Probl` eme 1 : corrig´ e
Vibrations d’un tambour non homog` ene
Partie A : Formulation du mod` ele
1. Dans le cas Ωb=∅, la formulation variationnelle associ´ee consiste `a d´etermineru∈C0([0, T];H01(Ω))∩
C1([0, T];L2(Ω)) tel que pour tout v∈H01(Ω), on ait pour tout 0< t < T, d2
dt2 Z
Ω
ρauv dx+ Z
Ω
ka∇u· ∇v dx= 0,
avecu(t= 0) =U0 etdu/dt(t= 0) =U1. Commeρa et ka sont strictement positifs, (u, v)7→
Z
Ω
ρauv dx
d´efini un produit scalaire surL2(Ω) et (u, v)7→
Z
Ω
ka∇u· ∇v dx
est une forme bilin´eaire continue et coercive (d’apr`es l’in´egalit´e de Poincar´e) sur H01(Ω).
D’apr`es le th´eor`eme 8.3.1 d’existence du cours sur les ´equations d’´evolution hyperboliques, il existe une solution unique.
2. La formulation variationnelle dans ce cas est identique, quitte `a remplacerρaparρetka par k. D’apr`es le th´eor`eme 8.3.1 du cours, il existe `a nouveau une solution unique appartenant
`
a u∈C0([0, T];H01(Ω))∩C1([0, T];L2(Ω)).
3. La formulation variationnelle associ´ee au probl`eme spectral consiste `a d´eterminer les solu- tions (u, λ)∈H01(Ω)×Rtelles que pour toute fonction testv∈H01(Ω), on ait
Z
Ω
k∇u· ∇v dx=λ Z
Ω
ρuv dx.
D’apr`es le th´eor`eme 7.3.2 du cours, il existe une base orthonormale de vecteurs propres de L2(Ω) muni du produit scalaire
(u, v)7→
Z
Ω
ρuv dx.
4. On noteU0ietU1iles coefficients deU0et deU1dans la base spectrale. On note de plusαi(t) les coefficients de udans la base spectrale, c’est `a dire
u(t) =
∞
X
i=1
αi(t)ui.
En injectant l’expression deudans la formulation variationnelle, il vient pour touti >0, α00i(t) +λiαi(t) = 0,
avecαi(0) =U0i etα0i(0) =U1i. On en d´eduit que
αi(t) =U0icos(ωit) +U1isin(ωit)/ωi, avecωi =√
λi. 5. On a
λ1(r, s) = inf
v∈H10(Ω)
R
Ωaka|∇v|2dx+R
Ωbrka|∇v|2dx R
Ωaρa|v|2dx+R
Ωbsρa|v|2dx
Le terme de droite ´etant croissant par rapport `ar, une augmentation de la rigidit´e entraine une augmentation de la plus petite valeur propre et produit un son plus aig¨ue. L’augmenta- tion de la densit´e `a un effet inverse et conduit donc `a une note fondamentale plus grave.
Partie B : Patch de tr` es forte rigidit´ e
6. La fonctionr7→λ1(r,1) est croissante. Par ailleurs,
λ1(r,1) = inf
v∈H01(Ω)
R
Ωaka|∇v|2dx+R
Ωbrka|∇v|2dx R
Ωρa|v|2dx ≤ inf
v∈W
R
Ωaka|∇v|2dx R
Ωρa|v|2dx
o`uW est l’ensemble des ´el´ements deH01(Ω) tels que ∇v= 0 sur Ωb. Cet ensemble est non vide. On en d´eduit que λ1(r,1) est major´e et croissant en r et donc convergent lorsque r tend vers l’infini vers une limiteλ∗.
7. On a pour toutr≥1,
Z
Ω
ka∇|u1(r,1)|2dx≤λ∗.
D’apr`es l’in´egalite de Poincar´e, l’ensemble des ´el´ements u1(r,1) avec r≥1 est born´ee dans H1(Ω). L’ouvert Ω ´etant born´e et r´egulier, il existe, d’apr`es le Th´eor`eme de Rellich une suite u1(rn,1) (avec (rn)n≥0croissante, tendant vers l’infini) convergente vers un ´el´ementu∗ dans L2(Ω).
