. Mais, pour l'heure décimale, les conditions étaient toutes diffé- rentes. Il fallait, d'après les décisions de la Convention, que les horloges et montres fussent toutes graduées d'après la nouvelle méthode : on mettait donc brusquement entre les mains d'un peuple qui les ignorait com- plètement et qui, au début, leur était p.lulot hostile, des instruments qui déroutaient ses habitudes et qu'il abandonna bientôt, pour revenir aux vieilles et traditionnelles hor- loges.
Et voilà pourquoi une loi du 18 germinal an III dut suspendre, pour un temps indéter- miné, l'application de celle du 4 frimaire an II.
i
188 LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE
L e s e s s a i s
Et cependant plusieurs essais avaient été tentés pour établir et généraliser l'usage de l'heure décimale. La Convention avait notam- ment ouvert un concours « pour les inven- teurs de montres et pendules graduées en décime et centimes». Il existe encore sur ce concours un remarquable rapport à l'Ecole d'horlogerie de P a r i s .
A P a r i s , on fabriqua plusieurs horloges di- visées décimalement, et. en novembre 1801, il y avait encore une horloge de ce modèle au palais des Tuileries. Le musée Carnavalet en possède une de toute beauté.
La municipalité de Marseille fut une des plus ferventes à propager l'heure décimale, et tous les actes de l'état-civil, jusqu'en thermi- dor an VIII, portent des dénominations de ce g e n r e : sept heures cinq décimes (six heures du soir).
A Toulouse, on essaya également l'heure décimale et la municipalité fit transformer dans ce sens l'horloge de la maison commune, dont ont confia l'entretien à un certain Monna.
Malheureusement elle avait été fort maltraitée au cours de l'opération et elle refusa de mar- cher plus de trois mois. Elle était réfractaire.
elle aussi, aux idées nouvelles: il fallut la
« rétablir dans son premier état».
Ces quelques essais, peu brillants en som- me, mal dirigés et trop vite abandonnés, furent cause du discrédit du système décimal, q u a n t à la mesure du temps.
L ' i d é e e s t r e p r i s e
On n'en reparla plus jusqu'à notre époque.
C'est à la Société de géographie de Toulouse que revient l'honneur d'avoir repris l'idée en 1893 et d'avoir demandé la division de l'heure en 100 centimes, de même que le mètre et le franc.
On comprend qu'à l'époque de la Révolu- tion, la grande masse du public fut récalci- trante à l'adoption du système décimal : mais aujourd'hui tous sont habitués à la division en dixièmes, centièmes et millièmes, et on a peine à comprendre, alors qu'elle offre un emploi si commode, que l'on tolère parallèle- ment des unités fractionnées par GO. Pour- quoi conserver l'heure divisée en OO minutes, et la minute en 60 secondes, quand une telle méthode est si gênante pour les calculs? Il y a là une véritable anomalie.
C'est ce que nos savants ont bien compris.
Kos députés eux-mêmes semblent s'intéresser à la question, puisque la Chambre vient de prendre en considération une proposition ten- dant à l'adoption de l'heure décimale.
Espérons d^nc que, celte fois, ces tentatives ne resteront pas infructueuses et que le début du XX""- siècle verra mettre à exécution les décision de la Convention nationale, concer- nant κ l'établissement du système décimal complet ».
Aux exposants de l'économie sociale
Beaucoup d'exposants de 1000, individus ou associations, inscrits dans les douze classes du groupe XVI consacré à l'économie sociale, demandent à cor et à cri comment il faut s'y prendre pour présenter utilement au public et au j u r y la parcelle de vérité que chacun pos- sède. Ces exposants ont lu le règlement géné- ral et les circulaires officielles, mais un « Petit Manuel, » un c< Guide pratique de l'exposant » leur plairait. Malheureusement, si petit qu'on veuille faire un manuel de ce genre, il serait long à préparer.
Appelé par notre rédacteur en chef à répon- dre à plusieurs questions qu'il me pose, je vais, à défaut du Manuel, donner aux expo- sants de l'économie sociale trois conseils :
1" Exposez d'une façon brève, claire, élé- gante ;
2" Affiliez-vous a u x congrès internationaux qui correspondent à voire exposition :
3° S'il y a lieu, si les circonstances vous le permettent, prenez part à l'inventaire des ins- titutions sociales de la France.
Précisons bien le caractère et la portée de ces trois conseils.
