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Rondes de viei

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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Rondes de viei' ;'

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(2)

Spécial bois FRIBOURG

16 août 2002 ILLUSTRE N° 15/16 S

S ommaire

Economie/Construction Hauterive et sa nouvelle école Belfaux dynamise son économie Tourisme

Lac de la Gruyère, La Berra et Le Gibloux Estavayer et Payerne

Les arts

Zoom sur les oiseaux Théâtre «Les trois langages»

Les sports

Faites danser les enfants Le Patê d'intche no Hou dè Taraban

Hors les murs

Anciens de l'AJB en Gruyère Une fête sur les bords du Léman Evasion

Voyage au Sri Lanka Coups de cœur

Communauté paroissiale de St-Pierre Chalet des Reybes et Jeanne Macherel Regards sur...

Flamichefs

Diplômes à l'ECDD

La coupe d'Europe de la boulangerie Les 20 ans du Tremplin

Le poids des mots Le bonheur, une trajectoire Arteflash

Visite des arte plages à vélo Repères

Jeux

Images d'Antan Potins de coulisses Flashes

Concours Feuilleton Sourire à la vie Hommage à...

Nos chers disparus

20-21 36 11 12-13 8-9 31 35

16 17 40-42

18 23

6 22 34 38-39

30 6 22-37 43 44 45 46 48 46

Dans le monde entier, des dizaines de milliers de sortes d'arbres fabri¬

quent infatigablement du bois. En Suisse, la palette est moins éten¬

due, mais on distingue une cinquantaine d'es¬

sences exploitées par l'industrie forestière. Nous sommes donc bénis des dieux. Le bois suisse offre une variété infinie de matériau qui suffisent lar¬

gement à remplir toutes les exigences des utilisateurs.

Rondes de vie

Au fil des courbes, entre ombres et lumière, Bernard Landon fixe l'emprunte d'une vie en devenir avec pudeur et sans tabou. Le berceau de l'existence transcrit sur papier glacé se veut l'espace d'un ins¬

tant un hommage au miracle de la vie. La femme se dévoile naturellement dans son rôle le plus noble.

Voix du cœur

Elle est bien vivante la Suisse folklorique, et elle le prouve. Plus de 12000 yodleuses et yod- leurs, lanceurs de dra¬

peau et joueurs de cor des Alpes se sont retrou¬

vés à Fribourg lors de la 25e Fête fédérale. Un millier d'auditions pour le chant, 400 prestations de cors des Alpes, et 250 lanceurs de drapeau ont ravi les nombreux visiteurs.

Karaté: toute une philosophie!

Antonin Chastonay 2e Dan parle de son club de Farvagny

«Apprends à te maîtriser, prends garde à la vie et à la santé de tes semblables, sois humble et brave en combat et n'utilise le karaté qu'en cas d'extrême nécessité.»

P. 4-5 j*i

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E ditorial Fondé en 1945

Rte de la Glâne 31 - 1701 Fribourg Revue d'information et d'actualité. Organe officiel de l'Association Joseph Bovet et des Fribourgeois «hors les

Rédaction et administration:

Route de la Glâne 31 Case postale 331 1701 Fribourg Tél. 026 425 48 25 Fax 026 425 48 20 Rédaction et coordination:

Nadia Maillard Fioravera Gérard Bourquenoud, adjoint Correspondant(e) s:

Albert Bovigny Marinette Jaquier Jacqueline de Saint-Bon Albert Jaquet

Sébastien Clément Christophe Chammartin Service des abonnements:

Sylvie Uldry Tél. 026 425 48 00 Abonnements 2002 Annuel: Fr. 82.50 Semestriel: Fr. 42.50 Etranger: Fr. 95. - Par avion: Fr. 120. - Ver,!'' au numéro: Fr. 5. - CCP 17-2851-7

Tirage: 3500 exemplaires Editeur:

Fribourg Illustré SA Route de la Glâne 31 1701 Fribourg Publicité:

Patricia Roulin Tél. 026 425 48 00 Natel079 290 57 31

Mise en pages et graphisme:

Marlyse Audergon Délai de réception des annonces:

15 jours avant la parution.

La reproduction de textes ou d'illustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la rédaction. Celle-ci n'assume aucune responsabilité concer¬

nant les manuscrits et photos non commandés.

2e pilier,

Ce hoid-up

du sièc(e7

Nos retraites sont gérées par des assureurs dont les comptes se mon¬

trent très opaques. Est-ce bien rai¬

sonnable de leur faire confiance?

En ce qui concerne le deuxième pilier, si on souhaite qu'un capital placé soit bien rentable, on est obligé de jouer en bourse. Ce n'est pas en virant l'argent des assurés sur des comptes d'épargne que les caisses de pension vont pouvoir assurer à leurs membres un taux de 4%.

Cependant, investir nos retraites dans un tel marché est de la folie pure. Ce qui me fascine chez les «boursicoteurs», c'est leur formidable capacité à ignorer la réa¬

lité. Le marché des actions n'a plus rien à voir avec le passé et aucun analyste sérieux ne peut le nier. L'extrême volati¬

lité du marché cache une crise profonde.

Le marché dévissera tant qu'il n'aura pas été complètement purgé de cette bulle spéculative accumulée depuis plus de 15 ans.

En tout cas, l'affaire du 2e pilier soulève un problème de fonds dont nous n'avons pas fini de parler: le lobbying des milieux d'affaires et des banques sur nos ins¬

tances politiques et sur le conseil fédéral

PHOTO B. TANDON en particulier. En effet je trouve regret¬

table que nos sept «sages» soient quasi¬

ment aux ordres des pontes et autres directeurs d'assurances alors qu'ils ont une responsabilité envers nous les simples citoyens. Mais ne nous faisons pas d'illusion, nos gesticulations et autres jérémiades ne pèsent pas lourd face à des jetons de présence dans divers conseils d'administration... Le pouvoir est économique, point!

Si l'on veut à nouveau un semblant de démocratie et de justice sociale, il nous faudra alors réellement séparer ces deux entités qui ne doivent pas s'additionner mais se mettre en concurrence et se sur¬

veiller, autrement cela donne une oligar¬

chie économique, celle que nous connais¬

sons. Pour ce qui est du fond de ma pensée en ce qui concerne le 2e pilier, il est vrai qu'aujourd'hui les rendements sont bas, mais si les financiers avaient étés honnêtes, ils nous auraient fait pro¬

fiter un peu des vaches grasses... Affaire à suivre...

Nadia Maillard Fioravera

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Les sports

Farvagny abrite un jeune

club de karaté. Respect!

Antonin Chastonay a réalisé son rêve: fonder son propre club. photo a. fioravera È-€ aigné depuis l'âge

M~P de 14 ans dans le monde du karaté, Antonin Chastonay a toujours rêvé de fonder son propre club.

C'est désormais chose faite pour ce Fribourgeois de 29 ans originaire du Valais. Voici déjà une année que le club de karaté de Farvagny a vu le jour et pour l'heure tout va bien!

• •••••• Sébastien Clément (NMF)

- Pour quelles raisons avez- vous décidé de fonder un club de karaté?

- C'était avant tout un rêve. Un jour, pouvoir enseigner ce que j'ai appris au karaté me sem¬

blait une nécessité. Je pense également que le bon moment s'est présenté. J'ai acquis une certaine expérience au sein des clubs que j'ai fréquentés dans le canton. J'ai passé notam¬

ment 9 ans à Bulle qui est un des grands clubs fribourgeois.

Autre point important qui a fait pencher la balance: la famille.

Cela devenait difficile de gérer les trop nombreuses compéti¬

tions internationales tout en étant à la maison. Il fallait faire un choix et voilà le résultat!

- Pourquoi avoir choisi comme lieu Farvagny?

- On vient justement de démé¬

nager à Farvagny depuis plus d'une année. J'ai pris contact avec la commune et je dois dire qu'elle a bien joué le jeu.

Sans trop de problèmes, j'ai pu obtenir une salle pour mes

cours. D'un autre côté, Farvagny me permet de sortir du périmètre de Fribourg qui compte déjà plusieurs clubs.

- Vous parlez de concur¬

rence, mais n'existe-t-elle pas également dans ces com¬

munes qui offrent une

palette d'activités (football, fanfare...)?

