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Submitted on 1 Jan 1883
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Sur les ombres électriques et sur divers phénomènes connexes
A. Righi
To cite this version:
A. Righi. Sur les ombres électriques et sur divers phénomènes connexes. J. Phys. Theor. Appl., 1883,
2 (1), pp.17-25. �10.1051/jphystap:01883002001700�. �jpa-00238072�
SUR LES OMBRES ÉLECTRIQUES ET SUR DIVERS PHÉNOMÈNES CONNEXES
PAR M. A. RIGHI.
1.
Les ombres
électriques (i).
-- On aexpliqué
lesphénomènes
découverts par M1~T. Hittorff et
Crookes,
par la convection élec-trique
des molécules du gaz. Sans vouloir discuter si cetteexpli-
cation est vraie ou
non, j’ai
voulu examiner si ce mouvement des molécules du gaz étaitpossible
à despressions
élevées. Dans cecas, la
projection
des ombres doit se faire à peuprès
selon leslignes
de force dusystème
électrisé.Imaginons
unepointe
électrisée et supposonsqu’on reçoive
lesmolécules d’air électrisées
qu’elle
repousse sur une lame isolante.Celle-ci devra s’électriser et
si,
entre lapointe
et lalame,
onplace
un corps
quelconque,
il devra arrêter unepartie
des moléculeset
produire
ainsi sur la lame une ombre constituée par une ré-gion qui
n’est paschargée.
Enprojetant
alors sur la lame lemélange
connu de soufre et deminium,
on pourra rendre visi! le, l’ombre.
L’expérience
effectuée enprenant
pour électrode étalée une ai-guille
à coudre ordinaire a réussi d’emblée. Comme leslignes
deforce ne sont
généralement
pasdroites,
l’ombreélectrique
n’est pasidentique
à l’ombregéométrique,
maisplus petite
etplus
ar-rondie.
En
répétant
lesexpériences, je
suis arrivé àproduire
les ombresélectriques
par d’autres moyens. Dans tous les cas, onpeut
em-ployer
un mêmeappareil
fortsimple qui
se compose d’une colonne verticale surlaquelle
onpeut
fixer des bras horizontaux d’éboniteportant,
l’un unetige
verticale de laiton terminée en haut par une bouleF et en bas par uneaiguille
àcoudre,
un secondl’objet
0qui
doit
projeter
sonombre,
un troisième undisque
de laiton L hori- zontal surlequel
onpeut placer
la lame d’ébonitequi reçoit
l’ombre.
(’ ) Extrait d’un Mémoire Sur les on2br~es electriquesJ publié dans les ~~tTénzoines de l’Académie de Bolo~ ne, 4e série, t. II.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01883002001700
Voici diverses manières de
produire
les ombresélectriques :
a. On met le
disque
L en communication avec l’armature exté- rieure d’unepetite
bouteille deLeyde chargée, capable
de donnerune étincelle d’au moins
o~-,01
delongueur,
et l’onprésente
le bou-ton de l’armature intérieure à la boule B. En
projetant
sur l’ébo-nite laissée en
place
lemélange
de minium et desoufi~e,
l’ombreapparaît
immédiatement.D’ordinaire, l’objet
0 était uneespèce
de croix d’ébonite ou de laiton à bords arrondis.Quand
lapointe
estpositive,
l’ombre ap-paraît
enminium,
elle est entourée d’un bord neutre etpuis
d’unfond
jaune
desoufre ; quand
lapointe
estnégative,
lephénomène
est renversé. En
plaçant
ledisque d’ébonite, supposé
sans arma-ture, à une certaine hauteur ,sur le
disque
delaiton,
l’ombre res-semble
davantage
à Fombregéométrique;
lapoudre qui
adhèredans l’ombre diminue en
quantité
ou mêmedisparaît.
b. On
supprime
ledisque
d’ébonite et on met ledisque
L et latige
en communicationpermanente
avec les conducteursprinci-
paux d’une machine de Holtz en
activité; puis
onprojette
sur ledisque
unepoudre légère
comme lelycopode,.
Celui-ci s’accumuleen dehors de l’ombre .
~’
c. En
conservantladisposition b,
ondépose
sur ledisque,
avantde faire
agir
lamachine,
une feuille depapier
recouverte d’une couchelégère
d’unepoudre
fine et conductrice(zinc, minium,
verrehumide, etc. j.
