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Texte intégral

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I0IS

reflets

fRIBOURGEOlS REVUE bimensuelle

7 DÉCEMBRE 1990

If 23 Fr.3-50

(2)

Limage de jumeaux de quelques mois est toujours attendrissante, pour ne pas dire une grandeur d'âme. Deux petits visages qui jet¬ tent un regard étonné sur leur environnement, un monde nouveau, ne peu¬ vent que nous émouvoir. Cela est vraiment merveil¬ leux, mais force est de cons¬ tater qu'il n'est pas aisé de les élever.

Si parfois les parents sont quelque peu désorientés tant sur le plan financier que psychologique, les ijumeaux apportent non seulement de nombreuses satisfac¬ tions et une joie intérieure intense, mais aussi un enri¬ chissement intellectuel.

Une antenne fribourgeoise de l'Association de jumeaux a été créée en juillet de cette année. Il y a peu de temps, elle a organisé à Bulle une rencontre de parents de ju¬ meaux dont le but est de mieux se connaître, de favo¬ riser les contacts et les échanges d'idées, mais aussi de prendre la température auprès des membres qui, à l'heure actuelle, sont au nombre d'une vingtaine dans le canton de Fribourg.

Cette organisation a d'autre part comme objectif d'aider les parents de jumeaux en difficulté, de les soutenir mo¬ ralement, ainsi que de sensi¬ biliser la population aux pro¬ blèmes que peuvent connaître les jumeaux et leurs parents.

Jumeaux, triplés et

plus

Il est évident que le fait, d'avoir des jumeaux, des tri¬ plés ou plus, cela signifie qu'il faudra se procurer à double ou à triple: layette, berceau, poussette, vêtements, sou¬ liers, etc. Une charge pécu¬ niaire qui peut devenir lour¬ de pour un couple qui ne bénéficie pas d'un revenu suffisant. A ce souci finan¬ cier s'ajoute encore un choc psychologique chez certains parents qui se voient con¬ frontés à une situation nou¬ velle et souvent inattendue.

C est dans cet objectif que Anne Schmitt-Bourquenoud, de Villars-sur-Clâne, et Claire- Lyse Rouiller-Gavillet, de Bionnens, toutes deux mè¬ res de jumeaux, ont lancé l'antenne fribourgeoise et en assument la responsabili¬ té. Leur travail d'information se fait la plupart du temps dans l'ombre. Leur dévoue¬ ment est remarquable en ce sens qu'en plus de leurs acti¬ vités familiales elles se tien¬ nent à disposition des pa¬ rents de jumeaux pour leur donner des conseils.

Précisons encore que la section de notre canton a resserré ses liens avec les an¬ tennes jurassienne, genevoi¬ se, neuchâteloise et depuis peu avec celles des cantons de Vaud et du Valais, lesquel¬ les sont toutes affiliées à l'As¬ sociation romande d'entrai¬ de des jumeaux, triplés et plus, une organisation qui a été créée en octobre 1987 par Geneviève et Alain Du- brez. Forte aujourd'hui de 350 membres, elle a réussi à organiser chaque année un rassemblement, le premier à Lausanne, le second au Signal-de-Bougy, le troisième à Vaumarcus, tandis que le quatrième est prévu pour l'été 1991, au Pays de Fri¬ bourg.

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SOMMAIRE

7 DECEMBRE 1990 N° 23

Quand la santé se chiffre par millions! Après une transformation et une rénovation qui a duré près de quatre ans, l'Hôpital Daler se présente au¬ jourd'hui comme un hôtel ultra-moderne avec tout l'équipement nécessaire au corps médical et le confort souhaité par les patients qui, dès le seuil franchi, se sentent déjà mieux! Une réalisation qui a coûté 11 millions à la Fondation.

„et»*#***'

L'ESPRIT DU TEMPS Limites du libéralisme

ENVIRONNEMENT Les dégâts dans les forêts

TOURISME Faits d'hiver

CROQUE-NOTES

Cadets et vétérans musiciens

fribourgeois 10 IDÉES CADEAUX

Bonheur: un livre de Maurice Métrai L'espace d'une chanson

Les Narcisses du Diable 13 ECOLES ET EDUCATION

Dies Academicus à l'Université

de Fribourg 24

Cadets et vétérans musiciens

LAssociation cantonale des cadets musiciens et l'Asso¬ ciation fribourgeoise des musiciens vétérans ont tou¬ tes deux tenu leurs assises annuelles récemment. La première a décidé d'ouvrir son camp musical à tous les jeunes du canton et d'assu¬ rer une meilleure coordina¬ tion avec la Société canto¬ nale des musiques. La se¬ conde a eu la visite de Mme Roselyne Crausaz, conseil¬ lère d'Etat, qui s'est plu à re¬ lever l'enrichissement de la musique dans ce canton.

LE MONDE LITTERAIRE Vie et Mystère des mots

Nos lieux-dits 26

SOCIAL

Institut Saint-Joseph centenaire Un nouveau complexe

pour l'Hôpital Daler 27 LES SPORTS

La Corrida bulloise

Une heure avec le FC Marly 34 REGARDS SUR...

Nouveau bâtiment communal à Léchelles

Le parking des Alpes à Fribourg 45 ÉCONOMIE

Bilan du Comptoir de Payerne

Institut Saint- Joseph centenaire Déjà un siècle que ce Cen¬ tre scolaire pour déficients auditifs est au service des enfants qui souffrent de pro¬ blèmes de langage ou qui sont malentendants. Il y aura également vingt ans l'an prochain qu'il est im¬ planté sur la colline du Guintzet, à Villars-sur- Glâne. Pour marquer cet événement, un cahier spé¬ cial a été réalisé sur cet Institut.

CULTURE

Six nouveaux mainteneurs du patois 51

NOTRE COUVERTURE LE TILLEUL ET LA PLACE DE L'HÔTEL-DE-VILLE

«J'aime peindre les arbres. Ceux qui ont été coupés, ceux qui ont subi l'homme. Si ces aveugles avaient eu une sensibilité, ils l'au¬ raient encore mieux soigné, momifié avec amour, cajolé, notre tilleul. Il était encore bon pour des centaines d'années. Je l'ai peint, in memoriam.»

Armand Niquille, artiste peintre Photo tirée du livre «Niquille- paru aux Editions Fragnière.

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L'ESPRIT DU TEMPS

LIMITES DU LIBÉRALISME

il est toujours bon de commencer par définir les termes qu'on emploie. Le dictionnaire donne-t-il toujours la bon¬ ne définition? En voici une: «la doctrine libérale qui peut se condenser dans la célèbre formule «laisser faire, lais¬ ser passer» préconise la liberté du travail et des échan¬ ges et la non-intervention de l'Etat en matière économi¬ que». Je suis bien persuadé que beaucoup de libéraux ne se reconnaîtront pas dans cette définition. Force est de constater que l'on peut toujours trouver des formules sans pour autant focaliser toutes les subtilités des inter¬ prétations possibles. Mais enfin, nous ne sommes pas loin du centre du débat.

Sv«» v - Photo: Maggie Murray-Lee/UNICEF

LE BOUT I)E L'OREILLE Ce n'est que par le recul du temps qu'on peut porter des ju¬ gements plus sûrs. Les systèmes économiques totalitaires ren¬ dent l'âme, preuve éclatante que le libéralisme économique fait mieux, puisqu'on le prie de por¬

ter secours aux pays dans la dé¬ bâcle. Il n'est cependant pas in¬ terdit de s'interroger. Et si c'était justement le libéralisme effréné du XIXe siècle qui a engendré les réactions communistes et fascistes, deux réactions sœurs car elles avaient pour objectifs

de régenter les consciences et les libertés fondamentales? That is the question, disait Shakes¬ peare...

