RHUMATOLOGIE
WWW.REVMED.CH
10 mars 2021
487
Lupus érythémateux systémique et Covid-19
Cette synthèse de la littérature porte sur les aspects principaux de la prise en charge des patients atteints d’un lupus érythéma- teux systémique dans le contexte de la pandémie Covid-19. Nous abordons les risques d’infection par le SARS-CoV-2, la sévérité des symptômes comparée à la population générale, le rôle des anticorps antiphospholipides dans les complications thrombo- tiques et les stratégies de traitement.
Systemic Lupus Erythematosus and COVID-19 This article synthesizes the main aspects of the management of systemic lupus erythematosus patients in the context of the COVID-19 pandemic based on published literature. We will therefore develop on topics such as the risk of getting infected, the differences in COVID-19 clinical course and severity compared to general population, the role of antiphospholipid antibodies in thrombotic complications, and treatment strategies.
INTRODUCTION
La pandémie de Covid-19 a eu et continue d’avoir un grave impact sur les patients avec une maladie autoimmune systé- mique chronique en général, dont ceux ayant un lupus érythé- mateux systémique (LES) en particulier. Ces patients ont été confrontés à des obstacles d’accès aux soins et de disponibilité des médicaments, notamment l’hydroxychloroquine (HCQ) ou les biothérapies en milieu hospitalier. De plus, dans une enquête auprès de 417 patients lupiques en Lombardie lors de la première vague pandémique, 10 % ont rapporté avoir réduit ou interrompu au moins un traitement immunosuppresseur de fond en raison de la crainte de contagion.1 Des retards d’hospitalisation, une hausse des admissions aux soins intensifs, ainsi qu’une maladie plus active à l’admission ont également été observés.2
La prise en charge du LES en ce contexte de pandémie repré- sente donc un défi qui doit prendre en considération plusieurs aspects. Cependant, plusieurs questions restent sans réponses définitives. Nous en aborderons certaines, basées sur les données publiées au moment de la rédaction de cet article, en décembre 2020.
Le risque d’infection à SARS-CoV-2 est-il accru chez les patients lupiques ?
L’expérience sur le terrain, la connaissance des mécanismes pathogéniques du LES et les résultats d’études observa- tionnelles confirment tous une susceptibilité accrue aux infections des patients qui en sont atteints, en particulier en cas d’activité élevée de la maladie, de corticothérapie à des doses ≥ 7,5 mg/jour d’équivalent prednisone, ainsi qu’en cas de traitement antérieur par rituximab ou cyclo- phosphamide.3
Plusieurs mécanismes ont été incriminés concernant le risque accru de Covid-19 dans le LES. L’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA2) est un récepteur fonctionnel cible de la glycoprotéine de spicule qui permet l’entrée du SARS- CoV-2 dans les cellules. L’expression de l’ECA2 est régulée par des modifications épigénétiques, dont la méthylation de l’ADN. Dans le lupus, un défaut de méthylation pourrait entraîner une surexpression de l’ECA2 dans les cellules mononucléaires du sang périphérique, favorisant ainsi l’infec- tion à SARS-CoV-2.4 En outre, un risque accru d’infection pourrait être expliqué par d’autres facteurs tels que la lymphopénie, l’activité dérégulée des cellules B et T et/ou du complément, en plus des défauts de barrières dans le contexte d’inflammation de la peau et des muqueuses, et finalement par l’utilisation de corticostéroïdes et d’immunosup- presseurs. Ces hypothèses semblent confirmées par les données observationnelles résumées dans une méta-analyse publiée en octobre dernier.5 Dans cette étude, la prévalence d’infection à SARS-CoV-2 a été estimée à 3,4 % chez les patients atteints de connectivite (LES, syndrome de Sjögren et sclérodermie systémique), légèrement supérieure à celle d’autres maladies autoimmunes.5 À son tour, le risque de Covid-19 chez les patients connus pour des maladies auto- immunes a été démontré significativement supérieur (OR : 2,19) à celui des groupes contrôles.
La présentation clinique du Covid-19 chez les patients lupiques diffère-t-elle de celle observée chez les sujets non lupiques ?
