VARIATIONS DES TAUX ÉNERGÉTIQUE ET AZOTÉ
DANS L’ALIMENTATION DU PORC EN CROISSANCE
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
Y. HENRY A. RÉRAT
E. ENGRAND H. BOUSQUET Station de Recherches sur
l’F J e, ’ age
des Porcs,Centre tzatiorzal de Recherches
éootechniques,
J ouy-en-] osas( S eine-et-Oise)
SOMMAIRE
Deux expériences successives sont réalisées sur 88 porcs de race Large il’hile, entre 20et 90kg
de
poids
vif, afin d’étudier l’influence des variations des tauxénergétique
et azoté durégime
sur la croissance, la consommation et lacomposition
corporelle. A cet effet, on utilise desrégimes
semi-synthétiques
renfermant une source azotéeunique
(farine depoisson
de Norvège),d’origine
et decomposition
connues ;l’augmentation
du tauxénergétique
est obtenue en introduisant de l’huile d’arachide en remplacement de l’amidon. Lapremière expérience
porte sur lacomparaison
de deuxrégimes
à r6 p. 100de protéiues depoisson
et renfermantrespectivement
5et rz p. ioo d’huile d’ara- chide. La deuxièmecomprend
lots, distribués suivant un schéma factoriel : 2taux deprotéines
depoisson ( 1 6
et 8 p. 100) et 2taux d’huile d’arachide( 5
et r 5 p.100 ) correspondant respectivement
à1 , 2
et r,! U.F. par kg de régime. Les animaux, provenant de
l’élevage expérimental
deJouy-en-
Josas, sont élevés en loges i.idividuelles et nourris suivant la méthode semi ad libitum.L’augmentation du taux
é:1ergéique
dv régime(de
1,2 à i, jU.F.jkg environ)
ne se traduitque par une faible amélioration de la vitesse de croissance (2 ,=; à 3p. too) entre 20et go kg de
poids
vifaux deux niveaux azotés considérés ; la
quantité
moyennejournalière
d’alimentingérée
est nettementréduite, mais la consommation
d’énergie
est plus élevée( 5
p. 100 enplus) ;
les animaux sontplus
gras à l’abattage, tandis que l’efficacité
énergétique
est la même pour les deux taux delipides.
Pourchacun des critères étudiés, il n’existe aucune interaction entre le taux azoté et le taux
énergétique.
L’évolution des critères en fonction de l’âge fait apparaître une amélioration sensible de la crois-
sance au cours des 6
premières
semainesd’expérience,
c’est-à-dir,jusqu’à
40kg
depoids
vif(11!-
120
jours
d’âge),lorsqu’on
accroît le niveauénergétique
de la ration de 1,2 à 1,tI!.F./kg.
Cetteamélioration est due
principalement
à une augmentation notable de la consommationd’énergie,
laquantité
de nourritureingérée
étant au moins égale ousupérieure
à celle enregistrée dans le lot témoin.Compte
tenu des observationsprécédentes,
lejeune
Porc semblerépondre
favorablement à unenrichissement du
régime
enlipides,
mais iln’ y
a pas lieu d’utiliser ce type derégime
au-delà de40kg de
poids
vif aurisque
de nuire v laqualité
de la carcasse.- .- -.-
INTRODUCTION
Les nombreuses recherches
portant
sur l’étude durapport azote-énergie
dansl’alimentation des volailles
(H I I«1,, 19 6 2 )
ont montré la nécessité de réaliser unéqui-
libre convenable entre les fractions azotée et
énergétique
durégime.
A la suite de cesobservations,
un certain nombre d’auteurs ont étudié chez le Porc l’influence du tauxénergétique
sur lacroissance,
la consommation et lacomposition corporelle, grâce
àl’introduction dans la ration de
proportions
variables degraisses
alimentaires. D’une manièregénérale,
il a été observé que les animauxqui reçoivent
desrégimes
richesen
lipides présentent
une croissanceaméliorée,
mais sontplus
gras àl’abattage (C
LAWSON
, ig6i ;
MoRGAV et ROBIKso:-r,y 6 2 ;
LEWIS,19 6 3 ).
