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Partie B : Patch de tr` es forte rigidit´ e

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Academic year: 2022

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(1)

Probl` eme 1 : corrig´ e

Vibrations d’un tambour non homog` ene

Partie A : Formulation du mod` ele

1. Dans le cas Ωb=∅, la formulation variationnelle associ´ee consiste `a d´etermineru∈C0([0, T];H01(Ω))∩

C1([0, T];L2(Ω)) tel que pour tout v∈H01(Ω), on ait pour tout 0< t < T, d2

dt2 Z

ρauv dx+ Z

ka∇u· ∇v dx= 0,

avecu(t= 0) =U0 etdu/dt(t= 0) =U1. Commeρa et ka sont strictement positifs, (u, v)7→

Z

ρauv dx

d´efini un produit scalaire surL2(Ω) et (u, v)7→

Z

ka∇u· ∇v dx

est une forme bilin´eaire continue et coercive (d’apr`es l’in´egalit´e de Poincar´e) sur H01(Ω).

D’apr`es le th´eor`eme 8.3.1 d’existence du cours sur les ´equations d’´evolution hyperboliques, il existe une solution unique.

2. La formulation variationnelle dans ce cas est identique, quitte `a remplacerρaparρetka par k. D’apr`es le th´eor`eme 8.3.1 du cours, il existe `a nouveau une solution unique appartenant

`

a u∈C0([0, T];H01(Ω))∩C1([0, T];L2(Ω)).

3. La formulation variationnelle associ´ee au probl`eme spectral consiste `a d´eterminer les solu- tions (u, λ)∈H01(Ω)×Rtelles que pour toute fonction testv∈H01(Ω), on ait

Z

k∇u· ∇v dx=λ Z

ρuv dx.

D’apr`es le th´eor`eme 7.3.2 du cours, il existe une base orthonormale de vecteurs propres de L2(Ω) muni du produit scalaire

(u, v)7→

Z

ρuv dx.

4. On noteU0ietU1iles coefficients deU0et deU1dans la base spectrale. On note de plusαi(t) les coefficients de udans la base spectrale, c’est `a dire

u(t) =

X

i=1

αi(t)ui.

En injectant l’expression deudans la formulation variationnelle, il vient pour touti >0, α00i(t) +λiαi(t) = 0,

avecαi(0) =U0i etα0i(0) =U1i. On en d´eduit que

αi(t) =U0icos(ωit) +U1isin(ωit)/ωi, avecωi =√

λi. 5. On a

λ1(r, s) = inf

v∈H10(Ω)

R

aka|∇v|2dx+R

brka|∇v|2dx R

aρa|v|2dx+R

ba|v|2dx

Le terme de droite ´etant croissant par rapport `ar, une augmentation de la rigidit´e entraine une augmentation de la plus petite valeur propre et produit un son plus aig¨ue. L’augmenta- tion de la densit´e `a un effet inverse et conduit donc `a une note fondamentale plus grave.

(2)

Partie B : Patch de tr` es forte rigidit´ e

6. La fonctionr7→λ1(r,1) est croissante. Par ailleurs,

λ1(r,1) = inf

v∈H01(Ω)

R

aka|∇v|2dx+R

brka|∇v|2dx R

ρa|v|2dx ≤ inf

v∈W

R

aka|∇v|2dx R

ρa|v|2dx

o`uW est l’ensemble des ´el´ements deH01(Ω) tels que ∇v= 0 sur Ωb. Cet ensemble est non vide. On en d´eduit que λ1(r,1) est major´e et croissant en r et donc convergent lorsque r tend vers l’infini vers une limiteλ.

7. On a pour toutr≥1,

Z

ka∇|u1(r,1)|2dx≤λ.

D’apr`es l’in´egalite de Poincar´e, l’ensemble des ´el´ements u1(r,1) avec r≥1 est born´ee dans H1(Ω). L’ouvert Ω ´etant born´e et r´egulier, il existe, d’apr`es le Th´eor`eme de Rellich une suite u1(rn,1) (avec (rn)n≥0croissante, tendant vers l’infini) convergente vers un ´el´ementu dans L2(Ω).