8. D’apr`es l’´egalit´e de la m´ediane, on a Z
Ω
k(rm)
∇u1(rm,1)− ∇u1(rp,1) 2
2
dx= 1
2 Z
Ω
k(rm)|∇u1(rm,1)|2dx+ Z
Ω
k(rm)|∇u1(rp,1)|2dx
− Z
Ω
k(rm)
∇u1(rm,1) +∇u1(rp,1) 2
2
dx.
On a Z
Ω
k(rm)|∇u1(rm,1)|2dx=λ1(rm,1).
Commerm≤rp, Z
Ω
k(rm)|∇u1(rp,1)|2dx≤ Z
Ω
k(rp)|∇u1(rp,1)|2dx=λ1(rp,1), et
Z
Ω
k(rm)
∇u1(rm,1) +∇u1(rp,1) 2
2
dx≥λ1(rm,1) Z
Ω
ρa
u1(rm,1) +u1(rp,1) 2
2
.
On en d´eduit que Z
Ω
k(rm)
∇u1(rm,1)− ∇u1(rp,1) 2
2
dx
≤λ1(rm,1) +λ1(rp,1)
2 −λ1(rm,1) Z
Ω
ρa
u1(rm,1) +u1(rp,1) 2
2
dx.
9. D’apr`es la convergence de u1(rm,1) et u1(rp,1) dans L2(Ω) ainsi que la convergence de λ1(rm,1) et λ1(rp,1), on constate que le terme de droite de l’in´egalit´e pr´ec´edente converge vers z´ero lorsque m et ptendent vers l’infini. Ainsi, la suite u1(rn,1) est de Cauchy dans H01(Ω) donc convergente.
10. On a
Z
Ωa
ka|∇u1(rn,1)|2dx+ Z
Ωb
karn|∇u1(rn,1)|2dx≤λ∗.
On en d´eduit que
Z
Ωb
|∇u1(rn,1)|2dx
tend vers z´ero lorsque n tend vers l’infini. Par ailleurs, comme u1(rn,1) converge vers u∗ dansH01(Ω), on a∇u∗= 0 presque partout sur Ωb.
11. Tout d’abord, on a
u∗∈W :={v∈H01(Ω) tel que∇v= 0 sur Ωb}.
En passant `a la limite dans la formulation variationnelle, on obtient que pour toutv∈W, Z
Ωa
ka∇u∗· ∇v dx=λ∗ Z
Ω
ρau∗v dx. (8)
Partie C : Patch de tr` es grande densit´ e
12. On a, pour toutv∈H01(Ωb) prolong´e par 0 sur Ωa,
λ1(1, s)≤ R
Ωka|∇v|2 sR
Ωbρa|v|2dx. Ainsi,sλ1(1, s) est born´e ind´ependamment de s.
On rappelle que
sλ1(1, s) = inf
v∈H01(Ω)
R
Ωka|∇v|2dx R
Ωas−1ρa|v|2dx+R
Ωbρa|v|2dx.
Le terme de droite ´etant croissant en fonction de s, on en d´eduit que l’application s 7→
sλ1(1, s) est croissante. ´Etant par ailleurs major´ee et strictement positive, elle admet une limite β >0 lorsquestend vers l’infini.
13. On a
Z
Ω
ka|∇u1(1, s)|2dx≤λ1(1, s).
Comme sλ1(1, s) est born´e, on en d´eduit que s1/2u1(1, s) est born´e dans H01(Ω), d’apr`es l’in´egalit´e de Poincar´e. Cela implique en particulier queu1(1, s) tend vers z´ero dansH1. 14. On a
Z
Ωa
ρa|u1(1, s)|2dx+ Z
Ωb
ρa|s1/2u1(1, s)|2dx= 1.
Commeu1(1, s) converge vers z´ero dansL2(Ω), on en d´eduit que Z
Ωb
ρa|s1/2u1(1, s)|2dx→1
lorsque stend vers l’infini.
15. Commes1/2u1(1, s) est born´e dansH01(Ω) ind´ependamment des, il existe une suite (sn)n≥0
croissante, tendant vers l’infini telle quesn1/2u1(1, sn) soit convergente dansL2(Ω) (d’apr`es le Th´eor`eme de Rellich). On note wsa limite, et on a
Z
Ωb
ρa|w|2dx= lim
n→∞
Z
Ωb
ρa|sn1/2u1(1, sn)|2dx= 1.
