Correction du devoir surveillé 4
Exercice — Carré du logarithme 1. La fonction ln est définie sur R∗+.
Par produit, la fonction f est donc définie sur R∗+∩R∗+, c’est-à-dire sur R∗+ : D =R∗+ .
2. • Commençons par résoudre, pour touty∈R, l’équationf(x) =y, d’inconnue x∈ D.
Soit y∈R.
Résolvons l’équation f(x) = y, d’inconnue x∈ D.
Procédons par disjonction de cas.
? Premier cas : y <0
Pour tout x∈ D, f(x) = ln2(x)>0.
Or y <0, donc pour tout x∈ D,f(x)6=y.
Ainsi, lorsque y > 0, l’équation f(x) = y, d’inconnue x ∈ D, n’admet pas de solution.
? Second cas : y>0 Soit x∈ D.
On a alors l’équivalence suivante : f(x) =y⇐⇒ln2(x) =y
⇐⇒
qln2(x) =√
y car la fonction racine carrée est injective sur R+
⇐⇒ |ln(x)|=√ y
⇐⇒ln(x) =√
y ou ln(x) =−√ y
⇐⇒x=e√y oux=e−√y.
Les nombres e√y et e−√y sont bien strictement positifs, donc appar- tiennent bien à l’ensemble de définition D de l’équation.
Ainsi, lorsque y > 0, l’équation f(x) = y, d’inconnue x ∈ D, admet pour ensemble de solutions
e√y;e−√y .
Lycée Pierre-Gilles de Gennes 1 Adriane Kaïchouh
• Déterminons à présent l’image de la fonction f. L’image de la fonction f est l’ensemble suivant :
f(D) ={y∈R| ∃x∈ D, f(x) =y},
c’est-à-dire l’ensemble des réels y tels que l’équation f(x) = y, d’inconnue x∈ D, admette une solution.
Or pour tout y réel, d’après la résolution précédente, l’équation f(x) = y, d’inconnue x∈ D, admet une solution si et seulement siy est positif ou nul, donc l’image de f estR+ :
f(D) =R+ .
3. • D’après la question précédente, l’image de la fonction f est R+, donc en particulier, f(D)6=R.
Ainsi, la fonction f n’est pas surjective deD surR.
• D’après la résolution précédente, le réel14admet pour antécédents parf les deux réelse
√
14 et e−
√ 14. Comme−√
146=√
14, l’injectivité de la fonction exponentielle surR donne que ces deux antécédents e
√14 et e−
√14 sont différents.
Ainsi, la fonction f n’est pas injective surD.
4. Soity ∈f(D) = R+.
Alors d’après la résolution de la question 2, le réel y admet pour antécédents par la fonction f les réels e√y ete−√y.
Distinguons alors deux cas.
• Premier cas : y= 0.
Alors e
√ 0 =e−
√
0 = 1, donc l’unique antécédent de y par la fonction f est 1.
• Second cas :y >0.
Alors, par stricte croissance de la fonction racine carrée surR+, on a√ y >0 et donc−√
y <0.
Par stricte croissance de la fonction exponentielle, on obtient alors que e√y >1et e−√y <1.
Ainsi, y admet un unique antécédent dans ]1; +∞[ et un unique antécédent dans ]0; 1[.
Finalement, dans tous les cas, le réel y admet un unique antécédent dans l’intervalle [1; +∞[, qui est e√y, et un unique antécédent dans l’intervalle ]0; 1], qui est e−√y.
Ainsi, la restriction de f à [1; +∞[ réalise une bijection de[1; +∞[ surR+, de réciproque
f[1;+∞[−1
: R+−→[1; +∞[
y7−→e√y
et la restriction de f à ]0; 1] réalise une bijection de ]0; 1] sur R+, de réci- proque
f]0;1]−1
: R+ −→]0; 1]
y7−→e−
√y.
Problème 1 — Montée en puissance
Partie I : C’est que le début
1. Trouvons le domaine de définition de la fonction f, qui est la suivante : f: x7−→
x x−1
x−1
−
x+ 1 x
x+1
, c’est-à-dire
f: x7−→exp
(x−1)ln x x−1
−exp
(x+ 1)ln x+ 1
x
.