Exposition.
L'exposition des dix premières classes de l'économie sociale, 101 à 110, l'hygiène et l'assistance (classe 111 et 112 sont placées ailleurs) va remplir le rez-de-chaussée long de cent mètres et large de trente, du « Palais de l'économie sociale et des Congrès » placé au coin du Cours-la-Reine et du Pont de l'Aima.
Ce rez-de-chaussée se partage par moitié en- tre la France et l'étranger. Au premier étage seront les congrès qui occuperont une salle de 800 places, deux de 250 et deux autres de 150. A cet étage les m u r s d'une grande salle des pas-perdus seront occupés par l'économie sociale. Le palais sera fort joli, très orné, bien éclairé par de nombreuses fenêtres. Du haut de la terrasse qui le surmonte, on dominera les bords de la Seine, on y admirera de belles fêtes nautiques, et, si l'administration y installe une buvette, les congressistes pourront, comme les vieillards du célèbre c h œ u r de Fausl. voir passer les bateaux en vidant leurverre. Mais, hélas, les fidèles, je parle des exposants du rez-de-chaussée, seront bien à l'étroit dans ce temple du progrès social : il faudra se serrer, et dés maintenant, c'est mon premier conseil, je leur dis : soyez brefs.
On ne vous concédera qu'une surface res- treinte. Vous aurez beau crier, supplier, pleu- rer. Le comité d'admission et son frère le co- mité d'installation gémiront avec vous, mais ce sera tout. A l'impossible nul n'est tenu. En dehors des surfaces murales, on aura recours à d'ingénieux tourniquets dont les panneaux mobiles pourront recevoir des photographies, des inscriptions et des plans. Ces suppléments resteront encore insuffisants. Le comité du groupe XVI a protesté maintes fois contre l'êtroilesse du palais qu'on lui impose, mais il a fallu s'incliner devant la force majeure.
L'exposant du groupe XVI qui veut racon- ter son histoire en clouant des tableaux sur la muraille, doit donc se recueillir pour dire en peu de mots ce qu'il veut faire savoir d'es- sentiel. Qu'il soit clair, c'est son devoir et son intérêt, mais, encore une fois, qu'il sache sur- tout être court. Qu'il parle comme un citoyen de Sparte ou comme le télégramme d'un pau- vre. Qu'il s'efforce, en rédigeant son inscrip- tion murale, de mettre une page dans une li- gne et une ligne dans un mol. Il fera bien, s a n s doute, de montrer, par un graphique, la croissance lente ou rapide de telle ou telle partie de son œuvre, mais les courbes tracées dans ce but sur la toile ou le papier, ne pour- ront pas courir du plancher au plafond de la salle. Elle aura sepl mètres de haut, mais chacun des concessionnaires n'aura qu'une faible part du lotissement général. Il faudra donc se borner, mais, en même temps, ne pas faire s'entrecroiser sur un mètre carré d'in- nombrables lignes. 11 faut songer au grand public distrait et fatigué, qui veut tout com- prendre au premier coup d'œil. Ne vous préoccupez pas trop des vieux savants à lu- nettes qui s'armeraient volontiers d'une loupe pour déchiffrer les serpentins multicolores d'un graphique trop compliqué. Les savants et les statisticiens des deux mondes trouveront en effet leur pâture dans les livres, dans les grands et petits albums et autres documents placés sur une tablette à 00 centimètres du plancher ou dans les casiers établis au dessous d'elle.
J'ai parlé d'élégance à mettre dans votre exposition. N'allez pas croire qu'il s'agisse de faire de grands frais. J'ai en vue le charme qui résulte du sentiment de l'art appliqué à la
manière de présenter les choses. Un pauvre logis habité par de pauvres artistes peut être très élégant, tandis que le salon, sur- chargé d'or, d'un bourgeois riche el gros- sier peut être aussi commun, aussi déplaisant que son propriétaire. Qu'éprouve-t-on en en- trant dans un musée d'art? Le respect et la curiosité qu'inspire les chefs-d'œuvre et la manière dont ils sont présentés. Faites en sorte, exposants du g r o u p e X V I , de faire bril- ler le trait carractéristique de vos résultats, de le faire sauter en quelque sorte aux yeux du passant. Dites-lui que si dans un musée d'art il cherche la beauté, c'est la vérité sociale qu'il trouvera dans Ie vôtre. Attirez-le par un bel arrangement, retenez-le par l'étalage de vos trésors, et, à tout prix, empêchez-le de trouver l'économie sociale « ennuyeuse » !
