RECHERCHES
SURL’EFFICACITÉ
ALIMENTAIREDES
MARCS DE POMMEFERMIERS
I. —
ÉTUDE
DE LAVARIABILITÉ
DE COMPOSITION CHI-MIQUE
ET DE VALEUR NUTRITIVE DE MARCS DE POMME FERMIERS FRAISA.-M. LEROY S.-Z. ZELTER
Laboratoire de Recherches de Zootechnie, Institut National
Agronomique,
ParisPLAN DU
MÉMOIRE
I. - Introduction.
II. - Procédés d’obtention de marcs de pomme « fermiers ».
III. - Étude expérimentale.
IV. - Résultats.
V. - Interprétation.
VI. - Résumé et conclusions.
I. - INTRODUCTION
Un mémoire de
HouzEAU ( i )
remontant à1 88 7 ,
et un ouvrageplus
récentde WARCOLIIER
( 2 )
fournissent desrenseignements qui
concernent surtout lacomposition chimique
de marcs frais de pomme,produits
par l’industrie cidricole. Celle-ci netraite, cependant, qu’un
peu moins du tiers de la récolte de pommes àcidre,
estimée à 3,5 millions de tonnes en année moyenne.Les deux autres tiers de fruits sont brassés sur
place
dans lesexploitations agricoles
du nord-ouest de la France par desprocédés
bien moinsperfec-
tionnés que ceuxemployés
en usine. Ils laissentprès
d’un demi-million de tonnes de résidu depressoir, appelé
« marc fermier ». I,e contenu dece dernier en substances alimentaires
susceptibles
d’être transformées enproduits animaux,
intéresseplus particulièrement
lesrégions
cidricoles(!) Avec la collaboration technique de C. Don.an.
disposant
de réservesfourragères
hivernales peu abondantes. Mais onrencontre rarement, dans la
littérature,
des données le concernant. Une étudeexpérimentale
de la teneur en constituantschimiques
divers etde la valeur nutritive de marcs fermiers frais nous a donc paru
indispen-
sable. Elle a
précédé
celleentreprise
sur l’utilisation duproduit
commenourriture animale.
Il. -
PROCEDES D’OBTENTION
DE IIIAII(:S DE POMME« FkàRàlIElti »
On sait que la
première phase
de la fabrication de cidre consiste à presser la pommebroyée,
soumise aupréalable
à un cuvage de courte durée. Unrappel
sommaire de la constitutionmorphologique
etchimique
de cette matière
première
facilitera la connaissance dusous-produit
résultant de cette
opération,
exécutée à l’aide detechniques
très diverses.A. -
Caractéristiques morpLoloç l ique,
etchimique,
de la pommeMorphologiquement,
la pomme est constituée de trois éléments structurauxdistincts,
dont lerapport
centésimal dans le fruit est, selonW ARCOLLIER
!2! :
1l,es
principaux
constituants des cellulespolygonales
del’épicarpe
sont : des essences
odorantes,
despigments
et des substancestanniques,
localisées
également
dans lemésocarpe.
Dans la pommebroyée,
les taninss’oxyderaient
à l’air sous l’action d’uneoxydase
et se combineraient à la matière azotée. Cette dernière s’insolubiliserait ainsi sur les marcs( 2 ).
I,e contenu des cellules de la
pulpe
en suc, atteint9 6,5
à 97,5%!
Les éléments
lignifiés
etcellulosiques
yfigurent
pour 2,5 à 3,5%.
I,emésocarpe
renferme ainsi des corpssolubles, principalement
des sucres,formant un
liquide sirupeux,
extractible parpression,
et des substances insolubles(amidon,
matièrescellulosiques, composés pectiques,
substancesazotées et
minérales, etc.).
Notonsqu’une partie
seulement desprotides, présents
dans lapulpe,
passe dans lemoût,
le reste se retrouvant dans lemarc. Au cours du cuvage de la pomme, certains corps
pectiques
se coa-gulent
et s’insolubilisent. Ils sont éliminés dans les marcs.l,es
pépins, enfin,
contiennentprès
de 25%
delipides
et 40%
deleurs cendres sont constitués par de l’acide
phosphorique engagé princi- palement
dans des combinaisonsorganiques ( 2 ).
