• Aucun résultat trouvé

Étude de la distribution du potentiel dans des conducteurs à deux ou à trois dimensions traversés par des courants électriques permanents

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Étude de la distribution du potentiel dans des conducteurs à deux ou à trois dimensions traversés par des courants électriques permanents"

Copied!
9
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00238245

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238245

Submitted on 1 Jan 1884

HAL

is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire

HAL, est

destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Étude de la distribution du potentiel dans des

conducteurs à deux ou à trois dimensions traversés par des courants électriques permanents

A. Chervet

To cite this version:

A. Chervet. Étude de la distribution du potentiel dans des conducteurs à deux ou à trois dimensions traversés par des courants électriques permanents. J. Phys. Theor. Appl., 1884, 3 (1), pp.292-299.

�10.1051/jphystap:018840030029201�. �jpa-00238245�

(2)

produits

dans les conditions que

j’ai signalées

ne sont pas

physi-

quenient

identiques,

eu il m’cst pas douteux que l’examen des diverses

propriétés

de ces cristaux ne mette en évidence les chan- get-iients que

j’ai

constatés par deux voies dislinctes concluisamt à la même

conséquence :

la mesure de la durée de leur accroissement

eu celle de la vitesse de leur transformation en éléments

prisma- tiques.

ÉTUDE DE LA DISTRIBUTION DU POTENTIEL DANS DES CONDUCTEURS A DEUX OU A TROIS DIMENSIONS TRAVERSÉS PAR DES COURANTS ÉLEC-

TRIQUES PERMANENTS;

PAR M. A. CHERVET.

I.

Plaque rectangulaire

de

Longïleur indéjinie.

- Soit une

plaque

limitée par les droites .z° = u, x = cc, y = o, r = ~. DE

signons

par

dr Vo les potentiels

constants des deux électrodes

circulaires de très

petit

rayon p,

qui

sont aux deux sommets du

rectangle,

l’une

positive

au

point

x = o, J = o, l’autr2

négative

au

point

x = a, d- = o.

.L’équation

difl’érentielle des courbes de niveau s’obtiendra en

écrivant que la densité

électrique

est nulle en tout

point

du con-

ducteur traversé par un courant permanent

sera une solution de cette

équation.

V ne doit pas

changer

de

signe quand

on

remplace Y

par - Y,

x

par - x; V doit

s’annuler pour x

= a quel

que soit j,; et enfin V doit tendre vers zéro

quand J/

augmente indéfiniment.

La fonction

satisfait à tontes ces conditions.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018840030029201

(3)

293 Si l’on

remplace

la somme des

exponentielles

par un

cosinus,

V se mettra sous la forme

C’est donc une solution de

l’équation différentielle,

et cette

solution satisfait à toutes les conditions

particulières

an

problème.

On déterminerait la constante A en écrivant

qu’en

un

point

du

contour de

l’électrode, X

= p, ,y = 0, le

potentiel

est

Vo. o étant

très

petit,

A une constante

près,

le

potentiel

en

chaque point

de la lame rec-

tangulaire

sera

représenté

par le nombre

Pour étudier ce

problème expérimentalement

on

prend

une

lame de verre bien

plane,

de

largeur a,

et dont la

longueur

est

égale

à

plusieurs

fois la

largeur;

sur les bords on coule quatre bandes de

brai,

matière

qui

reste adhérente au verre; on obtient

ainsi une sorte de bassin

plat rectangulaire

que l’on

remplit

d’urne

dissolution de sulfa te de

cuivre ;

si la

plaque

ést bien

horizontale, l’épaisseur

sera la même en tous les

points.

Aux extrémités du

petit

côté du

rectangle,

on

dispose

les électrodes : ce sont des fils de cuivre verticaux dont la section est

noyée

aux trois quarts dans le

brai ;

ils sont en communication avec les

pôles

d’un élé-

ment Daniell monté aux deux sulfates. Au moyen d’un électro- m ètre

capillaire,

on

peut

mesurer le

potentiel

d’un

point quel-

conque, en prenant comme

potentiel zéro,

celui de tous les

points équidistants

des deux électrodes. Ces

potentiels

ont été trouvés

proportionnels

aux nombres V

( 1 ).

( 1 ) Voir Comptes rendus, 24 septembre 1883; Annales de Chimie et de Phy- sique, février i88j, p. 268.