Daniel Rops, dans «Ce qui meurt, p. 116», écrivait ceci: «Nous sommes actuellement dans la période du libéralisme qui n'ose plus dire son nom et fait sournoisement appel à l'Etat, son vieil adversaire, sous prétexte de défendre ses meil¬ leurs principes». Cela invite à prendre

LA MESURE DU DÉBAT On a vu s'affronter, il y a peu, des opinions diverses à la suite des hausses des taux hypothé¬ caires. Prendre la défense des banques équivaudrait à se faire lapider en pleine rue, et je pense tout à coup à ce vieux rusé pay¬ san qui disait: «Seigneur ayez pitié de nous, jetez des pierres aux autres». Est-il possible, par exemple, de demander aux ban¬ ques de donner du 71/2% à l'épargne courante et de prêter cet argent au 6% pour des hypothèques? Cependant, il y a un mais... les défenseurs du libé¬ ralisme nous disent qu'il est vrai que le système en laisse dans le fossé. Alors, il faut les aider en diminuant les impôts dus par les faibles revenus, en mettant une sourdine à l'imposition du capital-épargne et de son reve¬ nu, en aidant ceux qui ont be¬ soin... Pourquoi pas? Mais je vois aussitôt que c'est un clin d'œil à l'Etat et la formule que je n'invente pas me saute à l'es¬ prit: privatiser les bonnes affai¬ res et socialiser les risques. Si le libéralisme permet d'engranger, ne pourrait-il pas, lui aussi, sup¬ porter une part de la facture des aides qu'il préconise? Aider qui a besoin, encore un beau mou¬ vement du coeur. Quand on réa¬ lise ce que ça donne? En fiscali¬ té, la déduction sociale pour enfants n'est pas fonction du re¬ venu, mais du nombre d'en¬ fants. C'est vite vu où le bât blesse.

Nous sommes de plain-pied dans la complexité de l'Etat mo¬ derne. D'immenses progrès so¬ ciaux ont été accomplis, mais on ne peut toucher à un certain seuil de niveau de vie sans que les lésés s'agitent et paralysent et l'économie et l'Etat. On voit mieux cela dans les pays à fort chômage. Des signes font s'allu¬ mer des voyants dans notre pays, aussi.

IL FAUT DES RÈGLES Si le libéralisme veut se donner les chances les meilleures d'être pris au sérieux, il doit consentir à des règles peu nombreuses, simples, mais efficaces. On par¬ le de jeu économique. Le foot¬ ball s'exerce sur le terrain, libre¬ ment, par deux équipes. Cependant, il serait impratica¬ ble sans des règles et sans arbi¬ trage. Un penseur a dit qu'il fal¬ lait se discipliner soi-même pour ne pas être discipliné par les autres. A l'évidence, le libéra¬ lisme est à même de fixer certai¬ nes règles de conduite. Si elles sont bonnes pour l'intérêt géné¬ ral, l'Etat n'aura pas à interve¬ nir. Dans le cas des narco- dollars, toutes les économies sont peu ou prou impliquées et qu'est-ce qu'on voit aujour¬ d'hui? De draconiennes mesu¬ res étatiques se mettre en place, aux USA, en Colombie et aussi en Europe. L'argent sale n'est qu'artifice de langage, ce qui est sale c'est l'effondrement de cer¬ taines règles morales. Obliger de pauvres paysans du tiers monde, par le seul fait de con¬ traintes économiques féroces, à cultiver des plantes maudites, indique assez où sont les vrais coupables.

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ENVIRONNEMENT

Toujours plus de bois est utilisé pour l'artisanat.

L'INVENTAIRE FORESTIER NATIONAL: UNE INTERPRÉTATION DE POLITIQUE FORESTIÈRE TEMPETE ET DÉGÂTS DANS LES FORÊTS

L'ouragan des 26/28 février 1990 a causé des dégâts considé¬ rables dans les forêts suisses. Quelque 3,5 millions de m' de bois ont été brisés ou renversés, ce qui correspond à 80% des ex¬ ploitations de bois annuelles moyennes. Ces dégâts sont les plus graves que nos forêts aient connus au cours de ce siècle et, ce qui est frappant, c'est que l'étendue des dégâts n'a cessé d'augmenter de 1900 à nos jours. Tous les cantons ont été touchés par l'ouragan de février, à des degrés divers. Les dégâts sont particulièrement impor¬ tants dans les cantons de Glaris, de St-Gall, des Grisons et du Va¬ lais, en Suisse centrale et dans l'Oberland bernois. Ce sont donc les forêts de montagne qui ont été le plus gravement attein¬ tes et elles ne peuvent plus rem¬ plir que partiellement leurs fonctions de protection contre les avalanches, les chutes de pierres et l'érosion.

Les pays étrangers n'ont pas été épargnés par l'ouragan. En Al¬ lemagne fédérale, les dégâts re¬ présentent 52 millions de m3 de bois, en France 15 millions, en Tchécoslovaquie 7 et en Angle¬ terre 6. Dans l'ensemble de l'Eu¬ rope centrale et orientale, les tempêtes de février ont occa¬ sionné 100 millions de m3 de chablis.

Mesures nécessaires

Dans les endroits menacés par la destruction des forêts (agglo¬ mérations et voies de chemins de fer), les bois abattus par la

tempête ont été évacués et ex¬ ploités. Des ouvrages de défense seront construits pour protéger ces biens matériels contre les chutes de pierres, les éboule- ments, l'érosion et les avalan¬ ches. Le déblaiement des surfa¬ ces situées à proximité immédiate de ruisseaux et de ra¬ vins est également prioritaire: des troncs emportés par les crues pourraient en effet obs¬ truer les cours d'eau et provo¬ quer des inondations.

Les bostryches risquent de pro¬ liférer de façon menaçante. Les services forestiers locaux sur¬ veillent donc les forêts touchées et font intervenir leur main- d'œuvre là où les bostryches pourraient détruire des parties de forêts encore intactes. Le façonnage, le stockage et la vente des bois abattus par la tempête posent de graves pro¬ blèmes à l'économie forestière et à l'industrie du bois. Lors de différentes séances et d'une con¬ férence de presse, leurs repré¬ sentants ont insisté sur le fait que la solidarité permettrait aux propriétaires, aux services fo¬ restiers et à l'industrie de relever le défi. Pour faire face à ces t⬠ches, l'aide des collectivités pu¬ bliques doit cependant être aug¬ mentée. En dépit des efforts de tous, il faut s'attendre à ce qu'un million de m3 de bois reste dans les forêts touchées, car le mar¬ ché n'est pas en mesure d'abor¬ der tout le bois qui devrait être écoulé.

Il s'agira enfin de reconstituer les forêts détruites, afin qu'elles puissent à nouveau remplir leurs multiples fonctions. Pour cette reconstitution, il faudra compter 30 ans.