Pour fractionner les calculs dans le reste du problème, introduisons les fonctions suivantes :
a: x7−→x−1 b: x7−→x+ 1 u: x7−→ x
x−1 v:x7−→ x+ 1
x
p: x7−→a(x)ln(u(x)) = (x−1)ln x x−1
q: x7−→b(x)ln(v(x)) = (x+ 1)ln x+ 1
x
g:x7−→exp[p(x)] =exp
(x−1)ln x x−1
= x
x−1 x−1
h:x7−→exp[q(x)] = exp
(x+ 1)ln x+ 1
x
=
x+ 1 x
x+1
, de sorte que f =g−h.
• La fonctionu est définie surR\ {1} et la fonction v est définie surR∗.
• Comme la fonction ln est définie surR∗+, la composée ln◦u est définie sur : Dln◦u =
x∈R\ {1}
u(x)∈R∗+
=
x∈R\ {1}
x x−1 >0
={x∈R\ {1} |(x >0 etx−1>0) ou(x <0et x−1<0)}
={x∈R\ {1} |(x >0 etx >1)ou (x <0 etx <1)}
={x∈R\ {1} |x >1 oux <0}
= ]− ∞; 0[∪]1; +∞[.
• De même, la composée ln◦v est définie sur : Dln◦v =
x∈R∗
v(x)∈R∗+
=
x∈R∗
x+ 1 x >0
={x∈R∗|(x+ 1>0 etx >0)ou (x+ 1 <0 et x <0)}
={x∈R∗|(x >−1et x >0) ou(x <−1et x <0)}
={x∈R∗|x >0ou x <−1}
= ]− ∞;−1[∪]0; +∞[.
• Les fonctions a et b sont définies surR comme fonctions polynomiales.
• Par produit, la fonction p=a×(ln◦u) est définie sur Dp =R∩ Dln◦u = ]− ∞; 0[∪]1; +∞[, et la fonction q=b×(ln◦v)est définie sur
Dq =R∩ Dln◦v = ]− ∞;−1[∪]0; +∞[.
• La fonction exponentielle est définie surR.
Par composition, la fonction g =exp◦pest donc définie sur Dg =Dp = ]− ∞; 0[∪]1; +∞[, et la fonction h=exp◦q est définie sur
Dh =Dq = ]− ∞;−1[∪]0; +∞[.
• Enfin, par différence, la fonction f =g−h est définie sur Df =Dg∩ Dh
= (]− ∞; 0[∪]1; +∞[)∩(]− ∞;−1[∪]0; +∞[)
= ]− ∞;−1[∪]1; +∞[.
2. Montrons que la fonctionf est impaire sur Df.
• Tout d’abord, le domaine de définition def, qui est l’ensemble]−∞;−1[∪]1; +∞[, est bien symétrique par rapport à l’origine.
• Soit x∈ Df.
Alors−x∈ Df et on a : f(−x) =
−x
−x−1 −x−1
−
−x+ 1
−x
−x+1
=
−x
−(x+ 1)
−(x+1)
−
−(x−1)
−x
−(x−1)
= x
x+ 1
−(x+1)
−
x−1 x
−(x−1)
=
x+ 1 x
x+1
− x
x−1 x−1
=h(x)−g(x)
= −f(x). Ainsi, la fonction f est impaire sur Df .
Partie II : Et ça continue, encore et encore
3. Les fonctions a, b, u, v, logarithme népérien et exponentielle sont continues sur leur domaine de définition.
Donc par produit, composée et différence, la fonction f est continue sur son domaine de définition : la fonction f est continue sur Df .
4. Montrons que la fonctionf admet un prolongement par continuité en1et en −1.
• Étudions tout d’abord la limite de la fonctionf en1+. Soit x∈]1; +∞[.
Alorsx−1>0et x >0, donc ln
x x−1
=ln(x)−ln(x−1).
De même,x+ 1 >0 et x >0, donc ln
x+ 1 x
=ln(x+ 1)−ln(x).
Ainsi, on a :
(g(x) = exp[(x−1)ln(x)−(x−1)ln(x−1)]
h(x) =exp[(x+ 1)ln(x+ 1)−(x+ 1)ln(x)].
? Par continuité de la fonction ln en 1, lim
x→1+ln(x) = ln(1) = 0. De plus, lim
x→1+x−1 = 0, donc par produit :
x→1lim+(x−1)ln(x) = 0.
? On a lim
x→1+x−1 = 0+ et, par croissances comparées, lim
X→0+Xln(X) = 0, donc par composition des limites, on obtient :
x→1lim+(x−1)ln(x−1) = 0.