(4)

II.

Plaque rectangulaire

linlitée.

É lectr()des

aux

potentiel

+

V 0,

aux deux extrémités d’tcn côté. - Soient x =o, x = a,

y= o, y = b

les

équations

des

côtés ; je supposerai

l’électrode

positive

au

point 0)

x = o, y = o, et l’électrode

négative

au

point A,

x = a, y = o ;

j’appelle

B le sommet x = o, y =

b,

et

.

je désigne

par C le

quatrième

sommet x = a, y, = b.

Je suppose la

plaque rectangulaire

indéfiniment

prolongée

dans

les deux sens

0 y

et

0 y’,

et aux

points 01, 02, 03, 0",

...,

0’1) 0’2’ O’3, 0’4’

... , si tués au-dessus et au-dessous du

point 0,

à des

distances

2 b, 2

b X 2,

2 b X 3,

2 b X

4, ...; j’imagine

des élec-

trodes

positives

au

potentiel + V 0;

et sur une

parallèle

à

yy,

menée par le

point A, j’imagine

une infinité d’électrodes

négatives

au

potentiel - Vo,

en des

points AI, A2, A3,

...,

A’1, A’2, A’3,

...,

situés au-dessus et au-dessous du

point A,

à des distances

2 b,

2 b X 2,

2 b X 3,

....

En un

point x,

y du

rectangle,

le

poten tiel,

sous la seule influence

des électrodes

On, An, serait,

à un facteur constant

près,

comme nous l’avons vu

précédemment;

et sous l’influence de

toates les

électrodes,

les

potentiels

s’additionnent :

Les courbes définies par cette

équation

sont normalcs aux droites

x = o, x = a et à toutes les droites

y = ( 2n +I ) b, n prenant

toutes les valeurs entières

positives

ou

négatives : donc,

si nous ne

considérons que les

points

du

rectangle OABC,

les courbes de ni-

veau définies par

l’équation précédente

coïncideront avec celles dues aux deux seules électrodes

positive

et

négative

en 0 et en

A,

le

rectangle

OABC étant isolé du reste du

plan.

Si

je désigne par m(x, y)

la fonction

(5)

295

V = ~ ( X, y) représente,

à un facteur constant

près,

le

potentiel

en tout

point

xy du

rectangle.

V est infini

positif

au

point x -

o, y = o : il est infini

négatif

au

point

x = a, y - 0; ces deux

points

sont les

sièges

des élec-

trodes.

On déterminerait le facteur constant

A,

en écrivant que le po- tentiel est

Vo

au

point

x = 0, 1, = o, P étant fort

petit ( 1 ).

III.

Électrodes symétriques

par rapport et la droite

qui Joint

les milieux de dezcx côtés

opposés

dit

t-ectai2gle.

Soient

a,b

les

coordonnées de l’électrode

positive

au

potentiel + V o;

et a - tf.,

fi

celles de l’électrode

négative

au

potentiel

-

Vo ; a

est

plus petit

que a

et b

est

plus petit

que b.

Le

potentiel

en

chaque point

xy sera

On

vérifierait,

en

effet,

que V conserve sa valeur

quand

on

change

x en - x, y en -y, x en 2a2013 x, et j/

en 2 b - y. V est

fini

"pour

tous les

points

du

rectangle,

sauf pour le

point

a,

p ;

alors V est infini

positif,

et pour le

point

a - x,

b;

V est infini

négatif.

Ces

points

sont les

sièges

des électrodes.

J’écrirai,

pour

abréger,

Tel est le

potentiel,

à un facteur constant

près.

IV.

Électrodes symétriques

par rapport ait centre du rec-

taj2gle. - Soient x,

b

-B

les coordonnées de l’électrode

positive,

et

a-a, B

celles de l’électrode

négative.

(’ ) Voir Comptes rendus, 31 mars 1884.

La fonction 03A6 ( x, y) peut se ramener à des fonctions connues

les fonctions 02 et 61 sont définies par les équations (18), p. 3y de la Théorie des

fonctions elliptiques de MïVI. Briot et Bouquet, 28 édition.