Causes possibles

Février 1990 entrera dans l'his¬ toire de la météorologie comme le mois des records. Au nord des Alpes, il a été le plus chaud de¬ puis le début des mesurages, qui datent de 1864; à Bâle, il faut même remonter à 1755 pour re¬ trouver un mois de février aussi chaud. Parallèlement, on a me¬ suré en maints endroits des pré¬ cipitations records. Par rapport à la normale, le canton du Valais a connu un excédent de précipi¬ tations de 400 à 500%. Pendant les tempêtes du 26 au 28 février,

le vent a atteint en plusieurs en¬ droits des vitesses maximales. Au Grand-St-Bernard par exemple, le vent a atteint 269 km/h, tandis qu'au Weissfluh- joch on mesurait 233 km/h, à Glaris 169 et à Zurich 159. Les forêts ne sont pas faites pour ré¬ sister à des vents aussi violents. Fait révélateur: en Allemagne, 1 million de m3 de chênes ont été brisés ou déracinés, alors même que cette essence est réputée ré¬ sistante à la tempête.

(A suivre)

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CaO "< AUBERGE-RESTAURANT DU GIBLOUX 1690 VILLAZ-ST-PIERRE Tél. 037/53 11 87 Fam. A. NICOLET-MARMOL Menu du jour Spécialités à la carte Steak tartare maison Mets de brasserie Fondues diverses, etc. Choix de desserts glacés

Terrasse plein soleil

Salles pour sociétés, banquets, mariages ★ ★ ★ ★ ★ LA RECETTE DE TANTE MARTHE ★ ★ ★ ★ ★ Jambon de la borne Pour 6 personnes

2,5 kg de jambon de la borne - 2 kg de choux frisés 1 bouquet garni -1 carotte -1 saucisson Mettre cuire le jambon pendant 1 heure sur feu vif;

diminuer le feu et cuire pendant 2 heures. Ajouter les choux avec le bouquet garni et la carotte.

Cuire encore 1 heure à petit feu.

Servir le jambon sur les choux avec le saucisson cuit pendant 30 minutes.

Poires à botzi

1,5 I d'eau - 5 dl de vin rouge - 3 bâtons de cannelle 1 kg sucre brut

Faire un sirop et le cuire pendant 2 heures. Lorsque le sirop est prêt, cuire les poires dans le sirop.

Compter 4 poires par personne.

4 1680 ROMONT Tél. 037/52 27 21 AU RESTAURANT: Spécialités à la carte Truite du vivier Scampis à l'indienne Tournedos aux morilles Fondue bourguignonne ou chinoise

Toutes autres spécialités sur commande

Tous les jours MENU DE SAISON TOUS LES SOIRS

DÎNER AUX CHANDELLES Salle pour sociétés et banquets

AU DANCING: tous les soirs orchestre - attractions - danse

— LES HALLES — RESTAURANT-BRASSERIE CAFE

Nous vous proposons: le Tartare maison, les Filets mignons ( aux champignons ou à l'indienne, l'Entrecôte aux morilles, le Filet de bœuf Voronoff.

Et bien sûr notre fameuse FONDUE MOIT IÉ-MOITIÉ. I imillc l'ASSI KINI-MAKHACHI R

len;meiers ne île Iii Promcnuilc .V> - IM() Huile Rue

- 7- 5(i

Salles pour NOCES, SOCIÉTÉS et BANQUETS, 40 à 200 pl.

Hôtel &igle -JBoir J2epru> Plat du jour, carte

Spécialités:

Filets de perche Aigle-Noir (au gratin)

Filets mignons de porc Mets au fromage Fondue au vacherin Autres spécialités sur commande

Restauration à toute heure Salles pour sociétés et banquets de 20 à 500 personnes

M. Perrin - Tél. 037/3711 51 Grand parking - Fermé le lundi

HOTEL-RESTAURANT GRUYERIEN 1638 MORLON

(à deux min. de Bulle) MENU DU JOUR CARTE VARIÉE SPÉCIALITÉS: FILETS DE SANDRE Filets mignons aux morilles Jambon de campagne Café et dessert avec la véri¬ table crème de la Gruyère Salles pour sociétés, banquets, conférences, séminaires

Chambres tout confort Fam. Yerly-029/2 71 58 Demandez notre menu gastronomique du dimanche C. CRISCI- PITTET _ Tél. 037/31 11 30 irvagny Grand parking

NOTRE MENU DU DIMANCHE

Fr. 16 ■" y compris 1 café crème Salle pour sociétés et banquets 500 pl.

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TOURISME

FAITS

D'HIVER

La saison était trop belle

Les interrogations qui se font jour sur l'avenir du tourisme d'hiver dans les pays de l'arc alpin tradui¬ sent l'incertitude des mi¬ lieux professionnels quant à l'évolution de ce secteur d'activité. Et les médiocres conditions d'enneigement, enregistrées ces dernières années, ne sont pas seules en cause. Pas plus dans les Alpes fribourgeoises, qui attendent pourtant de pied ferme la saison 1990/91, que dans le reste de la Suisse. Les habitu¬ des touristiques, comme les modes et les tendan¬ ces en matière de voyage, laissent en effet supposer que, d'ici à la fin du siècle, l'hiver ne sera peut-être plus ce qu'il était...

Les vacances blanches com¬ mencent à céder la piste aux séjours balnéaires dans l'hémi¬ sphère sud, les facilités de trans¬ port favorisent les courts sé¬ jours à l'étranger (visites de villes, voyages à thème) au détriment des sports d'hiver dans nos stations, diverses for¬ mes de tourisme et de loisirs profitent d'un certain «ras le bol» face à la dépendance des conditions climatiques. Le mar¬ ché du ski alpin arrive à satura¬ tion et la clientèle potentielle, essentiellement européenne, ne va plus connaître les taux d'ac¬ croissement de jadis. Certes, le tourisme d'hiver traditionnel que l'on pratique dans nos sta¬ tions restera un pilier important du tourisme helvétique, mais l'or blanc est à la baisse. Entraî¬ nant dans sa glissade de nom¬ breuses questions sur ce que sera notre tourisme au XXe siè¬ cle.

Quand il ne neigera plus sur notre offre

Le Pays de Fribourg est très di¬ rectement concerné par cette (r)évolution, et ce au moment où il est confronté à de sérieux problèmes de structure et d'in¬ vestissement. Il est évident que l'absence de toute politique con¬ certée de développement dans les années soixante a par trop

U. d

privilégié les installations de re¬ montées mécaniques, aux dé¬ pens des autres composantes de l'offre touristique de l'hiver comme de l'été. Cette offre, dans sa version actuelle, n'a guè¬ re qu'une bonne vingtaine de printemps, et même pas autant d'hivers, mais que d'erreurs de jeunesse!

En misant tout sur l'hiver et sur le ski, les stations fribourgeoises ont aujourd'hui beaucoup de peine à rectifier le tir, victimes d'importantes lacunes en matiè¬ re d'équipements: patinoires couvertes, piscines, minigolfs, centres d'expositions et de con¬ grès, centres de loisirs, etc. Sans même évoquer une capacité hô¬ telière insuffisante due à une regrettable carence dans la construction de nouveaux éta¬ blissements, jugée secondaire à une époque où il était encore possible, ainsi que le démontre l'essor de nombreuses stations, d'en espérer une rentabilité au¬ jourd'hui aléatoire.

Aussi désagréable que cela puis¬ se paraître, force est de recon¬ naître qu'une partie des diffi¬ cultés financières actuelles est imputable à cette sorte de mo¬ noculture qui a présidé aux des¬ tinées de notre tourisme. Si tant est qu'il ne faut jamais mettre tous les œufs dans le même pa¬ nier et qu'en l'occurrence il eût été préférable - et plus profitable - d'investir et de construire en fonction de la demande touris¬ tique plutôt que de satisfaire, momentanément, la seule clien¬ tèle régionale. Celle-ci, d'ail¬

leurs, ne se fait pas faute, au¬ jourd'hui, de profiter des voies de communication rapides et modernes dont elle dispose pour s'en aller passer vacances et week-ends sous d'autres cieux...