Dès que la machineagit,
lapoudre
estrejetée
dansl’ombre
pendant
que tout à l’entour elle ne fait que sauter sur ledisque, cliaque particule repoussée
étant bientôt rencontrée par l’air électriséqui part
de lapointe. Lorsqu’on
arrête lamachine,
on voit
l’ombre,
constituée par laportion
dudisque, privée
depoudre.
Si le
papier
surlequel
on obtient l’ombre estquadrillé,
il est fa-cile de
copier
son contour sur unpapier
semblable. Onpeut
aussi fixer lafi-are
depoudre
sur lepapier
en y faisaittomber,
à l’aided’un
pulvérisateur
àliquide,
desgouttelettes
d’une solution degé-
latine.
d. Laissant les communications comme en b et c et
opérant
dansune chambre
obscure,
y onplace
sur ledisque
L une lame de verrecollodionnée et
sensibilisée,
comme pour faire uneépreuve pho- tographique. Si, après cinq
à dix minutes d’action de lamachine,
on
développe l’ima-e,
deux ombressuperposées
et assez visiblesapparaissent généralement.
L’une est l’ombregéométrique,
due à lalumière
qui
seproduit
à lapointe; l’autre, plus petite
etarrondie,
est l’ombre
électrique.
Celle-ci se forme apparemment par l’action d’une lumière très faibleaccompagnant
lesdécharges
des molé-cules d’air sur la lame.
Quelle
que soit la manière dont on obtient les ombresélectriques,
elles se forment avec
beaucoup
de netteté et l’onpeut
obtenirl’image
d’un réseau de filsmétalliques
ou d’une lamepercée
depetits
trous. En substituant au
disque
de laiton une lamerectangulaire
ouautre, l’ombre se déforme en raison de la déformation des
lignes
de force.
On observe certains
changements
dans l’ombrequand
on élec-trise le
corps 0 placé
entre lapointe
et ledisque.
L’ombre d’un bâton d’éboniteparallèle
audisque
est limitée par deux droitesparallèles
s’il n’est paschargé; mais,
sion l’électrise,
ceslignes
de-viennent courbes et l’ombre
s’amplifie
ous’amincit,
suivant que lacharge
du bâton est de même nom ou de nom contraire à cellede la
pointe.
Avec la croixmétallique chargée,
on a des effets sem-blables.
Si, pendant
que l’ombre seforme,
onapproche
un corps élec-trisé,
on obtient undéplacement
et une déformation trèsmarquées
de l’ombre. Ces
changements
sont dus à l’actionélectrostatique
ducorps électrisé sur les molécules
repoussées
par lapointe.
Pour fa-ciliter la
comparaison,
onpeut
fixer sur une même Iame d’abord l’ombreordinaire, puis
cellequi
se forme sous l’action d’un corps électrisé. Un conducteur non isoléagit
d’une manière semblable àcause de la
charge
induite.Enfin avec deux
tiges parallèles
terminées enpointe
et deuxcroix,
onpeut
obtenir sur une même lame deux ombres simul- tanées. Elles sonttoujours
déformées etplus voisines,
ouplus éloignées
entre elles quelorsqu’elles
sont obtenuesséparément.
Icidonc,
comme dans uneexpérience
de M.Crookes,
les deux cou-rants de molécules
chargées
de la même électricité serepoussent
au lieu de s’attirer comme deux courants
voltaïques
de I11cI11e di-rection,
cequi
est dûprobablement
à ce que la vitesse de transla- tion n’est pas assezgrande.
II.
Déplacelnents
etdéforlnations
des étincelles par des actionsélectrostatiques (1 ).
- Desexpériences
connues montren t que ladécharge électrique
commencelorsque
la densitéélectrique
sur lesélectrodes a une valeur
suffisante,
en relation avec ladimension,
la
forme,
ladistance,
la nature desélectrodes,
etc. Si l’on admet que ladécharge
est constituée par l’émission departicules
élec-trisées,
elle devra commencer sur celle des électrodes où la den- sité est laplus grande,
d’oùl’explication
d’ungrand
nombre dephénomènes.