8. D’apr`es l’´egalit´e de la m´ediane, on a Z

k(rm)

∇u1(rm,1)− ∇u1(rp,1) 2

2

dx= 1

2 Z

k(rm)|∇u1(rm,1)|2dx+ Z

k(rm)|∇u1(rp,1)|2dx

− Z

k(rm)

∇u1(rm,1) +∇u1(rp,1) 2

2

dx.

On a Z

k(rm)|∇u1(rm,1)|2dx=λ1(rm,1).

Commerm≤rp, Z

k(rm)|∇u1(rp,1)|2dx≤ Z

k(rp)|∇u1(rp,1)|2dx=λ1(rp,1), et

Z

k(rm)

∇u1(rm,1) +∇u1(rp,1) 2

2

dx≥λ1(rm,1) Z

ρa

u1(rm,1) +u1(rp,1) 2

2

.

On en d´eduit que Z

k(rm)

∇u1(rm,1)− ∇u1(rp,1) 2

2

dx

≤λ1(rm,1) +λ1(rp,1)

2 −λ1(rm,1) Z

ρa

u1(rm,1) +u1(rp,1) 2

2

dx.

9. D’apr`es la convergence de u1(rm,1) et u1(rp,1) dans L2(Ω) ainsi que la convergence de λ1(rm,1) et λ1(rp,1), on constate que le terme de droite de l’in´egalit´e pr´ec´edente converge vers z´ero lorsque m et ptendent vers l’infini. Ainsi, la suite u1(rn,1) est de Cauchy dans H01(Ω) donc convergente.

10. On a

Z

a

ka|∇u1(rn,1)|2dx+ Z

b

karn|∇u1(rn,1)|2dx≤λ.

(3)

On en d´eduit que

Z

b

|∇u1(rn,1)|2dx

tend vers z´ero lorsque n tend vers l’infini. Par ailleurs, comme u1(rn,1) converge vers u dansH01(Ω), on a∇u= 0 presque partout sur Ωb.

11. Tout d’abord, on a

u∈W :={v∈H01(Ω) tel que∇v= 0 sur Ωb}.

En passant `a la limite dans la formulation variationnelle, on obtient que pour toutv∈W, Z

a

ka∇u· ∇v dx=λ Z

ρauv dx. (8)

Partie C : Patch de tr` es grande densit´ e

12. On a, pour toutv∈H01(Ωb) prolong´e par 0 sur Ωa,

λ1(1, s)≤ R

ka|∇v|2 sR

bρa|v|2dx. Ainsi,sλ1(1, s) est born´e ind´ependamment de s.

On rappelle que

1(1, s) = inf

v∈H01(Ω)

R

ka|∇v|2dx R

as−1ρa|v|2dx+R

bρa|v|2dx.

Le terme de droite ´etant croissant en fonction de s, on en d´eduit que l’application s 7→

1(1, s) est croissante. ´Etant par ailleurs major´ee et strictement positive, elle admet une limite β >0 lorsquestend vers l’infini.

13. On a

Z

ka|∇u1(1, s)|2dx≤λ1(1, s).

Comme sλ1(1, s) est born´e, on en d´eduit que s1/2u1(1, s) est born´e dans H01(Ω), d’apr`es l’in´egalit´e de Poincar´e. Cela implique en particulier queu1(1, s) tend vers z´ero dansH1. 14. On a

Z

a

ρa|u1(1, s)|2dx+ Z

b

ρa|s1/2u1(1, s)|2dx= 1.

Commeu1(1, s) converge vers z´ero dansL2(Ω), on en d´eduit que Z

b

ρa|s1/2u1(1, s)|2dx→1

lorsque stend vers l’infini.

15. Commes1/2u1(1, s) est born´e dansH01(Ω) ind´ependamment des, il existe une suite (sn)n≥0

croissante, tendant vers l’infini telle quesn1/2u1(1, sn) soit convergente dansL2(Ω) (d’apr`es le Th´eor`eme de Rellich). On note wsa limite, et on a

Z

b

ρa|w|2dx= lim

n→∞

Z

b

ρa|sn1/2u1(1, sn)|2dx= 1.