16. Il suffit d’utiliser l’´egalit´e de la m´ediane. En effet, on obtient ainsi Z
Ω
ka
∇
sm1/2u1(1, sm)−sp1/2u1(1, sp) 2
2
dx= 1
2
sm
Z
Ω
ka|∇u1(1, sm)|2dx+sp
Z
Ω
ka|∇u1(1, sp)|2dx
− Z
Ω
ka
∇
sm1/2u1(1, sm) +sp1/2u1(1, sp) 2
2
dx.
On a Z
Ω
ka|∇u1(1, sm)|2dx=λ1(1, sm), Z
Ω
ka|∇u1(1, sp)|2dx=λ1(1, sp), et
Z
Ω
ka
∇
sm1/2u1(1, sm) +sp1/2u1(1, sp) 2
2
dx≥smλ1(1, sm)γ(sm, sp).
On en d´eduit l’in´egalit´e demand´ee. De plus, on aγ(sm, sp) qui converge versR
Ωbρa|w|2dx= 1 lorsquemetptendent vers l’infini. Ainsi,sn1/2u1(1, sn) est une suite de Cauchy dansH01(Ω) et est donc convergente dans H01(Ω) et par unicit´e de la limite dans L2(Ω), celle-ci est la fonctionw.
17. Pour toutv∈H01(Ω), on a Z
Ω
ka∇u1(1, sn)· ∇v dx=λ1(1, sn) Z
Ωa
ρau1(1, sn)v dx+sn
Z
Ωb
ρau1(1, sn)v dx
.
Soit encore Z
Ω
ka∇sn1/2u1(1, sn)· ∇v dx= snλ1(1, sn)
sn−1/2
Z
Ωa
ρau1(1, sn)v dx+ Z
Ωb
ρasn1/2u1(1, sn)v dx
.
En utilisant la convergence desn1/2u1(1, sn) verswdansH01(Ω), desnλ1(1, sn) versβ et de u1(1, sn) vers z´ero dansL2(Ω), on en d´eduit que
Z
Ω
ka∇w· ∇v dx=β Z
Ωb
ρawv dx.
Par ailleurs,
Z
Ωb
ρa|w|2dx= 1.
Probl` eme 2 : corrig´ e
Un mod` ele (simplifi´ e) de forces coh´ esives
Partie A : ´ Etude du mod` ele continu
1. On utilise la d´efinition 10.1.1. Soitv∈V. Pour toutw∈V, un calcul direct donne E(v+w) =E(v) +L(w) +R(w),
avec
L(w) = Z
Ω
µ∇v· ∇w dx− Z
Ω
f w dx, R(w) =1 2
Z
Ω
µ|∇w|2dx.
L:V →Rest une application lin´eairecontinue car
|L(w)| ≤(µk∇vkL2(Ω)+kfkL2(Ω))kwkV,
et R(w) =o(w) car|R(w)| ≤ 12µkwk2V. Par suite,E est diff´erentiable env∈V et on a hE0(v), wiV0,V =
Z
Ω
µ∇v· ∇w dx− Z
Ω
f w dx.
2. On utilise la proposition 10.1.15, formule (10.11). Pour tout (v, w)∈V ×V, il vient hE0(v)− E0(w), v−wiV0,V =
Z
Ω
µ|∇(v−w)|2dx≥µCΩ2kv−wk2V.
La fonctionnelle E est donc fortement convexe surV de param`etreα=µCΩ2. Enfin, comme la diff´erentiabilit´e implique la continuit´e, l’existence et unicit´e du minimiseur global de E sur V est fournie par le th´eor`eme 9.2.6 (appliqu´e avecK=V qui est un espace de Hilbert d’apr`es l’´enonc´e).
3. Pour tout (v, w)∈V ×V, il vient commeψ0 est globalement Lipschitzienne et γ∗ lin´eaire continue,
hJ0(v)−J0(w), v−wiV0,V = Z
Ω
µ|∇(v−w)|2dx+ Z
∂Ω∗
(ψ0(γ∗v)−ψ0(γ∗w))γ∗(v−w)ds
≥µCΩ2kv−wk2V −L Z
∂Ω∗
|γ∗(v−w)|2ds
=µCΩ2kv−wk2V −Lkγ∗(v−w)k2L2(∂Ω∗)
≥(µCΩ2 −LCγ2∗)kv−wk2V,
d’o`u la forte convexit´e deJsous la condition (5) avec param`etreα=µCΩ2−LCγ2∗. L’existence et unicit´e du minimiseur global deJsurV est `a nouveau fournie par le th´eor`eme 9.2.6. Enfin, en appliquant la remarque 10.2.2 au minimiseur global deJsurV, la condition d’Euler s’´ecrit J0(u) = 0 dansV0, c’est-`a-dire
Z
Ω
µ∇u· ∇v dx+ Z
∂Ω∗
ψ0(γ∗u)γ∗v ds= Z
Ω
f v dx, ∀v∈V.
