G ERGONNE
Géométrie analytique. Note sur un article de la revue encyclopédique
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 19 (1828-1829), p. 220-223
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raison ,
du{[m(m-I)][m(m-I)-I]}ieme degré ,
tandisqu’au
con-traire cette
polaire réciproque ,
n’étant autre chose que la propo- séeelle-même ,
ne doit être que du m.iemedegré seulement ;
maison doit remarquer que la
polaire réciproque
d’une courbe propo- sée n’est par la courbe laplus générale
de sondegré ,
etqu’elle
est de la classe de celles dout les
polaires réciproques n’atteignent
pas le maximum du
degré anquel pourraient s’élever ,
engénéral,
les
polaires réciproques
des courbes d’undegré pareil
au sien.GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE.
Note
sur unarticle de la Revue encyclopédique;
Par M. G E R G O N N E.
DANS le
numéro dejuillet
I828 de la Revueencyclopédique ,
pag.233 p
M.Ferry,
l’un des rédacteurs de cet intéressantrecueil ,
abien voulu ramener l’attention de ses lecteurs sur les Annales de
Mathématiques ,
en rendantcompte
dn numéro de mai 1828 decette collection. Mais la manière dont
s"explique
M.Ferry
sur unmémoire de M.
Bobillier,
contenu dans cettelivraison ,
mémoirequ’il signale
d’ailleurs comme fortremarquable
nous semble prou-ver que les idées
mêmes
lesplus
saines et lesplus
lumineuses ontbesoin d’être souvent
reproduites
avant d’obtenirl’accueil auquel
elles ont droit.
D’après
les conventionsadmises
dans lagéométrie analytique ,
une
équation
de la formeBOBILLIER.
exprime
tous lespoints
d’unpian
dont les coordonnas peuvent larésoudre ;
et on sait que,généralement parlaut ,
cespoints
sontceux d’une certaine
ligne continue ,
droite on courbe. De la ilrésulte évidemment que le
système
de deuxéquations ,
telles queexprime
despoints
isolés les uns des autres,lesquels
sont ceux oùse coupent les
lignes
quereprésentent
ces deuxéquations prises
sé-parément.
Cespoints
sont en effet les seuls dont les coordonnéespuissent
satisfaire à ces deuxéquations à
la fois.Présentement, qu’exprimera l’équation
Évidemment
elleexprimera
la totalité despoints
duplan
des axesdont les coordonnées réduiront son
premier
membre àzéro;
or ,comme ce
premier
membre est unproduit
defacteurs
, il pourra devenir nul d’autant de manièresqu’il
a defacteurs;
de sorte que lespoints
dontil, s’agit
seront ceux des courbes données par leséquations
Si ces
principes
doivent êtreadmis,
et nous ne voyons pastrop
parquel
côté ilspourraient
êtrevulnérables,
il faudra nécessaire- ment admettre quel’équation
exprime
lesystème de deux droites,
tout commel’équation
exprime
lesystème
de trois droites.Or ,
comme unangle
estcomplétement
déterminé par ses deuxcôtés ,
et untriangle
par les trois droitesqui
leterminent, il
s’en-suit qne l’on pourra fort bien dire que
l’équation (i) exprime
unangle
etl’équation (2)
untriangle
tout comme on dit quel’équa-
tion
exprime
uncercle,
bienqu’elle
n’enexprime
que lacirconférence
Siprésentement
on pose y pourabréger ,
en pourra dire alors que
l’équation
A=oexprime
unedroite,
quel’équation
AA’=oexprime
unangle
etqu’enfin l’équation A’A’A’’=o
exprirne
untriangle.
Or ,
iL ressoirt manifestement de la contexture du mémoire cité de M. Bobillier que c’est là tout cequ il
aprétendu dire ,
et nousne pouvons
comprendre
comment M.Ferry
a pu se demander si lamétaphysique
de l’auteur nepourrait
pas êtrecontestée ,
et dire-que l’entrée de la nouvelle route que s’est
frayée
M. Bobillier aurait besoin d’êtreplus
éclairèe.Sans
doute,
la combinaison deséquations
de- trois droites ne donne pas et ne saurait donner tous lespoints,
ni même aucundes
points
de l’intérieur dutriangle qu’elles terminent ,
pasplus
que 1
équation
d un cercle ne donne despoints
de l’intérieur dece
cercle-
; mais tout prouve , dans l’écrit de M.Bobillier,
que ce n’estpoint
nonplus
de la sortequ’il
l’a entendu. Ce n’est pas ,au
surplas,
quel’analyse
se refuse àexprimer
des espaceslimités ,
mais c’est alors à des
inégalités qu’elle
a recours, et c’estainsi ,
par
exemple que l’inégalité
exprime
tous lespoints
et les seulspoints
de l’intérieur d’un cer-cle dont le centre est en
(a, b)
et dont le rayon est r ; et c’est même là le fondement de cette nouvelle branched’analyse
que M.Fourier a
désignée
sous le nom de Calcul desinégalités.
Si M.
Ferry
est curieux de ces sortes despéculations ,
il pourraconsulter un article de la pag.
134
de notre XVII.mevolume , qui
le renverra à
plusieurs
autres où on prouve que touteligne,
toutesurface ou tout volume d’une étendue limitée
peut
êtreexprimée
par un
plus
ou moinsgrand
nombred’équations
etd’inégalités
dont l’ensemble
exprime
non seulement les limites de ceslignes
,.de ces surfaces et de ces
volumes,
mais encore tous lespoints
et lesseuls
points compris
entreelles
et cela sansqu’ou
soit le moins du monde fondé à enprendre
texte pour dire que lamétaphysi-
que, que nous n’aimons pas
plus
d’ailleurs que M.Ferry,
porteson obscurité
jusque
dans lesmathématiques ,
où il semblequ’elle
ait