Dans certains cas,cependant,
la vitesse de croissance n’est pasmodifiée,
pasplus
que laqualité
descarcasses. En
réalité,
cettedivergence
dans les observations des différents auteurspeut
être attribuée pour unelarge part
aux conditions variablesd’expérimentation.
En
particulier,
le niveauénergétique
et la nature des sourcesénergétiques
durégime
diffèrent d’une
expérience
àl’autre ;
il en est de même du taux de matières azotées et de la nature de ces dernières. Deplus,
laqualité
desmélanges
azotés utiliséspré-
sente souvent des variations d’un lot à l’autre au sein d’une même
expérience,
tandisque la consommation
d’énergie,
au lieu d’être mesuréedirectement,
faitl’objet
leplus
souvent d’unesimple
estimationd’après
les tables ou les résultatsd’analyse.
Les observations
précédentes
nous ont conduit à étudier l’influence durapport azote-énergie
dans l’alimentation du Porc encroissance,
en faisant varier les tauxénergétique
et azoté dans desrégimes semi-sy nthétiques
renfermant une sourceazotée
unique, d’origine
et decomposition
connues, et des sourcesénergétiques purifiées.
MÉTHODES EXP!RIMEI!TTAI,ES
ETMATÉRIEL UTILISÉ
Deux
expériences
ont été réalisées sur 88 porcs de raceLarge
ivkiie, entre 20et 90kg
depoids
vif,dans le but d’étudier l’influence des variations des taux
énergétique
et azoté durégime
sur la crois-sance, la consommation et la
composition corporelle.
La source azotée utilisée est une farine depois-
son de
Norvège
dont lescaractéristiques
ont étéprécisées
dans unepublication
antérieure(RÉ RAT
et HENRY, i964). Les variations du tauxénergétique
sont obtenues en introduisant de l’huile d’arachideen
remplacement
de l’amidon.Le schéma
expérimental
et lacomposition
desrégimes
sontrapportés
dans le tableau i.L’expé-
rience A porte sur la
comparaison
de 2régimes
dont le tauxprotidique (i6
p. ioo deprotéines
depoisson)
a été reconnuoptimum
pour la croissance dans une étudeprécédente (RÉ RAT
et HENRY,19 6 4
) ; ils renferment
respectivement
5et 12 p. 100d’huile d’arachide.L’expérience
B est conçue suivant un schéma factoriel comportant :2taux de
protéines
depoisson,
nettement distincts : 16 et 8 p. ioo;2 taux d’huile d’arachide : 5 et i5 p. 100.
Les taux azoté et
énergétique,
dans chacun des lots, sont maintenus constants au cours de lacroissance pour faciliter
l’interprétation
des résultats.Les animaux,
pris
au sevrage, sont mis enexpérience après
unepériode préexpérimentale
dedeux semaines, à un âge moyen de 74
jours,
en tenant compte del’origine,
du sexe et dupoids
ini-tial. Ils sont élevés en
loges
individuelles etreçoivent,
en administration semi ad Libiturrc, 3 repas courts de 20à 30minutes parjour ;
ces derniers sont distribués à l’état humide, à raisonde parties
d’eau pour une
partie
d’aliment. Les consommations de nourriture sontenregistrées quotidiennement
et les pesées des animaux ont lieu
régulièrement
tous les 14jours.
Après abattage,
les carcasses sontpréparées
suivant ladécoupe parisienne.
Les critères retenus pour l’étude de lacomposition corporelle
sont : le rendement, les pourcentages de morceauxmaigres (jambon
-!longe)
et de morceaux gras(bardière
-f- panne) dans la carcasse,l’épaisseur
du larddorsal
(moyenne
des mensurations au niveau du dos et durein).
Les teneurs en
énergie
brute desrégimes
ont été déterminées à l’aide de la bombecalorimétrique.