4. En prenant v arbitraire dans Cc∞(Ω) dans la condition d’Euler, on d´eduit que−µ∆u= f dansL2(Ω). Puis, en appliquant la formule de Green, il vient (puisquev est nulle sur∂ΩD)
Z
∂Ω∗
n
µ∂u∂n +ψ0(γ∗u)o
γ∗v ds= 0, ∀v∈V.
La fonction ∂u∂n ´etant dansL2(∂Ω∗) caru∈H2(Ω) et commeψ0(γ∗u)∈L2(∂Ω∗), le r´esultat de densit´e qu’on a admis permet de conclure que µ∂n∂u+ψ0(γ∗u) = 0 dansL2(∂Ω∗).
Remarque.Pour toutt∈R, on aψ(t) =ψ(0) +tψ0(0) +Rt
0(ψ0(s)−ψ0(0))dset ψ0(t) =ψ0(0) + (ψ0(t)−ψ0(0)), si bien que
|ψ(t)| ≤ |ψ(0)|+t|ψ0(0)|+12t2L, |ψ0(t)| ≤ |ψ0(0)|+tL.
En appliquant ces in´egalit´es avec t=γ∗v(x) pour presque toutx∈∂Ω∗, en int´egrant sur∂Ω∗ et en utilisant l’in´egalit´e de Cauchy–Schwarz, on d´eduit que
kψ(γ∗v)kL1(∂Ω∗)≤ |ψ(0)||∂Ω∗|+|ψ0(0)||∂Ω∗|1/2kγ∗vkL2(∂Ω∗)+12Lkγ∗vk2L2(∂Ω∗), kψ0(γ∗v)kL2(∂Ω∗)≤n
2|ψ0(0)|2|∂Ω∗|+ 2L2kγ∗vk2L2(∂Ω∗)
o1/2 ,
o`u|∂Ω∗|d´esigne la mesure (superficielle) de∂Ω∗, ce qui montre queψ(γ∗v)∈L1(∂Ω∗) etψ0(γ∗v)∈ L2(∂Ω∗). Comme ψ0(γ∗v)∈L2(∂Ω∗), l’application lin´eairew7→R
∂Ω∗ψ0(γ∗v)γ∗w ds est continue surV. Enfin, comme
Ψ(v+w)−Ψ(v)− Z
∂Ω∗
ψ0(γ∗v)γ∗w ds= Z
∂Ω∗
Z 1
0
(ψ0(γ∗v+tγ∗w)−ψ0(γ∗v))dt
γ∗w ds,
on conclut quant `a la diff´erentiabilit´e de la fonctionnelle Ψ en majorant le membre de droite par
1
2LCγ2∗kwk2V.
Partie B : Discr´ etisation
5. ´Etude de la fonctionnelle discr`eteJh.
a) De par l’in´egalit´e de Cauchy–Schwarz, il vient, pour touta∈ Ah,
|hγ∗vhia|2=h−2a Z
a
γ∗vhds 2
≤h−2a Z
a
ds Z
a
|γ∗vh|2ds
=h−1a kγ∗vhk2L2(a), d’o`u la majoration demand´ee en sommant sura∈ Ah.
b) Pour tout (vh, wh)∈Vh×Vh, il vient hJh0(vh)−Jh0(wh), vh−whiV0
h,Vh = Z
Ω
µ|∇(vh−wh)|2dx
+ X
a∈Ah
ha(ψ0(hγ∗vhia)−ψ0(hγ∗whia)hγ∗(vh−wh)ia
≥µCΩ2kvh−whk2V −L X
a∈Ah
ha|hγ∗(vh−wh)ia|2
≥µCΩ2kvh−whk2V −Lkγ∗(vh−wh)k2L2(∂Ω∗)
≥(µCΩ2−LCγ2∗)kvh−whk2V,
en utilisant le fait queψ0 est Lipschitzienne,γ∗lin´eaire continue et la question pr´ec´edente appliqu´ee `a la fonction (vh−wh). D’o`u la forte convexit´e deJh surVh.
c) L’existence et unicit´e du minimiseur global de Jh sur Vh r´esulte toujours du th´eor`eme 9.2.6 (on peut aussi appliquer le th´eor`eme 9.1.3 en dimension finie avecK=Vh, Jh est continue car diff´erentiable et tend vers l’infini `a l’infini car fortement convexe de par la proposition 9.2.5). Le minimiseuruh∈Vhsatisfait l’´equation d’Euler dansVh0, c’est-`a-dire
Z
Ω
µ∇uh· ∇vhdx+ X
a∈Ah
haψ0(hγ∗uhia)hγ∗vhia= Z
Ω
f vhdx, ∀vh∈Vh.