On fera dans ces équations

(6)

Si nous avions deux

électrodes,

Fune en

aB,

au

potentiel

+

Vo,

l’autre en a oc,

B

au

potentiel -Vo,

les courbes de niveau seraient

Si les électrodes

étaient,

l’une en a,

B,

au

potentiel - Vo,

l’autre en a,

b - B,

au

potentiel + V o,

le

potentiel

en

chaque

point x,

y serait

en

désignant

par

03A61(y, x)

ce que devient la

fonction 03A6(x,y), quand

on transforme x en y et cc en b.

Si nous avons simultanément les

quatre électrodes,

les

poten-

tiels

s’additionnent,

mais les deux électrodes en

a,B

se neutra-

lisent,

et l’on a

Si,

en

particulier,

les électrodes sont aux deux extrémités d’une

diagon ale,

on aura

l’électrode

positive

étant au

point B,

et l’électrode

négative

au

sommet, A.

V. Distribution du

potentiel

dans un mur. - Soit un con-

ducteur limité par les deux

plans

indéfinis x - o, x = a; l’élec-

trode

positive,

au

potentiel

+

Vo,

est à

l’origine

des coordonnées : l’électrode

négative

est au

point

x = a, y = o, z = o; les

points

du

plan

x

= a

seront au

potentiel

zéro.

On sait que

si,

dans un conducteur

indéfini,

x1, y1,

z,-sont les

coordonnées du centre d’une électrode

sphérique

de

petit rayon,

le

potentiel

en un

point x,

JI’, z, sera

en posant

l’expression

(7)

297

satisfait,

en

effet,

à

l’équation

différentielle

qui exprime

que la densité

électrique

est nulle au

point

xy.

A, désignant

l’électrode

négative, je

suppose le conducteur in- défini dans le sens Ox et dans le sens

Ox’;

et aux

points Ai A2, A3, A4,

... ;

A’1’ A2, Agy A"I’

... situés à droi te et à

gauche

du

point 0,

sur l’axe des x, à des distances cc, 2 a,

3 cz, 4 a, ..., j’ima- gine

des électrodes

positives

aux

points

d’indice

pair,

et

négatives

aux

points

d’indice

impair; + V o

et

- Vo

sont les

potentiels

de

ces électrodes. Si

je désigne

par no le rayon vecteur d’un

point

xy,

par nn sa distance au

point An,

par

r’n

sa distance au

point A’n,

on aura

et le

potentiel

au

point

xy, sous l’influence de toutes ces élec-

trodes,

sera, à un facteur constant

près,

On

aperçoit

facilement la loi de formation de cette

série;

elle est

convergente,

puisque

le terme

général,

alternativement

positif

et

négatif,

tend vers zéro

quand

j2 augmente indéfiniment. Les sur-

faces définies par

l’équation précédente

sont normales aux

plans

Il - ncz, n prenant toutes les valeurs

entières, positives

ou

néga- tives ; donc,

si nous ne considérons que les

points

de

l’espace compris

entre les deux

plans x

= o et x - a, les surfaces de ni-

veau définies par

l’équation précédente

doivent coïncider avec les surfaces de niveau dues aux deux seules électrodes 0 et

A, ;

le

mur étant isolé du reste de

l’espace,

est donc le

potentiel

cherché à un facteur constant

près.

Pour étudier

expérimentalement

ce

problème,

on

prend

comme

conducteur une dissolution de sulfate de cuivre enfermée dans une cuve en verre dont

l’épaisseur

a est

plus petite

que les autres di-

(8)

mensïons ;

les

électrodes,

en communication avec les deux

pôles

d’une batterie d’élémcnts Daniell aux deux

sulfates,

sont deux fils

de cuivre aboutissant aux milieux des

grands

côtés du

rectangle

des-

siné par la surface libre du

liquide.

On

peut alors,

au moYen d’un

électromètre

capillaire,

mesurer le

potentiel

d’un

point

de la sur-

face

libre,

en prenant comme

potentiel

zéro celui d’un

point équidistant

des deux électrodes. On trouve des nombres propor- tionnels aux valeurs de V

( ).

VI. Pris/ne

rectangullaire indéfini.

- Soient x = o, x = a,

y=-b 2,y=+b 2

les

équations

des

quatre

faces indéfinies dans le sens 0 z et dans le sens Oz’.

L’électrode

positive

au

potentiel +Vo

est au

point

x = o,

y - 0, z = o, l’électrode

négative

au

potentiel - Vo

est au

point A,

x = a, y = o, z = o.