(4)

16. Il suffit d’utiliser l’´egalit´e de la m´ediane. En effet, on obtient ainsi Z

ka

sm1/2u1(1, sm)−sp1/2u1(1, sp) 2

2

dx= 1

2

sm

Z

ka|∇u1(1, sm)|2dx+sp

Z

ka|∇u1(1, sp)|2dx

− Z

ka

sm1/2u1(1, sm) +sp1/2u1(1, sp) 2

2

dx.

On a Z

ka|∇u1(1, sm)|2dx=λ1(1, sm), Z

ka|∇u1(1, sp)|2dx=λ1(1, sp), et

Z

ka

sm1/2u1(1, sm) +sp1/2u1(1, sp) 2

2

dx≥smλ1(1, sm)γ(sm, sp).

On en d´eduit l’in´egalit´e demand´ee. De plus, on aγ(sm, sp) qui converge versR

bρa|w|2dx= 1 lorsquemetptendent vers l’infini. Ainsi,sn1/2u1(1, sn) est une suite de Cauchy dansH01(Ω) et est donc convergente dans H01(Ω) et par unicit´e de la limite dans L2(Ω), celle-ci est la fonctionw.

17. Pour toutv∈H01(Ω), on a Z

ka∇u1(1, sn)· ∇v dx=λ1(1, sn) Z

a

ρau1(1, sn)v dx+sn

Z

b

ρau1(1, sn)v dx

.

Soit encore Z

ka∇sn1/2u1(1, sn)· ∇v dx= snλ1(1, sn)

sn−1/2

Z

a

ρau1(1, sn)v dx+ Z

b

ρasn1/2u1(1, sn)v dx

.

En utilisant la convergence desn1/2u1(1, sn) verswdansH01(Ω), desnλ1(1, sn) versβ et de u1(1, sn) vers z´ero dansL2(Ω), on en d´eduit que

Z

ka∇w· ∇v dx=β Z

b

ρawv dx.

Par ailleurs,

Z

b

ρa|w|2dx= 1.

(5)

Probl` eme 2 : corrig´ e

Un mod` ele (simplifi´ e) de forces coh´ esives

Partie A : ´ Etude du mod` ele continu

1. On utilise la d´efinition 10.1.1. Soitv∈V. Pour toutw∈V, un calcul direct donne E(v+w) =E(v) +L(w) +R(w),

avec

L(w) = Z

µ∇v· ∇w dx− Z

f w dx, R(w) =1 2

Z

µ|∇w|2dx.

L:V →Rest une application lin´eairecontinue car

|L(w)| ≤(µk∇vkL2(Ω)+kfkL2(Ω))kwkV,

et R(w) =o(w) car|R(w)| ≤ 12µkwk2V. Par suite,E est diff´erentiable env∈V et on a hE0(v), wiV0,V =

Z

µ∇v· ∇w dx− Z

f w dx.

2. On utilise la proposition 10.1.15, formule (10.11). Pour tout (v, w)∈V ×V, il vient hE0(v)− E0(w), v−wiV0,V =

Z

µ|∇(v−w)|2dx≥µC2kv−wk2V.

La fonctionnelle E est donc fortement convexe surV de param`etreα=µC2. Enfin, comme la diff´erentiabilit´e implique la continuit´e, l’existence et unicit´e du minimiseur global de E sur V est fournie par le th´eor`eme 9.2.6 (appliqu´e avecK=V qui est un espace de Hilbert d’apr`es l’´enonc´e).

3. Pour tout (v, w)∈V ×V, il vient commeψ0 est globalement Lipschitzienne et γ lin´eaire continue,

hJ0(v)−J0(w), v−wiV0,V = Z

µ|∇(v−w)|2dx+ Z

∂Ω

0v)−ψ0w))γ(v−w)ds

≥µC2kv−wk2V −L Z

∂Ω

(v−w)|2ds

=µC2kv−wk2V −Lkγ(v−w)k2L2(∂Ω)

≥(µC2 −LCγ2)kv−wk2V,

d’o`u la forte convexit´e deJsous la condition (5) avec param`etreα=µC2−LCγ2. L’existence et unicit´e du minimiseur global deJsurV est `a nouveau fournie par le th´eor`eme 9.2.6. Enfin, en appliquant la remarque 10.2.2 au minimiseur global deJsurV, la condition d’Euler s’´ecrit J0(u) = 0 dansV0, c’est-`a-dire

Z

µ∇u· ∇v dx+ Z

∂Ω

ψ0u)γv ds= Z

f v dx, ∀v∈V.