6. Estimation d’erreur.
a) En utilisant la forte convexit´e deJh surVh avec le param`etre α, le fait que Jh0(uh) = 0 dansVh0, queJ0(u) = 0 dansV0 et queVh⊂V, il vient
αkδhk2V ≤ hJh0(uh)−Jh0(vh), δhiV0
h,Vh
=−hJh0(vh), δhiVh0,Vh
=−hJ0(vh), δhiV0
h,Vh+hJ0(vh)−Jh0(vh), δhiV0
h,Vh
=hJ0(u)−J0(vh), δhiV0
h,Vh+hJ0(vh)−Jh0(vh), δhiV0
h,Vh, d’o`u le r´esultat.
b) On d´esigne parT1 etT2les deux termes du membre de droite de la majoration ci-dessus.
On a
T1= Z
Ω
µ∇(u−vh)· ∇δhdx+ Z
∂Ω∗
(ψ0(γ∗u)−ψ0(γ∗vh))(γ∗u−γ∗vh)ds
≤(µ+LCγ2∗)ku−vhkVkδhkV. Par ailleurs,
T2= X
a∈Ah
Z
a
(ψ0(γ∗vh)−ψ0(hγ∗vhia))γ∗δhds,
carR
aψ0(hγ∗vhia)γ∗δhds=haψ0(hγ∗vhia)hγ∗δhia. D’o`u T2≤LCγ∗
( X
a∈Ah
Z
a
|γ∗vh− hγ∗vhia|2ds )1/2
kδhkV.
En simplifiant parkδhkV, on obtient l’in´egalit´e demand´ee.
c) On choisitvh:=rhuet on utilise les propri´et´es d’interpolation derh pour obtenir αkuh−rhukV ≤
(µ+LCγ2∗)C1+LCγ∗C2 hkukH2(Ω).
En utilisant l’in´egalit´e triangulaire et `a nouveau l’estimation surku−rhukV, on obtient l’estimation d’erreur avecC3=C1+α−1((µ+LCγ2∗)C1+LCγ∗C2).
Remarque.Pour montrer le r´esultat d’interpolation qui a ´et´e admis, on proc`ede comme suit. En notant Π∗ la projection L2-orthogonale sur Mh (qui revient `a prendre les moyennes sur chaque arˆete de Ah), il s’agit d’estimer krhu−Π∗(rhu)kL2(∂Ω∗). De par l’in´egalit´e triangulaire,
krhu−Π∗(rhu)kL2(∂Ω∗)≤ krhu−ukL2(∂Ω∗)+ku−Π∗(u)kL2(∂Ω∗)+kΠ∗(u−rhu)kL2(∂Ω∗). Le troisi`eme terme du membre de droite est inf´erieur au premier, et celui-ci est ma- jor´e parC20h3/2kukH2(Ω). Le deuxi`eme terme est major´e parC200hkukH1(∂Ω∗)et la norme kukH1(∂Ω∗)est contrˆol´ee parkukH2(Ω).
Partie C : R´ esolution num´ erique
7. M´ethode de d´ecomposition-coordination.
a) Soituhle minimiseur global deJhsurVh. On d´efinitξh∈Mhen posant, pour touta∈ Ah, ξa:=ξh|a =hγ∗uhia. On constate que (uh, ξh)∈K. De plus, pour tout (vh, ηh)∈K,
Jh(uh, ξh) =Jh(uh)≤Jh(vh) =Jh(vh, ηh),
ce qui montre que (uh, ξh) est minimiseur global de Jh dans K. R´eciproquement, si (vh, ηh) est minimiseur global deJh dansK, il vient
Jh(vh) =Jh(vh, ηh)≤ Jh(uh, ξh) =Jh(uh), si bien quevh=uh caruh est le minimiseur global deJh dansVh.