Dans les jours et les années qui viennent Le marché étant aujourd'hui très sollicité, avec les facilités de déplacement que l'on sait, l'ave¬ nir (harmonieux) des régions et stations des Alpes fribourgeoi¬ ses passe, dès lors, par une di¬ versification de l'offre dans le sens évoqué ci-dessus. Il s'agit de créer les équipements qui manquent et, avec l'aide des fu¬ turs instruments fournis par la nouvelle loi sur le tourisme qui entrera en vigueur au début de l'année prochaine - les associa¬ tions touristiques régionales et l'introduction progressive du professionnalisme - de planifier un développement, raisonnable et maîtrisé, respectant aussi des règles devenues impératives dans le tourisme moderne et que l'on peut résumer en trois mots: collaboration, commer¬ cialisation et animation. Il en va du maintien d'une des activités économiques les plus importan¬ tes du Pays de Fribourg.

José Seydoux

ALPES FRIBOURGEOISES

Les nouveautés de rhiver 1990/91 O Informatisé, le Bulletin d'enneigement téléphonique des Alpes fribourgeoises (UFT) sera diffusé 24 heures sur 24 au nouveau numéro de téléphone suivant: 037/821 821. # Le Carnet de cartes journalières des Alpes fribourgeoises sera désormais vendu aux prix de Fr. 119-pour les adultes, Fr. 99-pour les étudiants/apprentis/A KS et Fr. 66-pour les enfants. Ce passeport du ski fribourgeois est valable à Char- mey, Jaun, Moléson, Châtel-St-Denis/Les Paccots, La Ro¬ che/La Berra et Schwarzsee/Lac-Noir.

0 Les quatre partenaires de la vallée de la Jogne disposeront d'un abonnement de ski unique regroupant Charmey, Jaun, Jaunpass et Ablandschen (Charmey Card). Charmey lance une semaine forfaitaire (avec ou sans neige) à l'enseigne de «Aventure-dénivelé», en collaboration avec la guide Nicole Niquille.

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:/SJ RESTAURANT

LA PIERRE-À-CATILLON moléson

Grande terrasse

Site idéal pour un moment de détente ASSIETTE DU JOUR - CARTE - METS AU FROMAGE

SPÉCIALITÉS: LA LUGE DU MOLÉSON À TOUTE HEURE

LE MÂT DE COCAGNE Salles de 10 à 80 personnes pour banquets, noces et sociétés En saison, ouvert tous les jours

Fam. MICHEL SEYDOUX-MICHAUD - Tél. 029/6 10 41

6RUUERES

Hôtel de la Gare Grandvillard 1666 Villars-sous-Mont

Fam. Cl. Pochon-Morel Tél. 029/8 11 26 Menu du jour, carte

SPÉCIALITÉS: Charbonnade Jambon - Truites de Neirivue Salles rénovées pour

banquets et sociétés (300 pl.) fe- |1 llT.I Installation

de sonorisation avec micro portable dans tous nos locaux Fermé le mardi (Calientad -&afê-\eAtauiant (CÀientaf CJSrtt'twue /ÔJ6 tf. 020/61518 (fÀicuhif du (Ls/l'alrfté 13Ù //-(H) ( ^lîhfllUj -T"if. 1)37 / 2217 H2 Dans une ambiance et un décor de Pacha,

la cuisine orientale dans tout son raffinement, ses saveurs et ses arabesques musicales

Le plat du jour à Fr. 12.- Le repas des enfants à Fr. 9.- Les menus du Pacha à Fr. 35.- Vins fins de Turquie, la bouteille Fr. 19.- Grands banquets à l'Oriental avec musique

ou sonorisation sur demande Réserver est plus sage

Terrasse panoramique Tél. 029/6 15 18 (Fermé le lundi) Grand parking CAFE- RESTAURANT DU PONT R. Sciobéret 19 1630 BULLE Tél. 029/2 71 26

Menu du jour (avec carte de fidélité) Mets à la carte

SPÉCIALITÉS: Fondue chinoise

Au carnotzet, fondue au vacherin Sur demande, presque rien ne vous est refusé Possibilité de banquet (70 pers.) - Choix de menus CLAUDINE PASQUIER et JO ÉTIENNE

AUBERGE DES CARABINIERS 1566 St-Aubin Fam. VORLET-RIBEIRO Tél. 037/77 11 31 Menu du jour Spécialités de saison

CHAQUE JOUR: JAMBON DE LA BORNE, POTENCE Autres spécialités sur commande

Salles pour sociétés et banquets, 10 à 250 places

Parking facile □ AUBERGE LE BELVÉDÈRE Fam. G. Rigolet-Risse 1634 LA ROCHE Tél. 037/33 21 62 Ouvert toute l'année

Site merveilleux avec vue im¬ prenable sur le lac de la Gruyère

Restauration soignée SPÉCIALITÉS: filets de per¬ ches, entrecôte du patron, entrecôte double à l'échalote, PLAT FRIBOURGEOIS SALLE POUR BANQUETS ET SÉMINAIRES DE 15 À 120 PLACES CARNOTZET- BAR Chambres à 1-2 et 4 lits + dortoirs Possibilité d'hébergement pour 35 à 40 personnes Fermé mardi et mercredi

HÔTEL DU LION-D'OR SAINT-MARTIN â

sur Oron Choix de menus

Fondue bourguignonne 1 1 JPII et chinoise - E Jambon à l'os

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m mim™

SPÉCIALITÉS SUR PIERRE DE GRANIT Grande salle pour banquets et sociétés Jeux de quilles Famille Albert Oberson-Repond Tél. 021/907 87 85

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ASTRES DANS VOTRE ASSIETTE

Astrologie culinaire Vierge (du 24 août au 23 septembre)

Le signe de la Vierge est régi par la planète Mercure, et c'est le mercredi qui est le jour de chance de ses natifs. Ceux- ci apprécient principalement le poisson, les crustacés et la volaille. Dans le domaine des légumes et des fruits, la liste de leurs préférences est lon¬ gue: artichauts, brocolis, as¬ perges, pommes de terre, épi- nards, laitue, raisins, cerises, châtaignes et agrumes. Enfin, pour ce qui est des fines her¬ bes, ils ont un faible pour la menthe, le thym, l'aneth et l'anis.

Les gens tributaires du signe de la Vierge ne manquent pas d'esprit critique. Ils analysent attentivement ce qu'ils man¬ gent et boivent. C'est qu'il leur importe beaucoup de manger sainement. Car, ce faisant, ils jouissent impuné¬

ment des plaisirs de la table, qui leur sont chers.

Ils préfèrent d'habitude les petits plats, mais ne refusent aucunement le rôti ou la gril¬ lade, s'il y en a. La Terre exer¬ çant sur eux une certaine in¬ fluence, les Vierges marquent une préférence nette pour les plats simples, mais soigneuse¬ ment préparés. Les faiseurs de chichis ne les impression¬ nent point. Néanmoins, étant donné leur curiosité, ils s'inté¬ ressent aussi à la cuisine exo¬ tique, à condition pourtant que l'on ne dénature point la saveur des «matières premiè¬ res»: ils tiennent à ce que le poisson ait le goût du pois¬ son, la viande celui de la viande.