Si l’on suppose
qu’à
peu de distance du lieu oi1 se forme l’étin- celle se trouvent d’autres corpsélectrisés,
lesparticules
doiventdévier de leur chemin en
s’éloignant
des corpsqui
ont unecharge
de même nom et
s’approcher
des corpschargés
d’électricité con-traire. Or l’étincelle doit suivre le chemin des
premières particules émises,
car la chaleurdéveloppée
diminue la résistanceopposée
par le gaz. L’étincelle elle-même devra donc être déviée comme
si c’était un corps
chargé
d’électricité de mêmesigne
que celle de l’électrode où la densité avant ladécharge
était laplus
forte.J’ai vérifié ce genre d’effets de la manière suivante : -. on
dispose
verticalement l’ une au-dessus de l’autre les deux boules entre les-
quelles
doitjaillir
ladécharge,
àégale distance_
de deuxplateaux
verticaux
parallèles,
que l’on maintientchargés,
l’unpositivement,
l’autre
négativement,
par une machine deHoltz.,
àpeignes
auxi-liaires dont les excitateurs sont assez
éloignés
l’un de l’autre pour que les étincelles n’éclatent pas. On observe aisément que,lorsque
les
plateaux
ne sont paschargés,
l’étincelleproduite
entre les deuxboules,
par ladécharge
d’uncondensateur,
est à peuprès
une droiteverticale,
pourvu que les boules ne soient pastrop éloignées.
Maissi les
plateaux
sontchargés
et si les deux boules ne sont pas iden-tiques
sous tous lesrapports,
l’étincelle devisentcourbe en s’appro-
( t ) Extrait d’un Mémoire pul3lié dans le t. II de la 48 série des Mémoires de l’AcadénIie de Bologne.
chant de l’un ou de l’autre
plateau.
Ceschangements
de forme sonttrès
remarquables lorsqu’on
insère dans le circuit dedécharge
unerésistance
liquide
telle que l’étincelle deviennejaune.
Celle-ci ac-quiert
alors des formes trèscurieuses,
et l’on observequ’elle part
depoints
des électrodesplacés
latéralement.Supposons, par exemple
que les deux boules soientidentiques
endimension et en nature, mais que l’une
d’elles,
lanégative,
com-munique
avec la terre. C’est alors sur la boulepositive
que la den- sité estplus forte,
et c’est là que ladécharge
doit commencer.L’étincelle,
eneffet,
sedéplace
et se déforme comme le ferait uncorps flexible électrisé
positivement.
Le même effet s’obtient avecdes boules
isolées,
en donnant à la boulenégative
un diamètresupérieur
à la boulepositive.
III.
~’oj~me curieuse de l’étincelle dans l’air
(f).
- Il est d’ordi-naire très difficile d’obtenir deux étincelles simultanées en bifur- quant la
décharge
d’uncondensateur;
mais la chose devient aiséesi l’on a deux boules
égales
aet h, placées
àégale
distance d’unplateau d communiquant
avec l’armature extérieure du condensa- teur, y tandis que les boulescommuniquent
avec l’armature inté- rieure par deux tubeségaux
contenant de l’eau. Celaétant,
on ap-proche
l’une de l’autre les boules c~ et b en les maintenant à la même distance duplateau d,
et l’on obtient une étincelle en forme d’Ys’appuyant
sur les deux boules et sur ledisque.
Le même effet s’obtient en substituant au
disque
une troisièmeboule d.
Si les trois boules sont
disposées
l’une au-dessus del’autre,
onpeut
obtenir en mêmetemps
l’étincelle bd et l’étincelleab,
bienque cette dernière ait lieu entre deux boules
qui communiquent
avec la même armature.
Pour
expliquer
cesfaits,
considérons le cas de ladécharge
en Yoù les boules sont
disposées
ainsi :(1) Mémoires de l’Académie de Bologne, 41 série, t. II.
à cause de la résistance du
circuit,
ladécharge
a une durée relati-vement
grande.
Elle commence parexemple
entre b etd; mais,
avant
qu’elle
soitterminée,
lepotentiel
de a se trouve trèsélevé,
et comme l’étincelle bd
présente
un chemin peurésistant,
unedeuxième étincelle de a en d
s’ajoute
à lapremière
en suivant enpartie
le même chemin.~ Les étincelles sont
jaunes
ou rouges suivant larésistance,
maisl’expérience paraît
mieux réussir avec les étincellesjaunes.
IV.
Sur les
figures électriques
enfo~°me
d’anneau(t).