4. En prenant v arbitraire dans Cc(Ω) dans la condition d’Euler, on d´eduit que−µ∆u= f dansL2(Ω). Puis, en appliquant la formule de Green, il vient (puisquev est nulle sur∂ΩD)

Z

∂Ω

n

µ∂u∂n0u)o

γv ds= 0, ∀v∈V.

La fonction ∂u∂n ´etant dansL2(∂Ω) caru∈H2(Ω) et commeψ0u)∈L2(∂Ω), le r´esultat de densit´e qu’on a admis permet de conclure que µ∂n∂u0u) = 0 dansL2(∂Ω).

(6)

Remarque.Pour toutt∈R, on aψ(t) =ψ(0) +tψ0(0) +Rt

00(s)−ψ0(0))dset ψ0(t) =ψ0(0) + (ψ0(t)−ψ0(0)), si bien que

|ψ(t)| ≤ |ψ(0)|+t|ψ0(0)|+12t2L, |ψ0(t)| ≤ |ψ0(0)|+tL.

En appliquant ces in´egalit´es avec t=γv(x) pour presque toutx∈∂Ω, en int´egrant sur∂Ω et en utilisant l’in´egalit´e de Cauchy–Schwarz, on d´eduit que

kψ(γv)kL1(∂Ω)≤ |ψ(0)||∂Ω|+|ψ0(0)||∂Ω|1/2vkL2(∂Ω)+12Lkγvk2L2(∂Ω), kψ0v)kL2(∂Ω)≤n

2|ψ0(0)|2|∂Ω|+ 2L2vk2L2(∂Ω)

o1/2 ,

o`u|∂Ω|d´esigne la mesure (superficielle) de∂Ω, ce qui montre queψ(γv)∈L1(∂Ω) etψ0v)∈ L2(∂Ω). Comme ψ0v)∈L2(∂Ω), l’application lin´eairew7→R

∂Ωψ0v)γw ds est continue surV. Enfin, comme

Ψ(v+w)−Ψ(v)− Z

∂Ω

ψ0v)γw ds= Z

∂Ω

Z 1

0

0v+tγw)−ψ0v))dt

γw ds,

on conclut quant `a la diff´erentiabilit´e de la fonctionnelle Ψ en majorant le membre de droite par

1

2LCγ2kwk2V.

Partie B : Discr´ etisation

5. ´Etude de la fonctionnelle discr`eteJh.

a) De par l’in´egalit´e de Cauchy–Schwarz, il vient, pour touta∈ Ah,

|hγvhia|2=h−2a Z

a

γvhds 2

≤h−2a Z

a

ds Z

a

vh|2ds

=h−1avhk2L2(a), d’o`u la majoration demand´ee en sommant sura∈ Ah.

b) Pour tout (vh, wh)∈Vh×Vh, il vient hJh0(vh)−Jh0(wh), vh−whiV0

h,Vh = Z

µ|∇(vh−wh)|2dx

+ X

a∈Ah

ha0(hγvhia)−ψ0(hγwhia)hγ(vh−wh)ia

≥µC2kvh−whk2V −L X

a∈Ah

ha|hγ(vh−wh)ia|2

≥µC2kvh−whk2V −Lkγ(vh−wh)k2L2(∂Ω)

≥(µC2−LCγ2)kvh−whk2V,

en utilisant le fait queψ0 est Lipschitzienne,γlin´eaire continue et la question pr´ec´edente appliqu´ee `a la fonction (vh−wh). D’o`u la forte convexit´e deJh surVh.

c) L’existence et unicit´e du minimiseur global de Jh sur Vh r´esulte toujours du th´eor`eme 9.2.6 (on peut aussi appliquer le th´eor`eme 9.1.3 en dimension finie avecK=Vh, Jh est continue car diff´erentiable et tend vers l’infini `a l’infini car fortement convexe de par la proposition 9.2.5). Le minimiseuruh∈Vhsatisfait l’´equation d’Euler dansVh0, c’est-`a-dire

Z

µ∇uh· ∇vhdx+ X

a∈Ah

haψ0(hγuhia)hγvhia= Z

f vhdx, ∀vh∈Vh.