Konou,( 3 )
affirme deson côté
qu’ils peuvent
renfermerjusqu’à ig,8 %
deprotides.
Selon ULRICH
( 4 )
on rencontre dans la pomme mûre lescomposants chimiques ci-après :
eau(8 4 %),
cendres( 0 , 3 %), glucides (environ
14%), sorbitol, pectine ( 0 , 4 %),
acideascorbique ( 0 , 002
à o,o5o%),
acidesorganiques ( 1 , 5 %
avecprédominance
d’acidemalique),
tanin( 0 , 3 %), lignine ( 0 , 4 %), lipides ( 0 , 3 %), protides ( 0 , 02
à 0,1%), alcools,
esters,enzymes, vitamines
(aneurine
etriboflavine)
et des substances de crois-sance
(dans
lespépins notamment).
Cettecomposition chimique
moyennedu fruit subit
parfois
des écarts sensibles sous l’effet de facteursd’origine variétale, régionale
ou culturale. la maturation entraîne certaines modi- fications : transformation d’amidon en sucres parexemple,
ou depectose
en
pectine
soluble.B. -
Techniques
depréparation
de marcs de pomme fermiers I,a naturemucilagineuse
de la pomme nepermet
pas l’extractioncomplète
en une seule fois du sucprésent
dans lapulpe.
Pour en extrairele maximum de
principes solubles,
les marcs issus d’unepremière pression
sont soumis
fréquemment
à un ouplusieurs « remiages
». Cetteopération comporte
successivement une macération et un repressurage.l,es
pressoirs
très divers utilisés dans lesexploitations cidricoles,
sont
généralement
dutype
discontinu. La durée du pressuragepeut
varier de 45 minutes à 4heures,
selon le modèle del’appareillage employé.
Leréglage
de son intensitéqui, normalement,
doit s’exercer entre 400 et 500kg
par décimètrecarré,
est extrêmement variable d’uneexploitation
à l’autre et
pratiquement
incontrôlable. Le rendement en moût croissantavec l’intensité de la
pression,
celle-ci exerce une actionprépondérante
sur
l’épuisement
des marcs. La concentration de ceproduit
en diverscomposants chimiques
est doncsusceptible
de subir des variations pro-voquées
à la fois par les facteurssignalés précédemment, qui
influentsur la
composition
de la matièrepremière
dontproviennent
les marcs,ainsi que par la diversité des
techniques
d’extraction dejus employées.
I I I. -
ÉTUDE EXPÉRIMENTALE
!. - Matériel d’étude
Nous avons
prélevé,
entre le 15 novembre et le 7 décembre 1950, 2c! échantillons de marcs fermiers frais. Ilsprovenaient
de 25exploita-
tions cidricoles disséminées dans les
départements ci-après : Eure,
Seine-Inférieure, Calvados, Manche, Mayenne, Ile-et-Vilaine, Morbihan,
SartheDes
renseignements
concernantl’origine
des pommespressées
et les pro- cédés d’extractionappliqués
ont été notés à l’occasion dechaque prélè-
vement. Les fruits brassés étaient
généralement
constitués par des assor-timents de
plusieurs
variétés de pommes enmélange. Quatre
échantillons de marcspris
dans uneexploitation
de l’Eurecorrespondaient cependant
à des variétés de pommes nettement
distinctes,
cueillies simultanément dans un verger et traitées le mêmejour
dans des conditionsidentiques.
Par suite de la récolte
exceptionnelle
de l’année(environ
5,5 millions detonnes),
laplupart
desexploitations
n’ontpressé
les fruitsqu’une
seulefois. De sorte que 23 de nos échantillons contenaient des marcs purs issus d’une
première pression,
et 6 des marcs de secondepression,
obtenusaprès
unremiage.
Sur l’ensemble des marcsprélevés,
2provenaient
d’uneextraction par presse à
vis,
i par presse à arbres et les 26 autres par presseshydrauliques
de modèles différents.Ils étaient recueillis à la sortie de la presse et entassés dans un bocal fermant
hermétiquement.
