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TD1 - Rappel d’alg` ebre lin´ eaire - Corrig´ e

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

CPBX MPC Alg`ebre II 2020-2021

TD1 - Rappel d’alg` ebre lin´ eaire - Corrig´ e

Exo 7

On commence par noter que B est de taille 2n×2n. Par d´efinition, ker(B) = {V ∈R2n, BV = 0}.

Trouver le noyau revient `a r´esoudre l’´equation BV = 0, o`u V est inconnu. Comme B est d´efini par blocs, il paraˆıt logique de chercher les ´el´ements du noyau sous la forme V =

X Y

, o`u X etY sont deux vecteurs inconnus de Rn. On a BV = 0

⇐⇒

A A A A

X Y

= 0

⇐⇒A(X+Y) = 0

⇐⇒X+Y ∈ker(A)

Lorsqu’on arrive `a A(X+Y) = 0, il faut bien ´evidemment ´eviter de dire “on divise par A” ou encore “comme A6= 0, alorsX+Y = 0”. La premi`ere phrase n’a pas de sens (on ne divise pas par une matrice), et la deuxi`eme est fausse.

Rappel : Par d´efinition, une matrice A est dans GLn(R) si A est inversible. Cela est

´equivalent `a kerA={0}.

Donc comme on a suppos´eA inversible, on a X

Y

est dans ker(B) si et seulement si X+Y = 0, autrement dit si et seulement si Y =−X. On a donc montr´e que

ker(B) =

X

−X

, X ∈Rn

.

Il est int´eressant de chercher `a donner une base de cet espace vectoriel. On peut prendre lesn vecteurs

ei

−ei

i=1,...,n

, o`u les ei sont les vecteurs de la base canonique. Cette famille est libre et g´en`ere clairement ker(B), donc ils en forment une base et

dim ker(B) = n.

Dans le cas o`uAn’est pas inversible, ker(A)6={0}, et il faut reprendre le raisonnement ci-dessus. On a encore B

X Y

= 0 si et seulement si X+Y ∈ ker(A). On d´eduit donc 1

(2)

que

ker(B) =

X

−X+T

, X ∈Rn, T ∈ker(A)

.

Pour aller plus loin : c’est un espace de dimension n+ dim ker(A). On peut essayer d’en donner une base.

Exo 8

1. On pourrait raisonner comme dans l’exercice 7 pour d´eterminer le noyau de (A A), puis appliquer le th´eor`eme du rang.

On va raisonner autrement. En effet, on peut directement ´ecrire Z ∈Im (A A)

⇐⇒ ∃V ∈R2n, Z = (A A)V

⇐⇒ ∃X ∈Rn,∃Y ∈Rn, Z = (A A) X

Y

⇐⇒ ∃X ∈Rn,∃Y ∈Rn, Z =AX+AY

Autrement dit, on a Im (A A) = {A(X+Y), X ∈Rn, Y ∈ Rn}. Cet ensemble est

´egal `a ImA ={AZ, Z ∈Rn} (ˆetes-vous capable de le montrer?). Sa dimension est donc le rang de A, et on a montr´e

rg(A A) = rg(A).

Exo 9

1. L’´enonc´e affirme que u est d´efini par l’image de 4 vecteurs de R4, `a savoir les (fi)i=1,...,4. Il faut se poser la question de savoir si cela permet de d´efinir u sur R4 entier, en effet une fonction doit ˆetre d´efinie sur l’espace entier!

Rappel 1 : Une application lin´eaire sur un espace vectoriel de dimension finie est d´etermin´ee par l’image des vecteurs d’une base quelconque.

Il suffit donc de montrer que la famille (fi)i=1,...,4 est une base de R4. Pour cela, il faut utiliser le

Rappel 2 : Soit (vi)i=1,...,n une famille de n vecteurs dans un espace vectoriel de dimension n. Alors cette famille est une base, si et seulementsi elle est libre, si et seulement si elle est g´en´eratrice.