? Par somme, on a :
x→1lim+(x−1)ln(x)−(x−1)ln(x−1) = 0.
Or par continuité de la fonction exponentielle en 0, lim
X→0exp(X) = exp(0) = 1, donc par composition des limites, on a :
x→1lim+g(x) = 1.
? On a lim
x→1+x+1 = 2et par continuité de la fonction ln en2, lim
X→2ln(X) = ln(2), donc par composition des limites, lim
x→1+ln(x+ 1) =ln(2). Par produit, on obtient :
x→1lim+(x+ 1)ln(x+ 1) = 2ln(2) =ln(4).
? Par continuité de la fonction ln en 1, lim
x→1+ln(x) = 0.
De plus, lim
x→1+x+ 1 = 2, donc par produit :
x→1lim+(x+ 1)ln(x) = 0.
? Par somme, on a :
x→1lim+(x+ 1)ln(x+ 1)−(x+ 1)ln(x) = ln(4).
Or par continuité de la fonction exponentielle en ln(4), lim
X→ln(4)exp(X) = exp(ln(4)) = 4, donc par composition des limites, on a :
x→1lim+h(x) = 4 .
? Finalement, par différence, on obtient :
x→1lim+f(x) =−3.
Ainsi, la fonction f admet une limite finie en 1+, donc elle admet un prolongement par continuité au point 1.
• Étudions à présent la limite de la fonction f en −1−. D’après la question 2, la fonctionf est impaire.
Donc pour tout x∈]− ∞;−1[, on a :
f(x) = −f(−x).
? On a lim
x→−1−−x= 1+ et, d’après ce qui précède, lim
X→1+f(X) =−3, donc par composition des limites, on a :
x→−1lim−f(−x) =−3.
? Par multiplication par −1, on obtient finalement que
x→−1lim−−f(−x) = 3, c’est-à-dire que
x→−1lim−f(x) = 3.
Ainsi, la fonctionf admet également une limite finie en−1−, donc elle admet un prolongement par continuité au point −1.
Finalement, la fonctionfse prolonge par continuité en la fonction suivante : f˜: ]− ∞;−1]∪[1; +∞[−→R
x7−→
f(x) si x∈]− ∞;−1[∪]1; +∞[
3 si x=−1
−3 si x= 1.
Partie III : Rondes monotones
5. Les fonctions a, b, u, v, logarithme népérien et exponentielle sont dérivables sur leur domaine de définition, donc par produit, composée et différence, la fonction f est dérivable sur son domaine de définition : la fonction f est dérivable surDf . Calculons sa dérivée.
• La dérivée deu est donnée par : pour tout x∈ Du, u0(x) = 1×(x−1)−x×1
(x−1)2 = − 1 (x−1)2 .
• La dérivée dev est donnée par : pour tout x∈ Dv, v0(x) = 1×x−(x+ 1)×1
x2 = x−x−1
x2 = − 1 x2 .
• La dérivée de ln◦u est donnée par : pour toutx∈ Dln◦u, (ln◦u)0(x) =u0(x)ln0(u(x))
= u0(x) u(x)
=− 1
(x−1)2 × x−1 x
= − 1
x(x−1) .
• La dérivée de ln◦v est donnée par : pour toutx∈ Dln◦v, (ln◦v)0(x) =v0(x)ln0(v(x))
= v0(x) v(x)
=− 1
x2 × x x+ 1
= − 1
x(x+ 1) .
• Les dérivées dea et de b sont données par : pour tout x∈R, (a0(x) = 1
b0(x) = 1.
• La dérivée dep est alors donnée par : pour toutx∈ Dp, p0(x) = a0(x)(ln◦u)(x) +a(x)(ln◦u)0(x)
= 1×ln x x−1
+ (x−1)×
− 1 x(x−1)
= ln x x−1
− 1 x .
• De même, la dérivée de q est donnée par : pour tout x∈ Dq, q0(x) =b0(x)(ln◦v)(x) +b(x)(ln◦v)0(x)
= 1×ln x+ 1
x
+ (x+ 1)
− 1 x(x+ 1)
= ln x+ 1
x
− 1 x .
• Par composée, la dérivée de g est donnée par : pour toutx∈ Dg, g0(x) = p0(x)exp0(p(x))
=p0(x)exp(p(x))
=p0(x)g(x)
= ln
x x−1
− 1 x
x x−1
x−1 .