Entourés immédiatement deglace,
les échan-tillons étaient
transportés
dans lajournée
même aulaboratoire,
etgardés
au
frigidaire jusqu’à complète analyse
duproduit.
B. -
Exposé
de méthodesanalytiques
Nous avons limité nos
investigations
audosage
des constituants que voici :1
0 Principes calorigènes. - I,e
dosage
est effectué sur la matière sèche finementpulvérisée,
obtenueaprès
dessication à 1050,jusqu’à poids
constant d’un
kilogramme
de marcs frais.Les teneurs en
protides
totaux, en substancesglucidiques (cellulose
Weende et extractifs non
azotés)
etlipidiques,
ainsi que les matières minérales ont été déterminées à l’aide detechniques classiques adoptées
pour
l’analyse
des aliments du bétail( 5 ,6). Ayant exposé
ailleurs lesprincipes
de ces méthodes( 7 )
nousajouterons
que la concentration desmarcs en sucres
réducteurs, exprimés
en sucreinterverti,
est dosée surle
liquide d’épuisement
à l’eau chaude(6o°C),
de 100g deproduit humide,
selon latechnique cuprimétrique
de Bertrand(8).
2
°
Énergie
convertible. - I,a fractiondigestible
des substancescalorigènes
brutes est calculée à l’aide de coefficients dedigestibilité
ci-après,
observésexpérimentalement
pour des marcs frais chez desruminants,
par nous et CHaR!,!T-I,i;Ry
(9) :
Matières
cellulosiques :
54,2 ; Matières azotées : o,o.Matières grasses : i2,g ; Extractifs non azotés :
7 f>, 2 .
La somme de
principes digestibles
totaux(T.D.N.)
est transformée d’abord enénergie
métabolisable à l’aide du coefficient de conversioncalorifique 3 ,6 préconisé
par FORBESet KRISS( 10 ), puis
en unités nutri-tives
(U.F.)
selon la formuleimaginée
par l’un de nous( II ),
et modifiéepar DEGAGE et GASNI!R
( 12 ).
3
°
Éléments
minéraux. - Nous ne ferons quesignaler
les méthodes usuellesauxquelles
nous avons recouru :a) Phosphove.
I,a méthodecomporte
une minéralisationsulfo-nitrique
de la substance.
Après
traitements successifs avec de l’acidenitrique,
du nitrate et du
molybdate d’ammonium,
lephosphore
est recueilli à l’état deprécipité
dephosphomolybdate d’ammonium,
que l’on dissout dans un excès connu de soudenormale,
titrée en retour avec de l’acidesulfurique
normal.b)
Calcium et insolubleclalovhydvique. Après
incinération au rouge d’unequantité
connue desubstance,
le résidu est traité d’abord à l’acidechlorhydrique, puis
à l’acidenitrique.
On redissout les éléments solubles dans de l’acidechlorhydrique.
On recueilleséparément
le filtrat destinéau
dosage
du calcium et leprécipité
contenant les éléments insolubles dans HCI.Après
alcalinisation du filtrat par del’ammoniaque,
leprécipité
forméest dissout dans de l’acide
formique
et additionnéaprès
ébullition d’une solution saturée d’oxalate d’ammonium. Le nouveauprécipité
obtenuest lavé à l’eau ammoniacale
chaude, puis
dissous dans de l’acide sulfu-rique,
et le calcium déterminé à chaud avec une solution de perman-ganate
depotassium N/ IO .
On dose l’insoluble
chlorhydrique
en calcinant leprécipité
éliminéau début de
l’opération, puis
enpesant
le résidu obtenu.c)
Chlorures. Détermination parsulfocyano-argentimétrie après
défécation auferrocyanure
de zinc. I,e résultat estexprimé
convention- nellement en ClNa.4
0 Acidité organique et alcool. - Les
dosages
sont effectués sur leproduit
humide :a) PH.
Il est mesuréélectrométriquement
à l’aide de l’électrode de verre.b)
Acides gras volatils(acides acétique et butyrique) et
acidelactique.
Nous les titrons selon la
technique
deI,epper-hlieg ( 13 ).
Les détailsopératoires
et laprécision
de cette méthode sontexposés
dans uneprécé-
dente étude
(7).