6. Estimation d’erreur.

(7)

a) En utilisant la forte convexit´e deJh surVh avec le param`etre α, le fait que Jh0(uh) = 0 dansVh0, queJ0(u) = 0 dansV0 et queVh⊂V, il vient

αkδhk2V ≤ hJh0(uh)−Jh0(vh), δhiV0

h,Vh

=−hJh0(vh), δhiVh0,Vh

=−hJ0(vh), δhiV0

h,Vh+hJ0(vh)−Jh0(vh), δhiV0

h,Vh

=hJ0(u)−J0(vh), δhiV0

h,Vh+hJ0(vh)−Jh0(vh), δhiV0

h,Vh, d’o`u le r´esultat.

b) On d´esigne parT1 etT2les deux termes du membre de droite de la majoration ci-dessus.

On a

T1= Z

µ∇(u−vh)· ∇δhdx+ Z

∂Ω

0u)−ψ0vh))(γu−γvh)ds

≤(µ+LCγ2)ku−vhkVhkV. Par ailleurs,

T2= X

a∈Ah

Z

a

0vh)−ψ0(hγvhia))γδhds,

carR

aψ0(hγvhiaδhds=haψ0(hγvhia)hγδhia. D’o`u T2≤LCγ

( X

a∈Ah

Z

a

vh− hγvhia|2ds )1/2

hkV.

En simplifiant parkδhkV, on obtient l’in´egalit´e demand´ee.

c) On choisitvh:=rhuet on utilise les propri´et´es d’interpolation derh pour obtenir αkuh−rhukV

(µ+LCγ2)C1+LCγC2 hkukH2(Ω).

En utilisant l’in´egalit´e triangulaire et `a nouveau l’estimation surku−rhukV, on obtient l’estimation d’erreur avecC3=C1−1((µ+LCγ2)C1+LCγC2).

Remarque.Pour montrer le r´esultat d’interpolation qui a ´et´e admis, on proc`ede comme suit. En notant Π la projection L2-orthogonale sur Mh (qui revient `a prendre les moyennes sur chaque arˆete de Ah), il s’agit d’estimer krhu−Π(rhu)kL2(∂Ω). De par l’in´egalit´e triangulaire,

krhu−Π(rhu)kL2(∂Ω)≤ krhu−ukL2(∂Ω)+ku−Π(u)kL2(∂Ω)+kΠ(u−rhu)kL2(∂Ω). Le troisi`eme terme du membre de droite est inf´erieur au premier, et celui-ci est ma- jor´e parC20h3/2kukH2(Ω). Le deuxi`eme terme est major´e parC200hkukH1(∂Ω)et la norme kukH1(∂Ω)est contrˆol´ee parkukH2(Ω).

Partie C : R´ esolution num´ erique

7. M´ethode de d´ecomposition-coordination.

a) Soituhle minimiseur global deJhsurVh. On d´efinitξh∈Mhen posant, pour touta∈ Ah, ξa:=ξh|a =hγuhia. On constate que (uh, ξh)∈K. De plus, pour tout (vh, ηh)∈K,

Jh(uh, ξh) =Jh(uh)≤Jh(vh) =Jh(vh, ηh),

ce qui montre que (uh, ξh) est minimiseur global de Jh dans K. R´eciproquement, si (vh, ηh) est minimiseur global deJh dansK, il vient

Jh(vh) =Jh(vh, ηh)≤ Jh(uh, ξh) =Jh(uh), si bien quevh=uh caruh est le minimiseur global deJh dansVh.