En effet, ici on a 4 vecteurs et dim(R4) = 4. Donc il suffit de montrer le cˆot´e libre OU le cˆot´e g´en´erateur (au choix). On fait le cˆot´e g´en´erateur, pour cela on remarque que

e1 = 1

2(f1+f2), e2 = 1

2(f2−f1), e3 = 1

2(f3 +f4), ete4 = 1

2(f4−f3) (1) Donc chaqueeis’expriment comme combinaison lin´eaire desfi. Donc Vect(e1, . . . , e4)⊂ Vect(f1, . . . , f4). Or Vect(e1, . . . , e4) = R4, donc Vect(f1, . . . , f4) = R4, et les

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(fi)i=1,...,4 forment une famille g´en´eratrice. Donc c’est une base d’apr`es le rappel 2) ci-dessus. Donc l’application uest bien d´efinie d’apr`es le rappel 1) ci-dessus.

M´ethode alternative utilisant des d´eterminants : On sait que la famille (fi) est li- bre si et seulement si son d´eterminant dans la base canonique est non nul. Ce d´eterminant est

det

(ei)(f1, . . . , f4) =

1 1 0 0

−1 1 0 0

0 0 1 1

0 0 −1 1

Il s’agit d’un d´eterminant diagonal par bloc, donc c’est le produit des d´eterminant des blocs diagonaux :

1 1 0 0

−1 1 0 0

0 0 1 1

0 0 −1 1

=

1 1

−1 1 .

1 1

−1 1

= 2.2 = 46= 0

Donc la famille est libre, donc c’est une base.

2. Par d´efinitionF est stable parusi et seulement siu(F)⊂F. On veut donc montrer que

∀x∈F, u(x)∈F.

On ´ecrit x=x1f1+x2f2 avec (x1, x2)∈R2, puis u(x) = x1u(f1) +x2u(f2) = x1e1+x2e2 =x11

2(f1+f2) +x21

2(f2−f1).

Doncu(x)∈Vect(f1, f2), cqfd. Le calcul est similaire pour G.

Une m´ethode alternative consiste `a ´ecrire la matrice de u dans la base des fi. En effet le cours pr´evoit que la matrice sera alors diagonale par blocs. C’est l’objet de la question suivante :

3. Rappel : Pour ´ecrire la matrice d’une application lin´eaire u de E (muni de la base B1) dans F (muni de la base B2), on calcule les images des vecteurs de la base B1, on les exprime dans la baseB2, et on affiche cela dans des colonnes.

SoitBla base canonique etB0la base des (fi). En reprenant les calculs d´ej`a effectu´es en (1), on a

u(f1) = 1

2(f1+f2), u(f2) = 1

2(f2−f1), u(f3) = 1

2(f3+f4), etu(f4) = 1

2(f4−f3)

MatB0(u) =

1

212 0 0

1 2

1

2 0 0

0 0 1212 0 0 12 12

Remarque : Par rapport au rappel, on aE =F =R4 et B1 =B2 = (f1, . . . , f4).

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(4)

On constate que cette matrice est diagonale par blocs. Ceci est coh´erent avec la question pr´ec´edente.

Pour ´ecrire la matrice deu dans la base B, on va s’entrainer `a faire un changement de base. On a

MatB(u) =P−1MatB0(u)P (2)

o`u P est la matrice de passage de la baseB0 vers la base B.

Rappel : Pour trouver la matrice de passage de B vers B0, on range en colonne les vecteurs de la baseB0 exprim´es en fonction des vecteurs de la base B. En inversant, on trouve la matrice de passage deB0 vers B.

Donc la matrice de passage de B vers B0 est

P−1 =

1 1 0 0

−1 1 0 0

0 0 1 1

0 0 −1 1

 .

On peut calculer son inverse `a la main en inversant chacun des blocs : 1 1

−1 1 −1

= 1

212

1 2

1 2

.

P =

1

212 0 0

1 2

1

2 0 0

0 0 1212 0 0 12 12

 .

Rappel : Savez-vous calculer rapidement l’inverse d’une matrice de taille 2?

Il ne reste plus qu’`a appliquer la formule (2).

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