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Correction de l’examen final Première session

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Université de Cergy-Pontoise 2008-2009 S6 Calcul différentiel

Correction de l’examen final Première session

Durée 3h00

Exercice 1 :

(3pts)

Soit u: E −→ F une application linéaire bijective entre deux espaces vecto- riels normés.

1)Les application étant linéaires, on sait que u et u−1 son continues si et seule- ment il existe deux constantes β >0 etγ >0 telles que

∀x∈E,ku(x)kF ≤βkxkE,

∀y∈F,ku−1(y)kE ≤γkykF,

Or puisque u est bijective la dernière inégalité peut s’écrire en posant y=u(x),

∀x∈E,kxk ≤γku(x)kF. En posant α= 1

γ, on obtient le résultat voulu.

2) On suppose que u est un isomorphisme et que F est un espace de Banach.

On souhaite montrer queE est aussi un espace de Banach (i.e que tout suite de Cauchy de E converge dansE).

On se donne donc une suite (xn) une suite de Cauchy de E (on va montrer qu’elle converge). En utilisant la question 1), on sait qu’il existe une constanteβ telle que pour tout x∈ E, ku(x)k ≤ βkxk. On pose alors (yn) = (u(xn))qui est une suite de F. On vérifie que pour tout n et m, kyn−ymk = ku(xn−xm)k ≤ βkxn −xmk. Puisque l’on sait que (xn) est une suite de cauchy, on en déduit que(yn)est une suite de cauchy de F. On a supposé que F est un Banach, donc (yn) converge vers une limite y de F. Enfin on sait que u−1 est continue, donc (u−1(yn)) = (xn) converge vers u−1(y). On vient bien de montrer que tout suite de cauchy deE converge, donc E est un espace de Banach.

Ce n’est pas la peine de faire la réciproque car il suffit d’échanger le r^ole de E et F en utilisant v =u−1 qui est aussi un isomorphisme.

Exercice 2 :

(7pts)

1) Une simple identification des coefficients d’un polyn^ome nous donne après développement

a0 =x1.x2.x3,

a1 =x1.x2+x2.x3+x3.x1, a2 =x1+x2+x3.

(2)

2) Par les théorèmes généraux, f est clairement de classe C1 sur R3 (et m^eme C). Le calcul de sa matrice jacobienne donne

Jf(x1, x2, x3) =

x2.x3 x1.x3 x1.x2 x2+x3 x1+x3 x1+x2

1 1 1

.

Par définition (la matrice jacobienneJf(x1, x2, x3)étant la matrice dedf(x1, x2, x3) exprimée dans la base canonique), on a donc

df(x).h = Jf(x1, x2, x3).

 h1 h2

h3

=

x2.x3.h1+x1.x3.h2+x1.x2.h3 (x2+x3).h1+ (x1+x3).h2+ (x1+x2).h3

h1+h2+h3

.

Soit U ={(x1, x2, x3), i6=j ⇒xi 6=xj}.

3) Le complémentaire de U est la réunion des trois domaine suivantes P1 = {(x1, x2, x3), x2 =x3},P2 ={(x1, x2, x3), x1 =x3}etP3 ={(x1, x2, x3), x1 =x2}.

On reconnait trois plans deR3 qui sont trois fermés. Leur réunion (qui est finie) est encore un fermé et U est donc un ouvert.

Soit (x1, x2, x3) ∈ R3 fixé. L’application df(x1, x2, x3) est une application li- néaire deR3dans lui m^eme etJf(x1, x2, x3)est sa matrice dans la base canonique.

C’est un isomorphisme si et seulement son déterminant det(Jf(x1, x2, x3)) 6= 0.

Pour expliciter au mieux les cas d’annulation, on intéret à chercher à factoriser le plus possible.

