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PROJET DE RENFORCEMENT DE LA PERFORMANCE DU SYSTEME DE SANTE (PRPSS)

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PROJET DE RENFORCEMENT DE LA PERFORMANCE DU SYSTEME DE SANTE

(PRPSS)

Août 2019

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o Travail – Liberté – Patrie

MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Plan de gestion des pestes et pesticides

Public Disclosure AuthorizedPublic Disclosure AuthorizedPublic Disclosure AuthorizedPublic Disclosure Authorized

(2)

Page 2 TABLE DES MATIERES

LISTE DES TABLEAUX ... 6

LISTE DES FIGURES ... 6

LISTE DES SIGLES, ABREVIATIONS ET ACRONYMES ... 7

RESUME EXECUTIF ... 10

I. INTRODUCTION ... 21

1.1. CONTEXTE ... 21

1.2. OBJECTIF DU CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (CGES) DU PRPSS ... 22

1.3. METHODOLOGIE ... 22

1.3.1. CADRAGE DE LETUDE ... 23

1.3.2. REVUE DOCUMENTAIRE ... 23

1.3.3. RENCONTRES INSTITUTIONNELLES ... 23

1.3.4. CONSULTATIONS PUBLIQUES ... 23

1.3.5. EXPLOITATION DES DONNEES ET REDACTION DU CGES ... 24

1.3.6. IDENTIFICATION ET ANALYSE DES IMPACTS ... 24

II. DESCRIPTION DU PROJET ... 25

2.1. OBJECTIF GLOBAL DE DEVELOPPEMENT DU PRPSS ... 25

2.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES ... 25

2.3. BENEFICIAIRES ... 25

2.4. RESULTATS ATTENDUS ... 25

2.5. COMPOSANTES DU PROJET ... 26

III. ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DU PROJET ... 27

3.1. Situation géographique et administrative ... 28

3.2. Aspects biophysiques ... 31

3.2.1. Contexte climatique ... 31

3.2.2. Végétation ... 31

3.2.3. Ressources en eaux ... 33

3.2.4. Qualité de l’air ... 34

3.3. ENJEUX SOCIO-ECONOMIQUES ... 34

3.3.1. Activités économiques... 34

3.3.2. Scolarisation ... 35

3.4. AUTONOMISATION DES ADOLESCENTES ... 36

3.5. ETAT DE SANTE DE LA POPULATION ... 36

3.5.1. ENJEUX SANITAIRES DE LA REGION LOME COMMUNE ... 38

3.5.2. ENJEUX SANITAIRES DE LA REGION DES PLATEAUX ... 40

3.5.3. REGION CENTRALE ... 43

IV. CADRE POLITIQUE, JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ... 45

4.1. CADRE POLITIQUE ... 45

4.1.1. Politique nationale de la santé ... 45

4.1.2. Politique nationale de l'environnement (PNE) ... 46

4.1.3. Politique Nationale de l’Eau (PNE) ... 46

4.1.4. Plan national du développement (PND) ... 47

4.2. CADRE JURIDIQUE ... 48

4.2.1. Conventions internationales ratifiées et pertinentes pour le projet ... 48

4.2.1.1.1. Cadre législatif ... 50

4.3. CADRE INSTITUTIONNEL DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ... 52

4.3.1. Ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières (MERF) ... 52

(3)

Page 3

4.3.2. L’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE) ... 52

4.3.3. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP) ... 53

4.3.4. Ministère des Enseignements Primaires, Secondaires et de l’Alphabétisation (MEPSA) .. 53

4.3.5. Ministère de l’Eau et de l’hydraulique villageoise (MEHV)... 54

4.3.6. Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales (MATDCL) ... 54

4.3.7. Autres acteurs ... 54

4.4. POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE .... 55

4.5. EVALUATION DES CAPACITES DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE ... 57

V. PROCEDURES NATIONALES D’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE 58 5.1. CLASSIFICATION DU PROJET POUR LA REALISATION DUNE EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (EES) ... 59

5.2. DIRECTIVES RELATIVES AUX TDR ... 59

5.3. DIRECTIVES RELATIVES AU CHOIX DU CONSULTANT ... 59

5.4. DIRECTIVES RELATIVES A LA REALISATION ET LA PRODUCTION DU RAPPORT ... 59

5.5. DIRECTIVES RELATIVES A LA VALIDATION DU RAPPORT ... 60

5.6. VALIDATION DE L’EES ET DELIVRANCE DU CERTIFICAT DE CONFORMITE ... 60

VI. IMPACTS/RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX GENERIQUES ... 62

6.1. ANALYSE DES IMPACTS POSITIFS ... 62

6.2. ANALYSE DES RISQUES/ IMPACTS NEGATIFS ... 64

VII. PLAN CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PCGES) ... 67

7.1. RAPPEL ET OBJECTIFS DU PCGES ... 67

7.2. MESURES GENERIQUES ... 67

7.3. PROCEDURE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE ... 68

7.4. RENFORCEMENT DE CAPACITES POUR LA GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE ... 70

7.4.1. Mesures de renforcement institutionnel ... 70

7.4.2. Mesures de renforcement technique ... 70

7.4.3. Provision pour la réalisation et la mise en œuvre d’éventuelles EIES ... 70

7.4.4. Renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le PRPSS ... 71

7.4.4.1. Stratégie de formation ... 71

7.4.4.2. Mesures de sensibilisation des populations dans les zones ciblées ... 72

7.4.4.3. Plan de communication/consultation du projet ... 73

7.5. MECANISME DE GESTION DES PLAINTES ET DES CONFLITS ... 73

7.5.1. Enregistrement des plaintes ... 74

7.5.2. Mécanisme de résolution à l’amiable ... 74

7.5.3. Archivage des plaintes et réponses ... 75

7.6. MECANISME DE SUIVI ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL ... 75

7.6.1. Objectifs et stratégie ... 75

7.6.2. Surveillance environnementale et sociale ... 75

7.6.3. Suivi « interne » environnemental et social ... 75

7.6.4. Suivi « externe » environnemental et social ... 76

7.6.5. Evaluation ... 76

7.6.6. Indicateurs de suivi ... 76

7.7. ARRANGEMENTS INSTITUTIONNELS POUR LA MISE EN ŒUVRE DU CGES ... 79

7.8. CALENDRIER INDICATIF DE MISE EN ŒUVRE DES MESURES ... 82

7.9. COUTS ESTIMATIFS DES MESURES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES ... 83

VIII. CONSULTATIONS PUBLIQUES LORS DE L’ELABORATION DU CGES ... 84

8.1. OBJECTIFS CIBLES ET METHODOLOGIE ... 84

(4)