- Pour 1 ' instant, je n ' ai pas trop ressenti cette concurrence. Je sais que quelques-uns de mes élèves pratiquent aussi du football, mais ils sont toujours restés fidèles aux cours.

- Quel genre de public vous touchez?

- Au départ j'ai eu des enfants de 8 à 14 ans qui se sont inté¬

ressés. La première volée comptait une dizaine de membres, un chiffre raison¬

nable afin de bien pouvoir pro-

(5)

Antonin Chastonay: «C'est une nécessité pour moi d'enseigner ce que j'ai appris.» photo julien ayer gresser. Actuellement j'ai bon

écho et espère dès cet automne accueillir des adolescents, adultes et aînés!

- Dans notre région, c'est dif¬

ficile de trouver des per¬

sonnes pour la pratique du karaté?

- A Fribourg, je trouve qu'on possède un bon esprit karaté (il existe une dizaine de clubs dans le canton). De tous les sports de combat et arts martiaux, c'est sûrement le plus développé avec le judo. Le karaté est une discipline pour

' v Q i

tous où le respect s'affiche comme le maître mot.

C'est ce qui lui donne un esprit d'ouverture sociale important.

- Cette discipline est un véritable art de vivre, mais

les jeunes ont-ils conscience de cet aspect?

- Il n'y a pas de miracles! Les jeunes débutent le karaté, car ils ont vu quelques films à la télévision. Mais malgré cet aspect, l'enfant commence avec une certaine envie de con¬

naître cette discipline. Au delà de la condition physique, le karaté améliore la confiance en soi, la concentration et la maî¬

trise de soi. Il développe égale¬

ment une grande philosophie du respect.

- Quelles sont donc les différences avec le judo?

- Le judo se pratique avec des prises. Tandis que le karaté, c'est un art pied- poing-coude sans contact au départ.

Puis après, on doit savoir montrer qu'on peut tou¬

cher son adversaire sans pour autant donner un coup de pleine force.

Cela demande une grande maîtrise de soi. Dans mes cours, c'est ce message que

je veux faire passer: c'est la tête qui commande, pas le corps.

- Pour l'instant, vous êtes seul à diriger ce jeune club de Farvagny. Vous pouvez tout de même compter sur certains appuis?

- Il existe deux Fédérations de karaté en Suisse. Le club fait parti d'une d'entre elles: la SKISF (Shotokan Karaté-do International Swiss Fede¬

ration). Et, il faut avouer qu'il y a un grand suivi de la part de cette Fédération. Son chef le maître «Sensei Koga»; je

Les sports

«Apprends à te maîtri¬

ser, prends garde à la vie et à la santé de tes semblables, sois humble et brave en combat et n'utilise le karaté qu'en cas d'extrême nécessité.»

le vois une fois par mois au minimum dans le dessein d'avoir un suivi technique et pédagogique de haute qualité.

Je ne veux pas oublier non plus mon entraîneur du club de Bulle, Francis Wolf, qui m'a aidé à me lancer dans cette aventure.

- Quel est votre but à travers ce club de karaté?

- Je ne fais pas cela pour l'argent, mais surtout par pas¬

sion. Le but, c'est de se faire plaisir en s'adonnant au karaté. Pour moi, cette disci¬

pline est tout un cycle de vie:

j'ai besoin d'enseigner ce que j'ai appris. Mon but n'est pas uniquement d'entraîner un groupe d'élites pour la compé¬

tition, mais également de per¬

mettre à tout un chacun d'avancer dans le monde du karaté à son rythme.

' Instructeur principal:

A. Chastonay 2e Dan

Membre équipe nationale SKISF Arbitre national

1993: obtention ceinture noire 1er Dan à Aarau lre sélection en équipe nationale kumite

1997: sélectionné pour les championnats du monde à Milan (kata individuel)

obtention ceinture noire 2e Dan à Lucarno 1998: championnats d'Europe à Sheffield (GB)

(finaliste kata individuel, 3e place team kata) 1999: vice-champion suisse kata

2000: sélectionné pour les championnats du monde à Bali (finaliste team kata)

2001 : fondation du Karaté Club Farvagny

2002: examen en novembre pour l'obtention de la 3e Dan

Renseignements: Karaté Club Farvagny, 026 411 04 67, 079 671 16 04 5

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Mots croisés

© Multi-Ad Services Europe Saveurs culinaires

Concours «Flaminettes et flamichefs» 2002

1" rang, au centre, Nadine Stampfli, CO de Pérolles, 2' rang, à gauche, Aurélien Bielmann, CO de Jolimont et 3r rang, à droite, Elodie Vonlan- then, CO de Pérolles,

Le Cycle d'orientation de Joli- mont à Fribourg, «Cours d'éco¬

nomie familiale», a récemment prêté ses cuisines à un concours culinaire. Avec le gaz comme allié, les cuisiniers en herbe ont

concocté un mini rôti aux ca¬

rottes et des aumônières au mascarpone citronné. Frigaz et Fribourg Illustré félicitent les concurrents en général et les 3 lauréats en particulier! NMF Aumônières au mascarpone citronné Zester un citron et garder quelques zestes au frais pour le dé¬

cor sur les assiettes de service. Prévoir aussi des pâquerettes pour garnir.

Mascarpone citronné:

200 g de mascarpone rafraîchi

150 g de séré maigre 35 g de sucre

le reste des zestes de citron 2 à 3 c.s. de jus de citron Mélanger le tout jusqu 'à consistance ferme, goûter.

Entreposer au frais.

Pâte à crêpe:

Mélanger dans un plat:

50 g de farine 1 c.s de sucre Ajouter en remuant:

1,25 dl de lait 0,5 dl de crème

Incorporer soigneusement:

2 œufs

25 g de beurre fondu refroidi Ajouter et laisser reposer 30 à 60 min.

1 à 2 c.c. de zestes de citron râpé

Confection des crêpes:

Cuire des crêpes d'environ 8 cm en déposant pour chacune 3 x 1 c.s. de pâte à crêpe dans une poêle à frire.

Déposer sur un plat. Laisser refroidir.

Déposer une cuillerée à café de mascarpone citronné au mi¬

lieu de chaque crêpe.

Former de petites aumônières en relevant les bords de la crê¬

pe autour de la farce et en pinçant le bord à l'aide du pouce et de l'index de chaque main.

Eventuellement garnir le dessus d'une pâquerette.

Pour le jury: dresser 3 à 4 crêpes sur une assiette et parsemer de zestes de citron. Dresser les autres crêpes sur un plat à tour¬

te et parsemer de zestes de citron.

HORIZONTALEMENT

1. Il s'intéresse aux corps célestes - Note.

2. Vase - Oiseau à bec long et courbé vers le bas - Quatre saisons.

3. Article arabe - Dessin recouvert de légers aplats d'encre de Chine - Sorte de ciment.

Local servant d'abri à des voitures - Aliment cuit à vif.

Variété de pavot somnifère.

6. Arrose Champagnole - Laize - Portion.

7. Consignées par écrit - Courants.

8. Chevilles - Sélectionné.

9. Nom espagnol de l'Ebre - Tout aliment apprêté qu'on sert pour les repas - Infinitif.

10. Aussi - Craintes - Canton de Suisse.

Décomposé (mot) - Partie du corps du cheval.

4.

5.

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12. Etoffe d'une seule couleur - Elle demande trop d'intérêt.

VERTICALEMENT

1. Qui vont contre la logique.

2. Poisson plat - Fille d'Inachos - Comme il faut.

3. Se dit entre intimes - Passer du grave à l'aigu - Lettre grecque.

4. Fait communiquer - Fabuliste grec.

5. Refuges - Choisi.

6. Aplani - Impressionnés.

7. Ceinture des Japonais - Consommer.

8. Livre de prières - Souverain russe.

9. En matière de - Quand on les a tous en main la réussite est facile - Ricané.

10. Faire effort pour atteindre un résultat - Vieux.

11. Manquement au devoir - Ficeler.

12. Pilier de renforcement - Alcaloïde de la fève de Calabar.

Solution dans notre prochain numéro 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

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Le bonheur est

une trajectoire et non pas

une destination

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie:

Tomber amoureux,

Rire jusqu'à en avoir des crampes aux mâchoires, Trouver un tas de nouveaux mails sur sa boîte quand on

revient de vacances,

Conduire vers des paysages magnifiques en terre inconnue,

Se coucher dans son lit en écoutant la pluie tomber dehors,

Réussir son dernier examen,

Avoir une conversation intéressante,

Retrouver de l'argent dans un pantalon que l'on n'a pas porté depuis des lustres,

Rire de soi-même,

Rire sans raison particulière,

Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi,

Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte que l'on peut encore dormir quelques heures,

Ecouter une chanson qui nous rappelle un moment chéri, Se faire de nouveaux amis,

Voir heureux les gens que l'on aime,

Rendre visite à un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changé entre vous,

Admirer un coucher de soleil,

Te faire tranquillement masser le dos et t'endormir paisiblement,

Entendre dire que l'on nous aime et vivre paisiblement tous les petits moments qui nous réchauffent le cœur et l'âme.