Précisons
qu’à
défaut de méthodespécifique
dedosage,
l’acide lac-tique
est déterminéaprès oxydation sulfo-chromique,
sous forme d’acideacétique.
c)
Alcool. On ledose, après
entraînement à la vapeur d’eau de l’alcool contenu dans 15 g de marc humide mis ensuspension
dans100 cm3 d’eau. Le
titrage
est effectué conformément aux indications deM ARILL IE
R et GROSFILLEY
( 14 )
par la méthode au bichromate dont leprincipe
estl’oxydation
de l’alcool en acideacétique
par le réactif sulfo-chromique.
d)
Acidité libre totale. Latechnique
consiste à extraire l’acidité libreprésente
dans unequantité
fixe deproduit
humide mis en contactpendant
24
heures avec de l’alcool. On titre avec de la soude
N/io
et onexprime
les résultats en grammes de
S0 4 H 2
p. 1000 de substance brute.IV. -
RÉSULTATS
A. - Variabilité de la
eompositioji chimique
et de la valeur alimentaire des marcs fermiers frais
Les concentrations moyennes de
composants chimiqu;
s trouvéesdans les échantillons
examinés,
ainsi que les teneurs minima et maximaobservées, figurent
dans le tableau I.13. -
Différences
intra etinterrégionales
I,e tableau II
rapporte
les écarts extrêmes constatés dans la compo- sition des marcsprovenant
d’unpérimètre
restreint ou derégions
di-verses.
l,es concentrations des marcs en
principes
nutritifsparaissent
différerbien
davantage
à l’intérieur d’unerégion
limitéequ’entre régions
diffé-rentes.
C.
- Éearts
variéLauYUn essai de pressage
séparé,
que nous avons effectué dans des condi- tionsidentiques,
avecquatre
variétés distinctes de pommes, récoltées simultanément dans un même verger,permet
de se faire une idée del’importance qu’il
y a lieu d’attribuer aux influences de caractère variétalsur la variabilité de la concentration des marcs de pomme en divers
composants.
Ces données
indiquent
que les écarts decomposition
et de valeurnutritive des marcs issus de variétés différentes de pommes sont moins
prononcés
que les variations relevées à l’intérieur d’un espace limité.D. - Influence du
remiage
Les modifications
qu’entraîne
leremiage
dans lacomposition
chi-mique
des marcs ressortent du tableau IV.I,es résultats
qui
yfigurent
concernent des marcs obtenus d’abord d’unepremière pression
etpressurés
une seconde foisaprès
avoir été soumis à un seulremiage.
Parallèlement à un
épuisement
en sucre, leremiage
semble accroîtreles teneurs des divers
principes calorigènes,
améliorant ainsi la valeur alimentaire des inarcs.V. -
IÀTI£ ItPRÉTATION
Les résultats
exposés
fontapparaître
unegrande hétérogénéité
deconcentration en éléments nutritifs dans les marcs « fermiers » frais.
Les grosses variabilités de teneurs en substance sèche et en cellulose Weende entraînent des écarts de valeur nutritive considérables : pour le
produit humide,
cette valeurpeut
varier dusimple
àplus
dutriple.
Dans ces
conditions, l’estimation,
mêmeapproximative,
de la valeur alimentaire d’un marc fermierfrais,
àpartir
d’une donnée moyenne estsusceptible
d’être entachée de très grosses erreurs. Pour être correcte, elle nécéssite au moins la connaissance de la teneur de la substance enmat ère sèche.
L’équivalent fourrager
de la matièresèche,
calculé àpartir
de lacomposition chimique,
évolue dans des limitesplus
étroites. Il est sensi-blement
plus
élevé(donc
valeur alimentaireplus faible)
pour les marcsde pomme fermiers que pour les
pulpes
de betteraves sucrières. Une teneurplus
forte dupremier
de ces aliments en cellulose brutepeut expliquer partiellement
laplus
faible valeurénergétique
de sa matièresèche dont le taux de fibres
cellulosiques,
bien que n’étant en moyenne que de 18%,
oscillefréquemment
entre 20 et 27%.