Page 4

8.2. SYNTHESE DES ECHANGES LORS DE LA TOURNEE DE CONSULTATIONS PUBLIQUES ... 84

IX. PLAN DE GESTION DES PESTES ... 84

9.2. OBJECTIF DU PLAN DE GESTION DES PESTES ... 84

9.3. APPROCHES DE GESTION INTEGREE AU TOGO ... 85

9.3.1. LES DIFFERENTS VECTEURS ET LES MALADIES ... 85

9.3.2. METHODES DE LUTTE CONTRE LES VECTEURS DE MALADIES ... 85

9.3.3. PESTICIDES ET SANTE PUBLIQUE ... 86

9.3.3.1. Pesticides et produits chimiques interdits ... 86

9.3.3.2. Pesticides utilisés au Togo ... 86

9.3.4. RISQUES LIES A LEXPOSITION AUX PESTICIDES ... 87

9.4. UTILISATION DES PESTICIDES DANS LE CADRE DE PRPSS ... 87

9.4.1. LES ETAPES DE LA PRISE DE DECISION ... 87

9.4.2. CARACTERISTIQUES DE PESTICIDES ... 87

9.4.3. FORMULATION DES PESTICIDES ... 88

9.4.4. PREPARATION ... 88

9.4.5. APPLICATION DES INSECTICIDES ... 89

9.5. SECURITE DEMPLOI DES PESTICIDES ... 89

9.5.1. PRECAUTIONS ... 89

9.5.1.1. Etiquetage ... 89

9.5.1.2. Stockage et transport ... 89

9.5.1.3. Elimination ... 89

9.5.1.4. Hygiène générale ... 90

9.5.1.5. Vêtements de protection ... 90

9.5.1.6. Mesures de sécurité ... 90

9.6. MESURES DURGENCE ... 91

9.6.1. SYMPTOMES DINTOXICATION... 91

9.6.2. SOINS A APPORTER ... 91

9.7. PLAN DACTION POUR LA GESTION DES PESTES ... 91

9.7.1. PROBLEMES PRIORITAIRES IDENTIFIES ... 91

9.7.2. PLAN DACTION :OBJECTIFS ET MESURES PROPOSEES DANS LE PRPSS ... 92

ANNEXES ... 95

ANNEXE 1 : TERMES DE REFERENCES DU CGES ... 96

ANNEXE 2 : FICHE DE SCREENING ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL ... 102

ANNEXE 3 : FICHE DE SUIVI ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL ... 109

ANNEXE 4 : MESURES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES ... 110

ANNEXE 5 : PLAN CADRE DE CONSULTATION ... 114

ANNEXE 6 : SYNTHESE DES ECHANGES LORS DE LA TOURNEE DE CONSULTATIONS PUBLIQUES ... 116

ANNEXE 7 : MESURES GENERIQUES ... 129

ANNEXE 8 : LES DIFFERENTES ETAPES DE CONCERTATIONS SUR LES MESURES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE DU PRPSS ... 137

ANNEXE 9: LISTE DE PERSONNES RENCONTREES DANS LE PROCESSUS D’ELABORATION DU CGES ... 138

ANNEXE 10 : LES PROCES-VERBAUX DES TOURNEES DE CONSULTATIONS PUBLIQUES DANS LA REGION DES PLATEAUX ... 160

(5)

Page 5 ANNEXE 11 : LES PROCES-VERBAUX DES TOURNEES DE CONSULTATIONS PUBLIQUES

DANS LA REGION CENTRALE ... 182 ANNEXE 12 : QUELQUES PHOTOS LORS DES CONSULTATIONS PUBLIQUES DANS LA REGION DES PLATEAUX ... 192 ANNEXE 13 : QUELQUES PHOTOS LORS DES CONSULTATIONS PUBLIQUES DANS LA REGION CENTRALE ... 197 ANNEXE 14 : LISTES DE PRESENCE REGION DES PLATEAUX ... 200 ANNEXE 15 : LISTES DE PRESENCE REGION CENTRALE ... 238

(6)

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I: Analyse des politiques de sauvegarde applicables au projet. ... 55

Tableau II: Synthèse des capacités de gestion environnementale et sociale des acteurs ... 57

Tableau III: Récapitulatif des formations sur les sauvegardes environnementales et sociales ... 71

Tableau IV: Information et Sensibilisation ... 73

Tableau V: Indicateurs et dispositifs de suivi des composantes environnementales et sociales ... 77

Tableau VI: Récapitulatif des étapes de la procédure et des responsabilités ... 81

Tableau VII: Calendrier d’exécution du CGES ... 83

Tableau VIII: Coûts estimatifs de mise en œuvre des mesures environnementales et sociales ... 83

LISTE DES FIGURES Planche 1: Images des consultations populaires dans la préfecture de l’Ogou ... 24

Planche 2: Images des consultations populaires dans la préfecture de Kpélé ... 24

Figure 3: Carte du Togo montrant les cinq (05) Régions administratives ... 29

Figure 4: Procédures nationales d’Evaluation Environnementale et Sociale (EES) ... 61

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LISTE DES SIGLES, ABREVIATIONS et ACRONYMES AEP : Approvisionnement en Eau Potable

ANGE : Agence Nationale de Gestion de L’environnement ASC : Agent de Santé Communautaire

BIT : Bureau International du Travail BM : Banque Mondiale

CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest

CEDEF : Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes

CGES : Cadre de Gestion Environnementale et Sociale CHR : Centre Hospitalier Régional

CHU : Centre Hospitalier Universitaire CIS : Cellule d’Inspection Sanitaire CSU : Couverture Sanitaire Universelle

COGERES : Comité de Gestion des Ressources Scolaires DAF : Direction des Affaires Financières

DD : Déchets Dangereux DAO : Dossier d’Appel d’Offre

DASRI : Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux DAOM : Déchets Assimilables aux Ordures Ménagères

DHAB : Direction de l’Hygiène et de l’Assainissement de Base DHP : Division de l’Hygiène Publique

DivAB : Division de l’Assainissement de Base DPS : Direction Préfectorale de la Santé DRS : Direction Régionale de la Santé

DSRP-C : Document Complet de Stratégie de Réduction de la Pauvreté ECD : Equipe Cadre de District

EE : Evaluation Environnementale EIE : Etude d’Impact Environnemental

EIES : Etude d’Impact Environnemental et Social FCFA : Franc de la Communauté Financière Africaine FS : Formation Sanitaire

GAR : Gestion Axée sur les Résultats GDBM : Gestion des Déchets Biomédicaux GdT : Gouvernement du Togo

GIPATO : Groupement Inter Professionnel des Artisans du Togo GIRE : Gestion Intégrée des Ressources en Eau

GRNE : Gestion des Ressources Naturelles et de l’Environnement HD : Hôpital de District

IEC : Information Education Communication

INSEED : Institut National de Statistiques d’Etudes Economiques et Démographiques

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Page 8

LC : Lomé Commune

MAPAH : Ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique

MEERHV : Ministère de l’Eau, de l’Equipement Rural et de l’Hydraulique Villageoise ; MEDDPN : Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection

de la Nature

MSHP : Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique

MEPSA : Ministère de l’Education Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation

MVUHSP : Ministère de la Ville, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Salubrité Publique OCB : Organisation Communautaire de Base

ONG : Organisations Non Gouvernementale OPCT : Objets Piquants Coupants et Tranchants

PAN/LCD : Plan d’Action Nationale de Lutte Contre la Désertification

PASMIN : Projet d’Appui aux Services de Santé Maternelle et Infantile et de Nutrition PCI : Prévention et Contrôle des Infections

PFSES : Point Focal Sauvegarde Environnementale et Sociale PGDD : Plan de Gestion des Déchets Dangereux