Les vrais amis viennent dans les bons moments quand on les appelle et dans les mauvais moments, ils viennent d'eux-mêmes.

Auteur anonyme

Les bonnes adresses de la fouine...

Artisans, commerces et entreprises

du canton de Fribourg, voici pour vous

une opportunité de vous faire connaître

à des milliers de lecteurs

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Artisans, commerces et entreprises à votre service

dans la revue Fribourg Illustré Nous vous réservons une page mensuelle

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Première parution: septembre Délai: 20 août 2002

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- Bulletin à envoyer à la Rédaction de Fribourg Illustré

31, rte de la Glâne -1701 Fribourg

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Entreprise et raison sociale Nom et prénom du responsable

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7

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Les arts

MUSEE D'HISTOIRE NATURELLE 7 FRÎbourg

/^là / Museum

présente

une sélection des meilleures photographies du concours

Oiseaux

jusqu'au 29 septembre 2002

Ouvert tous les jours de 14 à 18 heures - Entrée libre

Grand prix: Walter Zbinden, Berne.

Les oiseaux,

un monde fascinant...

Le but du 12e concours photo¬

graphique du Musée d'histoire naturelle de Fribourg était de présenter le monde fascinant des oiseaux, qu'ils soient de compagnie, domestiques, de rente ou sauvages. Ce con¬

cours a permis aux photo¬

graphes de nous dévoiler un peu de la vie particulière de ces animaux qui ont conquis l'espace aérien comme nul autre groupe de vertébrés, et qui ont des possibilités de déplacements inouïs.

Ils sont omniprésents dans la vie des êtres humains Les oiseaux sont omniprésents dans la vie des femmes et des 3' prix:

Olivier Gilliéron, Corbeyrier.

\ /

hommes. Combien d'enfants ne représentent-ils pas des sil¬

houettes d'oiseaux dans le ciel de leurs dessins?

Le vol des oiseaux... symbole de lien entre les forces célestes et terrestres. Les oiseaux représentent ainsi des états spirituels supérieurs dans dif¬

férentes traditions religieuses, comme la colombe de la paix ou le phénix renaissant de ses cendres. Les deux premiers animaux cités dans la Bible, illustrant les pouvoirs chto- niens et célestes, ne sont autres que le seipent maléfique et la

colombe de Noé qui apporte, avec un brin d'olivier un espoir de vie et de renouveau.

Enfin, les oiseaux nocturnes sont assimilés aux défunts.

Les oiseaux ont aussi long¬

temps été considérés comme des présages, qu'ils soient favorables ou de mauvais augure. L'hirondelle, si elle ne fait pas le printemps, revient tout de même chaque année, annonciatrice de jours meilleurs.

Enfin, les oiseaux ont permis à plus d'un de déclarer leur flamme, comme Tristan à

lseult en imitant le chant du rossignol. Symbole de bon¬

heur comme le coucou, sym¬

bole de malheur comme la chouette, les oiseaux sont les supports de tous nos états d'âme.

Ce concours, sans préten¬

tion iconographique ou scientifique, se voulait un témoignage d'un monde fragile et menacé qui nous est proche

Il a permis à 265 photo¬

graphes de 11 nationalités dif¬

férentes de présenter 1037

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documents photographiques.

Le jury en a sélectionné 168 qui feront l'objet de l'exposi¬

tion temporaire «Oiseaux».

Elle permettra aux visiteurs, nous le souhaitons, de mieux connaître et de mieux aimer la faune ornithologique avec laquelle les femmes et les hommes entretiennent des contacts étroits.

André Fasel, directeur 6' prix: Pascal Grand, Rössens. 4' prix: Heinrich Gieseler, Ostfildern, Allemagne.

2' prix: Bruno Mathieu, Oberbruck, France. 5' prix: Jörg Kaiser, Wendelstein, Allemagne.

Prix spécial noir-blanc: Philippe Dubath, La Tour-de-Peilz. 7' prix: Gérard Rostan, Dahlenheim, Allemagne.

Prix spécial couleur: Raphaël Brenta, Fribourg. MUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE FRIBOURG NATURHISTORISCHES MUSEUM FREIBURG

/kok / Vmhm

Tous les jours/Täglich: ]4-18 h Pour les écoles: mardi-vendredi, 8-12 h Für Schulen: Dienstag-Freitag, 8-12 Uhr FRIBOURG Entrée libre/Eintritt frei

Chemin du Musée 6 1700 Fribourg http://www.fir.ch/mhn

Tél. 026 300 90 40 Fax 026 300 97 60

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pi/ftefîM

Le patê d'intche-no Hou dè Taraban

Le Gruvèrin, Djan Risse dè Pon-na-vela ke l'a tyithâ chon mihi dè réjan, pè la mô ke lifayi dèfindre i j'infan dè dèvejâ in patê, l'a èkri in 1932 on lêvro: «La langue paysanne». Din chi lêvro on l'y trùvè di galé j'èkri in pa¬

tê chu hou dè Taraban. Dè- mandâdè mè pâ yô chè tràvè chi velâdzo dè Taraban, nyon le châ. Inke apri vo tro- vâdè on dè hou konto kel'è a non «Lè buritè»

Albert Bovigny

Lè buritè

Kan Djan de la vinye modâ- vè po la tsathe, to le velâdzo irè chu le lindâ de la pouârta po le vêre pachâ. L'avê di lordè botè farâyè dè tatsè grôchè kemin mon pàdzo, di garôdè tantyè déchu lè dzènà, di lârdzè tsôthè dè pi dè dyâbyo, ouna hyintere yindâye dè kartouchè, ouna karnachiére a frindzè, on tsa- pi pointu avoui ouna pyàma d'agache, on fuju batin nà a dou kanon è dou tsin k'ache- nâvan inke bâ apri lè pa- châyè di lêvrè. On trebiyivè rintyè dè l'oure vinyi.

Chu la vèprâ, d'outon pachâ, Djan de la vinye ch'in rèvi- nyê de la tsathe. Le pouro li l'avê trachi è trakouâ to le dzoua. l'avê teri tota cha pu- ra è n'avê pâ atrapâ breka.

Pâ ouna lêvra, pâ on pind- zon, pâ on yêrdza, rin.

To por on kou in pachin dè- kouthè ouna méjon dè payi- jan. apêchyê chu on bokon dè goye, ouna binda dè buri¬

tè. On tro delé, on n'anhyan foumâvè cha pupa chu on tron.

- Ditè vê, li fâ Djan de la vi¬

nye, vouéro mè fô-the vo bayi po mè léchi teri ouna

- dè hou galéjè bèthètè ke chinbyon a di buritè chèr- vâdzè?

- ché gayâ, di l'ôtro in bou- ratsin.

- dou fran l'è proumatêre?

- Bin ch'on và.

Djan de la vinye betè lè dou fran chu le tron, miré ouna burita, tiré chu le gatoyon è la fo bâ.

- A révère l'èmi.

- Bon vipre, moncheu.

Le tsahyà ke ch'in d'alâvè chè rèvirè:

- Ditè vê, l'é bin fan dè n'in teri onkora ouna dè hou buri¬

tè. Che vo fâ rin, vo bayo trè fran.

L'ôtro l'a rin de. Djan betè lè trè fran chu le tron, dèkouthè le payijan ke lè betè din cha fata. Dou è trè fâ thin.

I fo bâ ouna chèkonda burita.

I di a l'omo ke foumâvè cha pupa.