- Cesfigures que j’ai
obtenuesplusieurs
fois par hasard se forment sou- vent au lieu desfigures ordinaires, lorsqu’une décharge
arrive surune lame isolante au moyen d’une
pointe dirigée perpendiculaire-
ment à l’une de ses
faces,
etqu’on proj ette
ensuite sur la lame lemélange
ordinaire de soufre et de minium.Quand
lapointe
est po-sitive,
au lieu d’uneétoile jaune,
on obtientquelquefois
un anneaujaune
étoilé souvent avec du rouge aumilieu, ;
avec lapointe néga-
tive on a, au lieu d’un
disque
rouge, un anneau de minium trèsrégulier,
souvent avec unepetite étoile j aune
au milieu .Après quelques essais, je
suis arrivé à trouverl’explication
deces
phénomènes (2).
"Prenons une lame d’ébonite
horizontale, portant
sur sa face in- férieure une armature en communication avec la terre.Disposons
au-dessus une
tige
verticale delaiton,
terminée par une boule à sapartie supérieure
et par uneaiguille
à coudre à sapartie inférieure,
et
approchons
de la boule l’armature intérieure d’une bouteille deLeyde
dont l’armature extérieurecommunique
avec le sol. Dès que l’étincelle aéclaté, projetons
sur la lame lemélange
ordinaire desoufre et de minium. Si la
tige
estparfaitement isolée, qu’elle
ne(z ) Extrait d’un Mémoire publié dans le t. III de la 4e série des Alélnoires de l’.Académie de Bologne.
( z ) Ces anneaux avaient été souvent observés, notamment par ~1~f. Reitlinger
et Wâchter qui déclarent ne pouvoir les expliquer (Wiedemann’s Annalen, t. XII, p. 606). Plus récemment encore, 11I. Antolik les a observés; il en donne une expli-
cation différente de celle qu’on lira ici, et qui, par conséquent, ne me paraît pas exacte ( I~riedemann’s Annalen, t. XV, p. !~’75).
présente
pas d’au trepointe
que cellequi
est tournée vers lalame,
et
qu’on
évite d’enapprocher
la mainaprès
que l’étincelle a’
éclaté,
on atoujours
sur la lame lafigure ordinaire. Mais,
si latige
est mal isolée ou
qu’elle
porte d’autrespointes
en haut. ouqu’en-
fin on attende
longtemps
a~ ant deprojeter
lemélange
despoudres,
on obtient
toujours
unefigure
en anneau.Il suffit donc
qu’une
communicationpuisse
s’établir d’une ma- nièrequelconque
entre latige
et l’armature de l’ébonite pour que les anneauxapparaissent.
Dèslors,
voici comment les choses sepassent.
Après
que l’étincelle aéclaté,
la facesupérieure
de l’ébonitereste
électrisée, positivement
parexemple
si tel est lesigne
deL’armature intérieure du condensateur. La face inférieure ou l’ar- mature
qui
la touche sechargera négativement.
La lame devient donc unpetit
condensateurchargé.
Si l’on touche alors latige
ousi l’on établit une communication
quelconque
entre latige
et l’ar-mature, celle-ci se
déchargera
et cettedécharge (instantanée
ougraduelle
selon lescas)
aura lie u par untransport
d’électricité né-gative
de lapointe
sur la lame.Mais,
comme cettedécharge
estmoins intense que celle du
condensatemr,
l’action de lapointe
estlimitée à une
région
de la lameplus
étroitequ’aupara~Tant.
Lasurface de la lame ne reste donc pas à l’état neutre, mais elle con-
serve sa
charge positive
sur lesparties
un peuéloignées
de lapointe
et
acquiert
unecharge négative
en son milieu. Delà,
la formation d’undisque
rouge au milieu de l’étoilejaune qui
est ainsichangée
en anneau.
Si la
pointe
est tropéloignée
de lalame,
on atoujours
lafigure
ordinaire au lieu de l’anneau. Si la
pointe
est trèsprès
de la lameou
qu’elle
la touche et si en haut latige
est terminé e enpointe,
ona
toujours
les anneauxqui,
y dans ce cas, se transformentgraduel-
lement dans les
fgures composées
de 1B1. vonBezold, figures
que lephysicien
a vouluexpliquerpar les
oscillations de ladécharge (’).