PCGES : Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale PF : Planning Familiale

PM : Pour Mémoire

PNADE : Programme National d’Actions Décentralisées de Gestion de l’Environnement

PND : Plan National de Développement

PNDS : Plan National de Développement Sanitaire PNE : Politique Nationale de l’Environnement

PNGE : Programme National de Gestion de l’Environnement PNS : Politique Nationale de Santé

PO : Politique Opérationnelle

PRPSS : Projet de Renforcement de la Performance du Système de Santé PUDC : Programme d’Urgence de Développement Communautaire REDISSE : Regional Deseases Surveillance System Enhancement Project RF : Responsable Financier

RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat RT : Responsable Technique

SCAPE : Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise

SNIS : Système National d’Information Sanitaire

SPHAB : Service Préfectoral d’Hygiène et de l’Assainissement de Base SRHAB : Service régional d’Hygiène et de l’Assainissement de Base SSE : Spécialiste en Suivi Evaluation

SSES : Spécialiste Sauvegarde Environnementale et Sociale TdE : Togolaise des Eaux

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TDR : Termes De Référence

UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine USP : Unité de Soins Périphériques

VIH : Virus d’Immunodéficience Humaine WASH : Water Sanitation and Hygiene

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RESUME EXECUTIF

Dans le souci de répondre d’une manière efficiente et adaptée aux défis de santé que connaît la population et d’évoluer progressivement vers l’atteinte de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), le Togo s’est engagé dans une dynamique de réforme du système de santé conformément aux orientations du Plan National de Développement (PND 2018-2022) et aux priorités du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2018-2022).

C’est dans ce cadre que le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP) a sollicité auprès de la Banque Mondiale (BM) un appui pour le financement du Projet de Renforcement de la Performance du Système de Santé (PRPSS).

Le projet de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS) vise à améliorer la qualité et la disponibilité des services de santé dans certaines régions avec un accent sur la santé de la reproduction, maternelle, néonatale, infantile et adolescente et la nutrition ainsi que la gouvernance du système de santé.

Le PRPSS sera réalisé à travers les quatre (4) composantes suivantes :

Composante 1 : Soutien à la contractualisation hospitalière et au renforcement des hôpitaux pour améliorer l’offre et la qualité des soins de santé.

Cette composante sera mise en œuvre dans les régions Lomé Commune, Maritime, Plateaux, et Centrale ; elle appuiera les activités relatives à :

- l’assistance technique qui consistera au recrutement de cabinets ou d’entités non étatiques ayant une expérience avérée dans la gestion hospitalière, dans le but d’accompagner les différents hôpitaux dans leur gestion ;

- le renforcement des activités hospitalières ; - l’acquisition des matériels et équipements;

- la réhabilitation des infrastructures ;

- la construction/ réhabilitation des ouvrages de gestion des déchets d’activités de soins ; - le renforcement de la Prévention et Contrôle des Infections (PCI) et du WASH-FIT dans

les formations sanitaires.

Composante 2 : Soutien à la contractualisation du niveau périphérique pour améliorer l’offre et la qualité des soins de santé, l’autonomisation et dividende démographique.

Elle sera mise en œuvre à travers un système de contractualisation interne dans les formations sanitaires publiques des Régions Plateaux et Centrale. Elle portera entre autres sur :

- la contractualisation interne au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique et des formations sanitaires ;

- le renforcement des activités de soins ;

- la réhabilitation des infrastructures sanitaires ;

- la construction/ réhabilitation des ouvrages de gestion des déchets d’activité de soins ;

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- le renforcement de la Prévention et Contrôle des Infections (PCI) et du WASH-Fit dans les formations sanitaires.

- l’offre des services de planning familial aux adolescentes ; - l’octroi des kits alimentaires aux parents des jeunes filles ; - l’octroi de kits sanitaires aux jeunes filles ;

- la gestion des déchets issus de l’hygiène menstruelle.

Composante 3 : Gestion du projet et renforcement du système de santé.

Cette composante assurera entre autres :

- l’acquisition des matériels et équipements;

- les sauvegardes environnementales et sociales ;

- les études et formations de courte durée pour soutenir le PNDS ; - le suivi/ supervision et évaluation ;

Composante 4 : Réponse d’urgence

Cette composante vise à offrir un « fonds de contingence » afin de renforcer les capacités de réponse en cas d’urgence sanitaire. Elle comprend entre autres activités :

- la prévention et la lutte contre les épidémies et autres urgences sanitaires ; - la gestion des déchets biomédicaux ;

- la surveillance des maladies à potentiel épidémiologique ; - la lutte anti vectorielle ;

- le renforcement de la PCI.

Objectif du CGES

L’élaboration du CGES permet d’identifier les impacts et risques associés aux différentes interventions du PRPSS et de définir les procédures, les mesures d’atténuation et de gestion qui devront être mises en œuvre. La procédure de revue environnementale et sociale du CGES sera intégrée à la procédure générale d’approbation et de financement des activités. La mise en œuvre du CGES prendra en compte les politiques de sauvegarde du groupe de la Banque Mondiale et sera en conformité avec les lois environnementales de la République du Togo pour chaque activité. Le CGES détermine aussi les dispositions institutionnelles à prendre durant la mise en œuvre du programme, y compris celles relatives au renforcement des capacités.

ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DE LA ZONE D’INTERVENTION DU PROJET

Le PRPSS interviendra dans un environnement hospitalier aux enjeux et problèmes variables. De façon générale les problèmes de dégradation de la végétation, de pollution des milieux récepteurs (plan d’eau, sol, et air) et de mauvais assainissement du cadre de vie s’observent dans la totalité de la zone d’intervention du projet. Ainsi, les enjeux environnementaux sont relatifs à la perte du couvert végétal, la perturbation des habitats naturels, la dégradation des sols, de la flore et de la

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faune, la perturbation de la circulation, les nuisances (bruits, vibrations, poussières), la gestion des déchets dangereux solides, liquides et des déchets issus de l’hygiène menstruelle.

Ces enjeux sont aussi liés aux risques d’atteinte à la santé des ouvriers et des acteurs hospitaliers, de contamination pour les agents chargés de l’enlèvement des déchets, de atteintes aux us et coutumes, de risques de frustrations sociales en cas de non emploi de la main d’œuvre locale, de conflits familiaux liés à la gestion des kits alimentaires et de pertes de champs, de cultures et de revenus.

Sur le plan socioéconomique, le projet sera mis en œuvre dans des zones où le taux de pauvreté est de 56,2 % pour la Région des Plateaux, de 27,6 % pour la Région Lomé Commune et 77,7 % pour la Région Centrale. Les activités économiques sont principalement portées par la production agricole, les industries extractives, et le commerce. Certaines de ces activités se déroulent à l’intérieur et aux alentours des formations sanitaires et donc pourront être affectées par certaines activités du projet.

En matière d’hygiène et d’assainissement, l’accès à l’eau potable et aux latrines est un véritable défi dans la Région des Plateaux. Dans la Région Lomé Commune, l’approvisionnement en eau potable se fait par le réseau de distribution de la Togolaise des Eaux (TdE). Néanmoins, une grande partie de la population n’ayant pas accès à ce réseau, utilise l’eau des forages et des puits souvent insalubres pour la consommation. La nappe étant affleurante, est sujette à la pollution. La pollution de la ressource en eau par certaines activités du projet peut-être un véritable risque pour les ménages utilisant l’eau des forages et l’eau des puits.