Les Vierges boivent volon¬ tiers. Du champagne de pré¬ férence, mais ils estiment éga¬

lement un bon bordeaux ou un bourgogne. Si, en général, ils «consomment avec modé¬ ration», ce n'est pas tant par discipline que par égard à leur estomac, qui est leur point faible. Ils ne supportent en effet ni l'alcool en grande quantité ni la nourriture grasse.

Invité par une personne née

sous le signe de la Vierge, vous pourrez donc vous at¬ tendre à un repas parfaite¬ ment bien préparé et à des vins très corrects. Ce sera même une soirée très agréa¬ ble, pourvu que l'hôte ne se lance pas dans une longue ex¬ plication sur des sujets diété¬ tiques. HOTEL- RESTAURANT DES COLOMBETTES SUR VUADENS

SPECIALITES: MORILLES FARCIES JAMBON DE LA BORNE CHOIX DE GRILLADES

SUR DEMANDE: BUFFET FROID POUR SOCIÉTÉS Toutes les spécialités de saison

Salles pour banquets, NOCES et sociétés

Fam. Favre - Tél. 029/2 12 93 Fermé le lundi propos

Au goût de chacun...

Ils sont arrivés à Sorens il y a bientôt deux ans comme tenanciers de l'Hôtel-Restaurant de l'Union qui, aujourd'hui, est un esta¬ minet très prisé par une clientèle fidèle et grandissante au fil des semaines. Celle-ci aime savourer les petits plats que Jean-Marc Aeby se fait un plaisir de mijoter avec son équipe de cuisine. Ci¬ tons les filets de truite de Neirivue, les filets de perche selon une recette de Pat, le magret de canard dont le vol n'a duré qu'une saison, la cassolette de champignons du Pays de Fribourg, le fai¬ san à la sauce chasseur, la selle de chevreuil à la mode du patron, sans oublier les tripes, le pot-au-feu et le menu du jour très ap¬ précié par ceux qui aiment une cuisine simple, variée et savou¬ reuse. Le tout servi par Françoise Aeby et son gentil personnel fé¬ minin. Disons encore que cet établissement dispose d'un restaurant intime et d'une salle très spacieuse pour banquets de sociétés et repas de noces.

Si toutefois vous passez sur les hauts de Sorens, n'hésitez pas à y

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CROQUE-NOTES

Cadets musiciens fribourgeois

Un camp musical ouvert

à tous les jeunes

Une concertation plus efficace

Le comité cantonal actuel, avec le nouvel élu, M. Jean-Pierre Rossier, de Marly.

Belle affluence à l'assemblée des délégués de l'Association cantonale des cadets musi¬ ciens qui s'est tenue récemment dans le joli restaurant «La Chaumière» à Neyruz, sous la compétente et dynamique présidence de M. Richard Tarrès, lequel a conduit les débats avec une maîtrise remarquable et qui aurait été en mesure d'épuiser tous les points de l'ordre du jour en l'espace de deux heures, si le PV de la dernière assemblée avait été envoyé à chaque société.

VKRS UNE MEILLEURE COORDINATION

Dans son rapport, le président a fait un bref tour d'horizon sur les manifestations et activités de l'année écoulée, sans oublier de rendre hommage à un membre du comité, M. Pierre Kolly, de Montévraz, décédé l'été dernier. Il exprima des félicitations aux

organisateurs de la Fête canto¬ nale 1990 à Neyruz qui fut une réussite sur le plan musical. Il a d'autre part souhaité une reva¬ lorisation de la musique dans les écoles où, aujourd'hui, la plupart des élèves ne connais¬ sent même pas le solfège à la fin de leur scolarité obligatoire. M. Bernard Maillard, président

de la commission de musique, précisa que plus d'une centaine de jeunes avaient participé au camp musical 1990 sous la di¬ rection de monitrices et moni¬ teurs compétents dont le dé¬ vouement à la cause de la musique est un encouragement et une force morale pour la jeu¬ nesse. li a exprimé le vœu

qu'une meilleure coordination soit établie à l'avenir entre les organisateurs d'une fête et le co¬ mité cantonal.

La situation financière de I'ACFCM s'avère satisfaisante avec une fortune de 6309 francs, raison pour laquelle la cotisa¬ tion annuelle a été maintenue à 20 francs. La prochaine assem¬ blée des délégués aura lieu à Le Crêt, tandis que l'organisation de la Fête cantonale 1992 n'a pu être attribuée, à moins que la Société de musique de Riaz ac¬ cepte cette responsabilité. La ré¬ ponse définitive sera donnée d'ici à la fin de l'année.

DU NOUVEAU AU COMITÉ ET À LA COMMISSION DE MUSIQUE

Pour succéder à Pierre Kolly au comité cantonal, l'assemblée a élu M. Jean-Rossier, de Marly. Et pour remplacer Monique Johner et José Kolly à la com¬ mission de musique qui sera à l'avenir composée de quatre membres, les délégués ont nom¬ mé Christiane Conus, Claude- Alain Pittet et Jean-Daniel Phi- lipona.

UN BEAU BÉNÉFICE M. Gilbert Mettraux, président du CO de la Fête cantonale des cadets 1990 qui a eu lieu au mois

Comité ACFCM Richard Tarrès Président Charles Grandjean Vice-président Claude Castella Caissier Laurence Pugin Secrétaire Jean-Pierre Rossier Membre Commission de musique Bernard Maillard Président Chrisliane Conus Jean-Daniel Philipona Claude-Alain Pittet Membres

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CROQUE-NOTES

de juillet dernier dans le village de Neyruz, a précisé que cette manifestation a été une réussite sur tous les points de vue... ou presque ! Son organisation a né¬ cessité la collaboration de près de 200 personnes qui ont tra¬ vaillé bénévolement, mais qui ont été récompensés par un re¬ pas où de nombreux liens d'amitié se sont tissés. Disons encore que cette fête a laissé un bénéfice de 42 550 francs à la société organisatrice.

CAMP MUSICAL OUVERT À TOUS LES JEUNES Le camp de formation musicale des jeunes aura lieu comme d'habitude à Romont, du 2 au 5 avril 1991. La commission de musique, en accord avec le co¬ mité cantonal, souhaite élargir ce camp, afin de permettre à tous les jeunes du canton de bé¬ néficier de ces cours, lesquels sont réservés, selon décision de l'assemblée, uniquement aux jeunes (filles et garçons) âgés de

13 à 17 ans.

RENCONTRES MUSICALES Pour la première fois dans les annales de l'ACFCM, une ren¬ contre musicale sera organisée par la Société de musique de Cottens, en collaboration avec le comité cantonal, le dimanche 2 juin 1991. Celle-ci aura lieu tous les deux ans, soit l'année où il n'y a pas de fête cantonale. Ces rencontres musicales ont pour objectif de regrouper une journée durant les cadets musi-

Trois des quatre membres de la commission de musique.

ciens du canton et de fraterniser une fois l'an dans l'amitié, sans que les participants soient con¬ traints de participer à un con¬ cours ou à croquer des notes par milliers.