Les valeurs
fourragères correspondantes, d’après
les chiffres cités par FINGERLING(r 953 )
pour l’éner-gie
nette des différents composants, sont de l’ordre de 1,2 et 1,4 U.F.respectivement
pour 5 et 15p. 100 d’huile d’arachide.RÉSULTATS
i. - Croissance et consommation
Les résultats
généraux
de croissance et deconsommation,
pour lapériode
totaleet pour les intervalles de
poids
20-60kg
et6o-go kg,
sontrapportés
dans le tableau 2.D’une manière
générale, l’augmentation
de laproportion
d’huile d’arachide dans lerégime
ne provoque aucune améliorationsignificative
de la vitesse de croissance entre 2o et go
kg
depoids vif,
aux deux niveaux azotésconsidérés ;
il en est de même pour lespériodes
20-60kg
et6o-go kg.
En mêmetemps,
la consommationjournalière, expri-
mée en
kg d’aliment,
est notablement réduite(respectivement
10et
p. 100en moins dans lesexpériences
A et B sur l’ensemble de lacroissance). Exprimée
enénergie
brute,
elle n’estpratiquement
pas modifiée dansl’expérience A,
alors que dansl’expé-
rience
B,
pourlaquelle
les variations du tauxénergétique
sontplus importantes,
elleest
significativement plus
élevée au niveauénergétique supérieur (respectivement
3 et 5 p. 100en
plus
pour 16 et 8 p. 100 de matièresazotées).
Dans tous les cas, laquantité d’énergie
consommée parkg
degain
est la même pour un niveau azotédonné, quelle
que soit lapériode envisagée. L influence
du niveau azoté estparticulière-
ment nette pour tous les critères et similaire à celle mise en évidence lors
d’expériences
antérieures
(RÉ RA T
et HENRY,z96d1.
L’évolution des critères en fonction de
l’âge,
décrite dans lafigure
i, si elle nefait ressortir aucune différence
globale
entre les lots à 60kg
et ookg
depoids vif,
met néanmoins en évidence une netteaugmentation
de la vitesse de croissance au coursdes six
premières
semainesd’expérience
chez les animaux recevant lesrégimes
lesplus énergétiques (lots
II,, etIi&dquo;,,) ;
la consommationjournalière
de matière sèche estpratiquement
la même(régime
à 16 p. 100 deprotéines)
ousupérieure (régime
à8 p. 100 de
protéines) ;
il en résulte que laquantité d’énergie ingérée
est nettementplus
élevée que dans les lots témoins.L’interprétation statistique
des résultats à l’issue de cettepériode
fait d’ailleursapparaître
une influencesignificative
du niveauénergétique
sur la vitesse de croissance et la consommationd’énergie.
La consomma-tion
d’énergie
en fonction dupoids
vif est toutefois peu différente d’un lot à l’autre(fig.
2 ) .
2
. -
Composition corporelle (tabl. 2 )
Les variations de la
composition corporelle
en fonction du tauxénergétique
vont dans le même sens que celles de la consommation
d’énergie. Ainsi,
dansl’expé-
rience
A,
lacomposition corporelle
est la même pour les deuxlots,
tandis que dansl’expérience
B, les animaux recevant lesrégimes
enrichis enlipides
sontsignificati-
vement
plus
gras que ceux des lots témoins. Par contre,l’augmentation
du taux azotéentraîne une diminution de
l’adiposité.
De même que pour la vitesse decroissance,
il n’existe aucune interactionsignificative
entre les niveauxénergétique
et azoté.3
. -
Influence
du sexe(tabl. 3 )
Étant
donné quel’expérience
Bcomporte
le même nombre derépétitions
avecdes animaux mâles et
femelles,
il a étéprocédé
àl’analyse statistique
de l’influence du sexe sur les différentscritères ;
remarquonscependant
que le test F a été effectué parrapport
à la variance résiduelle de l’effetblocs, correspondant
à 12degrés
deliberté contre 3c! pour la variance résiduelle estimée sur l’ensemble des données.