Sur le plan sanitaire, la zone d’intervention du projet est caractérisée par la faible disponibilité de personnel qualifié, le niveau très peu satisfaisant du plateau technique des structures sanitaires, les infrastructures délabrées, la faible couverture des formations sanitaires en ouvrages d’eau, d’hygiène et d’assainissement, avec un faible niveau d’application des mesures de PCI. On note également des taux de mortalité maternelle et néonatale relativement élevés.

En matière de gestion des déchets biomédicaux, on note une faible couverture en ouvrages de gestion des déchets solides et liquides. Egalement, les bonnes pratiques en gestion des déchets ne sont pas respectées par les acteurs dans les structures sanitaires. On assiste donc à un mélange des DASRI et des DAOM, le non respects des procédures d’incinération, le brûlage des déchets à ciel ouvert, le rejet des DASRI sur les dépotoirs, le rejet des eaux usées hospitalières dans la nature sans aucun traitement augmentant ainsi le risque de pollution de l’environnement et les risques d’occurrence des infections associées aux soins.

Le paysage épidémiologique de la zone d’intervention au cours de ces cinq (05) dernières années, a été marqué par des épidémies de choléra, de méningite bactérienne et de rougeole, avec des létalités élevées. L’évaluation des risques sanitaires réalisée en 2016 révèle le caractère de plus en plus récurrent de certaines situations d’urgence, notamment celles causées par les inondations, les incendies qui, cumulées aux effets pervers de la pauvreté, confère au Togo un profil humanitaire devenu désormais complexe et plus préoccupant. Le Togo a enregistré en 2015 deux (02) cas de

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fièvre hémorragique à virus de Lassa (2 cas dont 1 décès) et les risques épidémiques endogènes ou d’importation des cas de maladie à virus Ébola existent1.

Sur le plan de scolarisation des adolescentes, au fur et à mesure qu’avance le cursus scolaire la proportion de fille baisse significativement. Ainsi, au secondaire, la proportion des garçons reste plus élevée (81,4 %) que celle des filles (70,9 %)2.

La zone d’intervention du projet est marquée par des taux de fécondité des adolescentes et des grossesses précoces élevés entrainant souvent l'abandon scolaire et dans le pire des cas, un handicap ou des pertes de vie, souvent causées par des avortements provoqués.

CADRE POLITIQUE, JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL EN MATIERE D’EIE

Le contexte politique et juridique du secteur environnemental et social est marqué par l’existence de documents de conventions, protocoles et traités que le Togo a ratifiés au plan national et international. Au plan national, outre la Constitution de la Quatrième République du Togo, on note l’existence des textes de lois (Lois, codes), d’ordonnance, de décrets et arrêtés et des documents de politiques, de stratégies, plans et programmes. Entre autres on peut citer:

- la Constitution togolaise du 14 Octobre 1992 ; - la Politique nationale de la santé (PNS) ;

- la Politique nationale de l'environnement (PNE) ; - la Politique nationale de l’eau (PNE) ;

- la Politique Nationale de Gestion des Pesticides (PNGP) ;

- la Loi N°2009-007 du 15 mai 2009, portant code de la santé publique ; - la Loi-cadre sur l'environnement N° 2008-005 du 30 mai 2008 ;

- la loi N° 2018-003 du 31 janvier 2018 modifiant la loi N°2007- 011 du 13 mars 2007 ; relative à la décentralisation et aux libertés locales, confie d’importantes attributions - le Décret N°2017-040/PR du 23 mars 2017 fixant la procédure d’étude d’impact

environnementale et sociale ;

- l’arrêté N°0150/MERF/CAB/ANGE du 22 décembre 2017 fixant les modalités de participation du public aux études d’impact sur l’environnement ;

- l’arrêté N°0151/MERF/CAB/ANGE du 22 décembre 2017, fixant la liste des activités/projets soumis à étude d’impact environnementale et sociale.

Politiques de sauvegarde de la Banque mondiale

Du fait des impacts environnementaux et sociaux pouvant résulter des futures activités du PRPSS, quatre (04) politiques opérationnelles de sauvegardes environnementales et sociales sont déclenchées à savoir : (i) la PO 4.01 « Evaluation Environnementale » ; (ii) la PO 4.09 « Gestion des Pestes », la PO 4.11 «Ressources Culturelles Physiques» et (iii) la PO 4.12 « Réinstallation

1 PNDS 2018-2022

2 Annuaire scolaire, 2017

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Involontaire ». Les autres politiques opérationnelles du groupe de la Banque mondiale ne sont pas applicables au présent Projet.

IMPACTS/RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DU PROJET

Les impacts/risques environnementaux et sociaux du projet proviendront surtout de la mise en œuvre des composantes 1, 2 et 4. Le PRPSS dans sa mise en œuvre va engendrer non seulement des impacts positifs mais aussi négatifs et des risques potentiels.

Les impacts positifs

Les impacts positifs sont principalement la création d’emplois, l’amélioration de l’état de santé des populations, la salubrité des formations sanitaires et le renforcement de la confiance entre les communautés et les structures sanitaires.

Durant les phases de préparation et de construction/réhabilitation des infrastructures sanitaires, les travaux contribueront à la création d'emplois dans les communautés bénéficiaires du projet à travers l’embauche de la main-d’œuvre locale (maçons, menuisiers, ferrailleurs, plombiers, électriciens, etc.). La réhabilitation des structures sanitaires, leur équipement et leur renforcement en ressources et la gestion efficiente des ressources financières permettront d’améliorer la couverture sanitaire, l’offre et la qualité des soins et contribueront à l’amélioration de l’état de la santé des populations de la zone d’intervention du projet.

L’amélioration de l’offre de soins tant en quantité qu’en qualité et les interventions visant à maintenir les jeunes filles à l’école permettront d’améliorer la santé sexuelle des adolescentes et de renforcer leur autonomisation.

Les risques/impacts négatifs

La mise en œuvre du PRPSS engendrera des impacts négatifs et des risques. Les risques/ impacts négatifs attendus sont inhérents aux pertes de biens et d’actifs (champs, cultures, commerce…), aux gênes de la circulation et nuisances (bruits, poussières), à la perte du couvert végétal, à la perturbation des habitats naturels, à la dégradation des sols.

La réhabilitation des structures sanitaires et la construction des ouvrages de gestion des déchets peuvent occasionner des risques d’accidents pour les ouvriers, les acteurs hospitaliers et les riverains. Egalement l’arrivée éventuelle des ouvriers étrangers peut entrainer l’atteinte aux us et coutumes, la contamination aux IST VIH/SIDA et le risque d’occurrence des grossesses non désirées voire des conflits conjugaux.

L’offre de soins dans le cadre du projet peut être à l’origine des risques d’atteinte à la santé des ouvriers et des acteurs hospitaliers, de propagation des germes pathogènes. L’utilisation éventuelle des pesticides (composante 4) peut être à l’origine des risques d’intoxication et de chimiorésistance liées aux pesticides.