- Mè fari pyéji dè n'in teri trè. Vo fâ rin?

- M'in foto pâ mô, di le pu- potèri. Chon pâ mâyè hou buritè.

Djan Risse

lexique:

pê la mô = parce que lè buritè = les canards lindâ = seuil tatsè = gros clous

à souliers garôdè = guêtres yindâye = garnie frindzè = franges trebiyi = trembler trakouâ = courir ça et là bouratsin = tirant sur

sa pipe miré = vise gatoyon = gâchette bon vipre = bon

après-midi pupotèri = fumeur

de pipe

Rèchponchâbyo dè ha pâdze:

Albert Bovigny Rte de Schiffenen 15 1700 Fribourg

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PüfifeqjBaBS Tourisme

• ••Nadia Maillard Fioravera

Après plus d'une année de gestation, la Société de développe¬

ment du lac de la Gruyère, de la Berra et du Gibloux donne vie à un tout nou¬

veau guide illustré nommé

«Destination nature». Ce dernier se veut une invita¬

tion à la découverte des richesses du patrimoine local, des sports d'hiver et d'été et des diverses mani¬

festations. Ses qualités polyglottes (français, alle¬

mand, anglais), lui donne toutes ses chances de se faire connaître loin à la ronde. Un montant de 55000 francs a été déblo¬

qué pour le tirage de quelque 30000 exem¬

plaires.

Conçu par Charles Berset de Riaz, le format oblong du guide étonne et rend la visite plus dynamique. La couverture présente le lac avec le pont de

Corbières, lien entre les deux régions. Sur la dernière page, se dresse l'antenne du Gi¬

bloux, qui surplombe la con¬

trée. Cinq onglets principaux orientent le lecteur dans sa visite. «Ce procédé permet aisément d'ajouter ou de mo¬

difier des données» relève Phi¬

lippe Clément, président de la société. Photos, descriptifs, situations géographiques et liens de contacts ciblent le visi¬

teur vers les multiples curiosi¬

tés. Restaurants et hôtels com¬

plètent l'offre. «Dynamisme et convivialité, le prospectus est un excellent outil de communi¬

cation à l'image de notre région. J'exprime tout de même un vœu, celui d'une meilleure collaboration et, partant, d'une meilleure diffu¬

sion au niveau de l'Union suisse du tourisme» précise Belén Clément, secrétaire.

Lac de la Gruyère, la Berra, le Gibloux:

«destination nature»

Les responsables de la société de développement et, à droite, Charles Berset, créateur de la plaquette.

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du lundi au vendredi 6 h 45 à 12 h, 14 h à 18 h 30 samedi 6 h 45 à 12 h, 14 h à 16 h

dimanche 7 h 30 à 11 h Jeudi fermé

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Lsidvayer-ie-Lac

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Maryse Dousse-Duc Ruelle des Arcades 1 1470 Estavayer-le-Lac Tél. 026 663 41 31 Café-Restaurant de la Gerbe d'Or Rue du Camus-Estavayer-le-Lac-Tél. 026 663 11 81

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Nom Prénom

Rue Localité

Signature Station Payeme

(13)

Economic La station d'aérologie de Payerne

Béton, métal et verre pour MétéoSuisse

et ses nouveaux bâtiments

Jacqueline de Saint-Bon Grâce à son architecte Rodolphe Luscher, la station aérologique de Payerne dis¬

pose depuis peu d'un bâtiment fonctionnel entièrement nou¬

veau, mais qui a su intégrer l'ancien, et ce n'est pas cou¬

rant de nos jours où l'on s'acharne plus souvent à démolir pour faire du neuf.

L'air extérieur, un bien qui nous appartient à tous - gratuit en plus - a été largement uti¬

lisé dans la conception des nouveaux locaux pour y assu¬

rer une température toujours agréable pendant l'été. Un jeu habilement disposé de pan¬

neaux vitrés pivotants et des lamelles de métal qui ren¬

voient la lumière à l'intérieur, permet au vent de s'engouffrer ou le retient selon les besoins.

«C'est bien mieux que la cli¬

matisation et plus sain», ajoute l'architecte. L'ensemble est particulièrement emblémati¬

que pour une station d'aérolo¬

gie!

Sobre et sans luxe, la station peut dispenser dans les meil¬

leures conditions, tous les ren¬

seignements fournis par ses ballons sondes envoyés dans l'atmosphère quatre fois par jour. Des données transmises aux stations météo du monde entier, grâce à une collabora¬

tion assurée par l'Organisation météorologique mondiale des Nations-Unies.

La nouvelle construction a profité des techniques nova¬

trices d'un architecte particu-

Les artisans du projet: Daniel Keuerleber, directeur, P. Viatte, chef de station, Rodolphe Luscher, architecte.

lièrement sensible au patri¬

moine écologique que nous laisserons à nos enfants.

Rodolphe Luscher fait partie du groupe d'étude «Fri- bourg'Cible» chargé de la mise en valeur des espaces publics de la Ville de Fribourg, avec en priorité l'espace gare (zone Grand-Place/Route des arsenaux et la place de la Gare). La Journée «portes ouvertes» à Payerne, le 22 sep¬

tembre prochain permettra de mieux connaître cet architecte aux idées très originales qui font déjà école.

Départ du ballon sonde de 11 h.

du matin. photos jsb 13

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Zoom sur...

Rondes

de vie

• ••Nadia Maillard Fioravera

Au fil des courbes, entre ombres et lumière, Bernard Landon fixe l'emprunte d'une vie en devenir avec pudeur et sans tabou. Le berceau de l'existence transcrit sur papier glacé se veut l'espace d'un instant un hommage au miracle de la vie. La femme se dévoile naturellement dans son rôle le plus noble.

«Il fallait oser? Et pourtant la grossesse est ce qu'il y a de plus naturel et de plus beau.

C'est avec les femmes que je trouve mon bonheur, surtout si elles sont enceintes» précise Bernard Landon, photographe de situation depuis plus de vingt ans. Né à Paris en 1954, il s'installe en Suisse, entre au collège de Villars puis étudie la photo à Vevey. Double champion suisse de planche à voile, vice-champion suisse de ski acrobatique et parapen- tiste de l'équipe Suisse, tout prêtait à croire qu'il serait attiré par la photo sportive.

Mais son véritable coup de cœur est la métamorphose: en premier lieu par les formes arrondies d'une femme enceinte et en second par le relookage de tout un chacun en star sur papier glacé!

«J'aime immortaliser ces ins¬

tants magiques, démontrer au modèle toute la beauté qu'il recèle et dont il n 'est souvent

pas conscient». Le lieu a aussi son importance, car il permet de créer une histoire et de rendre cette sensualité à fleur de peau.

Passion de la femme enceinte

«J'ai toujours détesté la mai¬

greur, les mannequins fili¬

formes et rachitiques, en résumé les os!» lance l'artiste.

Il aime le côté magique de la vie, l'épanouissement de la femme et sa fierté si cachée auparavant. Les rondeurs, plus faciles à éclairer, à photogra¬

phier, deviennent un souvenir de ce premier pas vers la nudité à travers un corps trans¬

formé. Cette impression d'être différente permet de montrer sa nudité avec pudeur, douceur et fierté.

Depuis 1981, l'artiste a pré¬

senté 11 expositions de photos dont 2 sur la femme enceinte.

Il a désormais quartier à la rue Bata 3 à Estavayer-le-Lac et il planche sur la création d'une maquette en vue d'un livre sur la femme enceinte: son titre, Rondes de Vie, bien évidem¬

ment.

Renseignements:

026 664 07 77 ■

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Métamorphose

Les filles de la rue qui deviennent stars de papier glacé:

c'est un rêve que réalise Bernard Lon¬

don, un conte de fée accessible à tous!

Un voyage au pays des merveilles, au pays de la photo, au cœur d'un studio professionnel, entre regards, flashes et objectifs, on devient soudain unique.

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Hors les murs

Gérard Bourquenoud

Ê In endroit charmant V/ d'Hauteville où, à une certaine époque, une scierie fonctionnait à la force de l'eau d'un ruis¬

seau qui descend de la montagne toute proche. En ce lieu appelé «Les Four¬

ches» qui a toute une his¬

toire avec sa potence et sa chapelle, Amédée et Olga Fragnière de Lausanne, descendants du proprié¬

taire de l'ancienne scierie, y viennent passer la majo¬

rité de leurs week-ends.