Supposons

le

prisme

indéfiniment étendu dans le sens

Oy, Oy’;

il devient un mur.

Imaginons

aux

points 011 Os? 03, 04 ... ; 0’1, O’2, 0,, 0,,,

.... situés de

part

et d’autre

du

point

0 sur la droite

yy’,

à des distances

b, 2 b, 3 b,

..., des

électrodes

positives

au

potentiel

+

V 0

et

désignons

par

Ai, A2, A3,

... ;

A’i’ A§ , A§ ,

..., des

points

situés sur une

parallèle à yy’

menée

par le point A,

à des distances de A

égales

à

b, 2 b, 3 b,

...,

de part et d’autre du

point A, qui

sont les

sièges

des électrodes

négatives

au

potentiel - V o.

En un

point

du mur, sous l’influence des électrodes

0,1, A,l,

le

potentiel

sera

en

posant

La valeur de n étant

donnée,

on fera successivement p

égal

à o,

+ 1, - 1, , -f- 2, - 2, ..., et l’on aura

Vn.

Si l’on a une infinité d’électrodes aux

points On, An,

dont les

ordonnées sont y=

nb,

n prenant toutes les valeurs entières po-

(1) Voir Annales de ChÍ1nie et de Physique, p. 275, février 1884.

(9)

299

sitives ou

négatives,

les

potentiels s’additionnent,

et l’on a au

point

xy

C’est aussi le

potentiel

en un

point

du

prisme rectangulaire

sous

l’influence de deux électrodes. M.

Appell

a démontré la conver

gence de cette série

( 1 ).

SUR UN ÉTALON ÉLECTROSTATIQUE DE POTENTIEL;

PAR MM. CROVA ET GARBE.

Ayant

eu l’occasion de nous servir d’une manière suivie de l’électromètre à

quadrants

de M. Thomson

(.modèle

de M. Mas-

cart),

nous avons été

frappées

des

variations,

souvent considéra-

bles,

du

potentiel

de la

pile

de

charbe, formée,

comme on le

sai t,

de

petits

éléments

zinc-platine, chargés

avec de l’eau pure, varia- tions que l’on

corrige

en

partie

par un

étalonnage

souvent

répété

de

l’électromètre,

au moyen de i élément Daniell

pris

pour type.

Nous nous somlnes

assurés,

par des essais

préliminaires,

que ces variations son t dues à deux causes

principales :

_ La

première

est le défaut d’isolement des

éléments ;

il arrive

en effet que, souvent assez satisfaisant au

début,

l’isolement ne

tarde pas à s’altérer par une condensation d’humidité

qui

se fait

à la surface extérieure des éléments et de leur support, et par le

dépôt

de

poussières qui

établissent une dérivation

variable,

dont

l’effet est de diminuer la diflérence de

potentiel

aux deux

pôles.

La seconde est la

polarisation

du

platine

de l’élément à eau, con-

séquence

des dérivations dont nous venons de

parler

et de celles

qui

peuvent se

produire

accidentellement dans le maniement de

l’électromètre, quand

un des

pôles

de la

pile

est mis en commu-

nication,

ne fût-ce

qu’un

instant avec le sol. L’affaiblissement

(’ ) Voir Comptes rendus, 18 février, Note de MM. Appell et Chervet.

Références

Documents relatifs

[r]

On réalise un moteur fonctionnant de manière réversible entre ces deux morceaux de cuivre, l’un constituant la source froide et l’autre la source chaude.. Ces morceaux de

trigonométrique de centre O, les points M, N, et P, connaissant les mesures en radians x, y et z des arcs d’origine I et d’extrémités respectives M, N et P.. Placer, sur le cercle

La conservation de la composante tangentielle du champ magnétique H est vérifiée si le potentiel 0, utilisé est continu, mais il convient d’assurer la continuité de

de ce système à celle d’un système d’équations linéaires aux dérivées partielles (où Ja symétrie serait conservée) en se servant d’une notion qui sera

Consigne : J’entoure le titre de l’album écrit dans les

Dans l’hypothèse d’une répartition complètement aléatoire des individus, la distribution des nombres d’individus par unité est une distribution de POISSON et

Maintenant, il avait un ami avec ce que ·cela comporte de r essemblance mais, surtout, de différence, de complémenta rité et même de cette opposition si