Le fonctionnement des ouvrages de gestion des déchets peut engendrer la prolifération des vecteurs de maladies et un risque de contamination de l’eau, de l’air et du sol. Les structures sanitaires dans leur fonctionnement produisent des déchets médicaux qui, mal gérés (collecte, transport, traitement

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et élimination finale), peuvent causer des risques importants au plan sanitaire (spécifiquement déchets à risques infectieux et les autres déchets dangereux). Une gestion inadéquate de ces déchets peut occasionner des risques de propagation des IST/VIH/SIDA, de maladies nosocomiales et d'autres infections associées aux soins. Le risque de survenue de ces maladies peut être accru, si les acteurs hospitaliers ne mettent pas en pratique les mesures de prévention et de contrôle des infections dans la prestation des soins et la manipulation des déchets biomédicaux.

L’intervention visant l’autonomisation des adolescentes (octroi des kits alimentaires, Kits sanitaires et l’offre de service de santé sexuelle pour les adolescents) peut engendrer des risques de conflits familiaux liés à la gestion des kits alimentaires et des risques de prolifération des déchets issus de l’hygiène menstruelle.

Des consultations publiques ont été menées et ont concerné toutes les parties prenantes du projet (autorités politiques, administratives et religieuses, chefs traditionnels, leaders d’opinion, personnel de santé, les acteurs de l’éducation, les COGES, les COGERES, les Organisations de la Société civile, ...etc.). Elles ont permis d’assurer l’implication des parties prenantes dans la conception du projet et dans le processus de prise de décision.

Pour apporter une réponse à ces impacts/risques, le processus de sélection proposé dans le CGES s’effectuera de sorte que les caractéristiques biophysiques et humains des zones de mise en œuvre des activités du projet soient prises en compte, et qu’en conséquence des mesures d’atténuation soient mises en œuvre.

PLAN CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE Mesures génériques

Pour atténuer les impacts et risques génériques des activités, le Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale comprend les mesures génériques de gestion environnementale et sociale. Ces mesures sont entre autres, le non financement de toute activité qui serait de catégorie A, selon la classification de la Banque mondiale ou nécessitant une étude d’impact environnemental approfondie, selon la réglementation nationale quelle que soit la sensibilité du site d’implantation.

Pendant la phase de préparation et réhabilitation/ construction des ouvrages sanitaires, des mesures telles que la signalisation des chantiers, la mise à disposition du personnel des équipements de protection individuelle suivie de la sensibilisation pour leur port, la sensibilisation des ouvriers et de la population sur les risques de contamination aux IST- VIH/ SIDA, la gestion écologiquement saine des déchets de chantier pour éviter la pollution de l’air, de l’eau et du sol doivent être prises.

En cas de perte de bien ou de revenus, procéder à une compensation juste et équitable des biens affectés par le projet.

En phase de mise e œuvre du projet, des mesures doivent être prises pour assurer la gestion adéquate des déchets dangereux, la formation du personnel hospitalier sur la gestion des déchets d’activités de soins médicaux, la sensibilisation des acteurs hospitaliers et des riverains sur les risques liés à la gestion des déchets, la formation des acteurs (santé et éducation) sur la gestion de

(16)

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l’hygiène menstruelle, la gestion adéquate des déchets de l’hygiène menstruelle, la sensibilisation des parents et des adolescentes sur la gestion des kits alimentaires, le suivi par les Agents de Santé Communautaire (ASC) de la gestion des kits dans les ménages.

En cas d’utilisation des pesticides, le PRPSS doit prendre des mesures pour la formation des utilisateurs des pesticides, le respect scrupuleux des prescriptions d’usage des pesticides, le contrôle rigoureux des pesticides à utiliser et l’élimination des pesticides obsolètes.

La procédure de gestion environnementale et sociale du projet

Le processus de gestion environnementale et sociale du PRPSS prendra en compte les étapes suivantes : (i) Identification de la localisation/site et principales caractéristiques techniques de l’activité, (ii) Sélection environnementale et sociale , (iii) approbation de la catégorisation par l’ANGE, (iv) préparation et validation de l’instrument spécifique de sauvegarde Environnementale et sociale du sous-projet, (v) consultations publiques et diffusion (vi) intégration des clauses environnementales et sociales dans les Dossiers d’Appel d’Offre (DAO) des activités et approbation du PGES-chantier, (vii) exécution/mise en œuvre des clauses environnementales et sociales, (viii) suivi de la mise en œuvre des mesures environnementales, (ix) renforcement des capacités des acteurs et (x) audit de mise en œuvre des mesures de sauvegardes environnementales et sociales.

Plan de renforcement des capacites

Le CGES suggère des mesures d’appui institutionnel et technique telles que le renforcement de l’ANGE, le renforcement de l’expertise environnementale de la cellule de gestion du PRPSS, des Points focaux environnemental et social des services déconcentrés, des entreprises/missions de contrôle et des cadres du MSHP et du MEPSA; la réalisation des Etudes d’Impact Environnemental (EIE), la formation des acteurs locaux impliqués dans la mise en œuvre des sauvegardes ; les programmes de sensibilisation et de mobilisation.

Mécanisme de gestion des plaintes

Un mécanisme de gestion des plaintes et conflits environnementaux et sociaux du projet a été proposé dans le CGES. Le mécanisme de gestion des plaintes reposera essentiellement sur les pratiques locales existantes qui ont donné la preuve de leur efficacité. Dans le cadre du PRPSS, ce mécanisme reposera sur les institutions communautaires de gestion des conflits actuellement existants, notamment les autorités coutumières et la chefferie traditionnelle. Toutefois en cas d’échec de la résolution à l’amiable, le plaignant peut faire recours à la justice. Le bon fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes permettra de limiter les recours directs à la justice de la part des plaignants. Un mécanisme d’archivage des plaintes et solutions apportées sera mise en place.

Les principaux indicateurs de mise en œuvre du CGES

Pour optimiser la gestion des aspects environnementaux et sociaux du PRPSS, il est mis en place un dispositif de suivi et de surveillance environnementale pour l’ensemble des activités du projet.

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Les principaux indicateurs de mise en œuvre du CGES sont les suivants : (i) nombre d’activités ayant fait l’objet de sélection environnementale et sociale (Screening); (ii) nombre d’activités ayant fait l’objet d’une EIES avec le PGES mis en œuvre ; (iii) nombre d’entreprises appliquant les mesures environnementales et sociales ; (iv) nombre de collectivités dont les populations ont été informées et sensibilisées sur les sauvegardes ; (v) nombre d’acteurs formés/sensibilisés en environnement, hygiène/sécurité ; (vi) quantité de déchets dangereux éliminés dans le respect des normes ; (vii) quantité de déchets issus de l’hygiène menstruelle gérés dans le respects des normes.