Il
importe
de noter que les marcs de pomme renferment excessi- vement peu de substancesprotidiques.
L’utilisationdigestive
de ces der-nières
semble, d’ailleurs, négligeable
chez le ruminant( 9 ).
On relèveparallèlement
une concentration relativement élevée en substanceslipi- diques,
dueprobablement
au contenu duproduit
enpépins.
Iwe taux desucre interverti est extrêmement variable. Pour les échantillons
examinés,
il s’échelonne entre o,3 et 106 g par
kilogramme
de substancehumide.
On observe une constance relative des teneurs en
phosphore
et encalcium. Celles-ci sont
plus
fortes dans les marcs que dans la betterave oudans la pomme de terre, et se
rapprochent
sensiblement des concen-trations trouvées dans les
pulpes
de betteraves sucrières. Lerapport p a
dépasse généralement
l’unité. Il est, d’autrepart,
vraisemblablequ’un
autre élément minéral que nous n’avons pas pu
doser,
lepotassium, pré-
domine
également
dans les cendres de marcs de pomme, cette base étantprésente
à haute dose dans la pomme( 2 ,i 5 ).
Les données
portées
aux tableaux II, III et IV montrent que les limites de variation de constitutionchimique
sont bienplus
étenduespour des marcs
produits
au sein d’une zone étroite que pour ceux prove- nant desrégions
ou des variétés différentes. Il semble donclogique
d’admettre que la raison
prépondérante
de cette variabilitépourrait
résiderdans la diversité des
types
depressoirs
utilisés dans lesexploita-
tions.
A la sortie de la presse, les marcs fermiers
paraissent
contenir desquantités
relativementimportantes
d’acidesacétique
etlactique
ainsique de l’alcool. L’acide
butyrique,
en revanchen’y figure qu’en
faibleconcentration et se rencontre
plus
rarement. Lesprécautions prises lors
du
prélèvement
et dutransport
des échantillonspermettent
de supposer que ces substances ne se sont pas forméesaprès
le pressage mais ont vraisemblablementpris
naissance avant cetteopération,
au cours ducuvage aérobie ou anaérobie de la matière
première.
L’acidité
ionique
des marcs frais estgénéralement
élevée. Cette cons-tatation
s’explique
par le contenu duproduit
en acidesorganiques
defermentation et par l’acide
malique
que la pomme renferme en fortes concentrations( 2 , 4 ).
Cecipourrait
avoir desconséquences physiologiques
pour
l’animal, qu’il importe d’étudier,
etégalement technologiques,
enraison du rôle
important
quejoue
lepH
initial dans la conservation parensilage,
des matièresvégétales
aqueuses.VI. -
RÉSUME
ET CONCLUSIONNous avons
procédé
à de nombreuxprélèvements
de marcs depomme frais
produits
dans lesexploitations cidricoles,
et avons étudiéleur
composition chimique.
Les donnéesanalytiques
font ressortirplus particulièrement
des variations considérables de leur contenu, en matièresèche,
en celluloseWeende,
et en sucres. Pour l’évaluation - mêmeapproximative
- de la valeur nutritive de cetaliment,
ceciimpose
lanécessité de doser au moins la teneur du
produit
en substance sèche.L’extrême variabilité du’taux de celle-ci
pourrait
êtredavantage
occa-sionnée par
l’hétérogénéité
detechniques
depression employées
dansles
fermes,
que par des influences de caractère variétal ourégional
exercéessur la matière
première
dont sont issus les marcs.En ce
qui
concerne l’alimentation dubétail,
le marc de pomme« fermiers » se
présente
comme unproduit
renfermant unequantité
substantielle de
principes calorigènes susceptibles
de constituer une sourceintéressante
d’énergie
alimentaire pourl’animal,
maisdépourvu
totalementde
protides
utilisables. Sa richesse excessive en élémentscellulosiques
et en substances de nature
pectique ( 1 6, 17 ) pourrait cependant
limiterles
possibilités
d’utilisation duproduit
comme nourriture animale enparticulier
chez lemonogastrique.
I,’étendue de cespossibilités
seraprécisée expérimentalement.
(Reçu Pour publication le
6novembre 1,9: J3 )
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