b) Pour tout (vh, ηh)∈Vh×Mh, il vient
hFa0(uh, ξh),(vh, ηh)i(Vh×Mh)0,Vh×Mh=hγ∗vhia−ηa. Par cons´equent, si la combinaison lin´eaireP
a∈AhωaFa0(uh, ξh) est nulle (dans (Vh×Mh)0), en la faisant agir sur (vh, ηh) = (0, χa) o`uχaest la fonction indicatrice de l’arˆetea∈ Ah, il vient ωa = 0. L’arˆete a ∈ Ah ´etant arbitraire, on en d´eduit la libert´e de la famille (Fa0(uh, ξh))a∈Ah.
c) Comme la famille (Fa0(uh, ξh))a∈Ah est libre, on peut appliquer le th´eor`eme 10.2.8 au couple (uh, ξh) qui est minimiseur (global) de Jh sur K : il existe M r´eels (λa)a∈Ah, appel´es multiplicateurs de Lagrange, tels que
Jh0(uh, ξh) + X
a∈Ah
λaFa0(uh, ξh) = 0 (∈(Vh×Mh)0).
En testant successivement avec (vh,0) pour tout vh ∈ Vh puis avec (0, ηh) pour tout ηh∈Mh, il vient
Z
Ω
µ∇uh· ∇vhdx+ X
a∈Ah
λahγ∗vhia= Z
Ω
f vhdx, ∀vh∈Vh,
X
a∈Ah
haψ0(ξa)ηa−λaηa= 0, ∀ηh∈Mh.
D’o`u les ´equations (6a)-(6b) en d´efinissant ph ∈Mh parpa :=ph|a =h−1a λa. La libert´e de la famille (Fa0(uh, ξh))a∈Ah implique l’unicit´e des multiplicateurs de Lagrange ; il en est donc de mˆeme de la fonctionph∈Mh.
8. Algorithme it´eratif.
a) En diff´erentiant le Lagrangien par rapport `a son premier argument, on obtient, pour tout vh∈Vh,
Z
Ω
µ∇un+1h · ∇vhdx+ X
a∈Ah
hapnahγ∗vhia+r X
a∈Ah
ha(hγ∗un+1h ia−ξna)hγ∗vhia = Z
Ω
f vhdx.
On d´ecomposeun+1h sous la formeun+1h =PN
i=1Uin+1ϕi. On introduit le vecteurUn+1∈ RN de composantesUin+1, ainsi que la matrice A∈RN,N et le vecteurBn ∈RN avec, pour tout 1≤i, j≤N,
Aij = Z
Ω
µ∇ϕi· ∇ϕjdx+r X
a∈Ah
hahγ∗ϕiiahγ∗ϕjia,
Bni = Z
Ω
f ϕidx+ X
a∈Ah
ha(rξan−pna)hγ∗ϕiia.
On obtient le syst`eme lin´eaire
AUn+1=Bn.
La matriceAest sym´etrique. Elle est d´efinie positive car, pour tout X ∈RN, en posant xh=PN
i=1Xiϕi, il vient
N
X
i,j=1
AijXiXj = Z
Ω
µ|∇xh|2dx+r X
a∈Ah
ha|hγ∗xhia|2≥µCΩ2kxhk2V.
b) En diff´erentiant le Lagrangien par rapport `a son deuxi`eme argument, on obtient, pour toutηh∈Mh,
X
a∈Ah
haψ0(ξn+1a )ηa− X
a∈Ah
hapnaηa−r X
a∈Ah
ha(hγ∗un+1h ia−ξan+1)ηa = 0.
Pour touta∈ Ah, en choisissantηh=χa, la fonction indicatrice de l’arˆetea, il vient ψ0(ξn+1a ) +rξan+1=pna+rhγ∗un+1h ia.
On introduit la fonctionga:R→Rtelle que, pour toutt∈R, ga(t) =ψ(t) +r
2t2−(pan+rhγ∗un+1h ia)t.
On constate d’une part que ξan+1 est cherch´e comme annulant la d´eriv´ee ga0 et d’autre part, que pour tout (s, t)∈R×R,
(ga0(s)−g0a(t))(s−t) = (ψ0(s)−ψ0(t))(s−t) +r(s−t)2≥(r−L)(s−t)2, d’o`u la forte convexit´e dega surRsous la conditionr > L. On en d´eduit queξan+1existe et est unique.