• De même, la dérivée de h est donnée par : pour toutx∈ Dh, h0(x) =q0(x)exp0(q(x))
=q0(x)exp(q(x))
=q0(x)h(x)
= ln
x+ 1 x
− 1 x
x+ 1 x
x+1
.
Enfin, par différence, la dérivée de la fonctionf est donnée par : pour toutx∈ Df, f0(x) = g0(x)−h0(x)
= ln
x x−1
− 1 x
x x−1
x−1
− ln
x+ 1 x
− 1 x
x+ 1 x
x+1
. 6. Montrons que pour tout x∈]1; +∞[, on a l’encadrement suivant :
ln x+ 1
x
< 1
x <ln x x−1
.
Nous allons démontrer chacune de ces inégalités séparément, par deux études de fonctions.
• Montrons que pour tout x∈]1; +∞[, 1
x <ln x x−1
. Pour cela, considérons la fonction suivante :
ϕ: ]1; +∞[−→R x7−→ln
x x−1
− 1
x =ln(u(x))− 1 x et montrons qu’elle est strictement positive sur ]1; +∞[.
? La fonction ln◦uest définie et dérivable surDln◦u =]− ∞; 0[∪]1; +∞[, donc en particulier sur ]1; +∞[.
Et la fonction inverse est définie et dérivable surR∗, donc en particulier sur ]1; +∞[.
Par différence, la fonction ϕ est donc bien définie et dérivable sur]1; +∞[.
? Pour tout x∈]1; +∞[, on a :
ϕ0(x) = (ln◦u)0(x)−
− 1 x2
=− 1
x(x−1) + 1 x2
= x+ (x−1) x2(x−1)
= − 1
x2(x−1) .
Comme pour tout x∈]1; +∞[, x2(x−1)>0, la dérivée de la fonction ϕ est strictement négative.
Ainsi, la fonction ϕest strictement décroissante sur l’intervalle ]1; +∞[.
? Calculons la limite de la fonction ϕ en+∞. Pour tout x∈]1; +∞[, on a :
ϕ(x) =ln x x−1
− 1 x
=−ln x−1
x
− 1 x
=−ln 1− 1
x
− 1 x.
Comme lim
x→+∞
1
x = 0, on a lim
x→+∞1− 1 x = 1.
Or par continuité de la fonction ln en 1, lim
X→1ln(X) = ln(1) = 0, donc par composition des limites, lim
x→+∞ln 1− 1
x
= 0. Finalement, on obtient que :
x→+∞lim ϕ(x) = 0.
Le tableau de variations de la fonction ϕest donc le suivant : x
ϕ0(x) ϕ(x)
1 +∞
−
0 0
Comme la fonction ϕ est strictement décroissante sur ]1; +∞[ et de limite nulle en +∞, elle est strictement positive sur ]1; +∞[ :
∀x∈]1; +∞[, ϕ(x)>0, c’est-à-dire que pour tout x∈]1; +∞[, on a : 1
x <ln x x−1
.
• Montrons que pour tout x∈]1; +∞[, ln x+ 1
x
< 1 x. Pour cela, considérons la fonction suivante :
ψ: ]1; +∞[−→R x7−→ln
x+ 1 x
− 1
x =ln(v(x))− 1 x et montrons qu’elle est strictement négative sur]1; +∞[.
? La fonction ln◦v est définie et dérivable surDln◦u =]−∞;−1[∪]0; +∞[, donc en particulier sur ]1; +∞[.
De plus, la fonction inverse est définie et dérivable sur R∗, donc en particulier sur ]1; +∞[.
Par différence, la fonction ψ est donc bien définie et dérivable sur ]1; +∞[.
? Pour tout x∈]1; +∞[, on a :
ψ0(x) = (ln◦v)0(x)−
− 1 x2
=− 1
x(x+ 1) + 1 x2
= x+ (x+ 1) x2(x+ 1)
= 1
x2(x+ 1) .
Comme pour tout x∈]1; +∞[, x2(x−1)>0, la dérivée de la fonction ψ est strictement positive.
Ainsi, la fonction ψ est strictement croissante sur ]1; +∞[.
? Calculons la limite de la fonction ϕ en+∞. Pour tout x∈]1; +∞[, on a :
ψ(x) =ln x+ 1
x
− 1 x
=ln 1 + 1
x
− 1 x. Comme lim
x→+∞
1
x = 0, on a lim
x→+∞1 + 1 x = 1.