Le tableau clinique du Covid-19 chez les patients atteints de maladies inflammatoires autoimmunes n’est pas différent de celui de la population générale : fièvre (79 %), toux (77 %), dyspnée (50 %), myalgies (45 %) et maux de gorge (37 %) sont les manifestations cliniques les plus rapportées.6 Les symp- tômes moins fréquents sont représentés par les diarrhées (10 %), la conjonctivite (9 %), l’anosmie ou l’agueusie (5 %) ainsi que les douleurs rétrosternales (5 %).7
Dre AURORE VERDON a, Dre LAURA ZANISI a, Dre CATHY MELONG PIANTA a et Dr MICHELE IUDICI a Rev Med Suisse 2021 ; 17 : 487-90
aService de rhumatologie, HUG, 1211 Genève 14 [email protected] | [email protected] [email protected] | [email protected]
REVUE MÉDICALE SUISSE
WWW.REVMED.CH 10 mars 2021
488
L’infection à SARS-CoV-2 chez les patients lupiques est- elle plus sévère que celle observée dans la population générale ?
Globalement, la littérature ne semble pas suggérer une sévérité accrue du Covid-19 chez les patients avec des maladies systémiques rhumatismales, notamment en ce qui concerne le taux de mortalité chez les sujets hospitalisés, la durée du séjour et des symptômes,8 ou le taux d’admission en milieu de soins intensifs et de ventilation invasive.
Toutefois, certains facteurs de risque d’infection plus sévère ont été identifiés : l’âge, certaines comorbidités (en particu- lier le diabète et l’hypertension), l’utilisation des stéroïdes et du rituximab.9,10
Quel est le lien entre le risque thrombotique chez tout patient avec Covid-19 et la positivité des anticorps antiphospholipides ? Et chez les patients lupiques ?
Comme l’ont souligné plusieurs études, le risque de maladie thromboembolique veineuse est augmenté chez les patients hospitalisés pour une infection à SARS-CoV-2, de l’ordre de 1 patient sur 5 ou 6 (22,6 % présentent une thrombose veineuse et 16,4 % une embolie pulmonaire dans l’étude de Sirdharan et coll.).11 Ce risque est d’autant plus élevé lors d’une présen- tation sévère avec le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), avec 25 % d’embolies pulmonaires mises en évidence lors d’une étude prospective multicentrique.12
Le mécanisme prothrombotique du virus est présumé d’origine multifactorielle, via son effet de coagulopathie et d’endo- thélite.13 En outre, un allongement du temps partiel de throm- boplastine activée (aPTT), compatible avec la présence d’anticorps antiphospholipides, a été décrit dans un pourcen- tage élevé de patients avec un Covid-19, suggérant un rôle prépondérant de ces anticorps dans l’étiologie des thromboses observées.14 Il faut néanmoins relever que l’aPTT est influencé par plusieurs facteurs, dont l’administration d’héparine et une réponse inflammatoire systémique. De plus, malgré quelques études contradictoires, il semblerait que la positivité des anticorps antiphospholipides n’est pas associée à un excès de thrombose chez les patients avec un Covid-19.15,16 Dans les études principales sur le sujet,15,16 aucune différence du taux d’événements thrombotiques entre les patients avec ou sans anticorps antiphospholipides n’a été retrouvée. Une des possibles explications a été suggérée par Borghi et coll., qui ont montré qu’au contraire de ce qui est observé lors d’un syndrome des anticorps antiphospholipides primaire, les anticorps anti-bêta-2-glycoprotéine 1 (anti-B2GP1) retrouvés chez les patients atteints de Covid-19 ciblent des épitopes différents (fragment C-terminal D4-D5 de la B2GP1).15 Ces anticorps spécifiques (anti-B2GP1 versus D4-D5) sont connus pour ne pas être associés à des événements thrombotiques, ni à de fausses couches spontanées.
À l’heure actuelle, le risque thrombotique d’une infection à SARS-CoV-2 chez les patients lupiques avec des anticorps antiphospholipides n’a pas été systématiquement étudié. Dans l’attente, nous suivons les recommandations d’usage con- cernant l’anticoagulation prophylactique ou thérapeutique pour les patients infectés par le SARS-CoV-217 et ceux avec syndrome des anticorps antiphospholipides.18
Faut-il introduire de l’hydroxychloroquine ou modifier son dosage pour réduire le risque d’infection au SARS- CoV-2 ou sa sévérité ?