En soustrayant par exemple les deux premières colonnes par la troisième, on obtient

x2.x3 x1.x3 x1.x2 x2+x3 x1+x3 x1+x2

1 1 1

=

x2.(x3−x1) x1.(x3−x2) x1.x2 x3−x1 x3−x2 x1+x2

0 0 1

En développant par rapport à la dernière ligne on obtient ( en utilisant la linéarité par rapport à chaque colonne)

det(Jf(x1, x2, x3)) = (x3−x1)(x3−x2).

x2 x1

1 1

= (x3−x1)(x3−x2).(x2−x1) On en déduit immédiatement le résultat voulu.

4)On munitR3[X]de la normek.k donnée par le maximum de la valeur absolue des coefficients. Soit P(X) = a3X3 +a2X2 +a1X +a0 ∈ R3[X] un polyn^ome ayant trois racines distinctes (on akPk=Max |a3|,|a2|,|a1|,|a0|

).

a) Soit Q(X) =b3X3+b2X2+b1X+b0 ∈R3[X]. On a bien s^ur que Q est de degré trois si et seulement sib3 6= 0. Or par définition kP −Qk ≥ |a3−b3|, donc sikP −Qk< η3 alors a3−η3 < b3 < a33. On cherche une condition qui nous

(3)

assure queb3 6= 0, on voit qu’il suffit de choisir η3 =|a3| par exemple (ou encore η3 = a3

2 ).

b) Par définition pour tout Q(X) = b3X3+b2X2 +b1X +b0, ϕ(Q) = X3+ b2

b3X2+b1

b3X+b0

b3. Vue que l’on travaille avec la norme associée aux coefficients, il est claire que l’on peut représenter l’application ϕ par l’application qui va de R4 dansR4 qui au quadruplet (b3, b2, b1, b0)(où b3 6= 0puisqueQ∈B(P, η3)), as- socie le quadruplet

1,b2

b3,b1 b3,b0

b3

qui est clairement continue par les théorèmes généraux.

c) Soit(x1, x2, x3)le triplet de racines deP. On a par hypothèse que(x1, x2, x3)∈ U. En appliquant le théorème d’inversion locale à la fonctionf qui est de classeC1 au voisinage du point(x1, x2, x3)oùdf(x1, x2, x3)est un isomorphisme, on en dé- duit qu’il existe un voisinageV de(x1, x2, x3)etW un voisinage def(x1, x2, x3) = (aa0

3,aa1

3,aa2

3) tel que f réalise une bijection entre V et W (et m^eme un difféomor- phisme). On en déduit que si un polyn^ome unitaire a ses coefficients assez proches de(aa0

3,aa1

3,aa2

3)alors ses racines sont dansU. Ce qui revient à dire qu’il existeη >0 tel que pour toutQ∈B(P, η3), si kϕ(P)−ϕ(Q)k< η alors ϕ(Q) a trois racines réelles distinctes.

d) On a vu que ϕ était continu. Donc il existe η0 > 0 tel que si kP −Qk< η0 alors kϕ(P)−ϕ(Q)k < η. Et donc par la question précédente, si kP −Qk< η0, alors Qa trois racines réelles distinctes.

Problème

Dans tout le problème, on note E = C0([−1,1]) et F = C0([0,1]×[−1,1]).

Ces deux espaces sont munis de la norme uniforme et on rappelle que ce sont alors des espaces de Banach.

Partie I :

Soient g ∈ F et f0 ∈ E. On s’intéresse aux fonctions de F, f : (t, x) 7→ f(t, x) dérivables par rapport à leur première variable solutions de

(P Lg,f0)

( ∂f

∂t(t, x)− 1

2cos(g(t, x)).f(t, x) = 0, ∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(0, x) =f0(x), ∀x∈[−1,1]

1)Existence et unicité des solutions.