Comme le montre le tableau 3, les femelles
présentent
une vitesse de croissancesigni-
ficativement
plus
lente et une consommationd’énergie plus
faible que lesmâles,
tandis que l’efficacitéénergétique
durégime
est la même. Dupoint
de vue de la com-position corporelle,
les femelles sontplus maigres
que lesmâles,
mais le rendement n’est pas différent.DISCUSSION
I,es résultats obtenus dans la
présente
étude montrent que l’introduction delipides
dans lerégime
provoque une amélioration faible ouinsignifiante
de la vitesse de croissance entre 20et 90kg
depoids
vif et que les animaux sontplus
gras àl’abattage
En
réalité,
cetteaugmentation
del’adiposité
est en relation avec une consommationd’énergie
accrue, comme l’ont observé par ailleurs PERRY et al.(195 9 ) ;
Bowr,ArrD
(1962) ; Ha y s,
WAGNER et CLARK(rg6 3 ). Ainsi,
dansl’expérience B,
lesanimaux recevant les
régimes
à z5p. 100d’huile d’arachide ont une croissancelégère-
ment
supérieure,
une consommationd’énergie significativement plus
élevée et sontnettement
plus
gras que ceux du lottémoin,
alors que dansl’expérience
A la compo-sition
corporelle
est la même pour des niveaux de croissance etd’ingestion d’énergie comparables.
Laconséquence logique
de cequi précède
est que l’indice de consom-mation, exprimé
enénergie
brute par unité degain
depoids
n’estpratiquement
pas modifiélorsqu’on
élève le tauxénergétique
de laration, puisque
l’amélioration de la vitesse decroissance, lorsqu’elle existe,
estaccompagnée
d’uneaugmentation
ducontenu
énergétique
dugain
depoids. Remarquons,
parailleurs,
que si les variations du tauxénergétique
n’ontqu’une
influence réduite sur la vitesse decroissance,
cecipeut
être attribué à lagrande
richesse enénergie
de tous lesrégimes utilisés,
même lerégime témoin ;
les valeursfourragères correspondantes
sont ainsicomprises
entre1 ,
2 et lA
U.F.,
selon le taux delipides,
contre 0,9à i,o U.F. pour lesrégimes
habi-tuels,
etl’amplitude
de laréponse
aurait étéprobablement plus
forte si la ration de base avait été moins riche enénergie.
L’influence du sexepeut s’expliquer
de la mêmefaçon
par une intensité de croissanceplus
forte et une consommationd’énergie plus
élevée chez les mâles que chez les femelles.
Le fait
qu’il n’y
ait aucune interaction entre l’influence du tauxénergétique
etcelle du taux azoté dans nos
expériences
doit êtresouligné.
Il est en effetgénéralement
admis que l’évolution de la croissance et de la consommationd’énergie
en fonctiondu taux
énergétique
est la même aux différents niveauxazotés,
sauf toutefois lors-qu’il s’agit
derégimes
renfermant un faible taux de matières azotées ou desprotéines
de mauvaise
qualité ;
dans ce cas, onenregistre
unedépression
de la croissance con-sécutive à un
déséquilibre
entre les fractions azotée eténergétique (C LAWSON
etal., 19
6 2
;
Lowrt!y etal., i 9 6 3 ).
Dans laprésente étude,
aucontraire,
l’évolution des critères est la même pour des taux azotés très différents.Ainsi, quel
que soit le taux azoté durégime,
l’addition delipides
se traduit parune
légère augmentation
de la vitesse de croissance et ce fait est d’autantplus
sen-sible que l’animal est
plus jeune.
Dans le cas desrégimes
à taux élevé deprotéines l’explication
estsimple : compte
tenu de la haute valeurbiologique
desprotéines
depoisson, l’énergie représente
le facteur limitant durégime
et le besoin azoté de crois-sance reste
largement
couvert, endépit
de la réduction de consommationprovoquée
par l’addition de
lipides.
Au taux azoté leplus faible,
l’addition delipides
provoqueau
contraire, pendant
sixsemaines,
uneaugmentation
de la consommation de matièresèche;
la satisfaction du besoin azoté étant ainsi réalisée dans d’aussi bonnes condi-tions,
iln’y
a aucune raison pour que la vitesse de croissance soit ralentie.En ce
qui
concerne lacomposition corporelle,
il ne semble pas nonplus qu’il
existe une interaction entre le taux
énergétique
et le taux azoté(ou
lerapport énergie /
matières
azotées).