Une oasis de verdure et de calme qui était en juin 2002 le point de rencontre des Anciens de l'AJB pour leur sortie de printemps, chaque année très atten¬

due.

Le couple a accueilli ses hôtes avec toute la chaleur et la sim¬

plicité que nous lui connais¬

sons, en collaboration avec Jean-Michel Gendre, le dévoué secrétaire au parcage des véhicules. Marcel Grand- jean à la broche, Marianne Wegmuller à la caisse, Jean Pillonel comme caviste et quelques gentes dames au ser¬

vice. Cette journée ensoleillée a eu pour effet de resserrer les liens d'une trentaine de

membres heureux de vivre quelques instants de bonheur dans une amitié réciproque au cœur de la Gruyère, d'évoquer le temps où ils se dévouaient et consacraient une partie de leurs loisirs à des responsabili¬

tés au sein de l'AJB ou dans les comités des cercles.

Aujourd'hui à la retraite et dis¬

persés dans toute la Romandie, ils sentent le besoin de se ren¬

contrer deux fois par année. La création de cette amicale était donc justifiée et a fait son che¬

min, puisque l'an prochain elle fêtera la première décennie de son existence à Nyon où Mar¬

cel Grandjean va certainement concocter un menu maison.

Quant à l'assemblée annuelle 2002, elle aura lieu en octobre à Murist, dans la Broyé fri- bourgeoise, où les membres seront accueillis à la tour de la Molière, par André et Rose- Marie Bise de Mauborget.

Coup de chapeau aux organi¬

sateurs de cette rencontre en Gruyère, lesquels ont su mettre tout leur talent à la cuisine comme à l'animation de ces retrouvailles. ■

/. Amédée et Olga Fragnière dans leur «fief gruérien».

2. Un trio à l'écoute de...

3. On chante, on rit, on s'amuse pour créer de l'ambiance et se détendre.

4. Sur le banc devant la maison.

PHOTOS G BD

Anciens de l'AJB en Gruyère

pour la fenaison aux Fourches

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[ fl7it'°xaL|nr?5i Hors les murs Une fête estivale

dzodzette relancée sur

les bords du Léman Le Marché-Couvert d'aujourd'hui.

• Gérard Bourquenoud

Après un lustre d'ab¬

sence, la Société des Amis fribourgeois de Mon¬

treux qui avait perdu presque tout son venin par la disparition de son chœur mixte et de son groupe de danse, a remis le train sur les rails avec une nouvelle équipe qui a pris le taureau par les cornes il y a deux ans sous la présidence de Francis Audergon. Ce der¬

nier a décidé, en accord avec son comité, de relan¬

cer l'organisation de la célèbre bénichon qui, chaque année, attirait la foule sur la place du Mar¬

ché. Pour assumer tout le travail qu'exige une telle manifestation, nos compa¬

triotes bénéficieront de la collaboration de la Société des intérêts de Montreux- Centre et du Club d'accor¬

déonistes de cette ville.

PHOTOGLOB, VEVEY La population montreusienne comme les touristes en séjour ou de passage sur les bords du Léman, auront ainsi le privi¬

lège de vivre ou de revivre ces réjouissances et savourer les spécialités de la borne et pro¬

duits du terroir, comme d'ailleurs la fondue fribour- geoise moitié-moitié et au

vacherin. Cette fête estivale typiquement dzodzette se déroulera les 24 et 25 août et sera animée le samedi par l'orchestre Holzaker de Cla- rens, et le dimanche par la fan¬

fare d'Orsonnens. Ce week- end de retrouvailles promet une telle ambiance que nom¬

breux seront également nos La place du Marché de Montreux il y a près d'un siècle.

compatriotes de l'extérieur qui se déplaceront à Montreux pour soutenir moralement et amicalement la Société des Amis fribourgeois qui sou¬

haite reprendre sa place au soleil! Que les organisateurs en soient félicités et encoura¬

gés.

PHOTO PRETÉE PAR ANDRÉ DEY.

Renouveau de la Bénichon des Amis Fribourgeois de Montreux Les Amis Fribourgeois de Montreux et environs vous convient au renouveau de la Bénichon Le samedi 24 août 2002 de 16 h à 1 h et le dimanche de 11 h à 22 h

avec la participation de:

la fanfare d'Orsonnens le samedi les Holzacker de Clarens le dimanche Danse avec l'orchestre Fandango les deux jours.

Ambiance de Bénichon assurée avec:

Menu de traditionnel, fondue moitié-moitié et vacherin, saucisses, cuchaules, moutarde de Bénichon, cuquets, croquettes, meringues et crème double.

Roue de la fortune

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Communauté paroissiale

de St-Pierre

Des retrouvailles qui réchauffent le cœur

Une table parmi d'autres où les conversations vont bon train.

È ! ne cuisine bien V/ agencée, des mar¬

mites à profusion, une dou¬

zaine de personnes béné¬

voles qui forment le

«Groupe Spaghetti» à la salle paroissiale de St- Pierre à Fribourg où, régu¬

lièrement, une centaine de personnes viennent savou¬

rer ce menu pour lequel aucun montant n 'est exigé par les organisateurs. Cha¬

cun donne ce que mérite la spécialité, voire même plus, tant elle fait vibrer les papilles gustatives! Un repas communautaire où tout le monde a un immense plaisir à se retrouver en compagnie des prêtres de la paroisse, même si la gent féminine domine et que les per¬

sonnes âgées y sont très nombreuses et fidèles.

>•<••• Gérard Bourquenoud

Un respect de la tradition qui se traduit par un magnifique geste en faveur d'enfants qui ont faim dans le monde et de frères dans le besoin. Jean- Claude Péclat, cheville ouvrière et coordinateur de ces retrouvailles depuis plus de quinze ans, nous a précisé que grâce à la générosité de tous les convives, le «Groupe Spa¬

ghetti» a eu la joie l'an passé de remettre une enveloppe de 10 000 francs à Jean-Claude Just, supérieur des petits frères

de Sainte-Thérèse à Haïti, ainsi qu'un montant de 2000 francs au Père Conus, pécule destiné aux veuves et orphe¬

lins de ce même pays.

Si l'assiette spaghetti connaît un tel succès le premier samedi de chaque mois (sauf durant les mois de juillet, août et sep¬

tembre), c'est parce que le chef a su choisir une recette d'ori¬

gine qui séduit le palais et ne dénature ni le goût ni l'esprit.

Cela fait déjà près d'une décennie que Béat Wyssmann,

Au service des boissons et des cafés: Daisy Marmy et Lucie Pro- gin qui a fêté récemment ses 80 ans.

avec l'aimable concours de sa maman, Katrin Ruch-Sugra- nyes, se dévoue à la prépara¬

tion de cette spécialité culi¬

naire dont il possède le secret ou le don. Ces spaghettis aro¬

matisés par une délicieuse sauce à la tomate, une pincée de persil et du gruyère râpé, sont un menu très simple, mais ô combien succulent, qui devrait attirer la foule à la salle paroissiale de St-Pierre dès l'automne. Car si un tel repas, modeste soit-il, ravive l'esto¬

mac, ces moments partagés ont pour effet de rompre la soli¬

tude et de réchauffer le cœur des personnes isolées, de faire passer le message de la généro¬

sité dans l'espoir d'offrir un peu de bonheur à son prochain.

Sachez que toute l'équipe de spaghettis qui se donne corps et âme à vous préparer et servir ce menu communautaire, se réjouit déjà de vous rencontrer très nombreux dès le 5 octobre prochain. Qu'on se le dise!

Devant les fourneaux: Béat Wyssmann et sa maman Katrin Ruch-Sugra- Trois dames sympas pour servir le menu. De gauche à droite, Elisabeth nyes. photos g. bd Jordan. Lulu Corminbœuf et Lily Marchioni.

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Institut de Beauté

Cannelle

Beauté

Depuis plus de vingt ans, Canne Henry Niffenegger allie connais¬

sance, gestes et soins pour préserver et rehausser la beauté au féminin et au masculin. Son institut, sis au chemin des Pâquerettes 3 à Avenches, est une invi¬

tation au bien être!