UNE CONCERTATION PLUS EFFICACE

Par la voix de Richard Tarrès, le comité cantonal a décidé de lan¬ cer un défi, celui de pouvoir rencontrer d'ici à la fin de l'an¬ née le comité de la Société can¬ tonale des musiques fribour- geoises que préside M. Bernard Rohrbasser, de Châtel-St-

Denis, afin d'envisager avec son concours l'enseignement de la musique dans les écoles, d'ou¬ vrir le camp musical à tous les jeunes du canton avec partici¬ pation financière de la Société cantonale des musiques, de pro¬ mouvoir la musique instrumen¬ tale, sans que l'Association can¬ tonale des cadets musiciens ait à souffrir de son autonomie. L'INSTANT DE LA RECONNAISSANCE En guise de remerciements pour leur étroite collaboration au sein de l'ACFCM, le comité can¬

tonal a remis le diplôme de membre d'honneur à Mmcs Maire-Claire Maillard et Lydia Cornu, alors que le titre de membre d'honneur a été décer¬ né à deux moniteurs qui se dé¬ vouent de longue date à la cause de la musique instrumentale, nous voulons citer MM. Geor¬ ges Bongard et Gérard Des- cloux, qui furent très applaudis par l'assemblée.

Texte et photos : G. Bourquenoud

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CROQUE-NOTES

Musiciens vétérans fribourgeois

Toujours plus nombreux

aux assises

Chaque année, à pareille époque, les musiciens vétérans ont l'habitude de se retrouver en assemblée plénière, dans le double dessein de cultiver l'amitié et d'honorer leurs membres défunts. Pour leur 27e édition, c'est le beau village de Praroman-Le Mouret qui, récemment,

les a accueillis. La cécilienne de Bonnefontaine.

Le comité entourant M"'1' Crausaz.

Un virtuose du mélophonium.

Précédée du traditionnel offi¬ ce religieux animé par la céci¬ lienne et par la fanfare L'Ave¬ nir, la partie administrative n'a pas été l'occasion, comme l'an passé, de procéder à l'admis¬ sion d'une femme, la première - et toujours la seule d'ailleurs en 27 ans - mais par contre à l'élection au comité cantonal, au sein duquel il représentera la Glâne, de Constant Ober- son, ancien président de la fanfare d'Ursy. Non moins traditionnellement, l'assem¬ blée se clôt par la conférence d'un hôte d'honneur, invité pour la circonstance. Cette an¬ née, c'est une dame, Mme Ro¬ selyne Crausaz, conseillère d'Etat, que les assistants ont eu le plaisir d'écouter. D'en¬ tente avec leur président, a-t-

elle précisé, elle avait choisi comme sujet: «La femme et la musique», «thème difficile»,

Détente à l'apéritif.

s'est-elle exclamée, vaste égale¬ ment, aurait-elle pu ajouter, mais qu'elle a parfaitement maîtrisé. Et c'est un tableau saisissant du peu de place qu'a tenu la femme dans la musi¬ que au fil des siècles qu'elle a brossé. Femme inspiratrice, femme interprète rarement, femme compositeur excep¬ tionnellement, preuve que, dans ce domaine comme dans les autres, Eve a été mise à l'écart, «sous le boisseau», pour reprendre les termes de Mmc Crausaz.

Texte et photos : André Brunisholz

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IDÉES CADEAUX

BONHEUR!

Jamais capturé, toujours con¬ voité, désiré, choyé en poèmes, en parfums et en sentiments, tel est le bonheur! Fugitif et eni¬ vrant! Rarement constant! La permanence lui sied mal. Il ne se révèle que dans des moments de félicité. Des espaces sublimes où l'on croit retenir, entre ses bras, le ciel et la terre. Certes, il existe quelque part. A l'horizon de nos voyages. Ou dans un regard dont on aimerait prendre la lueur douce pour s'embraser à son tour. Le bonheur est cette ponctuation des jours et des sai¬ sons qui rend les heures infini¬ ment plus belles que les années, tellement elles sont âprement vécues et ressenties. 11 se faufile à travers nos prières. Dans l'étreinte de deux mains qui, à force de se rechercher, finissent, comme des corps, par se recon¬ naître et se donner.

Le bonheur s'écrit aussi bien dans l'aurore pourpre du prin¬ temps que dans le rose poétique de l'automne. Il est un encens que l'on respire avec une ten¬ dresse indicible. Une minute de béatitude. Le temps du pardon ou d'un amour récupéré. Le bi¬ lan d'une vie. Ce mot devenu si¬ lence sur des lèvres reconnais¬ santes...

L'on se sait jamais très bien quand nous le possédons. Mais nous en sentons le vide une fois qu'il nous a quittés. Sans lui, nous sommes toujours en souf¬ france d'une rupture, d'un éga¬ rement, d'un égoïsme.

Le bonheur est dans cette espé¬ rance que nous moissonnons là où nous aimons, là où nous par¬ tageons, là où la main qui don¬ ne, dans l'allégresse, réchauffe celle qui reçoit, dans la gêne... C'est parce qu'il a déjà ce goût du paradis sur la terre que je lui ai consacré un roman dont le ti-

confondus dans l'émerveille¬ ment, à la surface infinie de nos sens comblés! De nos rêves re¬ conquis! D'une jeunesse repri¬ se, comme une récolte, à chaque automne, nouvelle dans ses pro¬ messes invariablement tenues... Le bonheur est toujours dans l'autre que nous aimons !

Maurice Métrai Rédaction: Nos lectrices et nos lecteurs peuvent obtenir directe¬ ment le roman de notre fidèle col¬ laborateur, Un Horizon de Bon¬ heur, à l'adresse suivante: M. Maurice Métrai, écrivain, 1971 GRIMISUAT. // vous sera dédica¬ cé personnellement. Et constituera un merveilleux cadeau de Noël! Son prix: 27 francs + frais d'en¬ voi.

tre, Un Horizon de Bonheur, dit bien qu'il nous faut toujours le regarder aussi loin que nous le pouvons pour en saisir les cou¬ leurs et les formes. Et s'en rap¬ procher, le plus près possible, afin que notre âme et notre cœur, en communion, puissent s'harmoniser pour symphoni- ser la vie.

Si nous existions dans la perpé¬ tuité du bonheur, nous ne le dé¬ finirions plus, dès lors qu'il de¬ viendrait une habitude. Dans le rêve, cette fabuleuse patrie où il sème nos espérances, il demeure un mystère, un appel de Dieu, d'un homme ou d'une femme, pour échanger, dans le court es¬ pace d'une vie, l'illusion d'être heureux, c'est-à-dire éperdu- ment amoureux des années, des êtres et des choses... Comme s'il n'y avait plus, dans la jouissan¬ ce du bonheur, ni de jeunesse ni de vieillesse, mais la certitude de rester immuables, avec des lé¬ gendes pour enfants et adultes

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Comme la vie continue et pour rendre hommage à Mi¬ chel Ducarroz, musicien, pro¬ fesseur, directeur et composi¬ teur, la Compagnie du Car¬ reau met en vente un disque CD enregistré du temps de son vivant. Nos lecteurs peuvent l'obtenir auprès d'Yves Can-

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Jacques Berthaudin vient de prendre place à bord du TGV Lausanne - Paris. Dans quel¬ ques heures, il aura rejoint Cla¬ ra, la femme qu'il aime. Mais le destin en a décidé autre¬ ment. En explosant dans un compartiment du convoi, alors que celui-ci emprunte un tunnel près de La Sarraz, une bombe va faire basculer son existence dans le cauchemar.

En quelques secondes, cet hom¬ me jeune, intelligent, va devenir un être brisé, faible, traqué, à la recherche de son identité. Pour écrire ce nouveau roman, André Besson s'est inspiré d'un fait de société contemporain: celui des attentats terroristes qui frappent aveuglément des inno¬ cents au nom d'idéologies falla¬ cieuses.