Quelques indications feront comprendre ma pensée.
Je veux dire, par exemple, que la photo- graphie d'un groupe d'apprentis serait la bien- venue au-dessus d'un tas de rapports relatifs à l'apprentissage. La vue d'un atelier d'assis- tance par le travail, qu'il s'agisse de la for- mation d'un petit fagot ou du dépècement d'un vieux corset ne laisseraient pas le public indifférent: les portrais, les médaillons, les autographes des maîtres défunts de la science sociale dans les diverses b r a n d i e s , seraient pieusement contemplés: la coopération, mili- tante ou triomphante, montrerait, par de belles images, les immeubles qu'elle a acquis, les grands ateliers qu'elle a ouverts. La partici- pation, au moyen de slatistisques qui n'au- ront rien de banal, affichera le bien qu'elle a fait : il sera très facile aux sociétés d'habita- tions à bon marché d'exposer, auprès de l'ef- figie de Jean Dollfus, quelques modèles en re- lief. La foule s'arrête toujours devant les jou- joux sérieux et si un petit écriteau annonçait que ces bâtiments ont été construits à l'aide de fonds prêtés par une caisse d'épargne, les sociologues attentifs, semèleraienl à la foule.
On stationnera aussi devant une société d'é- conomie populaire réunie dans un local habi- tuel, orné de busles et de drapeaux et l'idée viendra peut être d'y mettre un phonographe qui répétera quelques mots de la dernière conférence.
N'oublions pas surtout la tablette précieuse et commode dont j ' a i déjà parlé, établie le long de chaque mur, nu-dessous de la cimaise el sur laquelle abondent les documents, bien reliés et solidement enchaînés. Au-dessus de la tablette, deux mètres seulement sont vrai- ment utilisables: la partie supérieure sera remplie d'emblèmes et d'ornements décoratifs.
La surface murale constitue l'enseignement par les yeux qui s'adresse à tous. Les livres installés sur la tablette sont ouverts a u x gens pleins de zèle qui veulent étudier.
D'une manière générale, je rappelerai ici une règle du travail artistique qui devra être observée par nos exposants. Quand un sta- tuaire, pétrissant l'argile, est en proie à la fièvre de la composition, une voix suprême, une voix d'en haut lui crie : « Que la grande masse triomphe ! Ne donne pas trop d'impor- tance a u x détails ! » A l'exposant du groupe XVI, il faut dire a u s s i : « Q u e ton idée mai- tresse, que ton œuvre principale triomphe ! Si tu as beaucoup d'idées beaucoup d'œuvres, que la plus belle, la plus féconde, la plus utile à l'humanité, soil parmi les autres, comme un grand astre entouré de satellites. »
Que doit faire une association quelconque ou un chef d'industrie dont les institutions répondent à deux ou plusieurs classes du groupe de l'économie sociale '. Cet exposant peut choisir entre deux solutions. Placer cha- cune de ces institutions dans la classe corres- pondante et fractionner ainsi son exposition, ou, s'il le préfère, pour donner plus d'éclat et d'unité à ses œuvres sociales, tout centraliser dans la classe où doit être son institution d o
. • · •ν·
LA FEDERATION HORLOGÈRE SUISSE 189
ι:
minante et se borner alors à mettre dans les autres classes un rapport sur la tablette ac- compagné d'un simple avis, sorte de carte de visite en forme de petit écriteau renvoyant le public à la classe où tout est réuni.
Il ne faudra pas oublier de faire imprimer sur feuille volante de petites notices bien rédi- gées faisant connaître tout ce que votre expo- sition pourra contenir d'intéressant. Les re- portera de tous pays et de toute langue, après
avoir pris note de vos inscriptions murales simples, brèves et claires, saisiront avec avi- dité vos notices explicatives. Quelques mots au crayon , quelques ratures et voilà leur article du soir tout fait. C'est ainsi que se poursuit la vulgarisation des idées. Les repor- ters ressemblent aux abeilles qui transportent à de grandes distances le pollen des Heurs.