L’HCQ est un médicament commu nément utilisé pour traiter le LES, en raison de sa capacité de contrôler l’inflammation et de réduire la probabilité de rechutes au long cours. Pendant la première vague de la pandémie, l’HCQ a fait l’objet d’un grand intérêt et plusieurs chercheurs ont proposé son usage comme traitement préventif et thérapeutique du Covid-19. Cet intérêt était issu des résultats de quelques études in vitro qui avaient décrit une inhibition de l’invasion et de la réplication virale par l’HCQ et la chlo roquine. Cependant, les études in vivo ont infirmé cette hypothèse.19,20 De récents essais rando- misés et contrôlés ont démontré que l’HCQ n’a aucun impact sur la survie des patients avec Covid-19 hospitalisés, ni sur le risque d’admission aux soins intensifs ni s’est avérée utile pour la prévention de l’infection chez les sujets sains.19-21 En ce qui concerne le lupus, les études ne montrent aucune diffé- rence de taux d’hospitalisation ni de la sévérité de la maladie22 ou de survie23 chez les patients traités ou non par l’HCQ.
Enfin, l’utilisation de ce médicament à but prophylactique n’a pas non plus démontré de réduction de l’incidence d’infection à SARS-CoV-2 chez les patients avec maladies autoimmunes systémiques, y compris le LES.22
En conclusion, il n’existe aucune évidence en faveur de l’utili- sation d’HCQ à but préventif ou pour réduire la sévérité de l’infection à SARS-CoV-2 chez les patients lupiques. Il n’est donc pas recommandé d’introduire ou modifier le dosage de ce traitement pour avoir un avantage potentiel sur le risque d’infection à SARS-CoV-2 ou pour mitiger son évolution.
Comment gérer l’utilisation de corticostéroïdes chez les patients lupiques à risque ou avec Covid-19 ?
Pendant la première vague, l’utilisation des corticostéroïdes pour les patients avec une infection à SARS-CoV-2 a été très controversée au vu du manque de données sur leur efficacité et surtout de la crainte d’effets pouvant, en théorie, favoriser une mauvaise évolution de l’infection. Par la suite, les résultats d’essais randomisés et contrôlés ont permis de démontrer que l’utilisation des corticostéroïdes, chez les patients Covid-19 hypoxémiques hospitalisés, permet d’améliorer la survie24 ou de réduire le risque de ventilation mécanique chez ceux avec un SDRA.25 Concernant les patients atteints de LES, les études disponibles semblent indiquer que la prise chronique de > 10 mg/jour de prednisone représente un facteur de risque d’hospitalisation.9 Cependant, les sociétés savantes recommandent de pour- suivre ce traitement, tant chez les patients à risque que chez ceux avec une infection à SARS-CoV-2.26 L’utilisation de hautes doses de corticostéroïdes chez les patients à risque d’être infectés mais sans infection active doit être minutieu- sement évaluée. En cas de nécessité (atteinte rénale ou neuro- logique sévères), elle n’est pas contre-indiquée.
Comment gérer l’utilisation des immunosuppresseurs chez les patients lupiques à risque de ou avec Covid-19 ?
L’utilisation des traitements de fond conventionnels synthétiques (csDMARD) ou biologiques (bDMARD) chez les
REVUE MÉDICALE SUISSE
WWW.REVMED.CH 10 mars 2021
490
patients avec une maladie autoimmune systémique à risque ou avec une infection à SARS-CoV-2 a été l’objet de discussions ces derniers mois. Une des plus grandes études, conduite sur un échantillon de 600 patients Covid-19 positifs recrutés dans 40 pays, a mis en évidence que l’utilisation de csDMARD en monothérapie ou en combinaison avec les bDMARD n’augmentait pas le risque d’hospitalisation.9 Les experts partagent l’opinion que les cs ou bDMARD ne devraient pas être arrêtés chez les patients à risque de Covid-19, au vu de la probabilité élevée de rechutes de la maladie.26 En cas d’infec- tion à SARS-CoV-2, le choix de poursuivre le traitement doit être évalué au cas par cas, avec une prise en charge multidisci- plinaire dans les cas plus sévères, et devrait prendre en consi- dération l’avis du patient, le risque lié à une réactivation du LES et la sévérité de l’infection.26 Concernant le rituximab, compte tenu de sa longue durée d’action et son association à un risque accru de Covid-19 sévère dans quelques études, il serait prudent – si possible – de différer son instauration ou d’allonger les intervalles d’administration chez les patients déjà traités.10
CONCLUSION
Nous avons brièvement résumé les concepts clés pour la prise en charge des patients lupiques au cours de cette pandémie, bien conscients que l’évolution rapide des connaissances sur
le sujet pourrait modifier nos points de vue futurs et ouvrir de nouveaux scénarios. Le partage des informations disponibles avec les patients représente un important outil afin d’optimiser l’adhésion au traitement et d’atténuer les retentissements psychologiques de la gestion déjà compliquée de cette maladie chronique.