Cadre institutionnel de mise en œuvre du CGES

L’arrangement institutionnel pour l'exécution de la procédure de gestion environnementale et sociale des sous-projets en cohérence avec le cadre institutionnel global du projet est le suivant : Le Comité de pilotage (CP) : veillera à l’inscription et à la budgétisation des diligences environnementales et sociales dans les Plans de Travail et Budgets Annuels (PTBA);

La cellule de gestion PRPSS : garantira l’effectivité de la prise en compte des aspects et des enjeux environnementaux et sociaux dans l’exécution des activités du projet ;

L’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE) : procédera à l’examen et à l’approbation de la classification environnementale des activités ainsi qu’à l’approbation des Etudes d’Impact Environnemental et Social (EIES) simplifiées. Il participera aussi au suivi externe;

Les Services Techniques Déconcentrés (STD) du MSHP et du MEPSA: seront associées à toutes les activités se déroulant dans leurs champs d’action pendant et après le projet ;

Les collectivités locales : participeront au suivi environnemental et social, à travers leurs services techniques municipaux;

Les entreprises des travaux/Petites et Moyennes Entreprises : ont pour responsabilité, à travers leur Expert en Environnement, la mise en œuvre des PCGES et la rédaction des rapports de mise en œuvre desdits PCGES ;

Les Bureaux de contrôle : ayant en leur sein un Expert en Environnement, celui-ci est chargé du suivi au jour le jour de la mise en œuvre du PGES et l’élaboration d’un rapport de suivi environnemental et social à transmettre au PRPSS ;

Les ONG : en plus de la mobilisation sociale, participeront à la sensibilisation des populations et au suivi de la mise en œuvre des PGES, à travers l’interpellation des principaux acteurs du PRPSS.

Procédure de la sélection environnementale et sociale :

No Etapes/Activités Responsable Appui/

Collaboration Prestataires

1.

Identification de la

localisation/site et principales caractéristiques techniques des activités (Filtre

environnementale et sociale)

MSHP

- ANGE - SSES de la

cellule du projet

Structures du, MSHP à travers la DHAB et les DRS et DPS

2. Sélection environnementale (Screening-remplissage des

Cellule du projet

- ANGE - DHAB

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No Etapes/Activités Responsable Appui/

Collaboration Prestataires formulaires), et détermination

du type d’instrument spécifique de sauvegarde

- Bénéficiaire

3.

Approbation de la

catégorisation par l’entité chargée des EIE et la Banque

Coordonnateur du Projet

- SSES/cellule - DHAB

- Entité Nationale chargée des EIE (ANGE)

4 Préparation de l’instrument spécifique de sauvegarde E&S et validation Préparation et approbation des

TDR

Cellule du projet

- Spécialiste en passation de marché : SPMS

- Autorité locale

Réalisation de l’étude - Consultant

Validation du document et délivrance du certificat de conformité environnemental

SPMS

Autorité locale

- ANGE/MEDDPN

Publication du document Coordonnateur

du PRPSS

- Média ;

5 Consultation du public Cellule du projet

- Spécialiste en passation de marché : SPMS

- Autorité locale

- Consultant

6. Intégration dans le dossier

d’appel d’offres (DAO) SSES

- SPMP

- PRMP - Média ;

7.

Exécution/Mise en œuvre des mesures environnementales et sociales

SSES

- SPMS - RT

- Responsable Financier (RF) - Autorité locale

- Consultant - ONG - Autres

8.

Surveillance interne de la mise en œuvre des mesures

sauvegardes

environnementales et sociales

SSES - Spécialiste en Suivi

Evaluation (SSE) - Autorités

locales

- Spécialistes en sauvegarde des missions de contrôles Surveillance externe de la

mise en œuvre des mesures de sauvegardes

environnementales et sociales

ANGE - SSES

Suivi environnemental et

social SSES - S-SE

- ANGE

- Laboratoires /centres spécialisés ONG

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No Etapes/Activités Responsable Appui/

Collaboration Prestataires Autres structures compétente Diffusion du rapport de

surveillance interne Coordonnateur - SSES - Media ; 9.

Renforcement des capacités des acteurs dans la mise en œuvre des mesures de sauvegardes

environnementales et sociales

SSES

- DHAB - Autres SSES - Acteurs de

l’éducation SPMS/SGF

- Consultants - Structures

publiques compétentes - ANGE

10.

Audit de mise en œuvre des mesures de sauvegardes environnementales et sociales

SSES/ Cellule du PRPSS

- Autres SSES - SPMS - S-SE - ANGE

- Autorité locale

- Consultants

La cellule de coordination du projet (CGP) ou toute entité participant à la mise en œuvre, ne publiera aucune demande d’appel d’offres (DAO) d’une activité assujettie à étude d’impact environnemental et social (EIES), sans que le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) de la phase des travaux n’y ait été inséré et, ne donnera l’ordre de démarrage desdits travaux avant que le PGES de l’entreprise contractée (PGES chantier) n’ait été approuvé et intégré dans le planning global des travaux.

Les rôles et responsabilités tels que décrits ci-dessus seront intégrés dans le manuel de gestion du projet.

Coût de la mise en œuvre du PCGES

Le budget global estimatif prévu pour la mise en œuvre de toutes les mesures environnementales et sociales

Activités Nombre Coût

unitaire

Coût total (FCFA) 1 Réalisation des études y compris consultation

du public

5 5 000 000 25 000 000 2 Validation des documents et obtention du

certificat environnemental pendant 05 ans

5 2 000 000 10 000 000 3 Suivi de la mise en œuvre des mesures de

sauvegardes environnementales et sociales à raison de 02 missions de suivi par an pendant 05 ans

10 2 500 000 25 000 000

4 Renforcement des capacités des acteurs en mise en œuvre des sauvegardes

environnementales et Sociales

5 Sessions 5 000 000 25 000 000

5 Organisation des campagnes de sensibilisation (une campagne par région par an)

10 2000 000 20 000 000 6 Suivi du mécanisme de gestion des plaintes 5 1 000 000 5 000 000

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7 Mise en œuvre du plan de gestion des déchets d’activités de soins médicaux

100 000 000 8 Appui logistique et technique de certaines

structures impliquées dans la mise en œuvre des sauvegardes (DHAB et à l'ANGE)

50 000 000

9 Suivi de la mise en œuvre des sauvegardes 5 5 000 000 25 000 000 10 Evaluation de la mise en œuvre du PGES 2 5 000 000 10 000 000

Total 277 000 000

Le coût estimatif de mise en œuvre des mesures de sauvegardes environnementales et sociales est de Deux cent soixante-dix-sept millions (277 000 000) francs CFA.

PLAN DE GESTION DES PESTES

Dans le cadre du PRPSS, les pesticides seront utilisés pour le nettoyage dans les structures sanitaires, la mise en œuvre des mesures de Prévention et Contrôle des Infections (PCI) et éventuellement dans la gestion des urgences sanitaires. A cet effet un plan de gestion des pestes a été proposé dans le document de CGES. Il décrit les conditions d’utilisation des pesticides afin de s’assurer que les risques sanitaires et environnementaux associés aux pesticides sont minimisés et permettra de minimiser les effets potentiels négatifs sur la santé humaine et sur l’environnement, et pour promouvoir la lutte anti vectorielle.

Le présent plan s’appuie sur les initiatives nationales, et s’inscrit dans le cadre des stratégies nationales existantes, renforçant ainsi les synergies et les complémentarités.

Un plan d’action pour la gestion des pestes a été élaboré. Il fait ressortir les problèmes prioritaires, les objectifs de même que les mesures d’atténuations proposées. Il présente aussi le mécanisme de suivi et évaluation qui sera mis en place.