On définit pour tout(t, x)∈[0,1]×[−1,1], γ(t, x) =

Z t 0

cos(g(s, x))ds

Pour tout x fixé, on a une équation différentielle linéaire du premier ordre du type y0 = ay. Or on sait que si A est une primitive qui s’annule en t0 alors la fonction définie pary(t) =k0eA(t) est l’unique solution qui vérifiey(t0) =k0. On en déduit immédiatement le résultat par définition de γ, à savoir :

f ∈E est solution de (P Lg,f0)si et seulement si

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(t, x) =f0(x).e12γ(t,x).

(4)

2)Deux résultats techniques.

a) Soit f ∈F une fonction vérifiant

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(t, x) =f0(x) + 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))f(s, x)ds.

Alors pour toutx fixé, en dérivant par rapport à t on a bien

∂f

∂t(t, x)− 1

2cos(g(t, x)).f(t, x) = 0,∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1].

De plus f(0, x) =f0(x)donc f est solution de (P Lg,f0).

Réciproquement, sif est solution de (P Lg,f0), alors pour tout (t, x), Z t

0

∂f

∂t(t, x)− 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))f(s, x)ds= 0

Or Z t

0

∂f

∂t(t, x) =f(t, x)−f(0, x) et comme f(0, x) =f0(x), f vérifie bien

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(t, x) =f0(x) + 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))f(s, x)ds.

On vient de démontrer l’équivalence demandée.

b)Soient h etϕ deux fonctions deF telles que

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], h(t, x) = 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))h(s, x)ds+ϕ(t, x).

alors pour tout(t, x)∈[0,1]×[−1,1],

|h(t, x)| ≤ 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))h(s, x)ds

+|ϕ(t, x)| ( par inégalité triangulaire),

≤ 1 2

Z t 0

|cos(g(s, x))h(s, x)|ds+|ϕ(t, x)| ( par propriété des intégrales),

≤ 1 2

Z t 0

khkds+|ϕ(t, x)| ( car |cosθ| ≤1, ∀θ ∈R),

≤ 1

2khk+|ϕ(t, x)| ( car t ∈[0,1]),

≤ 1

2khk+kϕk.

Ceci étant vrai pour tout(t, x) on a donc khk≤ 1

2khk+kϕk. Et donckhk ≤2kϕk.

3)Soient f˜etϕ deux fonctions deF telles que f˜(t, x) =h0(x) + 1

2 Z t

0

cos(g(s, x)) ˜f(s, x)ds+ϕ(t, x).

Soit f la solution de (P Lg,h0) alors d’après le 2)a), f vérifie

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(t, x) =h0(x) + 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))f(s, x)ds.

(5)

On en déduit en posant h=f−f˜que

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], h(t, x) = 1 2

Z t 0

cos(g(s, x))h(s, x)ds−ϕ(t, x).

En appliquant alors le résultat du 2)b),h vérifie donc khk ≤2k −ϕk, soit le résultat voulu

kf −fk˜ ≤2kϕk. Partie II

Pour f0 ∈E, on s’intéresse aux fonctions de F,f : (t, x)7→f(t, x)dérivables par rapport à leur première variable telles que

(Pf0) ( ∂f

∂t(t, x)−1

2sin(f(t, x)) = 0, ∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(0, x) = f0(x), ∀x∈[−1,1]

1)La méthode et les calculs sont exactement les m^emes qu’à la question 2)a) de la partie précédente.

Si on suppose quef ∈F vérifie

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(t, x) =f0(x) + 1 2

Z t 0

sin(f(s, x))ds,

alors en dérivant par rapport àtou en appliquant cette relation pour t= 0, il est immédiat quef est solution de (Pf0).

Réciproquement, si f est solution alors en intégrant par rapport à t, on obtient de m^eme le résultat souhaité.

2)Existence et unicité.