L’expérience
réussit méme avec des lames deplusieurs
centi-mètres
d’épaisseur.
Au milieu de l’anneau
positif jaune
et tout à l’entour dudisque
(’ ) Pogg. Ann" t. CXL, p. Il’1.
rouge
qui
en occupe le centre, des ramificationsjaunes
trèspâles
restent souvent
visibles ;
elles sont sur leprolongement
de cellesqui
formentl’anneau jaune.
L’explication qui précède
a été vérifiée par de nombreusesexpé-
riences. On ne résumera ici que les suivantes :
a. Aussitôt
après l’étincelle, déplaçons
la lame d’ébonite dansson
plan, puis projetons
lemélange
despoudres.
Pour peu que latige
soit mal isolée etqu’on
tarde àprojeter
lespoudres,
le creuxdue l’anneau se forme sous la
pointe
dans la nouvelleposition
de lalame. Souvent aussi on obtient un creux de forme
allongée
dans lesens du mouvement.
b. Si l’on fait
communiquer
latige
avec l’un despeignes
de lamachine de
Holtz,
et l’armature de la lameavec l’autre, puis qu’on
fasse faire une fraction de tour au
disque
de lamachine,
la lamese
chargera
comme un condensateur. Si alors on met les électrodes de la machine en contact, la lame devra sedécharger.
Enproje-
tant les
poudres
à sasurface,
on obtient effectivement lafigure
enforme d’anneau.11 faut noter que, si la lame est
trop chargée,
l’an-neau est si
large qu’il
sort de la lame.c.
Après
avoirchargé
la lame comme dansl’expérience précé- dente,
isolons son armature ainsi que latige qui porte
lapointe
etprojetons
lespoudres
lentement et d’une manière continue. Si pen- dant cetemps
on touche alternativement latige
etl’armature,
onvoit bientôt se former sur la lame des anneaux de
plus
enplus larges.
Si l’isolement n’est pasparfait,
onpeut
ne pas toucher latige
etl’armature,
et l’on voit se former sous lapointe
un anneauqui s’élargit
peu à peu sur lalaine,
comme une onde sur l’eau. Cetanneau révèle la
décharge
successive de la lame du milieu au con- tour.d. En
adoptant
ladisposition ordinaire,
c’est-à-dire enprodui-
sant les
figures
avec l’étincelle d’uncondensateur,
intercalons un tubeplein
d’eau distillée entre latige
et l’armature de la lame. Decette manière et avec des
décharges
assezfortes,
on obtient tou-jours
des anneaux.Dans ce cas, la
décharge qui
se forme entre lapointe
et la lamepeut
être considérée comme unedéclzarg’e
latérale. Si le conden-sateur
donne,
parexemple,
de l’électricitépositive,
la facesupé-
rieure de la lame se
charge positivement,
mais aussitôtaprès
ellese
décharge
à travers la résistancequi
faitcommuniquer
latige
àI’armature,
ou cequi
est la même chose de l’électriciténégative
passe de la
pointe
au milieu de la lame. Cette dernièrefaçon
d"ex-primer
les faits est lameilleure ;
car,lorsqu’une décharge
a lieuentre une
pointe
et une surfaceplane,
elle s’effectue au moyen d’untransport
d’électricité de lapointe
à la surface.La dernière
expérience
estpeut-être identique
à celle de 31. vonBezold
( 1 ),
parlaquelle
cephysicien
avait crudémontrer,
dans lesdécharges électriques,
un effetd’aspiration analogue
à celui del’injecteur
Giffard.SUR LA SURFACE DE L’ONDE;
PAR M. B. DOYEN.
i. Dans son Commentaire au Mémoire de Fresnel sur la double
réfraction,
de Senar~nont effectue très habilement l’élimination des coefficientsdifférentiels, qui
conduit àl’équation
de la surfacede l’onde. Nous nous proposons de montrer ici que les
princi- pales
circonstances du calcul ont leurorigine
dans desprincipes généraux
bien connusd’Analyse.
I. Si l’on veut rendre maximum
(ou minimum)
une fonctionde trois
variables,
entrelesquelles
existent deux relationson
peut regarder a, fi,
Y comme des variablesindépendantes,
chercher les valeurs
qui
rendent maximum(’ ) Pogg. Ann., t. CXL, p. 544.