Le coût de mise en œuvre de ces interventions s’élève à trente et un millions (31 000 000) de francs CFA.

Le présent CGES sera complété par le cadre de Politique de Réinstallation (CPR), et le Plan de Gestion des Déchets Dangereux (PGDD) qui seront élaborés dans les documents séparés.

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I. INTRODUCTION 1.1. Contexte

La santé des populations demeure une préoccupation majeure du gouvernement togolais. Dans le but d’atteindre toutes les couches sociales, le système de santé du Togo est organisé suivant une structure pyramidale à trois niveaux; le niveau central, le niveau intermédiaire et le niveau opérationnel. Au sommet se trouve le niveau central chargé de la définition et du suivi des grandes orientations de la politique sanitaire du pays. Le niveau intermédiaire est représenté par six (06) régions sanitaires chargées de l’appui et du suivi-évaluation du niveau opérationnel. Le niveau opérationnel qui constitue la base de la pyramide compte 44 districts sanitaires qui assurent la mise en œuvre des activités.

En effet, une analyse du système de santé réalisée en août 2016 dans le cadre de l’évaluation du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2012-2015) a mis en évidence non seulement des avancées importantes à capitaliser, mais aussi des insuffisances et goulots d’étranglement dans plusieurs domaines. Les principaux dysfonctionnements notés sont : (i) l’insuffisance dans la gouvernance et le pilotage du secteur ; (ii) l’insuffisance de ressources humaines pour la santé ainsi que la gestion non optimale de l’existant ; (iii) la non utilisation systématique des médicaments essentiels et génériques et la faible disponibilité des produits sanguins; (iv) le sous financement public du secteur ; (v) la gestion non efficiente des ressources mobilisées ; (vi) les problèmes de promptitude, de complétude et de fiabilité des données du Système national d’information sanitaire (SNIS) qui limitent la prise de décision à tous les niveaux (PNDS, 2017-2022) . En outre, on note des insuffisances en matière de gestion des déchets dangereux dans les formations sanitaires.

Face à cette situation, le PNDS 2017-2022 a retenu comme l’une de ses priorités, le renforcement de l’efficacité du système de santé qui est une orientation stratégique du Plan National de Développement (PND). Ce renforcement vise la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures et reformes pour améliorer la performance du système de santé et la qualité des soins, ce qui permettra au Togo de répondre d’une manière efficiente et adaptée aux défis de santé que connaît sa population et d’évoluer progressivement vers l’atteinte de la couverture sanitaire universelle (CSU).

C’est pour satisfaire à cette orientation stratégique du PND susmentionnée et relever les défis de santé que le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale a initié le Projet de Renforcement de la Performance du Système de Santé (PRPSS), qui dans sa mise en œuvre pourrait induire des impacts et risques sur les plans environnemental et social. Selon les critères de catégorisation environnementale et sociale de la Banque mondiale, le projet est classé en catégorie « B » et quatre (04) politiques opérationnelles de sauvegardes environnementales et sociales sont déclenchées à savoir : (i) la PO 4.01 « Evaluation Environnementale » ; (ii) la PO 4.09 «Lutte anti vectorielle», (iii) la PO 4.11 «Ressources Culturelles Physiques» et (iv) la PO 4.12 « Réinstallation Involontaire».

(22)

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Le PRPSS contribuera à l’amélioration de l’état de santé des populations avec un accent sur la santé de la reproduction, maternelle, néonatale, infantile et adolescente et la nutrition ainsi que la gouvernance du système de santé. Néanmoins, certaines activités du projet, peuvent également s’accompagner de divers risques et autres impacts négatifs sur les milieux naturels et humains. En effet, les activités de réhabilitation des formations sanitaires, de construction des ouvrages de gestion des déchets dangereux, la gestion des déchets issus de l’hygiène menstruelle sont susceptibles d’affecter l’environnement et ne manqueront pas d’occasionner des impacts négatifs sur le milieu humain, si certaines mesures correctives, d’accompagnement ou de minimisation ne sont pas prises. Le présent Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) a été requis afin d’éviter ou de minimiser ces impacts négatifs potentiels en tenant compte du fait que les activités à réaliser ainsi que les sites de leurs implantations ne sont pas encore connus. Il fait une synthèse des dispositions nationales et de la Banque mondiale applicables, des impacts potentiels des activités pour lesquelles des mesures doivent être envisagées, fixe les responsabilités de la mise en œuvre des mesures et les coûts nécessaires.

1.2. Objectif du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) du PRPSS L’élaboration du CGES permet d’identifier les impacts/risques associés aux différentes interventions du PRPSS et de définir les procédures, les mesures d’atténuation et de gestion qui devront être mises en œuvre. Le CGES est conçu comme étant un mécanisme de tri pour les impacts environnementaux et sociaux des investissements et activités, avant l’évaluation des projets. En outre, le CGES devra définir le cadre de suivi et de surveillance ainsi que les dispositions institutionnelles à prendre durant la mise en œuvre du projet pour éviter, supprimer ou atténuer/réduire à des niveaux acceptables les impacts environnementaux et sociaux défavorables ainsi que les risques associés.

Les objectifs spécifiques du CGES sont :

o présenter les procédures et méthodologies explicites pour une meilleure planification environnementale et sociale, ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre des activités devant être financées dans le cadre du projet ;

o évaluer les impacts/risques environnementaux et sociaux potentiels du projet, et proposer des mesures d’atténuation ou de bonification suivant chaque type ;

o préciser les rôles et responsabilités institutionnels ;

o déterminer les besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des recommandations du CGES ;

o fournir les moyens d’information adaptés aux populations pour exécuter et suivre les recommandations du CGES ;

o élaborer des fiches de sélection environnementale et sociale des projets.

Pour atteindre les objectifs de l’élaboration du CGES la démarche méthodologique suivante a été adoptée.

1.3. Méthodologie

L’élaboration du CGES a été préparée par une équipe d’experts pluridisciplinaires du MSHP de la Direction de l’Hygiène et de l’Assainissement de Base (DHAB), du MEDDPN, de la cellule

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environnementale du MAEH avec l’appui des spécialistes en environnement de différents projets du département. L’approche participative a été utilisée comme méthode de travail. Cette méthode a permis d’intégrer au fur et à mesure, les avis et arguments des différentes parties prenantes. La démarche méthodologique est articulée autour des étapes suivantes :

1.3.1. Cadrage de l’étude

Au démarrage de l’étude, une réunion de cadrage s’est tenue entre la cellule de gestion du projet, les responsables du MSHP, et la Banque mondiale. Cette rencontre a permis de s’entendre sur l’urgence et les principaux enjeux liés à la préparation des études de sauvegarde, mais aussi sur certains points spécifiques de l’étude notamment (i) les rencontres avec les autorités locales et (ii) la réalisation des consultations publiques à mener dans les zones d’intervention du projet.