Or par continuité de la fonction ln en 1, lim
X→1ln(X) = ln(1) = 0, donc par composition des limites, lim
x→+∞ln 1 + 1
x
= 0.
Finalement, on obtient que :
x→+∞lim ψ(x) = 0.
Le tableau de variations de la fonction ϕest donc le suivant : x
ψ0(x) ψ(x)
1 +∞
+
0 0
Comme la fonctionψ est strictement croissante sur]1; +∞[et de limite nulle en+∞, elle est strictement négative sur ]1; +∞[ :
∀x∈]1; +∞[, ψ(x)<0, c’est-à-dire que pour tout x∈]1; +∞[, on a : ln
x+ 1 x
< 1 x .
Finalement, on obtient bien l’encadrement voulu : pour tout x∈]1; +∞[, ln
x+ 1 x
< 1
x <ln x x−1
.
7. • Étudions les variations de la fonction f sur l’intervalle ]1; +∞[. D’après la question 5, on a : pour toutx∈]1; +∞[,
f0(x) = ln
x x−1
− 1 x
x x−1
x−1
− ln
x+ 1 x
− 1 x
x+ 1 x
x+1
=ϕ(x) x
x−1 x−1
−ψ(x)
x+ 1 x
x+1
, avec les notations de la question précédente.
? D’après la question précédente, on a : pour tout x∈]1; +∞[, ϕ(x)>0 etψ(x)<0.
? De plus, comme la fonction exponentielle est à valeurs dans R∗+, on a : pour tout x∈]1; +∞[,
x x−1
x−1
>0 et x+ 1
x
x+1
>0.
On obtient donc que pour toutx∈]1; +∞[, ϕ(x)
x x−1
x−1
>0et ψ(x) x
x+ 1 x+1
<0.
Par différence, on obtient que
∀x∈]1; +∞[, f0(x)>0.
Ainsi, la fonction f est strictement croissante sur l’intervalle ]1; +∞[.
• Par imparité de la fonction f, on a : pour tout x∈ Df, f(x) =−f0(−x),
donc
f0(x) =−(−1)f0(−x) = f0(−x).
La dérivée d’une fonction impaire est une fonction paire !
Or pour toutx∈]−∞;−1[, on a−x∈]1; +∞[, doncf0(−x)>0, c’est-à-dire que f0(x)>0.
Ainsi, la fonction f est strictement croissante sur l’intervalle ]− ∞;−1[.
• On a vu dans la question 4 que
x→−1lim−f(x) = 3 et lim
x→1+f(x) = −3.
• De plus, l’énoncé nous donne que lim
x→+∞f(x) = 0. Par imparité de la fonction f, on a également lim
x→−∞f(x) = 0 . Dressons alors le tableau de variations de la fonction f.
x f0(x)
f(x)
−∞ −1 1 +∞
+ +
0 0
3
−3
0 0
8. Traçons enfin l’allure du graphe de la fonctionf.
0 x y
−1 1
−3 3
y=f(x)
Problème 2 — Suite implicite
1. Montrons que pour tout n ∈ N∗, il existe un unique point x ∈]0; 1[ tel que fn(x) = 0.
Soit n ∈N∗.
Étudions la fonction fn sur l’intervalle ]0; 1[.
• La fonction fn est polynomiale, donc elle est bien définie sur R, donc en particulier sur ]0; 1[.
De plus, la fonctionfn est dérivable sur R, donc sur ]0; 1[. Pour tout x∈]0; 1[, on a :
fn0(x) =nxn−1−(−1)2(1−x)
=nxn−1+ 2(1−x)
>0.
Ainsi, la fonction fn est strictement croissante sur]0; 1[.
• De plus, la fonction fn est continue sur l’intervalle ]0; 1[, comme fonction polynomiale.
Le théorème de la bijection continue assure alors que :
• l’image directe de l’intervalle ]0; 1[ par la fonction fn est fn(]0; 1[) = i
x→0limfn(x);lim
x→1fn(x)h
= ]fn(0);fn(1)[ car la fonction fn est continue en 0et en 1
=]−1; 1[;
• la fonction fn réalise une bijection de ]0; 1[ sur fn(]0; 1[), c’est-à-dire de]0; 1[ sur]−1; 1[;
• sa réciproque fn]0;1[−1
est strictement croissante sur ]−1; 1[.