J'ajoute que les classes du groupe XVI auront oui· gardiens des hommes capables de distri- uervos notices et d'y joindre des explications verbales. De véritables cicérones de l'écono- mie sociale parleront des institutions moder- nes qui nous sont chères avec autant de mé- moire et en aussi bons termes que certains vieux gardiens du palais de Versailles ou des châteaux de Blois et de Ghambord. C'est une excellente idée de notre collègue Henri Buis- son, gérant de la société ouvrière Le travail.
Congrès internationaux.
Il est évident que tout exposant du groupe XVI aura intérêt à faire partie des Congrès qui correspondent à son exposition. Il y trou- vera des éléments précieux d'information et de comparaison. Après avoir apporté son con- tingent personnel d'expériences, il remportera le fruit des éludes, des recherches, des amé- liorations faites ou réalisées dans tout l'uni- vers sur le point spécial dont il s'occupe. C'est ainsi que vers la dernière quinzaine de juillet
1900, tout coopérateur de France ou de l'étranger trouvera groupé dans le palais de l'économie sociale cinq congrès internationaux' coopératifs de la production, de la participa- tion et du crédit, puis celui de l'Alliance coopérative internationale qui les résumera tous. Le grand registre des congrès de 1900, tenu par M. le professeur Gariel, ressemble au livre de location d'un théâtre. Quinze mois nous séparent de juillet I1JOO et les demandes ont si bien afflué que pour ce mois, très ap- précié, la plupart des salles sont déjà retenues avec de minutieuses indications de jours et d'heures. Les retardataires ne pourront même pas obtenir quelques strapontins clans un cou- loir sombre.
Inventaire des institutions sociales.
Lc comité du groupe XVI, présidé par M.
Jules Siegfried, a décidé, dans sa séance du 17 mars 1899, qu'un inventaire des institu- tions sociales de la France, en forme de cata- logue, sera dressé dans les conditions indi- quées par une commission spéciale composée de MM. Cheysson, Moronel Arthur Fontaine:
cet invetaire sera fait par les soins de l'office du travail : le comité du groupe XVI a, en même temps, émis le vœux que le programme de la commission soit communiqué aux com- missaires étangprs, pour que cbuque nation puisse, comme la France, faire l'énuméralion sommaire de toutes les institutions sociales se rattachanlaux diversesclassesdugroupeXVL savoir : Apprentissage : Rémunération du tra- vail et participation : Coopération de produc- tion et de crédit : Syndicats professionnels : Syndicalsagricolesetcréditagricole, Sécurité des ateliers et réglementation du travail : Ha- bitations ouvrières : Coopération de consom- mation : Institutions de prévoyance, caisses d'épargne et de retraites : Sociétés de secours mutuel·: Assurances contre les accidents et sur la vie: Initiative publique ou privée, en vue du bien ètrp des citoyens ; Hygiène : As- sislnncepublique ou privée.
Une note jointe, au rapport de la commis- sion porte ce qui suit :
« Le projet que le comité du groupe XVI aura à cœur de mener à bien est vraiment grandiose et d'un très considérable intérêt.
« Dresser en 1900 l'inventaire de toutes les institutions sociales; de toutes les œuvres, de tous les organismes si variés, si divers que notre XIXe siècle lègue au siècle qui vient:
mettre en regard des ,progrès de l'industrie, les gigantesques efforts faits par le cœur et l'esprit humains pour adapter nos sociétés aux conditions sans cesse renouvelées du tra- vail, pouf extirper ou atténuer la misère, c'est vraiment couronner par une synthèse puis- sante, les enseignements de l'exposition d'é- conomie sociale... L'ensemble des catalogues (français et étrangers), ainsi dressés, en même temps qu'il rendrait aux peuples des services pratiques signalés, jetterait le jour le plus éclatant sur notre civilisation. »
Quelques départements et quelques villes, tout en restant compris dans l'invsntaire gé- néral de l'Office du travail, se proposent d'ex- poser séparément leurs propres institutions, sous la forme d'un rapport accompagné de monographies, de photographies et de docu- ments divers. En 1899, les départements du Nord et du Rhône ont procédé ainsi.