1.3.2. Revue documentaire

Cette étape a permis de collecter la documentation nécessaire à l’élaboration du CGES. Il s’agit de certains documents du CGES élaborés sur des projets de santé, des politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale, des politiques nationales en matière d’environnement (Plan national d’action pour l’environnement, la stratégie nationale et le plan d’action pour la conservation de la diversité biologique, le Plan d’Action National de lutte contre la désertification, etc.), les textes et documents stratégiques de la santé, la loi-cadre sur l’environnement et ses textes d’application, les autres textes relatifs à la gestion des ressources naturelles et de l’environnement (code forestier, code de l’eau, etc.). La consultation de ces documents a permis de faire le point sur les dispositions environnementales réglementaires en rapport avec le projet.

1.3.3. Rencontres institutionnelles

Cette étape a permis de rencontrer les acteurs institutionnels impliqués dans le processus d’élaboration du CGES, à savoir, le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières ; l’ANGE, la cellule environnementale de Ministère en charge de l’Agriculture, la Direction de l’Hygiène et de l’Assainissement de Base (DHAB). Ces rencontres ont permis de définir les différentes étapes du processus de même que la méthodologie à suivre.

1.3.4. Consultations publiques

Ces consultations ont concerné les parties prenantes du projet (autorités politiques, administratives et religieuses, chefs traditionnels, leaders d’opinion, personnel de santé, acteurs de l’éducation, les COGES, les COGERES et autres Organisations de la Société civile, ...). Elles ont permis d’assurer l’implication des parties prenantes dans la conception du projet et dans le processus de prise de décision. Plus spécifiquement, elles ont permis de: (i) associer les différentes parties prenantes à la mise en évidence des enjeux environnementaux et sociaux du PRPSS ; (ii) expliquer le projet aux communautés locales (activités et enjeux) ; (iii) susciter la participation des populations locales (avis, craintes, préoccupations, suggestions et attentes) ; (iv) collecter des données et informations socioéconomiques des communautés locales en rapport avec le projet ; et (v) asseoir les bases d’une mise en œuvre concertée des actions prévues dans le cadre du projet . Pour cela, l’étude a adopté

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une démarche participative qui s’est articulée autour de deux (2) axes essentiels : (i) l’information préalable des parties prenantes et (ii) les rencontres d’échange et de discussion avec les principaux acteurs et bénéficiaires du projet.

Planche 1: Images des consultations populaires dans la préfecture de l’Ogou

Planche 2: Images des consultations populaires dans la préfecture de Kpélé 1.3.5. Exploitation des données et rédaction du CGES

La phase de revue documentaire, de collecte des données sur le terrain, de visites de sites potentiels, et d’entretien auprès de différents acteurs, ont permis de recueillir des informations. La phase d’exploitation a consisté au traitement et à l’analyse des données en vue de la rédaction du rapport du CGES.

1.3.6. Identification et analyse des impacts

Une analyse des différentes activités du projet a permis d’identifier les impacts et risques liés aux différentes phases. L’identification des impacts a tenu compte non seulement de la nature des activités mais aussi de l’état initial de l’environnement, notamment ses composantes biologiques,

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physiques, socio-économiques, culturelles et cultuelles. Les exigences du cadre législatif national et international y compris les politiques opérationnelles de protection de l’environnement de la Banque Mondiale ont été prises en compte dans les analyses.

II. DESCRIPTION DU PROJET

2.1. Objectif global de développement du PRPSS

Le projet de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS) vise à améliorer la qualité et la disponibilité des services de santé dans certaines régions avec un accent sur la santé de la reproduction, maternelle, néonatale, infantile et adolescente et la nutrition ainsi que la gouvernance du système.

2.2. Objectifs spécifiques De manière spécifique, il s’agira de :

- réhabiliter les infrastructures hospitalières ;

- renforcer les plateaux techniques des structures sanitaires ; - améliorer la gestion des structures sanitaires ;

- améliorer la gestion des déchets solides et liquides d’activités de soins médicaux ; - améliorer l’offre de service et la satisfaction des utilisateurs des services de soins de la

zone d’intervention du projet ;

- améliorer la santé sexuelle et de reproduction des adolescentes ; - réduire le taux de grossesses non désirées ;

- maintenir les filles à l’école jusqu’à la fin du secondaire, - améliorer l’autonomisation des adolescentes.

2.3. Bénéficiaires

Les bénéficiaires directs du PRPSS sont les populations utilisant les services de toutes les formations sanitaires publiques de la Région des Plateaux, de la Région Centrale, les hôpitaux de la région Lomé commune (CHU Campus,; CHR Lomé Commune et Hôpital de Bè) et les hôpitaux de la Région Maritime (CHR Tsévié, CHP Aného) ainsi que les institutions nationales et régionales intervenant dans la santé. Les bénéficiaires indirects du projet sont les fournisseurs de services publics et privés.

2.4. Résultats attendus

Les principaux résultats attendus de la mise en œuvre de ce projet sont :

- le renforcement des ressources humaines des Directions centrales, régionales, préfectorales et des formations sanitaires des zones d’intervention du projet;

- l’aménagement des infrastructures de la zone d’intervention du projet;

- le renforcement du plateau technique des formations sanitaires de la zone d’intervention du projet;

- l’amélioration de la gestion financière des formations sanitaires;

- l’amélioration de la gestion des déchets d’activités de soins;

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- l’amélioration de la qualité des soins dans la zone d’intervention du projet;

- la satisfaction des utilisateurs des services de santé;

- l’amélioration de la performance du système de santé dans les zones de couverture ; - l’amélioration de santé sexuelles et de reproduction des adolescentes ;

- la réduction des grossesses non désirées ;

- le maintien des filles à l’école jusqu’à la fin du secondaire, - l’autonomisation des adolescentes.

2.5. Composantes du projet

Le PRPSS sera mis en œuvre à travers quatre (04) composantes.

Composante 1 : soutien à la contractualisation hospitalière et au renforcement des hôpitaux pour améliorer l’offre et la qualité des soins de santé.

Cette composante sera mise en œuvre dans les Régions Plateaux, Lomé Commune et Centrale; elle appuiera les activités relatives à :

- l’assistance technique qui consistera au recrutement de cabinets ou d’entités non étatiques ayant une expérience avérée dans la gestion hospitalière dans le but d’accompagner les différents hôpitaux dans leur gestion ;

- le renforcement des activités hospitalières ; - l’acquisition des matériels et équipements;

- la réhabilitation des infrastructures sanitaires ; - la construction des fosses septiques

- la construction des stations de traitement des eaux usées - acquisition d’incinérateurs

- organisation des sessions de formation des acteurs

- le renforcement de la Prévention Contrôle des Infections (PCI) et du WASH Fit dans les hôpitaux ;

- mise en œuvre du bio nettoyage.

Composante 2 : Soutien à la contractualisation du niveau périphérique pour améliorer l’offre et la qualité des soins de santé, l’autonomisation et dividende démographique.

Cette composante sera réalisée dans les Régions Plateaux et Centrale. Elle vise :

- la contractualisation interne au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique et des formations sanitaires ;

- le renforcement des activités de soins ; - la réhabilitation des infrastructures sanitaires ; - la construction des fosses septiques

- la construction des stations de traitement des eaux usées - l’acquisition d’incinérateurs

- l’organisation des sessions de formation des acteurs

- le renforcement de la Prévention et Contrôle des Infections (PCI) et du WASH Fit dans les hôpitaux ;

Références

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