(8)

b) Pour tout (vh, ηh)∈Vh×Mh, il vient

hFa0(uh, ξh),(vh, ηh)i(Vh×Mh)0,Vh×Mh=hγvhia−ηa. Par cons´equent, si la combinaison lin´eaireP

a∈AhωaFa0(uh, ξh) est nulle (dans (Vh×Mh)0), en la faisant agir sur (vh, ηh) = (0, χa) o`uχaest la fonction indicatrice de l’arˆetea∈ Ah, il vient ωa = 0. L’arˆete a ∈ Ah ´etant arbitraire, on en d´eduit la libert´e de la famille (Fa0(uh, ξh))a∈Ah.

c) Comme la famille (Fa0(uh, ξh))a∈Ah est libre, on peut appliquer le th´eor`eme 10.2.8 au couple (uh, ξh) qui est minimiseur (global) de Jh sur K : il existe M r´eels (λa)a∈Ah, appel´es multiplicateurs de Lagrange, tels que

Jh0(uh, ξh) + X

a∈Ah

λaFa0(uh, ξh) = 0 (∈(Vh×Mh)0).

En testant successivement avec (vh,0) pour tout vh ∈ Vh puis avec (0, ηh) pour tout ηh∈Mh, il vient

Z

µ∇uh· ∇vhdx+ X

a∈Ah

λavhia= Z

f vhdx, ∀vh∈Vh,

X

a∈Ah

haψ0aa−λaηa= 0, ∀ηh∈Mh.

D’o`u les ´equations (6a)-(6b) en d´efinissant ph ∈Mh parpa :=ph|a =h−1a λa. La libert´e de la famille (Fa0(uh, ξh))a∈Ah implique l’unicit´e des multiplicateurs de Lagrange ; il en est donc de mˆeme de la fonctionph∈Mh.

8. Algorithme it´eratif.

a) En diff´erentiant le Lagrangien par rapport `a son premier argument, on obtient, pour tout vh∈Vh,

Z

µ∇un+1h · ∇vhdx+ X

a∈Ah

hapnavhia+r X

a∈Ah

ha(hγun+1h ia−ξna)hγvhia = Z

f vhdx.

On d´ecomposeun+1h sous la formeun+1h =PN

i=1Uin+1ϕi. On introduit le vecteurUn+1∈ RN de composantesUin+1, ainsi que la matrice A∈RN,N et le vecteurBn ∈RN avec, pour tout 1≤i, j≤N,

Aij = Z

µ∇ϕi· ∇ϕjdx+r X

a∈Ah

haϕiiaϕjia,

Bni = Z

f ϕidx+ X

a∈Ah

ha(rξan−pna)hγϕiia.

On obtient le syst`eme lin´eaire

AUn+1=Bn.

La matriceAest sym´etrique. Elle est d´efinie positive car, pour tout X ∈RN, en posant xh=PN

i=1Xiϕi, il vient

N

X

i,j=1

AijXiXj = Z

µ|∇xh|2dx+r X

a∈Ah

ha|hγxhia|2≥µC2kxhk2V.

(9)

b) En diff´erentiant le Lagrangien par rapport `a son deuxi`eme argument, on obtient, pour toutηh∈Mh,

X

a∈Ah

haψ0n+1aa− X

a∈Ah

hapnaηa−r X

a∈Ah

ha(hγun+1h ia−ξan+1a = 0.

Pour touta∈ Ah, en choisissantηha, la fonction indicatrice de l’arˆetea, il vient ψ0n+1a ) +rξan+1=pna+rhγun+1h ia.

On introduit la fonctionga:R→Rtelle que, pour toutt∈R, ga(t) =ψ(t) +r

2t2−(pan+rhγun+1h ia)t.

On constate d’une part que ξan+1 est cherch´e comme annulant la d´eriv´ee ga0 et d’autre part, que pour tout (s, t)∈R×R,

(ga0(s)−g0a(t))(s−t) = (ψ0(s)−ψ0(t))(s−t) +r(s−t)2≥(r−L)(s−t)2, d’o`u la forte convexit´e dega surRsous la conditionr > L. On en d´eduit queξan+1existe et est unique.

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