Svelte, dynamique, avec de petits yeux marrons pétillants de vie, Carine est passionnée par son métier. «Je travaille exclusivement avec le concept et les produits I6UINQ11, cosmé¬

tiques de haute qualité desti¬

nés et vendus uniquement en institut» précise l'esthéti¬

cienne.

La spécialité de l'institut est le soin du visage «hydradermie».

Il hydrate, purifie et rajeunie la peau. Le petit plus est la ioni¬

sation avec à la clef un apport d'oligo-éléments. «Avec ce

soin phare, on

^ travaille sur le derme, d'où des résultats en profondeur. Le but est de stabiliser le PH de la peau»

indique Carine. Divers soins inconditionnels sont égale¬

ment proposés tels épilation corps et visage à basse tem¬

pérature, épilation élec¬

trique, manucure et beauté des pieds, massages détente- relaxation et solarium, etc...

Il y a une seule personne avec qui on ne prend jamais rendez- vous: SOI! Pourtant, prendre soin de soi, au travers de gestes quotidiens ou d'un pas¬

sage en institut reste la

meilleure façon de faire le vide, de recharger ses batte¬

ries, de se sentir à nouveau belle et épanouie. Une peau de soie dans un corps à soi!

Sur rendez-vous, de 9 h à 19 h, Carine reçoit vos appels au 026 675 31 30

Publireportage TIRÉ DU LIVRE «CUISINES ET TRADITIONS DU PAYS DE FRIBOURG»

Gratin de petits fruits 500 g de petits fruits (fraises des bois, framboises, myrtilles) 100 g de sucre

1 dl de vin blanc doux (amigne, arvine ou autres) 4 jaunes d'œufs

1 dl de crème fouettée Nettoyer et rincer les petits fruits.

Diviser 400 g dans de petites cassolettes ou assiettes creu¬

ses.

Mettre les 100 g restants dans le mixer avec 50 g de sucre et 6 cl de vin doux.

Verser ce jus sur les petits fruits et mettre quelques ins¬

tants au four pour tiédir.

Battre les jaunes d'œufs avec le reste du sucre jusqu'à ce que l'appareil soit bien cré¬

meux, puis joindre délicate¬

ment la crème fouettée et le reste du vin.

Verser cet appareil sur les petits fruits et faire gratiner sous la salamandre, ou alors au four très chaud (250°).

19

(20)

lrïjfiL°x°jm[ra Construction

• ••Nadia Maillard Fioravera

È me bois vêtu, le nou- vel établissement primaire de Hauterive accueille désormais 170 élèves des villages de Posieux et Ecuvillens. Né de l'architecte de la com¬

mune, Nicolas Corpataux en collaboration avec l'ingénieur spécialiste du bois, Martial Chabloz, l'ouvrage a coûté quelque 4,3 millions de francs.

Le bâtiment est étagé sur trois niveaux. Riche de neuf salles de classe, dont une maternelle au rez-de-chaussée, le com¬

plexe abrite également un hall d'exposition, des locaux de travaux manuels, une salle des maîtres, un économat, deux salles d'appui ainsi qu'un local pour la logopédie et la psychologie scolaire. A son extrémité, en sous-sol, trouve place la salle communale de 160 places.

Match nul

En 1997, un projet de quelque 6,8 millions était proposé puis refusé par Ecuvillens. Posieux se lance alors seul dans la construction d'un nouveau complexe et les travaux débu¬

tent en été 1999. Avec l'accep¬

tation de la fusion des deux communes, la nouvelle école rassemble tous les élèves.

L'ancienne école d'Ecuvillens accueille désormais l'adminis¬

tration communale. «Le match entre Ecuvillens-Posieux se termine par un match nul où chacun est gagnant!» souligne Jean-Denis Chavaillaz, syndic d'Hauterive qui se dit ravi et fier de ce bel outil d'enseigne¬

ment et de communication.

Entre ciel et mer...

Sous les airs des enfants de l'école et de la fanfare d'Ecu- villens-Posieux, l'inaugura¬

tion officielle du bâtiment a pris des couleurs festives.

Après une visite en toute liberté dans les locaux modernes, la population s'est rassemblée sur la grande place pour écouter les propos du Syndic et de la Conseillère d'Etat, Isabelle Chassot. Tout droit tombée du ciel, la clef symbolique de l'école a été remise par un parachutiste de l'école de Fribourg à la prési¬

dente de la commission sco¬

laire, Agnès Limât. Un mar¬

ronnier commémoratif a été planté derrière le préau. Il se veut symbolique fort, puisque c'est Michael Clerc qui a fait germer la pousse il y a six ans alors qu'il était élève de 3e pri¬

maire. Pour clore la fête, les écoliers ont emmené la popu¬

lation en bateau... sous le signe «d'un château sous la mer», titre de la comédie musicale.

lLMfl

Q^.lL k f-TVtat „

Hauterive

inaugure

son école

entre ciel et mer

20

(21)

action Légendes

1. Jean-Denis Chavaillaz, un syndic heureux 2. Une école de bois vêtue.

3. L'arche de Noé vue par les enfants

4. Pour la classe maternelle, un château sous la mer!

5-6. Agnès Limât, présidente de la commission scolaire, tient la clé de l'école tombée du ciel.

7. Les élèves ont inauguré l'école... en chantant!

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Formation

Quelques productions de danses par les élèves de l'ECDD. photos jsb

Ils et elles étaient 185 à quitter l'Ecole cantonale de degré diplôme, à la fin de cette année scolaire à Fribourg. Cent qua¬

rante recevaient leur parche¬

min synonyme de passeport pour la vie professionnelle et sociale. L'impatience était donc grande à Paula de l'Uni¬

versité, même si l'on s'effor¬

çait d'écouter poliment les dis¬

cours officiels.

Par la diversité chaque année plus étendue et pointue de ses cours, l'ECDD se profile comme un champ d'expéri¬

mentation qui évolue en paral¬

lèle avec la mouvance de la vie et des élèves qui évoluent eux aussi. Tous ont bien compris qu'approfondir et multiplier leurs connaissances profes¬

sionnelles est devenu une nécessité à laquelle ils ne peu¬

vent échapper. Pour les y aider, l'ECDD a, depuis quelques

l'ECDD à l'ailla magna

Beaucoup de diplômes pour des élèves mélangés

entre couleurs et nationalités

• • • Jacqueline de Saint-Bon

Une remise de diplômes par le président du Grand Conseil.

années déjà, préparé les modi¬

fications de son enseignement, et si la durée de certains stages a été allongée au détriment de vacances pourtant méritées, c'est au profit de l'accès direct

à la nouvelle HES-S2. La réus¬

site des examens prouve que le message a passé. L'Ecole a préparé le canevas d'enseigne¬

ment nouveau, aux élèves d'en faire leur outil de vie: «Pouvoir

et Liberté», thème de l'arte- plage de Bienne résume le message de François Com¬

ment, le directeur de l'Ecole pour conclure cette 30e remise de diplômes. ■

Image

d'antan

Vue d'Attalens il y a près d'un siècle.

PHOTO GLASSON. BULLE 22

(23)

Chalet des Reybes

Là-haut sur la montagne

Rencontre avec Gérard Morard Agriculteur, armailli et roi du fromage

Fribourg Coup de cœur

Il est cinq heures, le chalet des Reybes au-dessus de Moléson- Village s'éveille. Des pas pres¬

sés résonnent sur le plancher, des voix retentissent, les armaillis sont debout, prêts pour affronter une nouvelle et dure journée. Le soleil promet d'être au rendez-vous, c'est un compa¬

gnon apprécié à condition qu'il ne chauffe pas trop fort.

Il faut rapatrier le troupeau qui a pâturé durant la nuit aux alen¬

tours du chalet, cette besogne s'effectue par tous les temps, qu'il pleuve, vente ou neige, l'homme est présent chaque matin alors que le jour se lève à peine. Parfois une désagréable surprise est à craindre: une bête blessée ou morte. Le troupeau compte 36 bêtes qui sont toutes munies de petites cloches, afin de les repérer le cas échéant. Une heure et demie après, une fois la traite terminée, la fabrication du fromage s'ébauche. Une opéra¬

tion délicate qui demande un grand savoir-faire et une atten¬

tion minutieuse. Gérard Morard, le maître des lieux qui n'a pas la langue dans sa poche explique avec la verve dont il a le secret, les étapes et le chemin parcouru pour devenir un fabricant de fro¬

mage d'alpage. «Contrairement aux laiteries, ici on n'écorche pas le lait, on le laisse reposer le temps nécessaire», explique-t-il d'un ton sec, «On ne fait pas du fromage de tuyauterie. Les vaches ont une alimentation de rêve, elle broutent une flore spé- L'équipe au complet: de gauche à droite: Gérard Morard, Robert, Philippe, Guillaume, Gaston Ruffieux.