Ce livre, dont l'action se déroule en Suisse romande, à Paris et en Franche-Comté, est un docu¬ ment bouleversant. Un appel à la conscience universelle, en fa¬

veur des victimes, dont on ou¬ blie trop souvent le sort pitoya¬ ble après certains événements tragiques auxquels elles sont in¬ nocemment mêlées.

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Dans le petit village de Suma- rais, un étranger a loué un cha¬ let hors saison touristique. Il est arrivé là en éclaireur, chargé d'étudier le terrain pour recevoir une équipe de spécialistes s'ap- prêtant à tourner un film. Julien Brosset, un jeune policier originaire de ce même village, a quelques raisons de s'intéresser de près à cette bande de «ci¬ néastes». Pour tâcher d'en sa¬ voir davantage, il demande la collaboration de sa sœur, qui travaille dans l'unique épicerie du village.

Avec sa meilleure amie Moni¬ que, Odette Brosset va donc se trouver mêlée à une aventure aussi inattendue qu'éprouvante. Mais... n'en révélons pas davan¬ tage pour éviter de déflorer le suspense d'une passionnante histoire policière.

Jacques Perroux, l'auteur de Graine d'Espoir et La Crevasse, deux ouvrages ayant connu un succès flatteur aux Editions Mon Village, vient de signer Les

Narcisses du Diable, un nou¬ veau roman aussi captivant que les précédents. Surtout que l'au¬ teur s'est inspiré d'un fait vécu qui s'est déroulé en pays fri¬ bourgeois, il n'y a pas si long¬ temps...

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Le 700e anniversaire de la Con¬ fédération helvétique donnera lieu à la parution, dans le cou¬ rant des prochains mois, de toute une série d'articles dans les journaux et les magazines, d'ouvrages et d'albums illus¬ trés. Les Editions Silva ont été parmi les premières à éditer, à raison d'un tirage important, un merveilleux album illustré d'une richesse incomparable sous le titre « 1291 - L'Histoire. Les prémices de la Confédéra¬ tion suisse».

Au fil des 256 pages, Werner Meyer, professeur d'histoire à l'Université de Bâle, nous con¬ te, avec la rigueur scientifique requise mais dans des textes fa¬ ciles à lire, la genèse de la Suis¬ se et les événements qui, en Suisse centrale, ont conduit à la naissance de la Confédéra¬ tion. 11 éclaire les faits qui se¬ ront plus particulièrement évo¬ qués l'année prochaine en rappelant les conditions de vie passées dans les régions alpi¬ nes. Il s'appuie en cela sur des actes authentiques, sur les mo¬ numents architecturaux et les résultats des fouilles tout en in¬ terprétant les chroniques avec toute la prudence nécessaire. 11 se penche sur la constitution des seigneuries et la construc¬ tion des châteaux forts, des églises et des chapelles, l'origi¬ ne des habitants et leur vie quotidienne. Les familles sei¬ gneuriales et les couvents ainsi

que de nombreuses seigneuries foncières ont exercé leur in¬ fluence sur la Suisse centrale à la fin du millénaire et ultérieu¬ rement. L'auteur examine d'un œil critique l'héritage du passé et les légendes transmises, celle

1291. L'Histoire

Les prtnj® {fédération suis*

par exemple de notre héros na¬ tional Guillaume Tell et du bailli Gessler, en montrant que l'alliance des cantons primitifs a résulté moins d'un acte pro¬ prement dit que d'événements étalés sur plusieurs décennies. « 1291 - L'Histoire. Les prémi¬ ces de la Confédération suis¬ se». Editions Silva, Zurich. 500 points Silva + 34 fr. 50 (+ frais d'envoi). OUVERTURES NOCTURNES Avry-Bourg 7-14-21.12.90 Avry-Centre 7-14-21.12.90 Bulle 7-13-20.12.90 Château-d'Oex 18-21.12.90

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Fribourg 7-18-21.12.90

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ÉCOLE ET ÉDUCATION

DIES ACADEMICUS «Si je refaisais l'Europe, je donnerais la préférence à la culture»

Dies Academicus contestataire, ambiance tendue, mani¬ festations polies mais sous-jacentes, des termes qui donnent une image de cette cérémonie habituellement très solennelle. Si le 101e Dies Academicus a été, cette année, quelque peu perturbé par des expressions voilées de mauvaise humeur ou d'irritation auxquelles notre Aima Mater n'était pas habituée, la raison peut en être attribuée à un conflit des prérogatives décisionnelles.

M. Arnold Koller, pendant son discours... M. Augustin Macheret, recteur

magnifique, après avoir ouvert la séance et salué tout particu¬ lièrement M. Arnold Koller, président de la Confédération, ainsi qu'un parterre de person¬ nalités parmi lesquelles Mgr Candolfi, président de la Con¬ férence des évêques suisses, M. Marius Cottier, président du Conseil d'Etat, et bien d'autres,

formula le souhait que saisis¬ sant l'occasion du centenaire de notre université, celle-ci se sou¬ mette à une remise en question générale de ses usages et de ses structures; cela par des maîtres indépendants et selon une for¬ mule à trouver, afin de garantir une amélioration qualitative du travail qui se fait dans notre uni¬ versité. Au seuil de l'intégration

européenne, il est de première importance que notre pays, qui est lié indissolublement à l'Eu¬ rope par son économie et sa géographie, le soit par sa cultu¬ re. M. Koller rappelait à ce sujet

une parole de Jean Monney: «Si je refaisais l'Europe, je don¬ nerais la préférence à la culture». Pour lui, il ne s'agit pas de vou¬ loir imposer à nos voisins des structures selon le modèle hel¬ vétique, mais de reprendre les meilleures d'entre elles pour les adapter aux nécessités écono¬ miques locales.

Il revenait ensuite au R.P. Bar¬ thélémy la difficile mission de parler au nom de la Faculté de théologie. Rappelant la liberté du théologien qui n'a que Dieu pour maître, celui-ci doit cepen¬ dant être perpétuellement en re¬ cherche afin d'examiner les pos¬ sibilités et les restrictions qui s'imposent face aux découver¬ tes nouvelles de la science. A ce propos, l'orateur ne manqua pas de rappeler l'expérience de saint Thomas d'Aquin qui vit lui-même une partie importante de ses écrits censurée par l'évê- que de Paris, et dut attendre plus de cinquante ans avant que son enseignement ne fut recon¬ nu par la faculté.

Avant de clore la cérémonie, M. Macheret tint encore à présenter son successeur, le nouveau rec¬ teur désigné, M. Hans Meyer, lui offrant ses vœux pour le suc¬ cès de sa nouvelle tâche, diffici¬ le mais combien exaltante.

J.S.B. Un parterre de personnalités, M. Arnold Koller, Mgr Candolfi, M. Cottier. Photos: J.S.B.

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ÉCOLE ET VOS ORIGINES

DON DU CRÉDIT SUISSE À NOTRE UNIVERSITÉ

POUR SON CENTENAIRE LES MEYER DE CERNIAT

L'an 2000 qui se profile à l'hori¬ zon, la construction de l'Europe unie, tous projets qui ne sau¬ raient laisser indifférentes les grandes organisations culturel¬ les de notre pays, et comme pour toutes réalisations d'enver¬ gure, les projets ne peuvent de¬ venir réalité sans moyens finan¬ ciers. C'est dire si, pour l'Université de Fribourg, le mer¬ credi 7 novembre 1990 était un jour faste puisqu'il concrétisait cette grande idée par la remise à son recteur magnifique, M. Au¬ gustin Macheret, d'un chèque

généreux, tint à préciser que tous les domaines scientifiques et culturels bénéficieront de ce fonds, que ce soit pour une amélioration de la recherche ou de l'équipement, une aide aux chercheurs, des échanges avec d'autres universités; en bref tout ce qui, dans un sens large, peut favoriser le rapprochement des idées, des cultures, des races, des religions, et finalement des hommes.