Soit ψ la fonction de F dans F qui à toute fonction f ∈ F associe la fonction définie sur[0,1]×[−1,1] par

ψ(f) : (t, x)7→f0(x) + 1 2

Z t 0

sin(f(s, x))ds.

a) Dans cette question f0 est fixé et ψ est une fonction de F dans F. On considère f1 et f2 deux fonctions de F et on étudie ψ(f1)−ψ(f2). Pour tout (t, x)∈[0,1]×[−1,1],

|ψ(f1)(t, x)−ψ(f2)(t, x)| = 1 2

Z t 0

sin(f1(s, x))−sin(f2(s, x))ds ,

≤ 1 2

Z t 0

|sin(f1(s, x))−sin(f2(s, x))|ds.

Or pour tous réelsaetb,|sin(a)−sin(b)| ≤ |a−b|(on peut par exemple retrouver ce résultat très classique, en notant que la dérivée de sin est majorée par 1 en valeur absolue et appliquer le théorème des accroissements finis). On en déduit que

|ψ(f1)(t, x)−ψ(f2)(t, x)| ≤ 1 2

Z t 0

|f1(s, x)−f2(s, x)|ds,

≤ 1

2kf1−f2k( car t∈[0,1]).

(6)

On en déduit quekψ(f1)−ψ(f2)k≤ 1

2kf1−f2ket doncψ est 12-lipschitzienne.

b) On sait que F est un espace de Banach. On vient de montrer que ψ est contractante. Elle admet donc un unique point fixe. Or on a montré à la question 1) que f est solution si et seulement si f est un point fixe de ψ. On en déduit l’existence et l’unicité des solutions àPf0.

Remarque : au lieu d’utiliser une méthode de point fixe ce que l’on vient de faire avec les questions a) et b), on aurait pu directement utiliser un théorème de Cauchy-Lipshitz pour les équations du typey0(t) =F(t, y), avec l’application de F : [0,1]×E →E, où E est bien un espace de Banach, qui à tout couple (t, y) associe F(t, y) = −1

2sin(y) (attention ici y : (t, x) 7→ y(t, x) est vue comme une fonction continue dépendant uniquement det définie de[0,1]dans E). Il suffisait alors de montrer que F était k-lipshitzienne sur E (on retrouvait k = 1

2 mais pour utiliser le théorème de Cauchy-Lipshitz, il n’était alors pas important que k <1).

On définit alors Φ l’application de E dans F qui à toute fonction f0 associe la solution dansF du problème (Pf0).

3)Lipschitzianité de Φ.

Soientf0 etg0deux fonctions deE. Pour simplifier les notations, on poseΦ(f0) = f etΦ(g0) = g.

a) En utilisant la question 1), par définition f est solution de (Pf0) et g est solution de(Pg0)et donc

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], f(t, x) =f0(x) + 1 2

Z t 0

sin(f(s, x))ds,

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1], g(t, x) = g0(x) + 1 2

Z t 0

sin(g(s, x))ds,

On en déduit immédiatement que pour tout(t, x)∈[0,1]×[−1,1],

|f(t, x)−g(t, x)| ≤ kf0−g0k+1 2

Z t 0

sin(f(s, x))−sin(g(s, x)) ds

.

b) En utilisant de nouveau l’inégalité pour tous réelsa etb, |sin(a)−sin(b)| ≤

|a−b|, on en déduit que

|f(t, x)−g(t, x)| ≤ kf0−g0k+ 1 2

Z t 0

|(f(s, x))−g(s, x)|ds,

≤ kf0−g0k+ 1

2kf −gk( car t ∈[0,1]).

On obtient donc quekf −gk≤ 2kf0 −g0k et doncΦ est 2-lipshitzienne.

3)Différentiabilité de Φ.

Soient f0 et h0 deux fonctions deE.

(7)

a) On pouvait faire une rédaction qui manque juste un peu de rigueur en écrivant un DL de sinus à l’ordre 1

sin(y)− sin(x) + cos(x)(y−x)

=o(|x−y|).