Conclusion
Au moment où l'exposition de 1889 se pré- parait, plusieurs hommes sérieux trouvaient grotesque le projet de créer un groupe de l'économie sociale : On peut exposer des meubles, des machines, des tissus, disait l'un mais des idées! jamais. U oubliait que les idées peuvent être expliquées clairement par des symboles. L'économie sociale représente pour l'humanité tout entière et plus spéciale- ment pour le peuple laborieux, un vaste en- semble de besoins fitatériels et moraux dont la satisfaction, plus complète d'âge en âge, constitue le progrès. Le juste salaire, la mu- tualité, la coopération, les assurances socia- les sont aussi nécessaires que l'alimentation, l'ameublement et le vêlement. Ces derniers objets rempliront à l'exposition des classes très importantes, des groupes entiers: l'étude sur place d'un bon modèle de statuts et de règlements coopératifs ou mutualistes, d'un plan de logement salubre ou d'un type de participation aux bénéfices est non moins utile que la vue d'une collection de conserves, de bouteilles bien bouchées, de meubles confor- tables et de superbes habits de gala exposés dans de belles vitrines.
En résnmé, il s'agit aujourd'hui, pour les exposants du groupe XVI. toul en mettant bien en vue leur propre mérite, de concourir à l'utilité suprême de cette exposition. En quoi consiste celte utilité ί d'abord, à dégager les solutions sociales appuyées à la fois sur la conscience et sur la méthode expérimentale, puis à proclamer et à vulgariser ces grandes solutions. On y arrivera, très facilement, en montrant les faits aux rez-de-chaussée du palais de l'économie sociale et en exposant les principes, au premier étage, dans Ie con- grès avec le concours d'une immense publi- cité.
L'humanité est toujours et partout en pré- sence de deux écoles : l'une, celle de la révo- lution qui veut toul démolir: l'autre, à la- quelle nous appartenons, qui veut conserver, en le perfectionnant, l'édifice social actuel.
Sur ses fondations qui sont la liberté; la pro- priété individuelle et l'associalion peuvent s'élever une foule d'excellentes constructions nouvelles dont l'exposition nous mettra les modèles, les plans et les devis sous la main.
On ne saurait mieux servir cette grande cause qu'en rendant l'exposition d'économie sociale de 1900 splendide. magnifique et gi-
gantesque, malgrç l'exiguité regrettable du petit local appelé à la recevoir.
(Emancipation.) Charles Robert.
Nouvelles diverses
La C o n f é r e n c e p o u r la paix semble être prise au sérieux par les Etats-Unis. Ils vou- draient surtout faire des efforts en vue de faire accepter le principe de l'arbitrage internatio- nal. Comme nous l'avons déjà dit, il serait plus pratique d'empêcher les guerres que de limiter les armements par des conventions internationales. Il est assez naturel que les Américains ne puissent plus, en présence des difficultés qu'ils rencontrent à Cuba et aux Philippines, se contenter de leur armée, qui ne comprenait que 23,000 hommes.
D'autre part, l'un des représentants de l'Al- lemagne à la conférence, le baron Stengel, professeur à Munich, s'est fait remarquer par un livre, dans lequel il s'élève contre l'idée d'une paix éternelle et oii il vante les beautés de la guerre !
En Suède, une loi contre les fauteurs
d e g r è v e s vient d'être volée par le Parle- ment, qui est, on le sait, peu libéral. D'après cette loi, la peine serait de deux ans de pri- son. La Cour suprême, à laquelle, conformé- ment à la constitution, la loi a été soumise, avant la sanction du roi, s'est unanimement prononcée contre la loi, le droit suédois ne punissant pas le fait d'induire autrui à com- metlre des faits délictueux.
S i m p l o n . — Le deuxième rapport trimes- triel au Conseil fédéral sur l'état des travaux du percement du Simpon, a paru. Nous y re- levons quelques détails spéciaux ; les chiffres relatifs à l'avancement ont été publiés à la fin de chaque mois.
La nouvelle triangulation d'ensemble, faite en 1898, comprends 11 sommets d'angles. Le résultat de cette opération accuse une erreur probable d'environ 0.55", ce qui correspond à un écart probable de (i cm., à la rencontre des deux attaques au centre du tunnel.
ANMS
Nous prions ceux de nos abonnés étrangers qui n'ont pas encore ac- quitté leur abonnement pour l'an- née 1898, de vouloir bien le faire sans retard, soit en timbres-poste, soit par mandat postal.
L'Administration du journal.
AVIS
Nous prions les personnes qui nous t r a n s m e t t e n t des offres ou des de- mandes de renseignements se rappor- tant à des annonces de bien vouloir
répéter exactement le numéro de l'an- nonce et de joindre un t i m b r e de l O c t s ou une c a r t e postale pour la réponse.
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