Conflit d’intérêts : Les auteurs n’ont déclaré aucun conflit d’intérêts en relation avec cet article.
Les patients lupiques semblent avoir une susceptibilité accrue d’infection à SARS-CoV-2 dont le pronostic n’est toutefois pas différent que celui de la population générale
Il n’y a pas d’évidence que l’hydroxychloroquine réduise le taux d’infection ou la sévérité du Covid-19 chez les patients lupiques
En cas d’infection à SARS-CoV-2, le choix de poursuivre les traitements de fond conventionnels synthétiques doit être évalué au cas par cas, avec une prise en charge multidisciplinaire dans les cas plus sévères, et devrait prendre en considération l’avis du patient, le risque lié à une réactivation du LES et la sévérité de l’infection à SARS-CoV-2
IMPLICATIONS PRATIQUES
1 Ramirez GA, Gerosa M, Beretta L, et al.
COVID-19 in Systemic Lupus Erythemato- sus: Data from a Survey on 417 Patients.
Semin Arthritis Rheum 2020;50:1150-7.
2 Chuah SL, Teh CL, Wan Mohd Akbar SA, et al. Impact of COVID-19 Pandemic on Hospitalisation of Patients With Systemic Lupus Erythematosus (SLE): Report from a Tertiary Hospital During the Peak of the Pandemic. Ann Rheum Dis 2020;doi: 10.1136/annrheum- dis-2020-218487.
3 Danza A, Ruiz-Irastorza G. Infection Risk in Systemic Lupus Erythematosus Patients: Susceptibility Factors and Preventive Strategies. Lupus 2013;22:1286-94.
4 Sawalha AH, Zhao M, Coit P, et al.
Epigenetic Dysregulation of ACE2 and Interferon-Regulated Genes Might Suggest Increased COVID-19 Susceptibili- ty and Severity in Lupus Patients. Clin Immunol 2020;215:108410.
5 *Akiyama S, Hamdeh S, Micic D, et al.
Prevalence and Clinical Outcomes of COVID-19 in Patients With Autoimmune Diseases: A Systematic Review and Meta-Analysis. Ann Rheum Dis 2020;doi:
10.1136/annrheumdis-2020-218946.
6 Gianfrancesco MA, Hyrich KL, Gossec L, et al. Rheumatic Disease and COVID-19: Initial Data from the COVID-19 Global Rheumatology Alliance Provider Registries. Lancet Rheumatol 2020;2:e250-3.
7 Ramirez GA, Moroni L, Della-Torre E, et al. Systemic Lupus Erythematosus and COVID-19: What We Know so Far. Ann
Rheum Dis 2020;doi:10.1136/annrheum- dis-2020-218601.
8 Fredi M, Cavazzana I, Moschetti L, et al. COVID-19 in Patients With Rheumatic Diseases in Northern Italy: A single-Centre Observational and Case-Control Study. Lancet Rheumatol 2020;2:e549-56.
9 Gianfrancesco M, Hyrich KL, Al- Adely S, et al. Characteristics Associated With Hospitalisation for COVID-19 in People With Rheumatic Disease: Data from the COVID-19 Global Rheumatology Alliance Physician-Reported Registry. Ann Rheum Dis 2020;79:859-66.
10 FAI2R/SFR/SNFMI/SOFREMIP/CRI/
IMIDIATE Consortium and Contributors.