Pour Jeanne Macherel, retraite rime avec activités ciale, faite de plantes médici¬

nales, un herbage non dénaturé, et d'ajouter avec vérité, il faut maintenir ces alpages absolu¬

ment, autrement la montagne est vouée à l'abandon, aux orties et aux épines». Avec cette nourri¬

ture naturelle, le lait est riche et d'un goût délectable. Que dire alors du fromage, fabriqué à par¬

tir de ce laitage authentique, une pure merveille de saveur et d'onctuosité. Riche de conseils transmis de génération en géné¬

ration, si le maître armailli est devenu un fabricant émérite, un vrai magicien du fromage, il le doit aussi au savoir légué par les anciens, entre autres par son beau-père Bernard Bovet, qui œuvra au même endroit durant cinquante ans.

L'heure tourne, le soleil est maintenant haut dans le ciel, le fromage repose au frais, le feu crépite encore, mais les bras sont fatigués, une pause s'avère être la bienvenue. Tous autour de la table, les hommes parta¬

gent un moment de détente et d'amitié. Gérard Morard tou¬

jours aussi bavard converse avec Gaston Ruffieux et Robert ses aides pour l'été. Plus dis¬

crets, Philippe et Guillaume écoutent sagement, ils sont là pour un stage de quatre semaines et apprécient beau¬

coup la vie au chalet, le calme et la liberté.

La journée est déjà bien enta¬

mée mais beaucoup de travail attend encore Gérard Morard.

Agriculteur à Gumefens il redescend dans la plaine pour fourrager ses bêtes restées chez lui. Le soir venu il reste dormir auprès de son épouse Anny.

Après un repos bienfaisant, à l'aube alors que tout le monde sommeille encore, il remonte dans les alpages pour une nou¬

velle et astreignante journée.

Là-haut sur la montagne l'était un beau chalet! ■

Pour le «Je sais tout» (diction¬

naire), le mot retraite signifie se retirer de la vie active, d'aspi¬

rer au repos. Il n'en est rien pour Jeanne Macherel, pour¬

tant octogénaire, elle s'active et se dévoue au sein du mouve¬

ment des aînés de Fribourg.

Ancienne institutrice, veuve et sans enfant elle bénéficie de temps libre qu'elle met gra¬

cieusement au bénéfice d'aut¬

rui. Le groupe des aînés de Fri¬

bourg organise de multiples activités très variées. Jeanne Macherel s'occupe d'un groupe de musique qui compte 8 musiciens. Elle-même joue de la flûte traversière. Les répé¬

titions ont lieu tous les quinze jours à la maison de retraite du Vieux Chêne. Les pension¬

naires du home apprécient les concerts donnés parfois par ces musiciens amateurs. De la musique à la marche il n'y a qu'un pas! La retraitée se consacre aussi à l'organisation de la marche hebdomadaire qui se déroule le lundi après-midi sauf en été et en cas de mauvais temps. Les aînés se retrouvent au parking de Ste-Thérèse à 14 h l'5. Dix à quinze personnes sont presque toujours fidèles à ce rendez-vous sportif très prisé. A un certain âge, les muscles ont besoin d'exercice

pour rester en pleine forme et profiter d'une retraite en toute intelligence. La promenade se déroule au pas tranquille afin de jouir de l'environnement.

Cette infatigable dame orga¬

nise et participe une fois par mois, le mardi, au dîner de l'amitié au café du Chasseur à Fribourg. C'est l'occasion de faire connaissance, de bavarder et de partager les joies et les chagrins de la vie. Le goûter de fin d'année est aussi très attendu par les aînés. Il a lieu au foyer Beau Séjour à côté de la bibliothèque à Fribourg, c'est un moment de partage et d'affection, il faut se soutenir en vue d'une nouvelle et impré¬

visible année qui commence.

Jeanne Macherel est une retrai¬

tée dynamique, bien dans son corps et dans sa tête. Avec timi¬

dité elle se plaît à raconter sa vie d'enseignante. Vingt-cinq ans écoulés auprès de tout petits enfants (école enfantine).

En ce temps là, la discipline était plus facile et les enfants plus obéissants. Les classes à cette époque comptaient jusqu'à 40 élèves!

Hormis ses tendres et lointains souvenirs, cette sympathique dame aime la lecture de romans historiques, c'est une habituée de la bibliothèque de la ville.

Le scrabble aussi fait partie de ses loisirs. D'un caractère facile, gai et très modeste, cette charmante dame est très appré¬

ciée au sein du groupe MDA pour sa disponibilité et son tra¬

vail.

Citons prochainement sur l'agenda du mouvement, une future visite de la TV à Genève et la projection d'un film sur le pays de Fribourg. Avis aux futurs amateurs!

Texte et photos: Marinette Jaquier 23

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Le bois au service de l'homme

Une qualité de vie

Ecouter, admirer, humer, apprécier, sentir et ressentir la forêt, faire intervenir tous ses sens pour mieux la vivre. Et avant tout, respirer, respirer à fond. A n'en pas douter, la forêt crée de La qualité de vie. Les arbres fabriquent de l'air pur, et ne font pas dans la demi- mesure, comme L'illustre par exemple tel ou tel magnifique sapin rouge: 100 ans d'âge, 30 mètres de haut, cinq cent mille aiguilles représentant la surface de deux terrains de football le dioxyde de carbone y pénètre, de l'oxygène en ressort. Et Le bois se renou¬

velle sans relâche. Le procédé est simple, il se nomme photosyn¬

thèse. Un arbre «traite» près de 20 kilos de C02 par jour. Inutile de dire que les 500 millions d'arbres qui poussent en Suisse transfor¬

ment des quantités inimaginables de ce gaz plus ou moins nocif pour l'homme. Et Le climat en est amélioré, voire préservé. Quant à l'être humain, il doit simplement sa survie à ces grands végétaux.

Et les forêts en se développant, ajoutent de efficacité jour après jour au cycle naturel Le bois est utile de diverses manières: il nous sert aussi bien à bâtir, à fabriquer des outils et des meubles qu'à

nous chauffer. Le bois, c'est effectivement de l'énergie. Sa chaleur est naturelle, saine et franche; elle bénéficie à l'homme sans nuire à la nature, car les arbres vivants continuent à absorber du C02, dans des proportions au moins égales à celles produites par la combustion. Nous avons donc un droit légitime à utiliser le bois dans le cadre du vaste écosystème de la nature.

Un secteur économique dont le capital augmente L'économie du bois se fonde sur un cycle parfaitement calqué sur la nature. Il est essentiel de com¬

prendre que le bois est une ressource qui se renouvelle sans cesse, ce qui signifie que nous pouvons l'utiliser en toute bonne conscience: nous ne nuisons pas à la nature et nos réserves de cette matière première ne s'épuisent pas. La Suisse pratique une exploitation durable de ses forêts. Nous ne pré¬

levons chaque année qu'un volume de bois inférieur à celui qui est produit par nos forêts. Le bois sert à fabriquer des jouets, des meubles, des immeubles. Il permet de produire du papier ou de la chaleur. Nous vivons sur les intérêts de ce capital naturel, sans jamais entamer notre patri¬

moine. Décidément, comment trouver une meilleure applica¬

tion du concept de développe¬

ment durable?

Mais le cycle économique du bois va plus loin. Si une maison est démolie, un meuble cassé, la vie des éléments de bois qui les composent n'est pas termi¬

née pour autant. Le bois et ses dérivés ont plusieurs exis¬

tences. Certaines pièces peu¬

vent être réutilisées pour de nouvelles constructions: c'est le recyclage absolu. Et s'il est vraiment impossible de réintroduire les éléments de bois dans le cycle économique, les voilà transformés en bois de chauffage. Leur combustion fournira des cendres, que l'on pourra utiliser comme engrais pour faire pousser des arbres. Le cycle naturel est bouclé. Chaque année, 9 millions de mètres cubes de bois poussent dans nos forêts. Nous n'en utilisons que la moitié de ce que la nature nous offre.