Autrementdit, quel
que soit le taux azoté de laration,
l’élévation du niveauénergétique
provoque la formation de carcassesplus
grasses. Si l’on consi- dère l’effet propre du tauxazoté, l’augmentation
de ce dernier se traduit par une amélioration de laqualité
des carcasses, ainsi que cela adéjà
été antérieureent démontré(RÉ RA T
et HENRY,z96.!).
Enfin,
un dernierpoint
mérite d’être noté. C’estpendant
sonjeune âge quele
Porc
répond
leplus
favorablement à uneaugmentation
du tauxénergétique
durégime
et ce fait est essentiellement lié àl’augmentation
de la consommation d’éner-gie.
Cette observation confirme les travaux de divers auteurs(SEWEi!,
THOMAS etP RICE
,
ig6i ;
Rosmsov,i 9 62).
Par contre, au-delà de 40kg
depoids
vif(corres- pondant
àm 5 -r2o j d’âge)
iln’y
a pas lieu d’accroître le niveauénergétique
au-dessusde 1,2
U.F., puisque
la vitesse de croissance n’est pas différente et que les carcasses sont nettementdépréciées.
D’autres études seront nécessaires pour déterminer le tauxoptimum d’énergie
dans la ration aux différents stadesphysiologiques
de lacroissance.
Reçu pour
publication
en mai i96¢.SUMMARY
EFFECT OF LEVELS OF ENERGY AND PROTEIN ON PERFORMANCE AND CARCASE COMPOSITION OF GROWING-FINISIII:VG PIGS
Two
experiments
were done on 88Large
Whilepigs
from 20 to 9°kgliveweight,
tostudy
theeffect of different levels of energy and
protein
insemi-synthetic
diets ongrowth,
feedconsumption
and
body composition. Herringrneal
of knownorigin
andcomposition
was used as theonly
sourceof protein and energy was increased
by replacing
starch withgroundnut
oil.In the first
experiment (A),
two groups of 16pigs
weregiven
diets with 16 p. 100protein
sup-plied by
the fishmeal and 5 or 12p. 100groundnut
oil(table i).
In the secondexperiment (B),
fourgroups of 14
pigs
were comparedaccording
to a 2 X 2factorial design : diets had two levels of pro-tein, 16 and 8 p. ioo, and two levels of
groundnut
oil,5 and
i5 p. 100. The animals were alloted to groupsaccording
to litter, sex and initialweight,
and were fed in individual pens.They
weregiven
as much as
they
could eat in 20to 30minutes 3 times aday.
An increase in the energy of the diet from 1.2 to r.4 Scandinavian feed units per
kg
gave a smallimprovement
of 2.5to 3p. 100inliveweight gain during
the wholeperiod
ofgrowth (table
2)with either level of
protein.
The meandaily
intake of feed was reduced but intake of energy was5p. 100 more than on the control diets. Percentage of fat in the carcase was increased. Feed efficiency,
expressed
as total intake of energy per unitliveweight gained,
was the same at the two levels ofenergy. fliere was no interaction between levels of energy and of
protein.
Moreprotein
gavesigni- ficantly
more efficient gains and leaner carcases. The influence of sex was studied also : barrowsgained significantly
faster and hadsignificantly
more fat in the carcase than didgilts
(table 3).When we consider performance in relation to age it can be seen that the
liveweight gain
wassignificantly improved during
the first six weeks of theexperiments,
up to 115to 120days
of age and 40kgliveweight (fig.
i). Thisimprovement
was related to an increased intake of energy ; the amount of feed eaten was at least as much as on the control diet.From these observations, it seems that the young
pig responds favourably
to an enrichmentof the diet with fat, but there is no
advantage
fromcontinuing
such a dietbeyond
40kgliveweight
since carcasses would be reduced in
quality.
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