Severity of COVID-19 and Survival in Patients With Rheumatic and Inflammato- ry Diseases: Data from the French RMD COVID-19 Cohort of 694 Patients. Ann Rheum Dis 2020;doi:10.1136/annrheum- dis-2020-218310.
11 Sridharan GK, Vegunta R, Rokkam VRP, et al. Venous Thromboembolism in Hospitalized COVID-19 Patients. Am J Ther 2020;27:e599-610.
12 Helms J, Tacquard C, Severac F, et al.
High Risk of Thrombosis in Patients in Severe SARS-CoV-2 Infection: A Multicen- ter Prospective Cohort Study. Intensive Care Med 2020;46:1089-98.
13 *Ackermann M, Verleden SE, Kuehnel M, et al. Pulmonary Vascular Endothelialitis, Thrombosis, and Angiogenesis in Covid-19. N Engl J Med 2020;383:120-8.
14 Harzallah I, Debliquis A, Drénou B.
Lupus Anticoagulant is Frequent in Patients With Covid-19. J Thromb Haemost 2020;18:2064-5.
15 Borghi MO, Beltagy A, Garrafa E, et al.
Anti-Phospholipid Antibodies in COVID-19 Are Different From Those Detectable in the Anti-Phospholipid Syndrome. Front Immunol 2020;11:584241.
16 Galeano-Valle F, Oblitas CM, Ferreiro- Mazón MM, et al. Antiphospholipid Antibodies Are Not Elevated in Patients With Severe COVID-19 Pneumonia and Venous Thromboembolism. Thromb Res 2020;192:113-5.
17 Casini A, Fontana P, Glauser F, et al.
Risque thrombotique veineux induit par le SARS-CoV-2 : prévalence, recomman- dations et perspectives. Rev Med Suisse 2020;16:951-4.
18 Tektonidou MG, Andreoli L, Limper M, et al. EULAR Recommendations for the Management of Antiphospholipid Syndrome in Adults. Ann Rheum Dis 2019;78:1296-304.
19 RECOVERY Collaborative Group, Horby P, Mafham M, Linsell L, et al. Effect of Hydroxychloroquine in Hospitalized Patients With Covid-19. N Engl J Med 2020;383:2030-40.
20 Skipper CP, Pastick KA, Engen NW, et al. Hydroxychloroquine in Nonhospita- lized Adults With Early COVID-19: A Randomized Trial. Ann Intern Med 2020;173:623-31.
21 Boulware DR, Pullen MF, Bangdiwa- la AS, et al. A Randomized Trial of Hydroxychloroquine as Postexposure Prophylaxis for Covid-19. N Engl J Med
2020;383:517-25.
22 Konig MF, Kim AH, Scheetz MH, et al.
Baseline Use of Hydroxychloroquine in Systemic Lupus Erythematosus Does Not Preclude SARS-CoV-2 Infection and Severe COVID-19. Ann Rheum Dis 2020;79:1386-8.
23 Rentsch CT, DeVito NJ, MacKenna B, et al. Effect of Pre-Exposure Use of Hydroxychloroquine on COVID-19 Mortality: A Population-Based Cohort Study in Patients With Rheumatoid Arthritis or Systemic Lupus Erythemato- sus Using the OpenSAFELY Platform.
Lancet Rheumatol 2021;3:e19-27.
24 *RECOVERY Collaborative Group;
Horby P, Lim WS, Emberson JR et al.
Dexamethasone in Hospitalized Patients With Covid-19 - Preliminary Report. N Engl J Med 2020; doi: 10.1056/NEJ- Moa2021436.
25 Tomazini BM, Maia IS, Cavalcanti AB, et al. Effect of Dexamethasone on Days Alive and Ventilator-Free in Patients With Moderate or Severe Acute Respiratory Distress Syndrome and COVID-19: The CoDEX Randomized Clinical Trial. JAMA 2020;324:1307-16.
26 **Landewé RB, Machado PM, Kroon F, et al. EULAR Provisional Recommenda- tions for the Management of Rheumatic and Musculoskeletal Diseases in the Context of SARS-CoV-2. Ann Rheum Dis 2020;79:851-8.
* à lire
** à lire absolument