Legendes:

1. La forêt crée de la qualité de vie. Hêtraie.

PHOTO: CHRISTIAN KÜCHLI, BŒNNE 2. Dans la forêt, le gibier agit à

sa façon: un cerf frotte ses bois à des jeunes arbres.

PHOTO: OFEFP, BERNE

: 3. Ensemble artistique à partir

; d'un tronc d'épicéa.

j PHOTO: URS P. TWELLMANN, MÜNSIN-

! GEN

!

i 4. La maison modulable en bois

| «O sole moi» capture littéra j lement l'air et la lumière.

PHOTO: MATIK) THUN, ARCHITECTE, MILAN

l?C0

OIS!

mparable

Le bois au service de l'homme

La superficie de la Suisse se décoi#*e ainsi:3

38 % Surfaces agricoles

Le bois vibre,

embaume et chante Dans le monde entier, des dizaines de milliers de sortes d'arbres fabriquent infatigablement du bois. En Suisse, la palette est moins étendue, mais on distingue une cinquantaine d'essences exploitées par l'industrie forestière. Nous sommes donc bénis des dieux. Le bois suisse offre une variété infinie de matériau qui suffisent lar¬

gement à remplir toutes les exigences des utilisateurs.

Il est évident que tous les bois ne sont pas identiques. Les ébé¬

nistes, menuisiers et charpentiers le savent bien, eux qui transfor¬

ment le hêtre en meuble, le frêne en matériel de sport, l'épicéa donne des violons, tandis que le mélèze décore les façades et que les bois les plus durs, comme le chêne, font merveille pour les planchers. Et si tout cela ne suffit pas à l'esthète ou à l'architecte le plus exigeant, il peut faire appel aux produits à base de bois, où la technique la plus sophistiquée a apposé sa griffe. Même dans ces cas-là, le bois reste au mieux de sa forme et demeure irrésisti¬

blement naturel. On connaît plus de 10000 utilisations différentes du bois.

Considérer le bois comme un matériau quelconque, c'est pécher par négligence. Le bois est bien plus que cela, il est incomparable, quelles que soient sa forme et son essence. Le contact du bois développe et réjouit tous les sens. Le bois est affaire d'esprit et de sen¬

timent. Nos sens perçoivent l'atmosphère créée par le bois, lequel sent également bon et chante une mélodie particulière, évocatrice de fête, aux esprits ouverts.

La maison qui respire Le standard «minergie» représente le symbole d'une construction peu gourmande en énergie. Beaucoup de maîtres d'ouvrage et de propriétaires se demandent pourquoi une grande partie des bâti¬

ments arborant le label «minergie» sont en bois. La réponse est simple: les décideurs soucieux d'économies d'énergie sont aussi préoccupés par l'écologie; ils privilégient donc la construc¬

tion en bois. Mais il ne s'agit là que d'une part de la vérité.

Il est connu que le bois conduit mal la chaleur. Le bois est donc (OFEPP)

30 % Forêts1 6% Agglomérations

(bâtiments, industries et transports)^

4 % Lacs et rivières

22 % Surfaces improductives (haute montagne, rochers, glaciers)

" Li source 3 indique un Uux de tenement d'un poo*

supérieur à U source 1.

non seulement capable de supporter des charges importantes mais il présente encore l'avantage de protéger du froid en conservant la chaleur à l'intérieur de nos bâtiments. Ainsi, un mur de bois de 30 cm d'épaisseur répond déjà aux normes de la maison à faible consommation d'énergie.

Voilà qui est aussi bon pour le porte-monnaie que pour l'environnement. Sans oublier le confort:

les maisons «minergie» en bois sont en effet extrêmement confortables; on s'y sent bien.

Et il y a de nombreuses raisons à cela. La plus évidente est que le bois reste un produit de la nature: pas de substances toxiques ou chimiques susceptibles de troubler la quiétude des habi¬

tants. Ajoutons que les murs des constructions modernes en bois ne laissent pas passer les cou¬

rants d'air, généralement peu appréciés et générateurs de désagréments divers. Malgré tout, le bois capte la vapeur d'eau, cela équilibre le climat de la maison et permet de respirer «en même temps qu'elle» un air sain en toute saison. (Lignum)

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Nadia MaiW Fioravera

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Energies renouvelables Le bois au sarvicc de l'homme L'électricité du bois

Ê m epuis le mois de MS janvier, la scierie Despond à Bulle dispose d'une nouvelle source d'énergie développée par Xylowatt SA à Châtel- Saint-Denis. La G60 per¬

met, par gazéification du bois, la production d'éner¬

gie thermique et électrique.

Depuis plusieurs années, le développement des énergies renouvelables est au centre de la politique énergétique suisse.

C'est dans cet esprit et avec l'aide financière des pouvoirs publics que l'entreprise Xylo¬

watt SA a développé un nou¬

veau dispositif industriel de gazéification du bois. A partir de plaquettes de bois, la Xylo¬

watt G60 produit de l'énergie thermique et de l'énergie élec¬

trique. Les plaquettes, chauf¬

fées dans un réacteur, sous insuffisance d'oxygène, à envi¬

ron 1200 degrés produise un gaz à haute valeur énergétique qui a une température de 550 degrés. Sa chaleur est récupérée dans un échangeur relié au circuit de chauffage.

Le gaz de bois est ensuite traité et filtré avant d'être utilisé par un moteur à gaz qui le trans¬

forme en énergie électrique.

La scierie Despond a mis à dis¬

position la halle nécessaire au développement de la Xylowatt G60. L'entreprise est en effet grosse consommatrice d'éner¬

gie thermique et électrique.

Elle produit par ailleurs énor¬

mément de sous-produits du bois: près de 50% des arbres traités finissent en sous-pro- duits. Chez Despond, deux chaudières à bois transfor¬

maient ces sous-produits en énergie thermique. L'installa¬

tion de gazéification G60 de Xylowatt permet de couvrir une part supplémentaire des

besoins thermiques. L'énergie électrique est, quant elle, refoulée sur le réseau 400 volts. Le rendement électrique de la G60 est supérieur aux autres systèmes de même puis¬

sance qui produisent de l'éner¬

gie électrique à partir du bois, tels les moteurs à vapeur.

La gazéification du bois pré¬

sente l'avantage d'être neutre en matière d'émission de C02. Le bois utilisé ne libère en effet pas plus de C02 que s'il était détruit naturellement, par pourrissement. La combustion des matières fossiles produit en revanche des quantités supplé¬

mentaires de gaz carbonique rejetées dans l'atmosphère.

Avec le bois, pas d'augmenta¬

tion de l'effet de serre. En Suisse, le bois occupe déjà la deuxième place des énergies renouvelables, derrière l'eau, mais nous n'utilisons, tous usages confondus, que la moi¬

tié du bois disponible dans notre pays. Dont un quart comme énergie bois. Il serait possible de doubler ce chiffre sans porter atteinte aux autres marchés du bois, ce qui per¬

mettrait une économie de 500000 tonnes de mazout par an, en réduisant de quelque 3%

le total des émissions de C02. Charly Veuthcy Internet:

Xylowatt SA: http://www.xylowatt.ch Energie-bois Suisse: http://www.vhe.ch

Office fédéral de l'énergie: http://www.energie-schweiz.ch/

Performances de la G60

La G60 consomme 60 kg de bois par heure. Chaque kilo de bois est transformé en 1 kWh électrique et 2 kWh thermique.

La G60 produira annuellement 400 MWh en électricité et 900 MWh en chaleur. Le chiffre cumulé des énergies élec¬

triques et thermiques représente l'équivalent de quelque 135000 litres de mazout. Une énergie qui permettrait de cou¬

vrir les besoins énergétiques - équipements électroménagers plus chauffage - de quelque 100 ménages suisses. L'entreprise Xylowatt peut développer des modèles de sa Xylowatt allant jusqu'à G300, soit un dispositif consommant 300 kg de bois

par heure.

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Références

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