Or 0 appartient à ]−1; 1[, donc 0 admet un unique antécédent dans]0; 1[ par la fonction fn.
Autrement dit, il existe un unique point x∈]0; 1[ tel que fn(x) = 0 , que l’on ap- pellera un.
x
fn(x)
0 1
−1
−1
1 1 un
0
2. (a) Soit n∈N∗.
Calculons fn(un+1):
fn(un+1) = (un+1)n−(1−un+1)2
= (un+1)n−(un+1)n+1+
(un+1)n+1−(1−un+1)2
= (un+1)n−(un+1)n+1+fn+1(un+1)
= (un+1)n−(un+1)n+1+ 0 car, par définition, fn+1(un+1) = 0
= (un+1)n(1−un+1). Or un+1 appartient à ]0; 1[, donc
((un+1)n >0 1−un+1 >0, donc finalement fn(un+1)>0.
x
fn(x)
0 1
-1 -1
+∞
+∞
un
0
un+1
fn(un+1)
(b) Montrons alors que la suite (un)n∈N∗ est strictement croissante.
Soit n∈N∗.
Montrons que un< un+1.
D’après la question précédente, fn(un+1)>0. Or, par définition,0 = fn(un), donc on a :
fn(un)< fn(un+1).
Comme les nombres un et un+1 appartiennent à ]0; 1[, leurs images appar- tiennent à]−1; 1[ d’après la première question.
Appliquons-leur alors la fonction fn]0;1[−1, qui est strictement croissante sur]−1; 1[ d’après la première question : on obtient que
fn]0;1[−1
(fn(un))< fn]0;1[−1
(fn(un+1)), donc que
un < un+1 .
Ainsi, la suite (un)n∈N∗ est strictement croissante .
3. D’après la question précédente, la suite (un)n∈N∗ est croissante.
De plus, par définition, tous ses termes appartiennent à l’intervalle ]0; 1[, donc la suite (un)n∈N∗ est majorée par 1.
Ainsi, le théorème de convergence monotone assure que la suite (un)n∈N∗ converge . Appelons l sa limite.
4. Montrons quel >0.
D’après la question 2.b), la suite (un)n∈N∗ est croissante, donc
∀n ∈N∗, un >u1.
Par passage à la limite dans cette inégalité large, on obtient que l>u1.
Or, par définition, u1 appartient à l’intervalle ]0; 1[, doncu1 >0.
Il s’ensuit alors que l >0.
5. Dans cette question, on suppose que 0< l <1. (a) Étudions la limite suivante : lim
n→+∞unn.
Pour tout n∈N∗, un>0, donc pour tout n∈N∗, on a : unn=enln(un).
Commel >0, donc la fonction ln est continue en l, donc on a :
n→+∞lim ln(un) = ln(l).
De plus, l < 1 par hypothèse, donc par stricte croissance de la fonction ln surR∗+, on a ln(l)<0.
Par produit de limites, on obtient alors que
n→+∞lim nln(un) = −∞.
Enfin, comme lim
x→−∞ex = 0, par composition des limites, on obtient que
n→+∞lim enln(un) = 0, c’est-à-dire que
n→+∞lim unn = 0.
(b) Pour tout n∈N∗, on a fn(un) = 0 par définition de un. Donc pour tout n∈N∗, on a :
unn−(1−un)2 = 0, donc
(1−un)2 =unn. D’après la question précédente, lim
n→+∞unn= 0, donc
n→+∞lim (1−un)2 = 0.
Or par somme et produit de limites, lim
n→+∞(1−un)2 = (1−l)2, donc par unicité de la limite, on obtient que :
(1−l)2 = 0 . 6. Déterminons la valeur de l.
• Tout d’abord, comme la suite (un)n∈N∗ est majorée par 1, on a :
∀n∈N∗, un 61,
donc par passage à la limite dans cette inégalité large, on obtient quel >1. Or d’après la question 4, on a aussi l >0, donc on obtient que
0< l61.
• Supposons maintenant par l’absurde que 0< l <1. Alors d’après la question précédente, on a(1−l)2 = 0.
Il s’ensuit que 1 − l = 0, donc que l = 1, ce qui contredit l’hypothèse 0< l <1.
Ainsi, l’hypothèse 0< l <1 est absurde .
Finalement, comme 0< l61 et comme il est faux que 0< l <1, on obtient que nécessairement, l = 1 :
n→+∞lim un= 1.