Pour fair une démonstration totalement rigoureuse, on écrit une inégalité de Taylor-Lagrange à l’ordre 2

sin(y)− sin(x) + cos(x)(y−x) ≤ 1

2(x−y)2. On en déduit immédiatement que

ksin(Φ(f0+h0))−sin(Φ(f0))−cos(Φ(f0)) Φ(f0+h0)−Φ(f0) k

≤ 1

2kΦ(f0+h0)−Φ(f0)k2,

En utilisant la question précédente, on a kΦ(f0 +h0)−Φ(f0)k ≤ 2kh0k et donc

ksin(Φ(f0+h0))−sin(Φ(f0))−cos(Φ(f0)) Φ(f0 +h0)−Φ(f0)

k ≤2kh0k2, On en déduit le résultat attendu.

b) En utilisant de nouveau la question 1), on sait que

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1],Φ(f0+h0)(t, x) = f0(x)+h0(x)+1 2

Z t 0

sin(Φ(f0+h0)(s, x))ds,

et

∀(t, x)∈[0,1]×[−1,1],Φ(f0)(t, x) =f0(x) + 1 2

Z t 0

sin(Φ(f0)(s, x))ds.

En soustrayant ces deux égalités, on a donc Φ(f0+h0)−Φ(f0)

(t, x) =h0(x)+1 2

Z t 0

(sin(Φ(f0+h0)(s, x))−sin(Φ(f0)(s, x)))ds

Si on pose alors

ϕ(t, x) = 1 2

Z t 0

(sin(Φ(f0+h0)(s, x))−sin(Φ(f0)(s, x)))ds

−1 2

Z t 0

cos(Φ(f0)). Φ(f0+h0)−Φ(f0)

(s, x)ds,

alors

Φ(f0+h0)−Φ(f0)

(t, x) =h0(x)+1 2

Z t 0

cos(Φ(f0)). Φ(f0+h0)−Φ(f0)

(s, x)ds+ϕ(t, x).

et en utilisant la question précédente, puisque kϕk≤ 1

2ksin(Φ(f0+h0))−sin(Φ(f0))−cos(Φ(f0)) Φ(f0+h0)−Φ(f0) k,

(8)

on a kϕk= 0(kh0k).

c) En posant f˜= Φ(f0+h0)−Φ(f0) etg = Φ(f0), on constate que l’égalité Φ(f0+h0)−Φ(f0)

(t, x) =h0(x)+1 2

Z t 0

cos(Φ(f0)). Φ(f0+h0)−Φ(f0)

(s, x)ds+ϕ(t, x),

peut s’écrire

f˜(t, x) =h0(x) + 1 2

Z t 0

cos(g(s, x)) ˜f(s, x)ds+ϕ(t, x).

En appliquant la dernière question de la partie I on a donc pour touth0 ∈E, la fonctionT(h0)∈F solution du problème (P Lg,h0) vérifie

kf˜−T(h0)k≤2kϕk, soit par construction deϕ,

kΦ(f0+h0)−Φ(f0)−T(h0)k=o(kh0k)

d) En utilisant la question 1)a) de la partie I, on a donc en posant γ(t, x) = Z t

0

cos(g(s, x))ds avec g = Φ(f0),

T(h0)(t, x) = h0(x).e12γ(t,x).

Pour f0 fixé, l’application T ainsi définie de E dans F est clairement linéaire (par rapport à h0). Il est immédiat que kT(h0)k ≤ ke12γk.kh0k et donc T est continue. Le résultat de la question précédente nous donne donc que Φ est différentiable en tout point f0 ∈ E, dΦ(f0) = T. Plus précisément on a pour f0 fixé, dΦ(f0) est l’application linéaire de E dans F qui à toute fonction h0 de E associe dΦ(f0).h0, la fonction deF suivante

dΦ(f0).h0 : [0,1]×[−1,1] −→ R

(t, x) 7−→ h0(x).exp

1 2

Z t 0

cos(Φ(f0)(s, x)ds

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