Le don du Crédit Suisse, offert à l'occasion du centenaire de no¬ tre université, constituera un ca-

Poignée de main entre M. Klaus Jenny, de la direction du Crédit Suisse, et M. Augustin Macheret, recteur de l'Université de Fribourg. Photo: j.S.b.

donné par le Crédit Suisse en fa¬ veur du fonds de la recherche pour l'avancement de la science, cela dans un contexte pluridisci¬ plinaire et global de la relation Suisse-Europe.

M. Macheret, en remerciant chaleureusement M. Klaus Jenny, membre de la direction du Crédit Suisse, pour ce don

pital de solidarité entre celle-ci et la société afin de relever en¬ semble les grands défis de de¬ main, cela dans une Europe unie où la Suisse est appelée à jouer un rôle conforme à sa vo¬ cation humanitaire et médiati¬ que.

Marie-Dominique

Ce nom de famille est très répandu en Suisse, en Al¬ lemagne et en France (Alsace-Lorraine). 11 s'agit donc d'un nom alémani¬ que dérivé de maier = métayer (du latin major villae qui signifie inten¬ dant du domaine). On trouve de nombreuses va¬ riantes: Mayer, Mayr, Meier, Meyerfeld, Meyer- son, Meyère, etc... La famille qui nous inté¬ resse aujourd'hui est issue de Claude Meyer qui fut reçu bourgeois de Cerniat le 3 mars 1680. Il était le fils de Pierre Meyer, de Chevrilles.

Parmi les nombreux des¬ cendants de Claude on trouve plusieurs person¬ nages qui marquèrent l'histoire locale dans dif¬ férents domaines: politi¬ que, religieux, militaire et agricole. Certains descen¬ dants quittèrent Cerniat et se fixèrent à Fribourg, Bulle, Berne et en France, où ils sont aujourd'hui re¬ présentés par Benoît Meyer à Voiteur (Jura). Christophe (né en 1697) fut prêtre; Pierre-Joseph (né vers 1720) était capo¬ ral dans la compagnie de Broc pour Cerniat; Jac¬ ques (1776-1858), agri¬ culteur, fut conseiller communal en 1834; Jean- Joseph (né en 1810) fut cordonnier; Jean (né en

1823) était berger au ha¬ meau du Lavapesson en 1859; François-Valentin

(né en 1805) fut institu¬ teur, secrétaire commu¬ nal, régent de Cerniat en

1844, syndic en 1847 et officier d'état civil en

1852; Alexandre (1827- 1859) ne se plut sans dou¬ te pas à Cerniat et émigra au Brésil, à Rio de Janei¬ ro, en 1855; et Jean- Joseph (1832-1911) fut au¬ bergiste à Grandfey avant de devenir concierge de la chancellerie d'Etat.

Actuellement la famille Meyer de Cerniat nous est bien connue par Placide, préfet de la Gruyère. Leurs armoiries sont : «De gueules (rouge) à trois nivéoles (plante de la famille des amaryllidacées voisine de la perce-neige) au naturel (blanches), ti- gées et feuillées de sino- ple (vertes), mouvant de trois coupreaux d'or en pointe».

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LE MONDE LITTÉRAIRE

NOS LIEUX-DITS

La toponymie est une science très proche de celle dont nous ve¬ nons de parler. La recherche de l'origine et du sens des noms de lieux a intéressé depuis très longtemps un grand nombre d'hommes. Preuve en est que la première édition de Nos lieux- clits, Toponymie romande fut épuisée en quelques semaines. C'est maintenant une nouvelle édition que nous proposent Maurice Bossard, encore lui, et Jean-Pierre Chavan, ingénieur agronome.

Ce livre passionnera tous ceux qui veulent en savoir plus sur la signification première d'un lieu-dit: le passé d'une terre revit alors ! « La qualité d'un sol, la présence de sources, le statut par¬ ticulier d'une parcelle, le souvenir d'une fondation religieuse ou l'existence de quelques cabanes ou d'une scierie sont le plus souvent indiqués par des toponymes; il en va de même de cultu¬ res aujourd'hui oubliées: les lentilles, les fèves par exemple», écrivent les auteurs. Pour cette présente édition, ils ont entière¬ ment revu et augmenté leur texte et l'ont enrichi d'un nouveau chapitre. Ils nous livrent ainsi le secret de près de 4500 noms de lieux.

Pour rappel, citons deux autres ouvrages se rapportant à la to¬ ponymie. L'un, de Pierre Chessex, père du Prix Goncourt, L'ori¬ gine et le sens des noms de lieux, qui reste, quarante-cinq ans après sa parution, un classique savoureux et passionnant. L'au¬ tre, de Paul Aebischer, Les noms de lieux du canton de Fribourg (partiefrançaise), paru dans la collection Archives de la Société d'histoire du canton de Fribourg.

Maurice Bossard et Jean-Pierre Chavan, Nos lieux-dits, To¬ ponymie romande. Editions Payot, 324 pages, 1990, 49 fr. Pierre Chessex, L'origine et le sens des noms de lieux. Editions 24 Heures, 1985, 25 fr.

Paul Aebischer, Les noms de lieux du canton de Fribourg. Edi¬ tions Fragnicrc, 218 pages, 1976, 38 fr.

En vente dans les librairies.

Maurice Bossard & Jean-Pierre Chavan

TOPONYMIE ROMANDE

VIE ET MYSTÈRE DES MOTS

Savez-vous pourquoi l'on peut affirmer que toutes les plantes dont le nom se termine en ia sont d'origine extra-européenne et ne vivent chez nous que depuis deux ou trois siècles au maxi¬ mum? Que l'on peut obtenir de précieux renseignements sur l'origine ou le passé d'un animal ou d'une plante en ne connais¬ sant d'eux que le mot servant à les désigner?

L'histoire des mots, et plus particulièrement de nos mots régio¬ naux, de ceux qui émaillent notre conversation familière, cette histoire qui permet de répondre à de telles questions, telle est la passion de Maurice Bossard. Tout jeune déjà, il se plaisait à manier les dictionnaires. Ses études de lettres achevées, il colla¬ bora pendant dix ans au Französisches Etymologisches Wörter¬ buch, l'œuvre magistrale de W. von Wartburg, qui compte plus de vingt volumes et qui comprend tous les termes de la langue française et de ses patois.

Malheureusement, cet ouvrage est écrit en allemand et son abord un peu rébarbatif le réserve quasiment aux seuls spécia¬ listes.

Mais Maurice Bossard veut mettre cette science à la portée de tous: professeur honoraire à l'Université de Lausanne, il anime des émissions à la Radio romande consacrées à la langue locale, au patois et à la toponymie, et publie cette année un livre très at¬ tendu, Vie et Mystère des mots.

Cet ouvrage captivant, plein de saveur et accessible à tous, trai¬ te particulièrement des problèmes de langue et de vocabulaires locaux. On y découvre aussi, même si le livre n'est pas trop axé sur le patois, la richesse et la grande précision de ses termes, par exemple lorsqu'il s'agit de phénomènes naturels, de plantes ou encore d'outils.

Maurice Bossard, Vie et Mystère des mots. Editions Cabédita, 230 pages, 1990. En vente dans les librairies, 39 fr.

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